Je vais pas épiloguer une heure, c'est une déception. Le délire des britanniques de The Chap semble s'épuiser, à moins que je sois moins réactif aux gimmicks utilisés sur ce nouvel album. The Horse, c'etait un fourre tout laptop, Ham fleurait bon le Sonic Youth par moment, Mega Breakfast était une pépite pleine de tubes groovy rock et electro puissants, mais là, il manque quelque chose. Et c'est pas l'explosion en forme de nounours qui figure sur la pochette qui rattrapera le coup. Il y a toujours cette tendance au second degré à la Devo, cette passion pour les structures à la Talking Heads, mais il manque le petit truc en plus, ce disque est trop sage. Du coup je sais pas si j'irais les voir le 12 juin au Café de la Danse à Paris... Mais bon, The Chap reste un modèle d'humour musical avec ses jeux de mots et de rythmes, je suis juste amer de ne pas avoir eu une livraison de qualité comme d'habitude. Je vous invite à redécouvrir leur disco.
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jeudi 27 mai 2010
The Chap - Well done Europe
Publié par
dataichi
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electronica,
funky,
pop,
rock
Je vais pas épiloguer une heure, c'est une déception. Le délire des britanniques de The Chap semble s'épuiser, à moins que je sois moins réactif aux gimmicks utilisés sur ce nouvel album. The Horse, c'etait un fourre tout laptop, Ham fleurait bon le Sonic Youth par moment, Mega Breakfast était une pépite pleine de tubes groovy rock et electro puissants, mais là, il manque quelque chose. Et c'est pas l'explosion en forme de nounours qui figure sur la pochette qui rattrapera le coup. Il y a toujours cette tendance au second degré à la Devo, cette passion pour les structures à la Talking Heads, mais il manque le petit truc en plus, ce disque est trop sage. Du coup je sais pas si j'irais les voir le 12 juin au Café de la Danse à Paris... Mais bon, The Chap reste un modèle d'humour musical avec ses jeux de mots et de rythmes, je suis juste amer de ne pas avoir eu une livraison de qualité comme d'habitude. Je vous invite à redécouvrir leur disco.
lundi 26 avril 2010
Big Sir
Le guitariste de The Mars Volta (ex At The Drive In), Omar Rodriguez Lopez, est un hyperactif. Il produit avec son label autant de groupes en une année que son pote Cedric Bixler-Zavala fait de pas de danse en une minute sur scène. Ce n'est pas peu dire.Il y a d'abord ses albums à lui (ça change de nom à chaque fois mais on trouve toujours l'élément "Omar Rodriguez Lopez" dedans), de rock progressif/expérimental/psyché plus ou moins intéressant. Pour moi c'est plutôt moins d'ailleurs, malgré quelques bons titres, ce serait plutôt du "sous Mars Volta".
Et puis il y a les albums des potes. Une grande tribu un peu ricaine et surtout très mexicaine où chacun participe un peu à tout. C'est le cas du señor Juan Alderete de la Peña, qui officie à la basse chez The Mars Volta et sur 90 % des productions Rodriguez Lopez. Ce sympathique et fort compétent musicien s'est associé à une chanteuse américaine nommée Lisa Papineau (sans doute plus connue via la groupe Pet, sur lequel je ne manquerai pas de jeter une oreille à l'occasion) pour former un groupe du nom de Big Sir. Et là, bim, on prend un petit coup de vieux, leur premier album, éponyme, a déjà 10 ans.

Alors quid de cet album de l'an 2000 ? Eh bien, j'aurais donné cher pour l'écouter il y a 10 ans. Quand je découvrais le trip-hop sur le tard avec Massive Attack et consorts.
Chant sibyllin, rythmique simple mais solide et, surtout, ces lignes entêtantes de basse fretless ultra groovy qui nous font littéralement planer de morceau en morceau. C'est de la qualité "triple A" comme disent les anglo-saxons et franchement ça n'a pas à rougir face aux ténors du genre (enfin, je dis trip-hop mais vous allez sans doute y trouver d'autres truc, tant mieux...).
La suite de la disco est composée d'un album de remix oubliable et d'un second LP, Und Die Scheisse Andert Sich Immer (germanophones, veuillez rajouter les accents manquants) en 2006, toujours de très bonne facture mais peut-être moins "massif", moins cohérent, car plus éparpillé dans l'électro.
Je suis un peu à court de descriptions alors je laisse la musique parler. L'album est dispo en streaming, vous pouvez aussi vous le procurer pour une bouchée de pain au même endroit dans tout plein de formats. Réglez bien vos basses sur la rondeur et en avant, ça se passe chez Bandcamp.
samedi 6 mars 2010
Michael Fakesch - Exchange
Publié par
dataichi
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electronica,
funky,
hip hop

Les allemands Michael Fakesch et Chris DeLuca ont squatté mon top ten pendant pas mal d'années quand ils œuvraient ensemble sur Funkstörung pour !K7. Le monumental monument hip hop / electro Deadly wiz da disko (Chris DeLuca & Peabird) tourne toujours régulièrement chez moi et Funckarma trône encore au panthéon de l'IDM en ce qui me concerne. Je me jette donc sur cet Exchange comme un morfale, impatient d'y retrouver une bonne partie de mon imaginaire electro des années 2000. Attention toutefois, il s'agit ici d'un recueil de remixes que MF propose sur son label Musik Aus Strom. Il y a donc un côté kaleidoscope et l'ensemble n'a pas la cohérence d'un album. On retrouvera donc entre autres Bomd the bass, Hecq, Hextatic, et Notwist passés à la moulinette electronica cut & paste du teuton. Préparez vous aussi à entendre du hip hop qui tâche et de l'electro funk parfois à la limite du tolérable sur le titre de Towa Tei. Cette collection peut parfois manquer d'unité et apparait comme un rassemblement hétéroclite, mais l'amateur ne saurait passer à côté.
Broadway Project - Paint it Blue (Michael Fakesch remix) by chernobyl1986
samedi 1 août 2009
Ebony Bones! - Bone of my bones
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dataichi
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pop,
rock
C'est la honte si j'aime ce disque ? Peut-être un peu non ? Je sais pas si j'ose... Parce que quand même, l'accoutrement carnavalesque, le "personnage" tout ça, est-ce bien raisonnable ? J'ai du mal avec les artistes qui en font des tonnes pour gagner en visibilité. Cela dit quand j'écoute Bone of My Bones, chez moi j'ai pas la tigresse en train de danser dans mon salon avec tout son barda multicolore ridicule. Heureusement, je crois que je deviendrais violent sinon.Bon, alors ça m'ennuierait de faire une trop grosse tribune à ce disque (avec le trafic de ouf des arnok) qui a déjà joui d'une promotion amplement suffisante, alors je vais faire bref.
Ebony Bones, c'est une bonne alternative à Santigold (ou Santogold, comme vous voulez), c'est pop, rock, funk, electro, ragga, hip hop, disco, dance, r'n'b, ça bouge bien et c'est inventif. J'aime ce disque (beaucoup).
samedi 16 mai 2009
NoMeansMock - Throng

Un mystérieux monsieur gUrdUlU commentait il y a peu mon post sur NoMeansNo pour nous faire découvrir NoMeansMock (moi qui me demandais si qu'elqu'un l'avait lu, j'ai découvert avec surprise qu'on était pas tout seuls à se lire). Et bien merci gUrdUlU, c'est très rigolo, et bigrement bien foutu.
Un peu à la manière d'un Richard Cheese mais en plus varié, ces gars reprennent les standards de ces géants du punk. Salsa, country, funk... tout y passe avec talent. Super moyen pour entendre les compos de NoMeansNo sous un autre jour.
Ca se passe sur cette page, à télécharger contre un kilo de gratitude.
gUrdUlU est semble-t-il un label DIY underground punkouille, si son représentent veut nous faire une petite présentation, il est le bienvenu.
mardi 30 décembre 2008
Pigeon Funk - The Largest Bird In The History Of The Planet... Ever
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dataichi
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electronica,
funky

Quand on tombe sur un titre et une jaquette comme ceux-là, on se doit de faire tourner. Lors de ma visite hebdo sur dMute, je vois cette chose et je me procure ce disque sans même lire la chronique. Que peuvent bien faire des gens qui mettent sur le marché un tel visuel ?
En fait je tombe sur un collectif composé de Matthew Patterson Curry et Kit Clayton. Je connais ce dernier pour sa musique electro expérimentale minimaliste house (tu m'suis?). Le premier fait tourner le label Proptronix que je ne connais pas mais que je me propose de découvrir. Il traine sur LinkedIn, c'est quand même autre chose que Viadeo, réso biz où vous trouverez le profil de Fabienne Egal, (La Fabienne, celle de Simone Garnier, authentique) mais je m'égare. D'ailleurs si on en croit Viadeo, cette pauvre Simone est caissière à Carrefour, trop dur la crise.
Bref, en écoutant ce disque, on se dit "tiens ya des gens qui font ce genre de trucs ?". C'est rigolo, fait de bric et de broc, foutoir electro house funky avec un côté désuet, tout à fait intéressant. Morceaux variés, chantés parfois, toujours second degré. Pas le coup de cœur du mois, mais intéressant. Invendable en tout cas. J'aurais bien mis un ou deux titre sur Deezer si cette saloperie faisait pas encore des siennes.
Tiens une video pour la peine, je sais pas si les images sont vraiment d'eux.
Ouais bon, j'ai presque rien dit sur le disque mais ça valait le coup.
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