samedi 26 décembre 2009

Nirvana - Live at Reading


C'est au rayon pas frais, celui des artistes morts ou presque, entre Michel Jaqueson et Johnny Halliday, que vous retrouverez l'ultime citron pressé estampillé Nirvana. Ce Live at Reading, du festival du même nom, mettra a coup sûr un peu de crasse dans vos réveillons. Si vous souhaitez vomir vos huitres et uriner dans les coupes a champagne, voilà la bande son qu'il vous faut. Sinon ça fait toujours plaisir d'entendre ces titres pour la millième fois, c'est toujours aussi génial. Existe aussi en DVD, mug, casquette, pins parlant.

lundi 21 décembre 2009

them crooked vultures - them crooked vultures

et voilà c'est fait josh homme peut prendre quelques vacances bien méritées.
oui le monsieur nous pond son vingtième album en vingt ans et encore je ne compte pas le dernier album des arctic monkeys pour lequel il n'a que très peu joué (il a surtout produit l'album).
them crooked vultures est le cinquième groupe où l'on retrouve l'homme (fallait la faire et c'est bientôt les fêtes, je m'autorise donc quelques fantaisies).
il y a également john paul jones de led zepplin et dave grohl de foo fighters entre autres, oui nirvana aussi mais ça fait tellement longtemps que bon... et puis je n'ai pas cité kyuss alors je ne vois pas pourquoi nirvana le serait.
bref du beau monde pour un album un peu inattendu, désolé!
enfin du beau monde mais pourquoi? une fois de plus je ne vois pas bien ce que je pourrais dire sur les deux acolytes qui accompagnent le leader des qotsa un peu à l'instar de trent reznor sur le titre bonus (bonus il voulait pas l'inviter ou quoi???) era vulgaris éponyme de l'album.
on peut dire que them crooked vultures fait du queens of the stone age alors oui c'est joué un peu différemment mais bon vu que homme est omniprésent je reste un peu dubitatif.
que les titres soient folk, stoner, rock psyché on peut trouver leurs cousins de l'âge de pierre sans trop de problème.
c'est à ce moment là que je m'énerve contre l'homme (oui je la refais mais je suis énervé je vous rapelle), ensuite j'écoute l'album et je me calme.
peut-être que josh, qui tend depuis quelques temps vers un rock de moins en moins métal, fait des albums sous d'autres noms pour ne pas décevoir ses premiers fans des années post 2000.

bref je ne vais pas m'étendre sur le sujet car l'album en lui-même est un bon album, je l'écoute comme il se doit, ça passe et ça repasse. donc oui josh m'énerve mais comme à chaque fois je capitule, c'est encore plus énervant d'ailleurs.
them crooked vultures est un album changeant, puissant, rageur qui sait s'assouplir quand il le faut, alors du connu oui mais du bon quand même, allez j'arrête de gueuler et je me tais pour écouter.

voici deux titres pris un peu au hasard, car tous les titres sont à écouter, pas de déchet, merci josh.

voici elephant#5 et gunman#12.



vendredi 11 décembre 2009

sunset rubdown - dragonslayer

dragonslayer est le sixième ep/lp de sunset rubdown encore signé sur le label jagjaguwar (déjà vu cette année avec farm le petit dernier de dinosaur jr.).
sunset rubdown est un projet solo de spencer krug (wolf parade) à l'origine qui s'est étoffé avec les années pour devenir un groupe à part entière depuis peu.

et on peut dire qu'ils sont productifs, puisque le projet n'a vu le jour qu'en 2005, bien que le quartet québécois ne soit vraiment connu que depuis random spirit lover en 2007.
album que j'ai pas mal écouté le temps de sa sortie, mais finalement avec le recul je me rends compte que je l'ai un peu oublié et je prédis malheureusement un peu la même fin à dragonslayer qui reste dans le même état d'esprit.
après l'album reste agréable a écouter, c'est de l'indie rock couplé a un peu de psychédélique. les titres sont puissants, très rythmiques, on sent bien l'énergie qu'il peut y avoir lors de leurs sessions live.
leur musique est quand même dans le même registre de ce que fait arcade fire, sauf que sunset rubdown est resté dans l'ombre de ses aînés. aînés qui devraient sortir un album dans l'année qui arrive.

que dire de plus sinon que le groupe tire tout son potentiel de la voix spencer mise en relief par les chœurs. ensuite les titres enchaînent moments tout en retenue et explosions de rythmiques bien misent en évidence par une batterie très présente.
voilà une petite pause bien tranquille, qui ne manque pas de titiller les oreilles, avant d'enchaîner avec du lourd la prochaine fois.

voici pour finir black swan#4 qui résume assez bien l'album.

mercredi 9 décembre 2009

beak> - beak>


depuis que goeff barrow est revenu sur le devant de la scène avec third de portishead en 2008, il n'arrête plus et en début d'année 2009 il décide de former beak> avec billy fuller et matt williams que je ne connait pas, désolé.

un mélange d'ambient, d'électronique et de rock et à part quelques exception en fin d'album, le tout en instrumental. rien de bien étonnant donc quand on regarde le cv de goeff. les trois premiers titres sont vaporeux, très épurés, on distingue ça et là quelques gémissements qui donnent aux titres des airs un peu lancinants, un peu bancals. bien en musique de fond mais pas de vrais bons titres digne de ce nom jusqu'à i know#4. les bases sont les mêmes qu'auparavant, mais là nos trois acolytes se sont réveillés, le rythme devient enfin entraînant et des lignes de basses apparaissent. ils garderont cette énergie pendant le reste de l'album avec plus ou moins de réussite.

voici dans le même genre iron action#7, très simple très métronomique.



ce ne sera certainement pas l'album de l'année, mais bon certains titres valent l'écoute à l'instar de blagdon lake#8, et bonne nouvelle vous pouvez écouter l'album gratuitement ou l'acheter pour la modique somme de 7£, . vous y retrouverez quelques informations au sujet de l'album.

samedi 5 décembre 2009

the heavy - the house that dirt built

si vous ne voulez pas entendre de nouveauté, n'écoutez pas cet album.

si vous n'avez rien à foutre de the heavy, n'écoutez pas cet album.

si vous n'aimez pas les bons albums de derrière les fagots, n'écoutez pas cet album.

si vous craignez le fouillis garage soul funk, n'écoutez pas cet album.

si vous ne pouvez pas chanter de votre plus belle voix rocailleuse, n'écoutez pas cet album.

si vous le faites, ne dites pas que je ne vous avez pas prévenu..

the heavy sort enfin son second album the house that dirt built, et mauvaise nouvelle il n'est pas au niveau de great vengeance and furious fire. ça me fait mal de le reconnaître mais je le classerais juste dessous.
faut dire qu'après le premier album le groupe avait placé la barre très haut, alors forcement avec l'attente en plus je m'attendais à mieux.
toujours dans un registre rock garage, soul et funk à la fois, ça part encore dans tous les sens, certes! mais l'effet de surprise n'est plus là.
bon j'arrête sinon personne ne va écouter cet album alors que finalement avec un peu de recul il n'en reste pas moins un bon album très énergique à l'instar de how you like me now?#1, très communicatif et très suave par moment.
on connaît désormais la griffe the heavy, c'est racée, ça vous enveloppe dans du velours et ça vous fracasse quelques minutes plus tard sur le mur.
voici how you like me now?#1, laissez vous porter par la voix de kelvin swaby, les trompettes jazzy et bougez votre corps sur ces sonorités vintages.



découvrez tout l'éclectisme du groupe avec le single de l'album sixteen#3



pour cet album ils se sont attachés les services de jim abbiss (arctic monkeys, sneaker pimps, kasabian et the editors) et ont signé une nouvelle fois chez ninja tune (2 fois de suite après fink et pas un album électronique, fallait le faire).
le groupe sera en tournée en france en début d'année prochaine.

jeudi 3 décembre 2009

yeasayer - ambling alp single

bonsoir et bonne nouvelle, yeasayer revient avec un nouvel album odd blood en début d'année prochaine.
Vous pouvez déjà écouter le premier single en attendant le petit frère de all hours cymbals.

voici ambling alp et son clip complètement déjanté.



Vivement 2010...

vendredi 20 novembre 2009

fink - sort of revolution

fink aka fin greenall a troqué, assez brutalement, il y a quelques années son pc contre une guitare folk, et l'ancien dj signé on comprends mieux pourquoi chez ninja tunes sort son quatrième album sort of revolution.
cet album navigue entre folk troublantes et rythmiques blues, l'énergie de l'album est puisée dans les percussions, ces dernières n'étant pas foncièrement très virulentes, certains y verront l'ennui profond d'un album qui tourne un peu dans son bocal, les autres y verront un album emprunt d'un univers complexe et sombre propre à fink.
tous les titres ne sont pas du même acabit, mais on y trouve des perles. une simplicité dans l'exécution qui vous balade bon gré mal gré dans vos songes les plus personnels.
il y a 2 genres d'ambiances au fil de sort of revolution. on a soit des mélodies touffues (guitares, piano, violons etc..) tournées plus ou moins vers le dub (de vieilles réminiscences!!) avec souvent un instrument qui prend le dessus : sort of revolution#1, see it all#5 et maker#9, soit des titres plus axées sur le songwriting avec des mélodies simples et douces : six weeks#3, if i had a million#7.
que ce soit l'un ou l'autre je suis cet album là où il m'amène tout au long des 45 minutes, une petite pause douceur dans la journée.

voici sort of revolution#1, cela n'en est pas vraiment une, mais le titre est excellent.

vendredi 13 novembre 2009

a place to bury stangers - exploding head

deuxième album de a place to bury strangers avec exploding head, après l'éponyme de 2007 et une bonne surprise, enfin pas une surprise, une confirmation.
le trio américain nous sert un rock alternatif voire noisi punk, un style très années 90, on sent des influences des jesus mary chain, des sonics, enfin toute la clique du moment.
la batterie n'a de cesse de marteler, les guitares sont tranchantes, criardes et friantes de shoegazing, les titres sont très épurés, ont une ligne de conduite et s'y tiennent du début à la fin.
l'album commence avec it is nothing#1, très accrocheur, très nerveux, ce titre joue sur une réverb qui donne un petit air de cacophonie générale, mais là où d'autres auraient pu se perdre, a place to bury strangers arrive toujours à retomber sur ses lignes d'accords de base.
le voici ci-dessous, il donne une bonne idée générale de l'album.



l'album ne s'essouffle pas le moins du monde en plus, les titres sont plus ou moins pop, plus ou moins expérimentaux (j'y vais un peu fort là), et gardent toute leur énergie, une énergie brute de décoffrage.
exploding head décoiffe, et comme il le laisse présager vous explose la tête, vous ne pourrez pas l'écouter n'importe où sans importuner vos voisins déjà inquiets à votre sujet.

voici un autre titre everything always goes wrong#8, olivier ackermann, guitariste/chanteur use de différentes pédales, part un peu dans tous les sens, envoie un son très gras, mais reste très professionnel, le garçon a de la réserve technique en tout cas.



voilà donc un "nouveau" petit groupe qui monte qui monte et qu'il ne faudra sous aucun prétexte manquer au cas où vous ne l'auriez pas déjà découbert sur l'album de pré tournée de nin, lights in the sky.

mercredi 11 novembre 2009

Blockhead - The music scene


Après Music by cavelight en 2004 et son génial Insomniacs olympics, puis Downtow Science l'année suivante, Uncle Tony's coloring book que (flûte) je n'ai pas entendu, Blockhead propose une fois de plus de quoi garnir votre étagère Ninja Tune avec une pièce de choix. Pas de changement majeur pour Tony Simon. Le producteur new-yorkais fait toujours dans le hip hop instrumental arty, avec un goût prononcé pour la mélodie et le "digging" comme dit DJ Shadow. On dirait en effet qu'il passe pas mal de temps à fouiller dans les vielles galettes pour nous concocter des mélodies teintées de soul. The music scene est un disque très Ninja Tune, donc très bon.



Allez on se remet un petit Insomniac Olympics, c'est tellement bon :

dimanche 8 novembre 2009

The poison arrows - First class, and forever


Quel talent mes amis ! Quelle classe ! The poison arrows m'a fait un effet dingue. C'est très 90's, à base de Girls against Boys (voix) et Sonic Youth, et un poil de math grâce à Patrick Morris ancien bassiste de Don Caballero (sur What burns never returns). L'ambiance est immersive, très crédible, le sujet est maitrisé à merveille. En parlant de merveille, Future Wine :



Notez aussi la présence de Justin Sinkovich de Atombombpocketknife, autre facette de ce trio de Chicago.

Starkey - Ephemeral exhibits


Starkey aime les sons qui font des trous dans les oreilles, tout ça est très contrasté et c'est chez Planet Mu. Pas la découverte de l'année mais un joujou extra qui fait crack boom hue. Ephemeral exhibits ouvre sur la plus belle réussite de l'album, Gutter Music, que voici :

Bibio - The apple and the tooth


Bin c'est chez WARP, alors on est obligés d'en parler... Pas longtemps promis, de toutes façons tout le monde en parle. Bibio, propulsé au rang de petite star dans son milieu, savoure son succès mérité et nous fait le coup de l'album bonus remix inédit. Et c'est avec un plaisir non dissimulé que je marche dans la combine, car même si The apple and the tooth ne remplit pas toutes ses promesses (quelles promesses au fait ?), il nous donne un peu de rab' de cet Ambivalence avenue qu'on a adoré. Au rang des invités, Clark (amen) nous fait une prestation qui ne restera pas dans les anales. C'est plutôt Eskmo avec son remix de Dwrcan qui en impose, dommage de pas avoir trouvé d'extrait en ligne à partager...

Ochre - Like Dust of the Balance


Moment précieux que celui où l'on a la certitude d'avoir découvert quelque chose qui nous accompagnera pendant des années. Ochre allie délicatesse et élégance dans un electro IDM accoustique très fin. Les beats destructurés ne sont pas là pour vous casser la tête, ils viennent juste surligner les mouvements de la harpe, de la mandoline ou du violon.



Voilà une belle porte d'entrée pour qui cherche à comprendre ce qui peut fasciner dans l'IDM. Quelle tristesse de voir disparaitre le label écossais Benbecula après 10 ans d'activité...

Zero 7 - Yeah ghost


Pas facile de donner suite à The Garden tout en continuant à proposer quelque chose d'intéressant... Le risque quand on fait ce genre de musique un peu convenue, c'est de sombrer dans la soupe qu'on apprécie et qu'on oublie aussitôt. Ce quatrième album donne toujours dans un style que je qualifierait de trip-hop, même si on parle plus de downtempo ces temps ci on dirait. Zero 7 créé une ambiance cocooning, voix masculines et féminines savamment alternées, mélodies catchy, on croise Massive Attack comme avant, mais aussi Trentemoller (pour le côté deep) et même The Knife (sur Ghost Symbol) avec son electro aux voix distordues.

Les deux producteurs britons à la tête de ce projet (Henry Binns et Sam Hardaker) ont l'habitude de travailler plusieurs matières (de Radiohead à Robert Plant en passant par Sneaker Pimps) et de les mélanger, on peut dire qu'une fois de plus le résultat est très agréable a entendre et a l'immense mérite de mettre à peu peu près tout le monde d'accord sans verser dans la niaiserie. J'imagine facilement plusieurs générations et cultures musicales trouver un consensus autour de Yeah ghost, ça en fait un bon disque (au moins t'en as un) à passer quand ta famille vient prendre le thé.


The Bakerton Group - El Rojo


Side project des 4 membres de Clutch, un groupe sludge que je vénère. Ici, pas de voix, on fait dans l'instru. Très 70's, ambiance "dernière station d'essence avant le désert". Le son Clutch est là, avec une tendance à l'improvisation et un côté psyché qui donnent une alternative intéressante au travail du groupe. Miam.

Tweak Bird - Reservations

Au rayon stoner cette semaine, l'excellent duo Tweak Bird qui nous sert du rock psyché qui sent les dessous de bras. Fantastique album que ce Reservations paru l'an dernier. Le duo batterie / guitare (ampli basse) ne réinvente rien, mais quelle énergie ! Gros coup de cœur.



vendredi 16 octobre 2009

aMute - infernal heights for a drama

la voilà la pépite de l'année et elle nous vient droit de belgique (ils sont de plus en plus fort ces belges, merci bien).
donc sortez vos oreilles de professionnel ça va débuter dans quelques secondes, c'est bon tout le monde est prêt, on y va.
troisième opus de aMute donc, et virage net à ce qu'il parait, jérôme deuson s'est pour cette fois associé avec d'autres musiciens, fini les guitares samplées seul chez lui sur son laptop.
infernal heights for a drama est un album difficilement classable, mais on peut dire que l'album se situe entre rock psychédélique et indus névrosée, sans oublier des brides de folk et d'électronique qui entrent également en jeu, son laptop n'est jamais très loin à vrai dire.
c' est un album assez sombre porté par de belles mélodies très aériennes. c'est beau, c'est noir, étouffant, angoissant, bref c'est l'album qu'il ne faut surtout pas manquer.

aMute n'a pas choisi la facilité avec infernal heights for a drama, on sent bien tout le travail derrière, le thème général est le rock soit, mais on retrouve beaucoup d'ambiances diverses misent bout à bout, cela amène beaucoup de la variété et des titres dépassants allègrement les 5 minutes.

pour l'album en lui même après une intro au clavier désaccordé relevé d'un sample aux effets ambiants bien qu'en retrait, aMute entre dans le vif du sujet avec may faint#2.
vous pouvez écouter ce titre sur leur mysapce. l'intro est vaporeuse jusqu'à ce que la guitare noisy n'entre en scène, c'est enfin au tour du laptop d'inviter toutes sortes de petits bruits. subtiles entrelacements de voix lancinantes et d'effets planants que les rifts de guitares ne cessent de trancher.
c'est véritablement entêtant, et oui une certaine ombre de trent plane par là, et le fait que the downward spiral soit l'album préféré de monsieur deuson explique un peu cela (voir la référence).

bref je n'ai pas besoin d'en dire plus, les titres ne sont pas tous comme celui, d'autres explorent des terrains plus folk mais toujours psyché, le tout rehaussé d'ambiant, le décors est posé.
jetez vous sur tous les titres, ils visitent pas mal d'univers différents, mais cela reste véritablement attachant, une musique inventive car même si on ressent les influences il n'y a jamais de plagiat, encore bravo, et puis ça fait plaisir de voir des gars de mon age avec pas mal de similitude dans les références musicales, j'ai d'ailleurs acheté l'album.
vive la belgique, quand on voit ce qui se passe de l'autre côté de la frontière, on a de quoi être jaloux, à la semaine prochaine avec le nouvel album de johnny, ça va déménager.

avant de vous quitter voici voici begone#9, je n'ai trouvé qu'un titre sur le net, c'est maigre, c'est pas mon titre préféré mais c'est toujours ça.

mercredi 14 octobre 2009

The Slew - 100%

Non mais il se passe quoi chez Ninja Tune en ce moment ? Encore un album énorme et néanmoins gratuit, faites moi le plaisir de vous jeter sur cette page pour télécharger cette petite bombinette, puis écoutez le en bagnole, sous la douche partout.

The Slew, c'est Kid Koala et Dynomite D qui vous offrent un mélange rock / turntablism digne des grands classiques. Je cite à la barre le mythique "Walk this way" de Aerosmith et RunDMC en 86, mais aussi Led Zeppelin, AC/DC, DJ Shadow, que du lourd. Complètement inattendu et de circonstance en toute circonstance.



10/10, direct dans la hall of fame !

mardi 13 octobre 2009

the xx - xx

allez un peu de pop en ce début d'automne, un petit remontant ensoleillé avant que l'hiver ne vous fasse vous replier chez vous.
bien que l'ambiance ne soit pas totalement enjouée, il est vrai que cet album a son petit quelque chose qui fait que je continue a écouter ce disque.
encore un combo fille garçon à la baguette (même si en fait ils sont quatre) assez égal, les mélodies sont claires avec un brin d'ambiances vaporeuses, cela donne son petit effet mystique.
ajoutez à cela des voix très mélancoliques qui collent finalement parfaitement avec le cadre et vous obtiendrez un album très replié sur lui-même.
l'album est calme, un peu trop à mon goût, cela manque de rift ravageur, les mélodies montent montent et stagnent, c'est dommage et c'est un album à écouter chez soi quand on est bien tranquille et que l'on a pas envie de bouger.
je crains que les sessions live de part le fait ne soient très pas très vivantes, c'est d'après eux pour faire passer leur musique en priorité. et bien on est sûr au moins de ne pas les voir faire les premières pages des journaux à scandales.

à défaut d'ambiance enjouée, il faut bien avouer que les titres se suivent et se réécoutent assez facilement, et puis dès que l'on a bien compris que de toute manière on allez pas sauter frénétiquement, xx s'adopte assez vite.
et puis j'aime bien la voix du chanteur (peut-être le truc qui a fait que j'ai accroché), bon oui il pleurniche tout le long des 11 titres, mais j'aime bien quand les gens pleurent moi, ahhhhhh!!hha!!ahaa!
monde de merde....
bon je ne m'attarde pas plus il y a tellement d'album en ce moment!!!! je vous laisse en compagnie de crytalised#3 :

dimanche 11 octobre 2009

Hudson Mohawke - Butter


Immoonnnde jaquette que voilà. Ça ne va pas faciliter les choses car autant le dire tout de suite, Butter n'est pas un disque facile. Ce kaléidoscope flashy ose tout, jusqu'à singer le funk FM plastoc pourri des 80's. Si vous survivez au monstrueux Joy Fantastic (feat Olivier Daysoul) (non vraiment c'est trop là, moi je zappe ce titre à chaque fois, on dirait Prince en pire), vous trouverez quelques pépites peu ou mal exploitées (FUSE, Gluetooth, Trykk, Fruit Touch, ZOo00OOm) . Je ne sais toujours pas pourquoi je continue à écouter ce disque, je le repousse mais il m'attire. Du savoir faire "tut-tut pouêt-pouêt", plein de bonnes idées, un poil ecoeurant, on dirait une patisserie fluo d'Europe de l'Est. Allez je vous fait goûter :


Hudson Mohawke c'est exigeant, ça bouscule, c'est chez Warp.

Hecq - Steeltongued


Ben Lukas Boysen, AKA Hecq est un sound designer qui compte MTV, Nike ou Audi parmi ses clients. Je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine fascination pour ces univers sonores même si l'exercice est extrêmement balisé. L'effet nouveauté joue aussi (ce type de musique l'est relativement) et on peut se demander si ça mène quelque part et ce qu'il en restera dans quelques décennies, mais j'y peut rien, c'est beau.

Marussia Promotion Spot HD from proxell.tv on Vimeo.



Son dernier album se nomme Steeltongued, attention hein, c'est de la texture sans couleur, peu de notes mais essentiellement rythmique. Ou alors c'est genre "je tiens le mi pendant 5 minutes". Intéressant...

Thavius Beck - Dialogue

Thavius Beck, encore un rappeur qui refuse de rester dans son tiroir. ça date sûrement de l'époque où il officiait avec Global Phlowtations, je connais pas bien mais c'était déjà original et un poil glauque. J'avais été haché menu par les lames acérées de Decomposition, son album de 2004 avec un son très pointu, à la limite de la torture. Entre temps il entre dans l'entourage de Saul Williams et Nine Inch Nails avec qui il produit et remixe, ça s'entend dans ses instrus. Ce Dialogue est un produit de tout ça, un electro hip hop étouffant, synthétique, froid, une bande son pour THX 1138 ou je ne sais quelle vision flippante d'un futur totalitaire. Un disque malade et oppressant qui ne s'écoute pas à la légère, avec une vraie audace, des superpositions de sons synthétiques et des cuts en raffale . Pour preuve ce Go ! qui n'a pas froid aux yeux.



Pour une son entrée chez Big Dada (écurie Ninja Tune) Thavius Beck frappe fort.

Speech Debelle - Speech Therapy


Il y a bien longtemps que le hip hop a pris sa revanche sur le rock, au point que les radios nous vomissent chaque semaine leur lot de "nouveaux talents" toujours dans la surenchère. Je sais pas vous mais moi j'ai atteint un niveau de saturation qui frise l'écœurement depuis quelques années. J'ai trouvé refuge chez Ninja Tune (Roots Manuva, The Herbaliser), les vieux trucs (Beastie Boys, Kool Keith, Ultramagnetic MC's) ou les touche à tout (Dan the Automator, Alias, ediT, Thavius Beck, Saul Williams). Speech Debelle émerge dans la première catégorie, plus précisément chez Big Dada. On peut se demander si le marché a besoin d'une énième production du genre qui a priori n'a aucune raison de sortir du lot, du moins c'est dans cet était d'esprit que j'aborde ce disque.

Et bien figurez vous que ce Speech Therapy est très rafraichissant. Il reprend les poncifs du genre, mais l'habille avec une foule d'instruments acoustiques, des accents jazz / acid jazz, une jolie voix de jeune fille, et des compos charmantes. Voilà un disque maîtrisé avec quelques moments de pur génie (Better days feat Micachu). La jeune britannique s'est vue remettre le Mercury Prize 2009 (album de l'année outre Manche), on peut dire qu'elle s'est évadée de l'underground. Parfois je me demande s'il n'y a que chez nous qu'on s'obstine à passer de la bouse à la radio...



Bref, je suis sous le charme, Roots Manuva n'y est surement pas étranger, on sent sa présence en coulisse (et en featuring). Speech Debelle est en tournée en France ce trimestre, certainement une belle rencontre.

vendredi 9 octobre 2009

the flaming lips - embryonic

et voici mes copains qui reviennent sur le devant de la scène (qu'ils n'ont d'ailleurs pas quitter vu le nombre de création en ce moment) avec un nouvel album embryonic tout aussi perché que pouvaient l'être leurs précédents projets.
un nouvel album est une bonne grosse baffe. depuis l'énormissime et non moins contemporain tellurique at war with the mystics en 2006 (je ne remonte pas plus loin cela durerait trop longtemps, on avait eu droit en 2008 à un album/film christmas on mars, album instrumental totalement barré, un genre de pot pourri de ce qui se fait de mieux dans le système solaire hors de notre planète.
embryonic quant à lui est un album bien de chez nous mais grandement intemporel. voilà le genre de musique que l'on écoutera dans 30 ans.
d'ici là on sera passé par le néo électronica punk, le math disco et le rock pulsonique (je sais pas encore ce que c'est mais ça a pas l'air mal, on verra en 2021 si on est encore la!!)
bref il faut s'accrocher grandement pour ne pas faire voler ce disque devant l'incompréhension générale. bien évidement je ne saurais trop vous conseiller de fermer vos fenêtres ainsi que vos volets sous peine d'aller chercher votre pc quelques étages plus bas.
l'album est génial tout simplement, il s'enchaîne parfaitement, vous prends à revers et vous fait voyager la tête à l'envers...
les cordes sont pincées, les orgues électroniques et le tempo souvent à contre temps, le tout est super cohérent. les rythmiques sont très épurées, assez simples et au combien étonnantes.
je ne vais pas rendre compte de tous les titres, c'est un double album auquel nous avons à faire, mais si j'aime tous les titres, certains sortent vraiment du lot.
aquarius sabotage#4 est un peu le titre qui explique l'ambiance générale de l'album, l'intro est chaotique, on ne comprends pas grand chose et puis peu à peu tout se calme pour devenir limpide mais surtout apaisant.
à côté de ça les autres titres sont beaucoup moins compliqués, et voici ci-dessous 3 titres à écouter, dans l'ordre convinced of the hex#1, the impulse#15 et silver trembling hands#16.



le tout est psychédélique, les voix sont trafiquées, les mélodies alternent entre effets lancinants tout en retenus et autres passages terriblement entraînants qui vous explosent à la figure.
embryonic ne s'endort pas sur ses lauriers, et qu'on aime ou qu'on ne comprenne pas, force est de constater que la sortie des albums des flaming lips sont toujours à part.
quand je dis ça, je le prouve, vous aussi procurez vous l'album deluxe tout en fourrure, c'est .
dernière info, vous pouvez chercher sur le net l'album s'y trouve en écoute intégrale et gratuite s'il vous plaît.

mercredi 30 septembre 2009

YACHT - see mystery lights

YACHT fait danser les chaussures et vous avec, c'est très hype, voire tendance. si vous êtes dans le coup vous connaissez YACHT sinon vous faites comme moi vous écoutez.
bon avant que je ne me fasse insulter, je fais prévaloir le fait que cet album sort des studios de DFA et cet album sue la production de james murphy pour le pire et pour le meilleur.
les albums précédents contrastent, j'ai écouté quelques titres et c'était très expérimental mais un brin fouillis, alors que maintenant c'est plus électro rock comme quoi une bonne prod parfois change tout.

pour vous donner une idée de ce qu'ils faisaient avant voici women of the world.


see mystery lights démontre à l'instar de sounds of silver qu'il y a du bon dans la hype américaine. moins léchée que LCD, plus expérimental que the rapture, le duo alterne entre triturage de beat électro et élecro rock déjanté, mais un brin trop tranquille.
c'est frais et ça ne manque pas de piquant, c'est assurément un album à écouter quand on boie des choupitos (attention l'abus de cet album nui gravement à votre foie), ben oui je vous ai dit que l'album était assez calme, donc pour palier au problème...

il manque donc un petit quelques chose, l'album s'essouffle, et finalement on revient toujours aux mêmes titres, c'est un peu dommage, à croire qu'ils n'ont pas encore trouvé leur propre style. en tout cas on ne retrouve pas l'énergie des premiers titres, dommage encore une fois.
bon j'arrête sinon autant pas en parler, ou alors autant parler du dernier album de muse, ça va je déconne.

voici donc quelques titres en vidéo.

the afterlife#2



psychics city#5



summer song#6



sans oublier le dernier titre psychic city (version)#10 qui est ma fois assez loufoque, ça sert à rien c'est cadeau mais il vous faudra vous procurer l'album pour cela, on a rien sans rien.

lundi 28 septembre 2009

The Swamp - Back To The Swamp


Allez, un peu de copinage ne nous fera pas de mal.
Surtout que dans ce copinage-là, il y a du rock'n'roll, du vrai, du qui tâche, du qui vient direct de la vieille école et qui tombe des quilles de whisky à chaque concert.
Ce rock-là, c'est celui de The Swamp, formation strasbourgeoise composée d'un quatuor de trentenaires qui connaissent leurs classiques (voire, pour le coup, ceux de leur parents sur le bout des doigts). Bon, moi je n'y connais pas grand chose en rock blues/garage un peu punkisant, presque d'un autre âge, alors je vais pas étaler ma non science mais ce son brut de décoffrage véhicule une énergie ma foi fort communicative.

Les frères Dave et Tom Swamp, assurent respectivement chant/guitare et chant/batterie. Si je dis que j'entends Elvis qui a pris du speed, ils vont bien le prendre, vous croyez ? Pour moi, c'est plutôt un compliment. Derrière, les deux autres manches sont tenus par Tristan "The Doc" Thil et Mr. X "Motherfucking" K (qui est un bon ami, d'où le copinage). On sent que ça a bossé le son et fait chauffer les lampes, pour sûr... C'est gras dans les soli, ça dégouline dans les cocottes, ça grouille de saletés directement venues du fond du marécage. Les voici en juin 2008 à Strasbourg, ça date un peu mais faudra faire avec...


Oui, le Swamp aime le cambouis et le Swamp aime l'électricité mais pas trop l'électronique. Et pour cause. Après un premier CD éponyme made in Bas-Rhin, avec du crocodile et de la Rickenbacker dessus (signé Baru, s'il vous plaît), qui donnait bien le ton et a permis à nos hommes en noir de sillonner l'Alsace, la Lorraine et même Israël (oui, je sais aucun rapport, mais quand même, une tournée multi-dates là-bas en été 2008), ils sont carrément partis à New-York pour remettre le couvert. Et pas n'importe où. Dans un temple underground voué au culte d'appareils que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître, à l'enregistrement sur bandes et aux vieux amplis au son inimitable. Le studio NY-HED de Matt Verta-Ray, vrai rockeur à vrai tête de rockeur semble-t-il connu dans le milieu. Le même Matt qui officie avec Jon Spencer (himself) dans le groupe Heavy Trash. Résultat de cette collaboration : un album qui sort uniquement en vinyl (pochette reptilesque de Mort Todd, re s'il vous plaît), là sous peu de maintenant, accompagné d'un DVD qui contiendra, je cite "1 docu sur Israël, 1 docu sur New-York, un live de 5 ou 6 morceaux, le clip de Ending Hollywood, et bien sûr l'album au format numérique" pour le commun des mortels qui, comme votre serviteur, n'appartient pas au Swamp et n'a plus de platine depuis des lustres.


Je vous avais prévenus, le Swamp fait les choses à l'ancienne, et de ce fait prend le temps de bien les faire. Ils seront à Paris au Glazart le 8 octobre, si ça vous botte (de cowboy). Le Swamp c'est bon, mangez-en !

Leur Myspace
La vidéo de Ending Hollywood (j'aime moyennement ce titre mais le clip est entièrement réalisé par le bassiste, donc respect).

dimanche 27 septembre 2009

Alias - Resurgam

Joli retour d'Alias avec ce Resurgam chez Anticon, toujours dans le hip hop electro, souvent instru. Un bel apperçu dans ce titre chanté par Yoni Wolf de Why ? (aussi entendu dans 13+ God, Boom Bip et cLOUDDEAD entre autres), j'aime bien la façon qu'a ce label de faire du rap, c'est l'inverse des clichés habituels. Les codes musicaux sont là mais débarrassés du superflu.

Un disque agréable que je risque d'écouter aussi souvent que All things fixable.

samedi 26 septembre 2009

Trio - le délire du moment

Perso je trouve ça hilarant, quel second degré, quel talent. Trio, pas le truc français de bobo, le truc allemand qui chantait Da Da Da (repris entre autre par Elastica)dans les 80', a d'autres coups de génie à son actif. En témoigne ce merveilleux playback bien kitchos de Anna (lass mich rein lass mich raus) qui doit signifier quelque chose comme "Anna, laisse moi rentrer, laisse moi sortir".



Juste parfait. Allez, Sunday you need love monday be alone chanté en anglais pour vos oreilles sensibles :


Sunday you need love, monday be aloooone !!!
Je ne saurais que trop vous conseiller l'écoute de l'album Da Da Da de Trio sorti en 81, un beau pot pourri de punk, minimal, pop, varietoche allemande et grand n'importe quoi.

Dinosaur Jr - Paris Elysée Montmartre 06 09 09



Très bonne prestation de J Mascis et sa bande. Je craignais pour la qualité de la voix notamment sur scène vu le registre d'équilibriste employé sur les albums, mais tout ça est parfaitement maîtrisé. Les solo de guitare ne sont pas non plus des artifices réservés au studio, ce presque papi à la chevelure argentée nous sert les mêmes envolées interminables qui font le charme (un tantinet) désuet de Dinosaur Jr. Le registre s'étend sur toute la disco du groupe, on a droit aux vieux standards (in a jar, freak scene) et au plus récents (feel the pain) ainsi qu'à quelques morceaux de Farm et Beyond, mais on sent bien qu'ils sont là pour assurer le fan service. Nonchalants, muets (à part 2 "bonjour" et 2 "merci"), mais convaincus et convaincants. Seul regret pour moi qui aime particulièrement l'album Where you been , un seul titre de ce disque figurera sur la playlist, pas de on the way ou start choppin'. Excellent concert toutefois. Quelques photos prises par votre serviteur :-)

Funky Porcini - Atomic Kitchen

On se relâche un peu là niveau rythme de post... Pour patienter, petit intermède musical de Funky Porcini, ça fait une éternité que j'avais pas revu cette vidéo, elle est toujours aussi excellente.


Ah c'était le bonne époque Ninja Tune...

vendredi 18 septembre 2009

moderat - moderat

ET PAF!!!
c'est pas qu'on s'emmerde en ce moment, mais moi un peu. je n'ai pas décroché mon oreille de micachu (album excellent faut bien dire) depuis deux semaines sinon hier pour me rendre compte que bptich control (le label fondé par ellen allien) avait produit un album en mars dernier.
oui je regardais les prochains concerts du bikini et il se trouve que modeselektor passe par toulouse en cette fin d'année (il y a toys dolls également, je me tate!!).
et après quelques minutes, je me rends compte que les 2 allemands ont sorti un nouvel album avec leur compatriote apparat sous le nom de moderat (les trois signés bien evidement chez bpitch).
qu'est ce que cela peut donner???
et bien il y en a pour tout le monde, l'album mêle l'électronique binaire chère à modeselektor et les nappes léchées toutes en finesse d'apparat. la sauce prend très vite, dès le premier titre a new error#1, modeselektor prend l'album en main et signe un titre tout en retenu, assez basique, comme quoi on peut faire des choses vraiment bien avec un beat simpliste. c'est du style, "bha ça je peux le faire chez moi c'est bon", et pourtant....



vous noterez la présence scénique tout du long, ils bougent tellement peu que l'on se demande si c'est un live ou un clip, voire une toile de fond, bref!! .
enfin apparat entre en scène avec rusty nails#2, dont voici le clip



la rythmique du titre est planante et également tout en retenu, on sent bien que les watts ne sont pas loin et qu'il n 'y a qu'à attendre, cependant je vous coupe le suspense ils ne viendront pas, et c'est un dommage car l'album a tendance à s'essouffler un peu. slow match#4 change un peu de registre, on a peu l'impression d'écouter l'album the eraser de thom yorke (oui l'anglais porte une attention toute particulière à modeselektor jusqu'à lui faire faire quelques premières parties). mais revenons en au titre, l'univers de ce dernier est très sombre très replié sur lui-même, vraiment tortueux et contraste quand même pas mal avec le reste de l'album.
on a un peu de tout comme des touches de hip hop avec sick with it#7, mais l'album fini vite par faire musique de fond, sympa mais avec un intérêt moindre.
allez je fini par les grandes marches#10 qui est un titre très cohérent dans lequel on sent bien la collaboration des 6 mains, ce titre est long à venir mais il s'apprivoise très bien, et se réécoute tout aussi facilement.
en tout j'irai voir modeselektor en décembre ce petit album a fini par me décider.

dimanche 13 septembre 2009

Tyondai Braxton - Central market


Encore un disque improbable. Tyondai Braxton connu pour son trio Battles chez Warp ne se refuse rien sur ce Central Market. Aucune idée n'est trop folle, l'auto censure est censurée. Ne cherchez pas sur cette galette un palliatif au génial travail de Battles, car même si l'on retrouve quelques sonorités, on est pas dans le même univers. Ici vous croiserez pelle-mêle Walt Disney, Mike Oldfield, Lewis Carroll, John Zorn, les sept nains, et j'en passe. Orchestral, barré, avant-garde, pas génial tout le temps mais franchement inspiré. Je suis bien content de vivre dans un monde où l'on se permet enregistrer ce genre de disque.


mercredi 2 septembre 2009

dan deacon

ok j'en fais un peu trop sur le monsieur, mais faut dire que son album est excellent.
et pour aller par là voici le clip de paddling ghost, tout simplement génial... je vous laisse.

mardi 1 septembre 2009

no deachunter

Comme son nom l'indique difficilement, no deachunter est la rencontre du guitariste de no age, de dan deacon et de deerhunter. je vous arrête tout de suite, ne chercher pas d'album, cette association ne se produit que sur scène et uniquement aux états-unis. l'idée générale est de prendre des titres de chacun d'entre eux et de les arranger une fois sur scène à un ou plusieurs.

l'artwork est signé lovefoxx de css et représente une mère donnant naissance à 8 enfants, soit les 7 membres du groupe et vous le 8ième si vous y collez votre tête, la classe!!

bon sur scène ça donne ça avec crytograms de deerhunter à l'origine.



en tendant bien l'oreille on s'y retrouve un peu, c'est un peu brouillon mais ça vaut le détour.
bon voici également la version de of the mountains. elle ne varie pas beaucoup de l'originale de dan deacon, mais j'adore cette chanson, donc je vous la colle en dessous.

lundi 31 août 2009

JELLO BIAFRA & THE GUANTANAMO SCHOOL OF MEDECINE


Merde alors, c'est ce soir et c'est complet... Voilà un truc que je serais bien allé voir... Et c'est une affiche de Derek Hess ou je ne m'y connais pas.

samedi 29 août 2009

Brendan Benson - My old, familiar friend


J'ai hésité à poster un avis sur le nouveau Brendan Benson. Suis-je dans la cible ? Et merde, vu le nombre de fois que je me suis envoyé le formidable One Mississippi, j'ai bien le droit de dire ce que j'en pense. Ce que j'en pense ? Et bin c'est de la merde en boite. Ah oui je sais c'est pas très construit comme argumentation, pas très mature, mais c'est la vie, ici c'est les Arnok. On est bien loin de l'énergie de One Mississippi, le songwriter sait toujours songwriter, mais il a oublié pourquoi il le fait. Il en résulte une soupe convenue qui a part quelques rares surprises (feel like taking you home) provoque un ennui profond (You make a fool out of me) ou des vomissements (Garbage day). Blurp.

vendredi 28 août 2009

The Jon Spencer Blues Explosion - Now I Got Worry


Encore une perle pour la rubrique "comment j'ai pu passer à côté de ce disque" : The Jon Spencer Blues Explosion - Now I Got Worry. Je suis dingue de ce truc. Il se prend pour Elvis (sous ecstasy), Il vit sur la même planète que The Cramps, il est complètement possédé.
Une tuerie, ça tourne en boucle chez moi !
Voilà un drôle de clip et une émission de TV qui tourne à l'hystérie.


Clutch - Strange cousins from the west


Les gars de Clutch en sont à une bonne dizaine d'albums maintenant, toujours dans le rock blues bien épais, teinté de metal. Je me souviens de les avoir vus sur scène en première partie de Sepultura il y a plus de 10 ans lors une tournée pour défendre l'album éponyme (il me semble) qui avait dû être assez difficile vu que les fans beuglaient "Seeeepulturaaaah" pendant tout leur set. Clutch ? on était pas venus pour ça. D'ailleurs ça n'a pas grand chose à voir.

Moi Clutch j'adore, surtout l'album The Elephant Riders, Pure rock fury et Pitchfork & Lost needles. Pour Strange cousins from the west, pas de surprise, la recette est la même avec une guitare un peu moins lourde et on peu plus bluesy. La voix est toujours parfaite.



Un disque tout récent qui peut manquer de conviction par moments, mais qui donne tout de même envie de réécouter Clutch dans l'ensemble.

jeudi 27 août 2009

Dinosaur Jr en concert

















Voilà une tournée à ne pas manquer. En France on est un peu la cinquième roue de la charrette rock 'n'roll, il n'y aura donc qu'une date, celle de Paris à l'Elysée Montmartre le 6 septembre. Les autres pourront toujours s'exiler au Luxembourg, en Belgique ou trouver une des nombreuses dates en Allemagne (ici). Bien dommage.
Pour réserver vos places, c'est par ici.

mercredi 19 août 2009

Micachu - Jewellery


Voilà un disque déroutant et étrangement agréable... Electro folk rock, sorte de foutoir désaccordé, compositions à tiroirs... Beaucoup de personnalité, un peu inégal, mais quelques coups de génie. J'ai pas aimé à le première écoute, il faut tendre l'oreille, explorer les recoins.





Micachu & The Shapes, ça pourrait être l'œuvre trendy d'une jeune branleuse qui a de la chance, mais c'est pas parce qu'elle est née en '87 qu'elle en est à son coup d'essai. Elle produit des groupes de hip hop, a composé pour l'Orchestre philharmonique de Londres et ce disque est produit par Matthew Herbert. Ah oui on se disait aussi... Pour faire un truc aussi chiadé, ça prend un génie (à prononcer avec l'accent québécois). Pour le reste des élucubrations de Mica Levi je vous laisse Gougeuliser.

Bref, c'est destiné à être destesté par beaucoup, à en interloquer certains, et à ranger sur l'étagère à côté de The Chap. Et c'est génial.

Tiens ya des trucs à download sur son Myspace.

arctic monkeys - humbug

rentrée des classes un peu prématurée des arctic monkeys, mais faut dire qu'ils ont bien travaillé cet été en camp de vacances du côté du désert de mojave aux états-unis.
vacances studieuses, puisque le directeur de colo n'était autre que josh homme (qotsa, eodm). cette nouvelle collaboration marque un pas dans la musique du groupe de matt helders et alex turner.
ce troisième album humbug est empreint de l'ambiance rock psychédélique américaine (ils ont du aller faire quelques bivouacs dans le désert et prendre des trucs pas très légaux), fini l'ambiance un peu glauque des deux premiers albums.
tu m'étonnes, quand tu grandis dans une cité du nord de l'angleterre touchée par la crise de son industrie dans les années 80, tes chansons sentent les pubs, le chômage, la pauvreté le tout sur un fond de villes sombres, pas très glamour.
renouveau donc dans l'ambiance générale, mais les arctic monkeys n'ont pas pour autant perdu leur musique et james ford leur producteur est toujours là, même si josh homme pour cette fois se montre plus présent, c'est le dirlo cette fois.
alors les fans des arctic se retrouveront dans entres autres crying lightning#2, potion approaching#5 et pretty visitors#9 et en vidéo le single de l'album.



un petit live en gourmandise avec pretty visitors#9, mis à part les courts temps de repos assez lancinant, on retrouve toute la fougue de nos post adolescent.



mais à côté de ça on trouve des titres beaucoup plus langoureux, un peu moins échaudés, tout en retenu, l'urgence n'est plus là, les titres sont plus enclins aux sentiments. ou alors c'est qu'ils voulaient faire des titres pour choper, désolé mais c'est ça aussi, les midinettes vont adorer.
ça sent un peu moins la poudre qu'avant, les esprits de nos jeunes anglais se sont un calmés, matt frappe moins brutalement dans sa batterie et alex chante de façon a envoûter son auditoire.
un petit truc que lui soufflé peut-être allison mosshart qui passait par là lors de l'enregistrement (à mon avis on devrait la voir bientôt en formation avec josh, on prend les paris?).
mais revenons à nos moutons, ces nouvelles sonorités donnent my propeller#1, fire and the thud#6 et cornerstone#7, les titres sont un brin plus tortueux, plus réfléchis, le punk d'autrefois devient un rock psyché, des plus entêtant (d'où l'apparition d'un synthé).



voilà bon troisième album de anglais, force et de constater qu'ils ne vont plus tarder à devenir des piliers du rock britannique.