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mardi 9 avril 2013
apparat - krieg und frieden (music for theatre)
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
post rock
mon assistante étant en congés maladie depuis bientôt 2 ans, je vais être obligé de faire vite puisque j’ai une dizaine d’album en attente derrière.
En attendant de voir si les albums de the flamings lips, cloud cult et beaucoup d’autres sont bons, voici le petit dernier d’apparat, krieg und frieden (enfin guerre et paix pour les personnes qui ne parle pas allemand, bien que la traduction soit assez facile).
de prime abord, disons tout le haut, on ne comprend pas bien ce qui lui est passé par la tête. on ne reconnaît pas l’allemand dans cet album. à l’origine c’est le résultat de ce qui aurait pu être la bande originale de la pièce de théâtre revisitée par sebastian hartmann (j’invente rien c’est dit dans le titre). c’est plus mélodieux et classique qu’électronique tant les éléments prépondérants sont les violons, percussions, pianos et instruments à cordes. après si on met de côté le nom de l’artiste et que la musique classique mixée à des effets électroniques, le tout mélangé avec du post-rock ne vous rebute pas, c’est un album qui vous plaira sans nul doute.
Si vous recherche que de l’électronique allez directement à la case bonobo qui vient de sortir son nouvel album.
Donc krieg und frieden (music for theatre), a une ambiance générale des plus polaire, sûrement pour coller avec l’oeuvre russe de tolstoï, et est jouée sur un rythme très lent. l’intro 44#1 met aux prises en tout et pour tout deux violons aux sonorités opposées. c’est simple mais c’est beau et surtout c’est assez court, pas de quoi piaffer d’impatiente en se demandant ce que cet album a dans le ventre. le titre suivant, 44(noise version)#2 est la continuité du premier mais en version noise. on entre dans le vif du sujet avec un titre presque contemplatif qui se meut à une vitesse quasi nulle. une musique parfaite à écouter dans un train lorsque l’on traverse de vastes étendues désertiques. la suite réveille un peu les troupes avec sa base d’ambient. le ton est également moins lugubre, bien que cette embellie ne dure pas longtemps.
krieg und frieden est un album qui prend son temps, qui s’écoute loin de tout et de tous. il fait parti de ces albums qui prennent leur temps pour s’imposer mais qui le font avec ingéniosité, donc il vous faudra être patient.
les titres PV#6 et a violent sky#10 sont à découvrir ci-dessous.
samedi 14 mai 2011
Résumé des épisodes précédents 3
Publié par
dataichi
Libellés :
dub step,
electronica,
hard-core,
metal,
post rock
Wagawaga - Hyper typewriterBin voui, alors moi avec un nom comme ça je fais quoi ? bin j'écoute ! Et je tombe sur un machin ludique qu'on dirait qu'il est tout fait à la 303, une sorte d'Analord / Sharepusher 90's avec l'humour en plus. Une petite perle bien plus riche qu'il n'y parait avec toutes ses variations de tût-tût / pouet-pouet. ça se passe chez Acroplane, visiblement le disque précédent aussi vaut le coup. Sharkioza, rien que pour toi, voilà Kitchqoorredux :
wAgAwAgA - Kitchqoorredux (192k clip) by Acroplane
Isis - oceanicParce que si, quand même faut que j'en dise un mot. Oui je sais le disque est sorti en 2002, mais j'en ai marre d'écouter en boucle 3 disques de Cult of Luna, et dans ma quête de palliatif j'ai trouvé Isis. Vu que j'échoue systématiquement à apprécier Neurosis même quand ils sont produits par Albini, faut bien que je me résigne. Vous l'aurez compris on parle de post hardcore, tempo lent, titres longs, nappes de guitare, longs passages instru crescendo qui débouchent sur une voix de bûcheron. J'aime pas tous les disques d'Isis, mais celui là, Celestial et Panopticon surtout. Après 2006 on sent une envie d'ajouter du Tool dans la recette notamment avec un son de basse qui fait tilt, et parfois on dérape avec des claviers pourris qui donnent un faux côté black metal, beurk. Faut donc trier. Tennez, voici So did we tiré de Panopticon, passées les 30 premières secondes c'est du jazz.
Amon Tobin - IsamDécidément chez Ninja Tune ça translate côté dubstep. Bon vous me direz, apres les collaborations de Tobin avec Eskmo (Eskamon - Fine objects) le son ce cet Isam n'est pas très surprenant. On dirait même que l'artiste y trouve un second souffle. Enfin sur la moitié des titres, ceux qui ont une mise en scène. Les autres sont malheureusement comme des sacs dans lesquels Amon Tobin aurait jeté ses beats en vrac façon Autechre de la dernière décennie. Allez on retiendra tout de même Lost & found pour illustrer la partie mélodique.
Prefuse 73 - The only she chaptersUne fois de plus et comme son collègue du dessus, Prefuse 73 nous pond un disque qui n'est pas toujours de la musique. Ce qu'on nous donne à entendre ici est un ensemble de paysages musicaux, et c'est bien connu, tous les paysages ne sont pas beaux. Oui, bon, comme on disait avec un ami cette semaine, Kandinsky c'est peut-être génial, mais j'en voudrais pas dans mes chiottes. Même s'il y a écrit Warp dessus. Les obtus trouveront The only she chapters chiant comme la mort, les snobs s'en serviront pour se faire mousser, mais rassurez vous, l'immense majorité des gens continuera à s'en foutre. Allez on écoute Hand to hold et on s'en va.
Foo Fighters - Wasting lightJme fais du mal là... Qu'y a-t-il à attendre de ce disque ? Comment j'ai réussi à conserver une si bonne image de Dave Grohl ? Surement parce qu'il m'amuse beaucoup, mais faut avouer qu'il y a longtemps qu'il n'a pas fait grand chose de valable. Ce Wasting light n'y changera rien malgré Rope et sa structure intéressante ou White limo et sa tentative d'ajouter du lourd, on reste globalement dans la niaiserie rock Mtv compatible (Alandria en version néo FM), avec des plans déjà disponibles dans toutes les tailles et toutes les couleurs. Mon dieu qu'un disque comme ça doit être chiant à composer et à jouer... A moins d'avoir passé ces 20 dernières années sur mars, vous avez déjà entendue chaque note de ce disque, ne perdez donc pas votre temps.
samedi 12 mars 2011
Mogwai - Hardcore Will Never Die, But You Will
Publié par
dataichi
Libellés :
post rock

Je ne pensais pas dire du bien un jour d'un disque de Mogwai, ni perdre mon temps à poster dessus. Je n'aimais pas assez et ne détestais pas assez non plus, je n'ai jamais réussi à rentrer dans leur univers que je trouvais trop gnangnan. Pourtant je pence pas mal du côté post rock, mais Mogwai je pouvais pas. Je suppose que les fans n'aimeront pas ce disque puisque j'y adhère et même completement.
Hardcore Will Never Die, But You Will. Un titre qui sonne comme un doigt d'honneur, ça commence bien. On est toujours dans le post rock un brin mélancolique voire nerveux et seuls certains morceaux sont chantés avec une voix synthétique. Plus que par le passé j'ai l'impression, Mogwai maitrise l'orchestration qui va crescendo pour atteindre le coït au bout de 5 minutes de structures simples ou plus complexes. Les arrangements se font plus électroniques mais c'est toujours la guitare qui tient le premier rôle. Certains titres sont carrément péchus (Rano Pano, San Pedro) voire lourds sur You're Lionel Ritchie où l'on frise le drone à la Earth, ce qui n'est pas pour me déplaire. Cette fois peu de plans piano / banjo. On entend juste du piano sur Letters to the metro.
J'ai cru que ce disque m'ouvrait la porte de la discographie de Mogwai, mais ce septième album est à part. En tout cas il se placera certainement dans les meilleurs albums de l'année en ce qui me concerne.
Les dates de la tournée sont là, vous verrez qu'ils passent sûrement pas loin de chez vous.
jeudi 10 mars 2011
Hebdromadaire #17 (1011) - Glassjaw "Our Colour Green" EP
Publié par
Mr Whistlewolf
Libellés :
glassjaw,
hard-core,
Hebdromadaire,
post rock
Glaasjaw a pondu en janvier un petit bijou d'EP 5 titres "Our Colour Green" regroupant divers singles enregistrés ces dernières années suite à leur reformation de 2005.
C'est du pur Glassjaw, dans la lignée de "Everything You Ever Wanted to Know About Silence"(2000) & " Worship and Tribute" (2002) et leur post-hxc trippant.
Ca hurle, ça chuchote , ça crie , ça chante , ça part dans tous les sens, "eargasm" garanti.
Mention à Jesus Glue, on dirait du Deftones façon Adrenaline a la sauce Glassjaw, bref que du bon.
Tracklist

01 - All Good Junkies Go To Heaven
02 - Jesus Glue
03 - Natural Born Farmer
04 - Stars
05 - You Think You're (John Fucking Lennon)
dimanche 21 novembre 2010
Narrow Terence + Moriarty - 12/11/10 au Chato'do de Blois

C'est à la suite d'un heureux concours de circonstances que je me suis retrouvé le 12 novembre au Chato'do de Blois bardé de père et mère, oncles et tantes, cousines et petits cousins. Le crachin à l'horizontale nous rince gentiment avant l'ouverture des portes, et assez vite nous découvrons Narrow Terence, le groupe de première partie que je ne connais pas et après lequel je bougonne déjà, "gnagna j'espère qu'ils vont pas jouer une heure les ptits jeunes, je suis pas venu me fader le tremplin local, gnagnagna". Hébin figurez-vous que je suis bien content d'être tombé sur eux, à tel point que je me suis rué sur leur CD Narco Corridos à la fin du set.

Au début je pensais à Rien. Non pas à rien, à Rien, le groupe post rock dont on vous a déjà parlé. Puis j'entends la voix rauque du chanteur façon Tom Waits, une ambiance western délavé, des relents de Mark Lanegan, un rythme et un son stoner à la Queens of the Stone Age, des passages post rock et folk, bref tout ce qu'il faut. J'ai même entendu Nick Cave rôder dans les environs. Les musiciens s'échangent les instruments, le chanteur / guitariste passe à la batterie pour les morceaux qui cognent, et quel résultat ! les breaks nirvanesques sont efficaces, tout le monde joue parfaitement ensemble, et un son de gratte que j'aurais adoré retrouver sur l'album, le son gras ultime. Un coup d'œil dans le public : ah ça le fait pas. Bin non, les gens sont venus voir Moriarty dans un genre bien plus présentable. On va pas dire "groupe pour bobos" mais on va le penser très fort. Donc là, les gros plans gras de Narrow Terence, avec sa voix de bûcheron, ça passe moyen. Oncles, tantes, père et mère en prennent plein les feuilles sans demander leur reste, je ne puis réprimer une seconde et demie de jubilation. "Ah oui, désolé on est nés dans les années 90" s'excuse le chanteur, ce qui est faux mais situe bien la période de leurs influences. Quoi qu'il en soit, jetez vous sur le génial Narco Corridos, en plus dedans ya des violons gratuits que j'ai pas eu sur scène. Sur Deezer c'est par là.
"Cave in Hell" by Narrow Terence from Le COL ROSE on Vimeo.

Ensuite vient Moriarty, bien plus consensuel, pas un cri, tout va bien se passer. Je suis pas leur plus grand fan, leur album n'est pas désagréable, mais je n'ai pas dû l'écouter plus de 3 fois. Mais c'est sur scène qu'il faut les voir. Avant de m'embourber dans une description, imaginez ça en costume dans une petite sale :
Le tout mis en scène façon pièce de théâtre. Miam. Super ambiance, contrebasse et accordéon, batteur blagueur et surdoué, harmonica, mini guitare électrique fouettée à coups de cravate. Tout le monde est très content, passe un bon moment, tatas et tontons dodelinent gaiement de la tête.
Puis viennent les deux titres que l'on entend en radios, là c'est la folie, la foule reprend religieusement les paroles en yaourt, c'est beau un peuple en communion. Pour la faire courte, Moriarty c'est sur scène que ça se passe, d'ailleurs sur l'album on imagine pas la présence et le charisme de Rosemary Standley au chant. Surtout dans sa robe rouge tous seins dehors.
Alors bon tout ça c'est très bien, mais si je dois faire un bilan je ne dois pas oublier, outre qu'une fois de plus le connard bourré de la salle était pour bibi, je suis resté debout sur mes vieilles cannes plus de 3 heures, j'ai choppé un mal de dos qui m'a suivi 3 jours et j'ai pas bu une mousse. Pourquoi ? Ah mais j'ai des principes moi ma bonne dame. Figurez-vous qu'après 5 minutes de queue au bar on m'a envoyé prendre un gobelet en plastoc 1€ en consigne sans lequel on ne me verserait pas un goutte. Non mais je rêve là, c'est une blague ? Vu la tronche du barman, non c'est même pas pour déconner. Putain faut vraiment aimer la musique pour aller voir des concerts en 2010...
dimanche 26 septembre 2010
Colour Haze
Publié par
dataichi
Libellés :
indie,
post rock,
progressive rock,
psychedelic,
rock,
sludge,
stoner

(Attention là ya du gros)
En 15 ans, le trio a exploré à peu près toutes les possibilités offertes par le stoner. Des débuts proches de Black Sabbath, du stoner cérébral (l'anti Fu Manchu quoi), du rock psychédélique 70's (Santana), du krautrock, du jazz rock, du pur blues, du post-rock et parfois des tempêtes sludge à faire trembler les murs. Chacun de leurs 9 albums piochent dans ces ingrédients en différentes proportions pour un résultat toujours édifiant.
Ce post sur Color Haze, ça fait un moment qu'il est sur ma to do list et que je sais pas comment m'y prendre. Déjà, faut savoir qu'ils sont loin de Sky Valley, temple du stoner. Color Haze est un groupe munichois, après les italiens d'Ufomammut ça fait deux gros coups de cœur européens à la suite. Ensuite, faut pas avoir peur de la voix parfois très 70s et des morceaux de 10 minutes. Certains s'en tiennent à 4 minutes 30, mais on trouve tout de même un Peace, brothers & sisters ! qui fait 22 minutes sur le fantastique album éponyme de 2004.
Allez on se met Love du même album, un bon aperçu de ce qu'ils proposent :
Oh yeah baby :)
Voilà leur disco, faites moi plaisir d'écouter au moins les 4 derniers albums, moi ça a changé ma vie.
Colour Haze - 1995 - chopping machine

Colour Haze - 1998 - seven

Colour Haze - 1999 - periscope
Colour Haze - 2000 - CO2

Colour Haze - 2001 - ewige blumenkraft
Colour Haze - 2002 - los sounds de krauts
Colour Haze - 2004 - colour haze
Colour Haze - 2006 - tempel
Colour Haze - 2008 - all
Après ça les autres groupes stoner font bien fades, j'en trouve pas un pour tenir la comparaison. Ya tout ce que je cherche là dedans. Quel son de guitare gras ! Quelle délicatesse à la batterie ! Et ces longs morceaux instrumentaux où c'est la guitare qui chante, des moments de calme suivis de grosses montées, une pure merveille. Voilà c'est avec Color Haze que cesse ma recherche du groupe de stoner absolu, je vais m'arrêter là un moment, profiter de la vue, planer un peu en regardant le plafond et ouvrir une bière. La vie est simple parfois.
samedi 25 septembre 2010
klaxons - surfing the void
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica,
post rock
au début je croyais juste que c'était une blague. une info erronée comme il y en a tant sur le net.
mais non après moultes recherches et recoupages, j'ai bien du y croire.
ross robinson himself produit le dernier album des klaxons surfing the void.
alors d'un côté on a les klaxons dont le premier album myths of the near future en 2007 a propulsé le groupe en haut des charts britannique avec sa musique neu-rave.
la neu-rave est un mélange d'électronique, de new-wave et de rock que le groupe rehausse pour sa part de post punk sur-vitaminé.
de l'autre on a juste le mec qui produit une multitude d'albums que j'écoutais il y a 15 ans.
ce monsieur, en gros, a sa place à côté de steve albini au panthéon des producteurs émérites des années 90.
donc entres autres il a produit quelques korn, adrenaline de deftones, roots de sépultura (il est même co-batteur sur l'incroyable ratamahatta), the burning red de machine head, e-lux de human waste project, slipknot et j'en passe. et cela jusqu'à ce que nos routes se séparent dans les années 2000, pour se retrouver aujourd'hui avec les klaxons, un groupe de jeune anglais propres sur eux à des années lumières du métal post 2000.
leur premier album était explosif, haut en couleur, fourre tout, un peu trop par moment. avec ce nouvel opus, il y a une véritable avancée dans leur musique, et ross ne doit pas être étranger.
un vrai bol d'air frais, j'aurais été déçu de retrouver un album similaire au premier. bien que part moment et notamment avec surfing the void#3 on entend des similitudes avec myths of the near future et pour le cas présent atlantis to interzone.
surfing the void reste très marqué klaxons donc, on sent bien l'influence de son grand frère, la côté fourre tout avec une multitude de samples additionnés pas toujours sur le même tempo. cette fois-ci l'électronique est beaucoup moins présente, ils ont enregistré cet album à l'ancienne, avec de vrais instruments.
du coup ce titre (je parle encore de surfing the void#3) ressemble à s'y méprendre, et c'est flagrant sur l'intro, à un titre des arctic monkeys et ce n'est pas pour me déplaire d'entendre ce son que les singes ont laissé tomber sur leur dernier album.
pour résumé, au revoir la hype, le bidouillage et les effets électroniques, bonjour le son gras, plus noisi, voire métaleux.
les meilleurs titres se trouvent à la fin, donc il va vous falloir écouter cet album en entier. voici cypherspeed#10, comme ça si vous n'accrochez pas, vous pourrez passer à autre chose directement.
mais non après moultes recherches et recoupages, j'ai bien du y croire.
ross robinson himself produit le dernier album des klaxons surfing the void.
alors d'un côté on a les klaxons dont le premier album myths of the near future en 2007 a propulsé le groupe en haut des charts britannique avec sa musique neu-rave.
la neu-rave est un mélange d'électronique, de new-wave et de rock que le groupe rehausse pour sa part de post punk sur-vitaminé.
de l'autre on a juste le mec qui produit une multitude d'albums que j'écoutais il y a 15 ans.
ce monsieur, en gros, a sa place à côté de steve albini au panthéon des producteurs émérites des années 90.
donc entres autres il a produit quelques korn, adrenaline de deftones, roots de sépultura (il est même co-batteur sur l'incroyable ratamahatta), the burning red de machine head, e-lux de human waste project, slipknot et j'en passe. et cela jusqu'à ce que nos routes se séparent dans les années 2000, pour se retrouver aujourd'hui avec les klaxons, un groupe de jeune anglais propres sur eux à des années lumières du métal post 2000.
leur premier album était explosif, haut en couleur, fourre tout, un peu trop par moment. avec ce nouvel opus, il y a une véritable avancée dans leur musique, et ross ne doit pas être étranger.
un vrai bol d'air frais, j'aurais été déçu de retrouver un album similaire au premier. bien que part moment et notamment avec surfing the void#3 on entend des similitudes avec myths of the near future et pour le cas présent atlantis to interzone.
surfing the void reste très marqué klaxons donc, on sent bien l'influence de son grand frère, la côté fourre tout avec une multitude de samples additionnés pas toujours sur le même tempo. cette fois-ci l'électronique est beaucoup moins présente, ils ont enregistré cet album à l'ancienne, avec de vrais instruments.
du coup ce titre (je parle encore de surfing the void#3) ressemble à s'y méprendre, et c'est flagrant sur l'intro, à un titre des arctic monkeys et ce n'est pas pour me déplaire d'entendre ce son que les singes ont laissé tomber sur leur dernier album.
pour résumé, au revoir la hype, le bidouillage et les effets électroniques, bonjour le son gras, plus noisi, voire métaleux.
les meilleurs titres se trouvent à la fin, donc il va vous falloir écouter cet album en entier. voici cypherspeed#10, comme ça si vous n'accrochez pas, vous pourrez passer à autre chose directement.
vendredi 10 septembre 2010
Ufomammut
Publié par
dataichi
Libellés :
metal,
post rock,
psychedelic,
sludge,
stoner

Ufomammut. Le nom annonce la couleur. avec un nom pareil, faut que ça soit lourd, et que ça vienne d'ailleurs. Ufomammut, c'est l'anti funk, le tueur de groove. Entendons nous bien, le groove c'est cool, mais pas là. C'est hors sujet. Il y a un temps pour tout, et ya pas écrit Infectious sur la pochette. Donc Ufomammut, c'est lourd, lent, long, répétitif, et c'est beau. Un exercice balisé dans lequel il est difficile de se réinventer, une contrainte qu'il doit être dur de s'infliger. Mais j'aime le principe. Le minimalisme appliqué au post hardcore (avec un pointe de sludge et de doom peut-être), le Cult of Luna sans les envolées lyriques et les fioritures. Je sais pas pourquoi, je pense aussi parfois aux côtés sombres de Melvins. On peut sombrer sans un soupçon de culpabilité, pas un seul plan too much à l'horizon. Son de guitare gras, grave, voix lointaine, abyssale. Il a quelque chose de monacal dans ce renoncement. Il y a 3 ans je n'aurais trouvé aucun intérêt à ces albums. Et là je suis en admiration devant les univers dans lesquels je me laisse entrainer. Des univers peints avec trois fois rien. Le voyageur imprudent devra se débarrasser au préalable de toute impatience. S'abandonner au temps. Tout comme CoL parfois, Ufomammut a le don de tout annihiler autour de lui et je traverse des périodes où je suis incapable d'écouter qui que ce soit d'autre. Leurs albums ont peu de titres, et il y a une raison. C'est que parfois un titre peut durer un bon moment. D'aucuns diront que si c'est pour répéter à l'infini un rift en infra basse, what's ze point ? Bin justement, la beauté du geste. J'éprouve un certain respect pour les compositeurs qui font preuve d'une telle retenue. Ajoutez à cela les splendides illustrations de Malleus qui ornent chacun des albums de ces italiens, ça donne une recette qui a tout pour (me) plaire. Ça s'écoute comme du Dead Can Dance, c'est psychédélique, hypnotique, voilà bien longtemps que j'étais pas tombé sur une perle pareille.

C'est par le haut qu'il faut plonger dans leur discographie en commençant par Eve, le petit dernier (2010) qui possède un charme hitchcockien avec une production assez facile d'accès. Part I commence par 3 "Proum" avec un "P" majuscule, comme pour annoncer le début de la séance avec un morceau de 14 minutes. Voilà Part III un peu plus bas. Chaque album précédant vous emporte un peu plus bas.
En 2008 est sorti Idolium, une autre perle noire. Un peu plus obsessionnel, plus épuré, un son de basse d'outre tombe, un disque propice à la contemplation de paysages désolés. On remarquera aussi quelques entorses à la lenteur et un peu de chant féminin (Ammonia) qui donne une tout autre dimension au trio.
La perle revient selon moi à l'album réalisé conjointement avec Lento en 2007 (Supernaturals: Record One), dont il faut que je me dépêche d'explorer la discographie. Ce disque est moins sombre, plus facile à écouter, c'est par là que j'ai abordé l'univers d'Ufomammut.
la descente aux enfers se poursuit avec Lucifer Songs en 2005, Snailking en 2004 et Godlike Snake en 2000.
Une expérience à ne pas rater, encore faut-il y être préparé.
Sachez qu'ils passent en concert en France en octobre, et pas une date à Paris, c'est bien ma veine...
6th. GRROUND ZERO – Lyon
7th. LE BALOARD – Montpellier
9th. LE BAROUF – Cholet
10th. LE FERRAILLEUR – Nantes
mardi 15 juin 2010
Talk Talk - Spirit of Eden

Ouais alors je sais, chroniquer un disque de Talk Talk alors que je me la joue underground tout le temps c'est prendre des risques inconsidérés. Mais justement, je compte bien retourner la situation à mon avantage.
Talk Talk pour nous c'est surtout des tubes radio qu'on nous a passés en boucle pendant 20 ans : Such a shame (1983) ou It's my Life (1984), et qui servaient à à emballer de la working girl avec une choucroute sur la tête. Such a shame ? mais siiii, la pub pour la Pigeot 205 ! Allez je n'y résiste pas :
Ah ouais quand même. Mais pourquoi on en parle me direz-vous. Bin il se trouve que Talk Talk est un bel exemple de groupe broyé par la célébrité et sa maison de disques. Lassés par les disques pop et les synthétiseurs, Mark Hollis, Paul Webb et leur troupe prennent un virage qui ne sera pas du goût d'EMI, surtout en 1988 lorsque Spirit of Eden est sur le pont d'atterrir dans les bacs. L'album est composé de 6 titres entre 5:24 et 8 minutes, autant dire que le format radio n'est pas respecté. L'album est à dominante post rock, très lent, issu de sessions d'impro mixées et à des années lumières de l'image qu'ils s'étaient construite jusqu'ici.
On reconnait la voix de Mark Hollis, on aime ou on aime pas, j'avoue qu'il m'a fallu un peu de temps pour me débarrasser de cet arrière gout de Such a Shame. Au moment de la sortie du disque, EMI essaie de faire de I Believe In You un single comme à la bonne époque. Le titre est charcuté et remonté contre l'avis du groupe, on tourne un clip, et l'album fait un bide commercial retentissant. Normal, il est très bon, le Talk Talk de Spirit of Eden n'a plus rien à voir avec ce qu'ils étaient 5 ans auparavant. Suite à ça, pas de tournée, période difficile et relations tendues avec la maison de disques qui finit par sortir deux compilations, dont une de remixes dance qui fera vomir le groupe, puisque produit sans leur accord. Procès avec EMI, split du groupe, la totale. On retrouvera toutefois le bassiste Paul Webb (sous le nom de Rustin Man) aux côtés de Beth Gibbons (Portishead) sur l'album Out of Season, et le chanteur Mark Hollis dans le collectif UNKLE sur Psyence Fiction.
Alors ce disque n'est peut-être pas le meilleur du genre, mais on peut tout de même saluer la volonté du groupe de s'accomplir en tant qu'artistes quitte à remettre en jeu sa base de fans (donc son gagne pain). On peut aussi saluer la fantastique ambiance de Spirit of Eden, un disque qui sonne étonnamment d'actualité.
samedi 15 mai 2010
Rien - 3
Publié par
dataichi
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instrumental,
post rock,
rock
Rien, groupe de post rock français que j'avais découvert avec le phénoménal " il ne peut y avoir de prédiction sans avenir" nous revient avec "3", premier EP d'une trilogie sans nom si l'on en croit le site de l'Amicale Underground. Vous pouvez y télécharger gratuitement et légalement ce nouveau monument, si ce n'est pas déjà fait procurez vous aussi les précédents, c'est énorme. Un univers à la Grails en plus léger, mâtiné de western spaghetti, un très beau voyage une fois de plus.
lundi 15 février 2010
Zelienople - Give it up

Parfois dans un disque, le silence est important. Ce qui n'est pas dit a autant d'importance que ce qui l'est. Zelienople nous offre un disque énigmatique à l'image de son artwork, avec une voix en écho, des accents de post rock à la sauce drone, et un tempo d'une lenteur rarement atteinte. N'attendez pas que ça démarre, ça ne démarre jamais. L'extrême à l'envers. On peut s'interroger sur l'intérêt d'un tel exercice, mais à l'écoute, il faut bien avouer que cette musique exerce une fascination ensorcelante. Pas l'album de l'année, mais une expérience digne d'être vécue.
samedi 30 janvier 2010
The Kilimanjaro Dark Jazz Ensemble - Here Be Dragons

The Kilimanjaro Dark Jazz Ensemble qu'on a pu croiser aussi sous le nom de The Mount Fuji Doomjazz Corporation ne vous trompe pas sur la marchandise. Il y a du jazz et c'est dark. Alors si vous avez un coup de mou, passez votre chemin. Rien dans cette perle noire ne vous remontera le moral. La beauté des cordes, la délicatesse des percussions, et une production bien dosée permettent à ces hollandais de construire un univers dans lequel l'auditeur sombre sans espoir de retour. L'acoustique est parfois accompagnée d'éléments indus, electro et post rock, mais toujours en retrait. Ajoutez à cela une délicate voix féminine et on obtient un résultat qui évoque Portishead dans la mélancolie, la noirceur et la beauté. Et cet artwork digne de Le Caravage...
Ci-dessous, Embers, un des plus beaux titres de l'album et un des plus faciles à isoler du reste. Mais ce disque s'écoute en entier et de nuit de préférence.
dimanche 8 novembre 2009
The poison arrows - First class, and forever

Quel talent mes amis ! Quelle classe ! The poison arrows m'a fait un effet dingue. C'est très 90's, à base de Girls against Boys (voix) et Sonic Youth, et un poil de math grâce à Patrick Morris ancien bassiste de Don Caballero (sur What burns never returns). L'ambiance est immersive, très crédible, le sujet est maitrisé à merveille. En parlant de merveille, Future Wine :
Notez aussi la présence de Justin Sinkovich de Atombombpocketknife, autre facette de ce trio de Chicago.
Tweak Bird - Reservations
Au rayon stoner cette semaine, l'excellent duo Tweak Bird qui nous sert du rock psyché qui sent les dessous de bras. Fantastique album que ce Reservations paru l'an dernier. Le duo batterie / guitare (ampli basse) ne réinvente rien, mais quelle énergie ! Gros coup de cœur.
vendredi 16 octobre 2009
aMute - infernal heights for a drama
Publié par
Anonyme
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electronica,
folk,
indus,
post rock
la voilà la pépite de l'année et elle nous vient droit de belgique (ils sont de plus en plus fort ces belges, merci bien).
donc sortez vos oreilles de professionnel ça va débuter dans quelques secondes, c'est bon tout le monde est prêt, on y va.
troisième opus de aMute donc, et virage net à ce qu'il parait, jérôme deuson s'est pour cette fois associé avec d'autres musiciens, fini les guitares samplées seul chez lui sur son laptop.
infernal heights for a drama est un album difficilement classable, mais on peut dire que l'album se situe entre rock psychédélique et indus névrosée, sans oublier des brides de folk et d'électronique qui entrent également en jeu, son laptop n'est jamais très loin à vrai dire.
c' est un album assez sombre porté par de belles mélodies très aériennes. c'est beau, c'est noir, étouffant, angoissant, bref c'est l'album qu'il ne faut surtout pas manquer.
aMute n'a pas choisi la facilité avec infernal heights for a drama, on sent bien tout le travail derrière, le thème général est le rock soit, mais on retrouve beaucoup d'ambiances diverses misent bout à bout, cela amène beaucoup de la variété et des titres dépassants allègrement les 5 minutes.
pour l'album en lui même après une intro au clavier désaccordé relevé d'un sample aux effets ambiants bien qu'en retrait, aMute entre dans le vif du sujet avec may faint#2.
vous pouvez écouter ce titre sur leur mysapce. l'intro est vaporeuse jusqu'à ce que la guitare noisy n'entre en scène, c'est enfin au tour du laptop d'inviter toutes sortes de petits bruits. subtiles entrelacements de voix lancinantes et d'effets planants que les rifts de guitares ne cessent de trancher.
c'est véritablement entêtant, et oui une certaine ombre de trent plane par là, et le fait que the downward spiral soit l'album préféré de monsieur deuson explique un peu cela (voir la référence).
bref je n'ai pas besoin d'en dire plus, les titres ne sont pas tous comme celui, d'autres explorent des terrains plus folk mais toujours psyché, le tout rehaussé d'ambiant, le décors est posé.
jetez vous sur tous les titres, ils visitent pas mal d'univers différents, mais cela reste véritablement attachant, une musique inventive car même si on ressent les influences il n'y a jamais de plagiat, encore bravo, et puis ça fait plaisir de voir des gars de mon age avec pas mal de similitude dans les références musicales, j'ai d'ailleurs acheté l'album.
vive la belgique, quand on voit ce qui se passe de l'autre côté de la frontière, on a de quoi être jaloux, à la semaine prochaine avec le nouvel album de johnny, ça va déménager.
avant de vous quitter voici voici begone#9, je n'ai trouvé qu'un titre sur le net, c'est maigre, c'est pas mon titre préféré mais c'est toujours ça.
donc sortez vos oreilles de professionnel ça va débuter dans quelques secondes, c'est bon tout le monde est prêt, on y va.
troisième opus de aMute donc, et virage net à ce qu'il parait, jérôme deuson s'est pour cette fois associé avec d'autres musiciens, fini les guitares samplées seul chez lui sur son laptop.
infernal heights for a drama est un album difficilement classable, mais on peut dire que l'album se situe entre rock psychédélique et indus névrosée, sans oublier des brides de folk et d'électronique qui entrent également en jeu, son laptop n'est jamais très loin à vrai dire.
c' est un album assez sombre porté par de belles mélodies très aériennes. c'est beau, c'est noir, étouffant, angoissant, bref c'est l'album qu'il ne faut surtout pas manquer.
aMute n'a pas choisi la facilité avec infernal heights for a drama, on sent bien tout le travail derrière, le thème général est le rock soit, mais on retrouve beaucoup d'ambiances diverses misent bout à bout, cela amène beaucoup de la variété et des titres dépassants allègrement les 5 minutes.
pour l'album en lui même après une intro au clavier désaccordé relevé d'un sample aux effets ambiants bien qu'en retrait, aMute entre dans le vif du sujet avec may faint#2.
vous pouvez écouter ce titre sur leur mysapce. l'intro est vaporeuse jusqu'à ce que la guitare noisy n'entre en scène, c'est enfin au tour du laptop d'inviter toutes sortes de petits bruits. subtiles entrelacements de voix lancinantes et d'effets planants que les rifts de guitares ne cessent de trancher.
c'est véritablement entêtant, et oui une certaine ombre de trent plane par là, et le fait que the downward spiral soit l'album préféré de monsieur deuson explique un peu cela (voir la référence).
bref je n'ai pas besoin d'en dire plus, les titres ne sont pas tous comme celui, d'autres explorent des terrains plus folk mais toujours psyché, le tout rehaussé d'ambiant, le décors est posé.
jetez vous sur tous les titres, ils visitent pas mal d'univers différents, mais cela reste véritablement attachant, une musique inventive car même si on ressent les influences il n'y a jamais de plagiat, encore bravo, et puis ça fait plaisir de voir des gars de mon age avec pas mal de similitude dans les références musicales, j'ai d'ailleurs acheté l'album.
vive la belgique, quand on voit ce qui se passe de l'autre côté de la frontière, on a de quoi être jaloux, à la semaine prochaine avec le nouvel album de johnny, ça va déménager.
avant de vous quitter voici voici begone#9, je n'ai trouvé qu'un titre sur le net, c'est maigre, c'est pas mon titre préféré mais c'est toujours ça.
mardi 1 septembre 2009
no deachunter
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica,
post rock
Comme son nom l'indique difficilement, no deachunter est la rencontre du guitariste de no age, de dan deacon et de deerhunter. je vous arrête tout de suite, ne chercher pas d'album, cette association ne se produit que sur scène et uniquement aux états-unis. l'idée générale est de prendre des titres de chacun d'entre eux et de les arranger une fois sur scène à un ou plusieurs.
l'artwork est signé lovefoxx de css et représente une mère donnant naissance à 8 enfants, soit les 7 membres du groupe et vous le 8ième si vous y collez votre tête, la classe!!
bon sur scène ça donne ça avec crytograms de deerhunter à l'origine.
en tendant bien l'oreille on s'y retrouve un peu, c'est un peu brouillon mais ça vaut le détour.
bon voici également la version de of the mountains. elle ne varie pas beaucoup de l'originale de dan deacon, mais j'adore cette chanson, donc je vous la colle en dessous.
l'artwork est signé lovefoxx de css et représente une mère donnant naissance à 8 enfants, soit les 7 membres du groupe et vous le 8ième si vous y collez votre tête, la classe!!
bon sur scène ça donne ça avec crytograms de deerhunter à l'origine.
en tendant bien l'oreille on s'y retrouve un peu, c'est un peu brouillon mais ça vaut le détour.
bon voici également la version de of the mountains. elle ne varie pas beaucoup de l'originale de dan deacon, mais j'adore cette chanson, donc je vous la colle en dessous.
jeudi 13 août 2009
l'homme puma - on remplace les yeux cassés
ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté un groupe français, et cela faisait encore plus longtemps que je n'avais pas écouté un groupe français de métal.
mais c'est fait, et me voilà reparti vers mes premières amours. l'homme puma est un groupe basique avec une ligne guitare basse batterie, mais avec en plus un peu d'électronique.. enfin parfois. de l'électronique racée, toute en apesanteur. l'album navigue d'ailleurs entre passages rudes et voluptueux, c'est en partie due au fait que l'album est entièrement instrumental.
seuls quelques textes tirés de films nous sortent de cette torpeur instrumentale, oui torpeur parce que sinon l'ambiance est un peu morose, mais qu'importe l'homme puma frappe juste et bien.
une chanson a écouter, catherine deneuve#6 on retrouve le combo gros son à base de batterie furieuse mais carrées, et moments calmes tout en retenu tout en montée qui ne demande qu'a exploser.
vous pouvez écouter 3 titres de leur nouvel album on remplace les yeux cassés sur leur myspace http://www.myspace.com/hommepuma
d'après ce que j'ai pu lire ici et là, leur ep de 10 titres de 2007 vaux vraiment d'y jeter une oreille. malheureusement je n'ai pas trouvé grand chose à vous mettre sous l'oreille.
en furetant mieux que moi vous pourrez en trouver ou peut-être même vous acheter l'album sur leur site, c'est par là.
mais c'est fait, et me voilà reparti vers mes premières amours. l'homme puma est un groupe basique avec une ligne guitare basse batterie, mais avec en plus un peu d'électronique.. enfin parfois. de l'électronique racée, toute en apesanteur. l'album navigue d'ailleurs entre passages rudes et voluptueux, c'est en partie due au fait que l'album est entièrement instrumental.
seuls quelques textes tirés de films nous sortent de cette torpeur instrumentale, oui torpeur parce que sinon l'ambiance est un peu morose, mais qu'importe l'homme puma frappe juste et bien.
une chanson a écouter, catherine deneuve#6 on retrouve le combo gros son à base de batterie furieuse mais carrées, et moments calmes tout en retenu tout en montée qui ne demande qu'a exploser.
vous pouvez écouter 3 titres de leur nouvel album on remplace les yeux cassés sur leur myspace http://www.myspace.com/hommepuma
d'après ce que j'ai pu lire ici et là, leur ep de 10 titres de 2007 vaux vraiment d'y jeter une oreille. malheureusement je n'ai pas trouvé grand chose à vous mettre sous l'oreille.
en furetant mieux que moi vous pourrez en trouver ou peut-être même vous acheter l'album sur leur site, c'est par là.
dimanche 2 août 2009
Sonic Youth - The eternal

Aux Arnokuptibles, la nouveauté on s'en fout un peu. La notion de nouveauté a finalement assez peu de valeur et n'a rien à voir avec l'intérêt d'une œuvre. Voilà une bonne excuse pour vous parler de disques des années précédentes, et à l'occase pour vous présenter une chronique avec quelques mois de retard. The eternal, j'aurais cru qu'Arnok l'aurait posté avant moi. Faut dire que j'ai tourné le disque dans tous les sens avant de me faire une idée (ou quelque chose d'approchant).
Que penser de ce nouveau Sonic Youth ? Après de nombreuses écoutes, impossible de retrouver ce qui a tant pu me faire vibrer chez les new-yorkais. Ou alors des bribes seulement, on s'en approche et ça disparait (anti orgasm).
Finalement, on peut prendre un raccourci en ce posant cette question : "Aurais-je aimé / écouté ce disque si ce n'était pas le dernier Sonic Youth ?"
Et c'est là que ça fait mal, puisque la réponse pourrait bien être "non". The eternal ne restera surement pas comme une pièce majeure de la discographie de SY, mais c'est pas grave. On prend quand même du plaisir. Comme dit Woody Allen "le sexe, c'est comme la pizza : quand c'est pas bon, c'est bon quand même". Et bin là c'est pareil. J'imagine qu'en entrant en studio, la bande ne devait pas avoir pour ambition de faire un album ultime, juste écrire et jouer quelques bons morceaux. De ce point de vue, mission accomplie. J'ai acheté ce disque les yeux fermés et je ne le regrette pas. Mais ça me donne envie de me remettre Dirty et Sonic Nurse.
jeudi 23 juillet 2009
Cougar - Patriot
Publié par
dataichi
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post rock,
rock
Ninja Tune, longtemps mon label fétiche avec Coldcut et Cinématic Orchestra pour ne citer qu'eux, subit une perte de vitesse depuis quelque temps semble-t-il. Je ne suis pas très au courant de ce qui se passe (quelqu'un pourra peut-être nous renseigner), mais le label ne sort plus grand chose d'étonnant ou d'enthousiasmant. Je suis pas très client de Big Dada et de leur gros hip hop qui tache. Je reste sur Roots Manuva.Bref, après un Yppah et son très sympathique They know what ghost know, Ninja Tune continue dans le rock / math rock / electro et nous propose les ricains de Cougar, conjointement avec le label Conter Records. Enfin, ça fait du bien d'être surpris. Puissance, grandes envolées, beats variés et que de l'instrumental.
Pas grand chose à dire de plus, c'est du très bon. A écouter absolument.
dimanche 14 juin 2009
Sonic Youth @ Letterman Late Show
En attendant la chronique du disque, voilà un extrait de The Eternal chez David Letterman. Le 16ème album studio de Sonic Youth mérite une écoute plus approfondie, le plaisir est moins immédiat que pour Sonic Nurse. Thurston Moore, Kim Gordon et sa troupe fêteront bientôt 30 ans de service mais ils méritent toujours leur nom, sans aucun doute.
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