Affichage des articles dont le libellé est stoner. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est stoner. Afficher tous les articles

lundi 14 février 2011

Colour Haze - 06/02/2011 au Nouveau Casino - Paris


Forcément ça devait finir par arriver. Je veux dire, après avoir écouté les disques de Colour Haze chez moi, le jour, la nuit, au boulot, dans le bus, à pieds, dans le metro, en avion, partout et tout le temps, les rater sur scène aurait été injustifiable... Comme je l'ai déjà dit, la découverte de Colour Haze est ce qui m'est arrivé de mieux musicalement en 2010. oui je sais, All date de 2008, mais l'actu nous on s'en fout un peu. Un petit rappel de Mr. Whistlewolf, un SMS ou deux, et paf, c'est le grand soir, metro direction Oberkampf.
Je rejoins Cap'tain Planet de Vacarm.net a qui je dois la découverte de ce groupe. Je me souviens encore la façon désinvolte qu'il a eu de me glisser leur nom au détour d'une conversation, alors qu'on parlait de stoner / sludge. Comme ça, paf, il avait changé ma vie.

Je passe sur Sungrazer et Rotor qui accompagnent CH sur ce Up in smoke tour volume 1 (no comment), j'ai vu la moitié du set d'un des deux groupes, je sais pas lequel, celui qui chante pas. Pour ce que j'en ai à foutre... ça aurait été Nine Inch Nails, j'aurais pas vraiment écouté non plus.
J'aime bien le Nouveau Casino. Petite salle, lustres au plafond, large bar pour toper des mousses sans faire la queue une plombe, et surtout, surtout, vestige d'une époque où l'on avait le droit de se bousiller la santé en public : un aquarium pour fumeurs. 2m² de liberté où l'on peut en griller une avec ses compagnons de mauvaise haleine.

Derrière les groupes, projection de motifs psychédéliques dans des couleurs primaires, on se croirait à l'époque ou les acides étaient purs. Le trio teuton (rien à voir avec Trio, l'autre trio teuton) débarque de Munich la panse remplie de bière (on y va dans le cliché) et des compos vaporeuses dans sa besace. Cap'tain Planet me fait remarquer que des concerts comme ça devraient se passer assis, avec des serveuses pour livrer la bière, un gros paquet de feuilles et des chaises percées. Rarement dans ma vie j'ai eu un tel sentiment de communion, lui et moi avions la même conception du bonheur.

Nous voilà donc aux pieds de Stefan Koglek, au propre comme au figuré. D'ailleurs le guitariste / chanteur est pieds nus, c'est comme ça qu'on joue le stoner en Bavière. Désolé les gars mais je me suis toujours pas remis du fait que vous soyez allemands, je ne me l'explique toujours pas. Et donc commence ce phénoménal concert, avec des titres restitués fidèlement, sans fioritures ni pains, peut être un poil trop poli. Notez bien qu'un morceau peut parfois durer une douzaine de minutes, alors on les remercie de limiter l'impro sinon c'est le foutoir. La setlist est parfaite, les gars ne se leurrent pas sur ce que les gens attendent et connaissent leurs morceaux de génie :



Love ! ils ont joué Love, c'est la preuve que Dieu existe. Notez aussi que non, ils n'ont pas joué peace, brothers and sisters! dans son intégralité, 22 minutes ça aurait été trop long.
J'ai donc entendu les titres que je voulais entendre, de la façon dont je m'attendais à les entendre et avec le son auquel je m'attendais. Un grand moment de bonheur, une superbe soirée, avec une toute petite pointe de "peut mieux faire", on se dit qu'il aurait pu arriver un je ne sais quoi de plus. Quoi qu'il en soit, immense satisfaction d'avoir vécu ces morceaux en live. Je fais un tour du côté du merch pour leur acheter 4 albums que j'avais honteusement téléchargés et écoutés jusqu'à en devenir dingue ainsi qu'un t-shirt, ça fait plaisir de laisser 70€ à un groupe qui m'a donné tant d'émotions. Ca me dit pas ce que je vais foutre de ces "disques lasers" comme on disait dans le temps, j'aurais pu tout aussi bien leur laisser l'argent contre rien... Encore le couplet sur l'inadéquation du format abordé ici, mais désolé, je dois faire partie d'une génération intermédiaire qui aime avoir quelque chose de tangible contre son argent, quitte à ne rien en faire.


On arrive à la fin de ce billet et j'ai pas dit grand chose sur leur musique, en même temps j'en ai déjà tellement dit, que je vais pas vous refaire le couplet, ni vous mettre la guirlande de vidéos. Ecoutez All, Tempel, l'album eponyme, et Los sounds de krauts, et vous aurez une bonne idée de ce que ça donne. Pour finir, la listes des influences qu'ils revendiquent sur leur MySpace :

Motorpsycho / Hypnos 69 / Led Zeppelin / Jimi Hendrix / Black Sabbath / Kyuss / Moving Targets / Cream / John Entwistle / John Paul Jones / Dad / Trans-Am / The Who / Che / Wes Montgomery / Louis Armstrong / The Beatles / Shuggie Otis / Curtis Mayfield / Frank Zappa / Victims Family / NoMeansNo / King Crimson / Humble Pie / Rolling Stones / CCR / Mudhoney / Monstermagnet / Grand Funk / Calexico / Steve Cropper / Godspeed You Black Emperor / On Trial / RotoR / Mountain / Caspar Brötzmann Massaker / Neurosis / MC 5 / Union Carbide Productions / Traffic / Mark Knopfler / Santana / Ween / The Obsessed



Quelques photos par ici : http://www.flickr.com/photos/dataichi/sets/72157622166524823/with/5434101967/

dimanche 9 janvier 2011

Kylesa - Spiral Shadow


Dois-je vous rappeler pourquoi je ne poste presque rien depuis 6 mois ? Parce que j'ai fait un long chemin à la recherche du groupe de stoner ultime, et je suis arrivé à destination. Non, pas Kylesa, mais Colour Haze, dont j'ai parlé ici et qui propose une recette à base de psyché/blues/jazz rock/stoner/metal dont les dosages sont si parfaits que je n'ai pu écouter grand chose d'autre depuis... à part Ufomammut, mais c'est une autre histoire.
Être arrivé à destination c'est beau mais c'est frustrant. Donc à tout hasard je continue à gratter par ci par là, et comme le veut la tradition de fin/début d'année, je fais le tour des blogs qui proposent une rétrospective 2010. Certains proposent même des top 10 voire 50, on fera pas ici, on a pas la prétention d'avoir tout écouté ni d'avoir un avis objectif. Pour aimer un disque il ne faut pas seulement qu'il soit bon (parfois même pas la peine), il faut surtout qu'il représente un univers dans lequel on a envie d'entrer. Et donc je me retrouve sur Pichfork, qui au sommet de son top 50 albums 2010 place le dernier vomi de Kane West (what ze fuck ?). Entre diverses choses rock aux influences 60's que j'avais ratées (Wavves, Best Coast, Woods), quelques bouses rap (Rick Ross, Drake, Big Boi), le dernier Gil Scott-Heron unanimement salué (par moi aussi), des soundtracks pour magasins de godasses (Robyn, Erykah Badu, Janelle Monáe), trouve quand même le moyen de placer quelques bons disques : Les derniers Four Tet, Caribou, Hot Chip, Sufjan Stevens (va falloir que je poste sur cuilà), The Tallest Man on Earth, Zola Jesus, Emeralds, Forest Swords... et Kylesa.


Ce groupe from Savannah, Georgie (aux US, pas le pays caucasien qui existe depuis 3 semaines et disparaitra avant la fin de l'année) m'avait été conseillé par Mr. Whistlewolf entre autres et je n'y avait prêté qu'une oreille distraite. Le nom pourri et les jaquettes typées metal m'avaient clairement rebutées et je n'avais pas pu prêter l'attention nécessaire à ce groupe. Mais en fait, bordel, c'est très bon. Le vieux loup de mer est de bon conseil, j'aurais dû le savoir.

C'est donc de sludge qu'il s'agit ici, du stoner avec des roustons metal hardcore. Des riffs helmetiens, des rythmes HXC, un son parfois post rock. Du néo faisons table rase, cet épisode malheureux n'a jamais eu lieu, repartons sur des bases saines. J'entends du Quicksand et du Snapcase, bien que l'ambiance soit un poil plus lourde que chez ces trois derniers. Spiral shadow se pare d'une voix féminine par endroit, mais ne fait pas dans le détail pour autant. Les amateurs de mosh parts et de sing along y trouveront leur compte, j'ai l'impression d'avoir perdu pas mal d'années en écoutant ce disque. Décidément cette fois c'est sûr, les nineties préparent un grand retour.

Là on pourrait signer chez Victory Records :


Ici on frise la ballade :


Et là non :


Faut croire qu'il se passe quelque chose en Géorgie, avec Mastodon, Kylesa et Baronness dont voilà un titre qui s'écoute fort :

Je ne sais pas qui fait ces bien jolis artworks mais ils sont bien jolis :)

Edit : on me souffle dans mon oreillette que la voix féminine a toujours été là dans un registre plus ou moins féminin...

dimanche 21 novembre 2010

Narrow Terence + Moriarty - 12/11/10 au Chato'do de Blois


C'est à la suite d'un heureux concours de circonstances que je me suis retrouvé le 12 novembre au Chato'do de Blois bardé de père et mère, oncles et tantes, cousines et petits cousins. Le crachin à l'horizontale nous rince gentiment avant l'ouverture des portes, et assez vite nous découvrons Narrow Terence, le groupe de première partie que je ne connais pas et après lequel je bougonne déjà, "gnagna j'espère qu'ils vont pas jouer une heure les ptits jeunes, je suis pas venu me fader le tremplin local, gnagnagna". Hébin figurez-vous que je suis bien content d'être tombé sur eux, à tel point que je me suis rué sur leur CD Narco Corridos à la fin du set.

Au début je pensais à Rien. Non pas à rien, à Rien, le groupe post rock dont on vous a déjà parlé. Puis j'entends la voix rauque du chanteur façon Tom Waits, une ambiance western délavé, des relents de Mark Lanegan, un rythme et un son stoner à la Queens of the Stone Age, des passages post rock et folk, bref tout ce qu'il faut. J'ai même entendu Nick Cave rôder dans les environs. Les musiciens s'échangent les instruments, le chanteur / guitariste passe à la batterie pour les morceaux qui cognent, et quel résultat ! les breaks nirvanesques sont efficaces, tout le monde joue parfaitement ensemble, et un son de gratte que j'aurais adoré retrouver sur l'album, le son gras ultime. Un coup d'œil dans le public : ah ça le fait pas. Bin non, les gens sont venus voir Moriarty dans un genre bien plus présentable. On va pas dire "groupe pour bobos" mais on va le penser très fort. Donc là, les gros plans gras de Narrow Terence, avec sa voix de bûcheron, ça passe moyen. Oncles, tantes, père et mère en prennent plein les feuilles sans demander leur reste, je ne puis réprimer une seconde et demie de jubilation. "Ah oui, désolé on est nés dans les années 90" s'excuse le chanteur, ce qui est faux mais situe bien la période de leurs influences. Quoi qu'il en soit, jetez vous sur le génial Narco Corridos, en plus dedans ya des violons gratuits que j'ai pas eu sur scène. Sur Deezer c'est par là.

"Cave in Hell" by Narrow Terence from Le COL ROSE on Vimeo.



Ensuite vient Moriarty, bien plus consensuel, pas un cri, tout va bien se passer. Je suis pas leur plus grand fan, leur album n'est pas désagréable, mais je n'ai pas dû l'écouter plus de 3 fois. Mais c'est sur scène qu'il faut les voir. Avant de m'embourber dans une description, imaginez ça en costume dans une petite sale :
Le tout mis en scène façon pièce de théâtre. Miam. Super ambiance, contrebasse et accordéon, batteur blagueur et surdoué, harmonica, mini guitare électrique fouettée à coups de cravate. Tout le monde est très content, passe un bon moment, tatas et tontons dodelinent gaiement de la tête.
Puis viennent les deux titres que l'on entend en radios, là c'est la folie, la foule reprend religieusement les paroles en yaourt, c'est beau un peuple en communion. Pour la faire courte, Moriarty c'est sur scène que ça se passe, d'ailleurs sur l'album on imagine pas la présence et le charisme de Rosemary Standley au chant. Surtout dans sa robe rouge tous seins dehors.
Alors bon tout ça c'est très bien, mais si je dois faire un bilan je ne dois pas oublier, outre qu'une fois de plus le connard bourré de la salle était pour bibi, je suis resté debout sur mes vieilles cannes plus de 3 heures, j'ai choppé un mal de dos qui m'a suivi 3 jours et j'ai pas bu une mousse. Pourquoi ? Ah mais j'ai des principes moi ma bonne dame. Figurez-vous qu'après 5 minutes de queue au bar on m'a envoyé prendre un gobelet en plastoc 1€ en consigne sans lequel on ne me verserait pas un goutte. Non mais je rêve là, c'est une blague ? Vu la tronche du barman, non c'est même pas pour déconner. Putain faut vraiment aimer la musique pour aller voir des concerts en 2010...

dimanche 26 septembre 2010

Colour Haze


(Attention là ya du gros)
En 15 ans, le trio a exploré à peu près toutes les possibilités offertes par le stoner. Des débuts proches de Black Sabbath, du stoner cérébral (l'anti Fu Manchu quoi), du rock psychédélique 70's (Santana), du krautrock, du jazz rock, du pur blues, du post-rock et parfois des tempêtes sludge à faire trembler les murs. Chacun de leurs 9 albums piochent dans ces ingrédients en différentes proportions pour un résultat toujours édifiant.
Ce post sur Color Haze, ça fait un moment qu'il est sur ma to do list et que je sais pas comment m'y prendre. Déjà, faut savoir qu'ils sont loin de Sky Valley, temple du stoner. Color Haze est un groupe munichois, après les italiens d'Ufomammut ça fait deux gros coups de cœur européens à la suite. Ensuite, faut pas avoir peur de la voix parfois très 70s et des morceaux de 10 minutes. Certains s'en tiennent à 4 minutes 30, mais on trouve tout de même un Peace, brothers & sisters ! qui fait 22 minutes sur le fantastique album éponyme de 2004.

Allez on se met Love du même album, un bon aperçu de ce qu'ils proposent :


Oh yeah baby :)

Voilà leur disco, faites moi plaisir d'écouter au moins les 4 derniers albums, moi ça a changé ma vie.

Colour Haze - 1995 - chopping machine












Colour Haze - 1998 - seven













Colour Haze - 1999 - periscope


Colour Haze - 2000 - CO2
















Colour Haze - 2001 - ewige blumenkraft


Colour Haze - 2002 - los sounds de krauts


Colour Haze - 2004 - colour haze


Colour Haze - 2006 - tempel


Colour Haze - 2008 - all





Après ça les autres groupes stoner font bien fades, j'en trouve pas un pour tenir la comparaison. Ya tout ce que je cherche là dedans. Quel son de guitare gras ! Quelle délicatesse à la batterie ! Et ces longs morceaux instrumentaux où c'est la guitare qui chante, des moments de calme suivis de grosses montées, une pure merveille. Voilà c'est avec Color Haze que cesse ma recherche du groupe de stoner absolu, je vais m'arrêter là un moment, profiter de la vue, planer un peu en regardant le plafond et ouvrir une bière. La vie est simple parfois.

vendredi 10 septembre 2010

Ufomammut


Ufomammut. Le nom annonce la couleur. avec un nom pareil, faut que ça soit lourd, et que ça vienne d'ailleurs. Ufomammut, c'est l'anti funk, le tueur de groove. Entendons nous bien, le groove c'est cool, mais pas là. C'est hors sujet. Il y a un temps pour tout, et ya pas écrit Infectious sur la pochette. Donc Ufomammut, c'est lourd, lent, long, répétitif, et c'est beau. Un exercice balisé dans lequel il est difficile de se réinventer, une contrainte qu'il doit être dur de s'infliger. Mais j'aime le principe. Le minimalisme appliqué au post hardcore (avec un pointe de sludge et de doom peut-être), le Cult of Luna sans les envolées lyriques et les fioritures. Je sais pas pourquoi, je pense aussi parfois aux côtés sombres de Melvins. On peut sombrer sans un soupçon de culpabilité, pas un seul plan too much à l'horizon. Son de guitare gras, grave, voix lointaine, abyssale. Il a quelque chose de monacal dans ce renoncement. Il y a 3 ans je n'aurais trouvé aucun intérêt à ces albums. Et là je suis en admiration devant les univers dans lesquels je me laisse entrainer. Des univers peints avec trois fois rien. Le voyageur imprudent devra se débarrasser au préalable de toute impatience. S'abandonner au temps. Tout comme CoL parfois, Ufomammut a le don de tout annihiler autour de lui et je traverse des périodes où je suis incapable d'écouter qui que ce soit d'autre. Leurs albums ont peu de titres, et il y a une raison. C'est que parfois un titre peut durer un bon moment. D'aucuns diront que si c'est pour répéter à l'infini un rift en infra basse, what's ze point ? Bin justement, la beauté du geste. J'éprouve un certain respect pour les compositeurs qui font preuve d'une telle retenue. Ajoutez à cela les splendides illustrations de Malleus qui ornent chacun des albums de ces italiens, ça donne une recette qui a tout pour (me) plaire. Ça s'écoute comme du Dead Can Dance, c'est psychédélique, hypnotique, voilà bien longtemps que j'étais pas tombé sur une perle pareille.


C'est par le haut qu'il faut plonger dans leur discographie en commençant par Eve, le petit dernier (2010) qui possède un charme hitchcockien avec une production assez facile d'accès. Part I commence par 3 "Proum" avec un "P" majuscule, comme pour annoncer le début de la séance avec un morceau de 14 minutes. Voilà Part III un peu plus bas. Chaque album précédant vous emporte un peu plus bas.


En 2008 est sorti Idolium, une autre perle noire. Un peu plus obsessionnel, plus épuré, un son de basse d'outre tombe, un disque propice à la contemplation de paysages désolés. On remarquera aussi quelques entorses à la lenteur et un peu de chant féminin (Ammonia) qui donne une tout autre dimension au trio.




La perle revient selon moi à l'album réalisé conjointement avec Lento en 2007 (Supernaturals: Record One), dont il faut que je me dépêche d'explorer la discographie. Ce disque est moins sombre, plus facile à écouter, c'est par là que j'ai abordé l'univers d'Ufomammut.




la descente aux enfers se poursuit avec Lucifer Songs en 2005, Snailking en 2004 et Godlike Snake en 2000.

Une expérience à ne pas rater, encore faut-il y être préparé.
Sachez qu'ils passent en concert en France en octobre, et pas une date à Paris, c'est bien ma veine...
6th. GRROUND ZERO – Lyon
7th. LE BALOARD – Montpellier
9th. LE BAROUF – Cholet
10th. LE FERRAILLEUR – Nantes

vendredi 13 août 2010

Brant Bjork - Gods & Goddesses


J'ai découvert Brant Bjork il y a moins d'un an (honte à moi) chez Arkham, mon vendeur de comics préféré. Membre fondateur de Kyuss (batterie), natif de Palm Desert, à l'origine de la nouvelle vague Stoner / desert music avec Josh Homme, je vais pas vous régurgiter sa bio, elle est sur son site officiel. Ah, tout de même un point intéressant, Brant Bjork est passé par Fu Manchu au poste de batteur et de producteur. Un CV qui a de quoi impressionner, mais la suite n'est pas nécessairement à la hauteur des espérances.

Gods & Godesses est son septième album solo, une série entamée avec celui qui restera sûrement le meilleur : Jalamanta. On est toujours dans un style stoner / bluesy, plus groovy que lourd. Sa voix est claire et un brin démodée, mais on sait que les membres les plus éminents du genre n'ont jamais eu peur du ridicule. Le son des guitares est rond, et on entend bien sûr les origines dans les compos : Kyuss, Black Sabbath, ZZ Top (du début), on s'approche parfois de l'ambiance de Clutch, ce genre de choses. Sur le papier, que du bon. Quelques titres sont particulièrement bien foutus (The future rock, Radio Mecca) surtout grâce à une compo et un son de guitare irrésistibles. Mais les paroles... Mon dieu les paroles... le vrai point faible de Brant Bjork à mon goût. On dirait qu'il se les fait écrire par Britney Spears ou Johnny Halliday. Pour preuve les paroles de Somewhere some woman, plus de 5 minutes à répéter ces inepties :

Somewhere in the world
Somewhere in the world right now
Some woman is loving you

What you gonna do
What you gonna do right now yeah !

Pitié !!! stooop !!
Bon alors voilà, c'est un peu frustrant, on dirait que le gars a du talent mais refuse de se faire aider pour les trucs où il vaut pas un clou. Donc résultat mitigé, et c'est valable pour toute sa disco. Attention toutefois à ne pas se priver de quelques perles en rejetant tout en bloc.


dimanche 21 mars 2010

Weedeater - God luck & good speed


Voilà quelques semaines que je voulais dire un mot sur Weedeater, tant leurs trois albums font trembler les murs de mon appart. C'est bien malgré moi, mais c'est devenu quasi systématique... Steve Albini est le producteur de ce disque... je viens de l'apprendre. God luck & good speed commence par un jeu de mots et arbore une police qui rappelle Down sur un fond crasseux. L'intro est grasse et lente, sludge, stoner, la voix est celle d'une truie qui aurait fait une descente d'organe après avoir bu tout le whisky du Texas.

Weedeater, trois gars de Wilmington, North Carolina, barbe et casquette John Deere vissée sur la tête, voue une passion sans limite pour heu... la salade verte et Black Sabbath, se paye une reprise de Skynyrd Lynyrd (Gimme back my bullets), bref je crois que le décors est planté.

Éloge de la lenteur et de la lourdeur, God luck & good speed (2007) associe quelques ficelles du post hardcore aux poncifs du blues et du stoner avec le son d'Albini, un régal.



Mais les deux albums précédents sont aussi à écouter. Sixteen Tons (2003) commence par Bull, un titre à ne pas manquer. Time served dénote un peu, dans un format plus bref et avec une voix plus claire, un chef d'œuvre. Dummy fait durer plus de 6 minutes un plan qui ne devrait être qu'un intermède dans un morceau, et pourtant c'est du génie.



Le premier essai ...and justice for y'all date de 2001 n'est pas moins bon que les deux autres et commence limite Drone. Une voix encore plus écorchée, quelques phases rapides (Free), un coup de génie (Truck drivin man) et toujours une jaquette d'un goût très sûr.





Ce truc est une drogue...
On attend le petit dernier (Jason...The Dragon) pour cette année, ça aurait été plus vite si le chanteur n'avait pas perdu un gros orteil en jouant avec son fusil (si l'on en croit Wiki).

lundi 21 décembre 2009

them crooked vultures - them crooked vultures

et voilà c'est fait josh homme peut prendre quelques vacances bien méritées.
oui le monsieur nous pond son vingtième album en vingt ans et encore je ne compte pas le dernier album des arctic monkeys pour lequel il n'a que très peu joué (il a surtout produit l'album).
them crooked vultures est le cinquième groupe où l'on retrouve l'homme (fallait la faire et c'est bientôt les fêtes, je m'autorise donc quelques fantaisies).
il y a également john paul jones de led zepplin et dave grohl de foo fighters entre autres, oui nirvana aussi mais ça fait tellement longtemps que bon... et puis je n'ai pas cité kyuss alors je ne vois pas pourquoi nirvana le serait.
bref du beau monde pour un album un peu inattendu, désolé!
enfin du beau monde mais pourquoi? une fois de plus je ne vois pas bien ce que je pourrais dire sur les deux acolytes qui accompagnent le leader des qotsa un peu à l'instar de trent reznor sur le titre bonus (bonus il voulait pas l'inviter ou quoi???) era vulgaris éponyme de l'album.
on peut dire que them crooked vultures fait du queens of the stone age alors oui c'est joué un peu différemment mais bon vu que homme est omniprésent je reste un peu dubitatif.
que les titres soient folk, stoner, rock psyché on peut trouver leurs cousins de l'âge de pierre sans trop de problème.
c'est à ce moment là que je m'énerve contre l'homme (oui je la refais mais je suis énervé je vous rapelle), ensuite j'écoute l'album et je me calme.
peut-être que josh, qui tend depuis quelques temps vers un rock de moins en moins métal, fait des albums sous d'autres noms pour ne pas décevoir ses premiers fans des années post 2000.

bref je ne vais pas m'étendre sur le sujet car l'album en lui-même est un bon album, je l'écoute comme il se doit, ça passe et ça repasse. donc oui josh m'énerve mais comme à chaque fois je capitule, c'est encore plus énervant d'ailleurs.
them crooked vultures est un album changeant, puissant, rageur qui sait s'assouplir quand il le faut, alors du connu oui mais du bon quand même, allez j'arrête de gueuler et je me tais pour écouter.

voici deux titres pris un peu au hasard, car tous les titres sont à écouter, pas de déchet, merci josh.

voici elephant#5 et gunman#12.



dimanche 8 novembre 2009

The Bakerton Group - El Rojo


Side project des 4 membres de Clutch, un groupe sludge que je vénère. Ici, pas de voix, on fait dans l'instru. Très 70's, ambiance "dernière station d'essence avant le désert". Le son Clutch est là, avec une tendance à l'improvisation et un côté psyché qui donnent une alternative intéressante au travail du groupe. Miam.

Tweak Bird - Reservations

Au rayon stoner cette semaine, l'excellent duo Tweak Bird qui nous sert du rock psyché qui sent les dessous de bras. Fantastique album que ce Reservations paru l'an dernier. Le duo batterie / guitare (ampli basse) ne réinvente rien, mais quelle énergie ! Gros coup de cœur.