Affichage des articles dont le libellé est folk. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est folk. Afficher tous les articles

vendredi 29 mars 2013

wooden wand - blood oaths of the new blues


rha faut s’occuper de tout en ce moment, et notamment du dernier album wooden wand. un album sorti en début d’année que j’avais mis de côté afin de pouvoir écouter des groupes plus connus, tout en espérant qu’il soit de mauvaise facture, ça me fera toujours de ça à chroniquer, rha faignantise quand tu nous tiens... et bien il n’en est rien et 2 mois plus tard, l’album n’a toujours pas pris une ride et reste un sommet de la folk. 

blood oaths of the new blues, que l’on pourrait traduire par croix de bois, croix de fer on s’ouvre la main, on mélange notre sang au nom du néo-blues et puis pour l’enfer on verra plus tard, ne signifie pas grand chose si on n’a pas été scout dans sa jeunesse. en plus il va de soit qu’un bon album de folk/blues transpire toujours les bonnes soirées communautaires assis autour d’un feu au beau milieu d’une forêt bien sombre. voilà le cadre est planté, vous n’avez plus qu’à vous laisser prendre au jeu.

j’aime la folk quand elle est simpliste, j’aime la folk quand elle vous prends au corps et j’aime beaucoup quand elle reste au final assez actuelle. j’aime aussi la folk quand elle revient d’outre tombe (cf timber timbre) ou quand elle est chantée d’une voie nasillarde (cf the tallest man on earth) mais c’est pas le sujet ici.

ils sont cinq et on entend tout au plus 3 instruments (voix comprise car oui ça compte bordel). alors il y a celui qui met l’ambiance avec sa guitare sèche, celui qui n’a pas peur de chanter et enfin celui qui fait les percussions, les deux autres doivent rouler les joints et allumer le feu je sais pas trop.

dans sa construction l’album est assez étrange, déjà les deux premiers titres font la moitié de la durée de l’album avec un premier titre no bed for beatle wand/days this long#1 de presque 12 minutes à lui tout seul. sinon ce titre est plutôt excellent et semble résulter de l’addition de deux chansons (déjà le titre donne un indice). car après une intro de trois minutes trente, tout semble enfin démarrer. la mélodie qui s’est déjà répétée vingt-huit fois en 210 secondes continue mais si la base ne change pas, tout semble pourtant différent, le titre retrouve un nouveau souffle et sans trop d'artifice wooden wand arrive à nous faire aimer ces presque 6 minutes ou tout se répète. le milieu du titre mute un peu, on sent bien que les choses ont changé, l’ambiance, elle, reste la même, à savoir une mélodie simple et une rythmique lente. c’est lent, contemplatif, et ça tourne en boucle puisque les dernières minutes sont les mêmes que les premières.

ça bouge pas beaucoup mais c’est beau et c’est peu de dire qu’on a eu le temps de se mettre dans l’ambiance. Le second titre outsider blues#2, le chef d’œuvre de l'album, a aussi une construction assez lente, il fleure, comme tout l’album, bon la nostalgie sans jamais y verser entièrement. ses mélodies sont simples, tournent en rond mais insufflent aux titres de belles émotions.



mais comme l’immobilisme n’est qu’un point de vue, dome community people (are good people)#3 vient bouleverser tout ce en quoi on croyait. sa guitare noisie et la durée du titre (1 minute trente) sont à l’opposé de ce qui nous a été proposé jusqu’à présent. dungeon of irons#4 laisse entrevoir des guitares électriques, les titres sont plus changeants et certains on même plus de corps, plus d’éléments, plus fourni quoi. et puis au milieu de ce dédale de saturation, on trouve southern colorado song#6. un titre une fois de plus magnifique, irréel, porté par les chœurs et sa guitare qui arrive enfin à l'apogée de ce qu’elle est capable de donner. (bon on l'entends moins sur la vidéo suivante puisqu'il manque les arrangements studio, mais c'est pas grave puisque que vous êtes déjà en train de charger cet album donc vous verrez forcement de quoi je parle).



wooden wand a au final son propre univers et ça s'entend. ce dernier n’est pas novateur mais ne fait jamais de la plagia.

samedi 23 février 2013

foxygen - we are the 21st century ambassadors of peace & magic

on ne va pas dire que les deux californiens sont restés bloqués dans les années 70’s mais à écouter leur musique et la vitesse à laquelle ils ont ingurgités toutes ces vieilles références, on peut se demander si ils ne roulent pas en delorean. Neuf titres et neuf ambiances changeantes, on y entends du dylan, beaucoup de stones, un peu de beatles (in the darkness#4) le tout à la sauce psychédélique, à croire qu’on est dans la factory de warhol (no destruction#2).

La structure même des titres est créative, elle n’est pas linéaire comme on en a l’habitude, et il arrive également qu’un titre ne s’attarde pas sur un rift, un refrain, une mélodie bien rodée, non les foxygen savent se mettre en “danger”. car même si les références en jettent plein la gueule ce n’est pas pour autant qu’il en sort forcement quelque chose de bon . et dieu (non pas trent, il a assez de boulot en ce moment avec le lancement de sa plate-forme de streaming nommée daisy, le nouvel album de how to destroy angels et une phrase mystérieuse qui pourrait en émoustiller plus d’un à savoir : “Nine Inch Nails are definitely back in action and working on new material”) donc dieu sait que ce we are the 21st century ambassadors of peace & magic est bon.

l’album est le gros coup de coeur de ce début d’année, il fleure la bonne humeur et la simplicité, s’assombrit parfois, part visiter la lointaine frontière de l’élitisme (bowling trophies#5) et revient bien vite à ce qu’il sait faire.... à savoir de la pop enjouée, un peu trop parfois et il m’arrive de vouloir zapper certains passages un peu trop mielleux. mais ce serait une grossière erreur car c’est sans compter sur leur formidable facilité à virer de bord sans avertir personne. et les changements de cap fond tout le sel de cet album qui va de surprise en surprise.

je ne sais pas quel titre vous présenter en particuliers, j’adore le début et la fin de l’album. mais s’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait we are the 21st century ambassadors of peace & magic#8 éponyme de l’album. avec son rock psyché sur le fil qui change d'ambiance plusieurs fois sans que l’on en soit perdu pour autant. une vraie pépite qu’il faut écouter.



dans un registre plus actuel, jonathan rado et sam france nous livrent aussi un très bon titre pop shuggie#6, single de l’album qui alterne entre passages psychédélique et hippie.

mardi 12 février 2013

elbow - dead in the boot

dead in the boot n’est pas un album a proprement parler, mais plutôt un recueil de face b allant du premier album (asleep in the back en 2001) au dernier en date (build a rocket boys! en 2011).
on revisite dans un ordre pas très chronologique les différentes tendances du groupe que démontre par la même qu’ils ne se sont jamais perdu, ni trop aventuré très loin aussi.

Les titres des premières heures sonnants folk et blues quand les derniers un peu plus expérimentaux sont plus tournés vers l’instrumentation et le chant. Il aurait d’ailleurs été dommage qu’ils n’aillent pas dans ce sens quand on connaît les limites extraordinaires de la voix de guy garvey. vous n’avez qu’à voir les sessions live pour vous en persuader. Cet homme a une voix de velours d’une intensité incroyable.

voici le titre whisper grass#1 et  un passage du magnifique love blown down#6 que je vous conseille chaudement d'écouter.





voilà un album qu’il est intéressant d’écouter afin de patienter en attendant leur prochain opus qui devrait sortir courant d’année et qui devrait se nommer lippy kids.

mercredi 10 octobre 2012

the tallesman on earth - there's no living now

quand jens kristian mattsson sort un nouvel album, there's no living now, ça sonne comme il faut, ni plus ni moins. une fois de plus l'homme le plus grand du monde joue l'évidence, l'évidence d'un album dans la lignée de the wild hunt de 2010, beau, vertigineux, introspectif, et qui à chaque titre nous berce avec son univers mélancolique.

the tallesman on earth enchaîne les albums avec une facilité déconcertante, ils se ressemblent forcement tous plus ou moins sans que toutefois il y ait quoi que ce soit à en redire, à croire qu'il a lui même inventé la musique folk. on en vient même à espérer qu'il ne fasse jamais évoluer sa musique (bon il est vrai qu'il n'a que trois albums à son actif, donc peut-être que dans 10 ans j'aurai changé d'avis, mais d'ici là!!).

donc je ne vais pas m'épiloguer sur ce there's no living now, car c'est  bien simple, si vous aimez cet artiste vous aimerez son dernier album.

le suédois revient avec ses balades et sa voix au fil du rasoir pour nous livrer 10 titres d'une grande beauté. et ce n'est pas avec 1904#4 que l'on pourra dire le contraire. le titre se caractérise une fois de plus par sa simplicité, et je me demande encore comment il fait.



et pour les deux du fond au cœur dur qui hésitent encore à se procurer l'album voici wind and walls#7. cet album est si touchant que ce serait un crime que de ne pas l'avoir dans sa bibliothèque. a bon entendeur.

lundi 1 octobre 2012

grizzly bear - shields

en 2004 grâce à horn of plenty et sa pop bricolée lo-fi, edward droste (multi instrumentiste, chanteur) et chritopher bear (batteur) avaient réussi à se faire remarquer pour signer chez warp leur premier album à quatre (avec chris taylor le bassiste producteur et daniel rossen le chanteur pianiste) enregistré chez la mère d'ed, yellow house qui sortira en 2006.
dès yellow house, déjà l'aspect amateur s'enrichissait pour prendre plus de profondeur et de formes. et depuis on a gardé knife, easier, little brother ou encore on a neck, on a spit pour ne citer que ces titres (j'aime aussi beaucoup plans et surtout le prenant colorado le dernier titre de l'album).


rien qu'avec ce génial petit album de 10 titres, grizzly bear s'est fait une petite réputation chez les professionnels. réputation que veckatimest confirmera en 2009. leur musique s'est encore étoffée, elle est devenue assez fournie, les arrangements sont simples, subtiles et leur musique à l'apparence si naïve se distingue par sa richesse sonore.
une fois de plus les titres références sont bel et bien présents avec notamment two weeks (et son clip flippant) chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvres qui sera repris maintes et maintes fois. grizzly bear démontre alors toute sa force d'écriture en plaçant la barre très haut.



trois ans après, le groupe est revenu le mois dernier avec son petit dernier shields. je vous l'annonce de suite, je tue le suspense dans l’œuf, j'évite de faire languir pour rien, enfin bon je vous l'annonce sans détour, s'il ne devait rester qu'un seul album cette année, ce serait celui-là.
une fois de plus l'album sonne comme évident et il devient clair que leur musique tient tout simplement du génie. j'en fais trop??? vous n'avez rien lu.
comme à chaque fois leur musique résonne, c'est simple, efficace et pourtant a y tendre bien l'oreille, on s'aperçoit du boulot effectué autour des titres. les arrangements sont exceptionnels, ils font évoluer l'album, masquent les changements de rythmiques (a simple answer#7), cadencent les contres-temps (sleeping ute#1), noient les décalages d'octave inférieure (the hunt#5), vous font passer du chaud au froid sans que vous ayez compris quoi que ce soit.
cet album est une nouvelle corne d'abondance, quand un titre se termine et vous laisse béat, un autre débute pour vous retournez la tête à vous en faire oublier le précédent.

shields tient son auditoire en haleine, sa lecture se fait en un souffle et nous force à une nouvelle écoute pour bien s'assurer que l'on ne vient pas de rêver.
les harmonies sont toutes en souplesse, élastiques, et semblent défier le temps. il est clair qu'on reconnaît l'ambiance de l'album précédent sans que cela ne soit réellement gênant. la griffe de l'ours est toute établie.
le plus admirable au final est que sans aller très loin, le quatuor trouve des sons jamais entendus, se renouvelle au final sans arrêt et nous livre à chaque fois des albums introspectifs qui resteront pour longtemps.

et puis qui d'autre utilise encore une clarinette basse. j'adore ce son, déjà foreground (le dernier titre de veckatimest) rendait toutes ses lettres de noblesse à cet instrument au son sourd qui donnent une volupté palpable aux titres.

alors quels titres écouter, franchement tous, il n'y a pas l'ombre d'une impasse à effectuer. il y a mille et un sons à découvrir ou redécouvrir, et pour vous en rendre compte, rendez vous avec half gate#9.
ce titre est puissant, haletant, la voix de daniel se marie de la meilleure façon à l'orchestration riche qui nous est présentée. le titre varie entre l'excitation d'une intro rythmée et la beauté d'un final grandiose que l'on sent monter petit à petit au fil du titre.
les accords de guitares portent la voix avant que le titre ne passe dans un autre registre avec ses violons minimalistes qui donnent pourtant beaucoup de corps au titre pendant que des voix sans forme amènent une touche de psychédélisme que l'on n'avait pas trop entendu jusque alors.



je ne résiste pas non plus à vous intégrer sleeping ute#1 en version live.



et comme je prends soin de vous, voici le titre foreground de l'album précédent dans une version acoustique qui me bluffe encore et toujours (en plus vous pourrez y voir à quoi ressemble une clarinette basse, jouée par chris sur la gauche et écouter la superbe voix d'ed).



il n'y a pas quoi!!!

jeudi 20 septembre 2012

here we go magic - a different ship

un petit virage et c'est reparti. le virage a été amorcé avec le génial ep january (sorti l'année dernière) délaissant les ambiances des premiers albums pour se concentrer sur un folk plus expérimentale, plus réfléchie, plus intello quoi.
à savoir qu'il est dur de conceptualisé un album, les here we go magic ont réussi là où beaucoup se sont plantés. a different ship n'est franchement pas facile à la première écoute, il est voire même presque repoussant.

ça semble terne et rien ne ressort du lot, oui et bien c'est sans compter sur le fait que vous allez écouter cet album plusieurs fois pour faire plaisir à tonton arnok.
car oui, au bout de plusieurs écoutes, il devient enfin clair que cet album tient plus du génie que des poubelles (et n'allait pas y voir une nouvelle attaque du dernier album de garbage, bien que cela fonctionne à merveille).

en fait cet album est chirurgical, oui je sais on parle plus de chirurgical pour l'électronique, mais ici ça marche aussi.
les titres plutôt épurés sur leurs débuts, amassent des sons, des échos, des chœurs, de nouvelles nappes qui viennent étouffer la musique brute originale. tout est fait avec mesure, pof un petit accord à contre temps ici, une mélodie légère par là, un boucle en fond tout du long.

hard to be close#2 démarre avec pour principaux instruments la voix de luke temple et la guitare folk qui amène sa mélodie avec légèreté. là si vous allez directement à la fin, la base de folk a été doublée, on entend des sons psyché qui sortent d'un peu partout.
le titre s'est créer en 3 minutes une vraie architecture progressive. et c'est pour tous les titres pareils, ils démarrent le plus simplement du monde pour finir copieusement.

le clip est sympa en plus.



on entend beaucoup de sons au final, certains furtifs, d'autres qui s'installent pour prendre le pas sur d'autres, la musique de ce different ship prend tout sa hauteur dans ses arrangements. et au final ça se savoure comme une nouvelle écrite en 5 tomes.
car quand vous vous régalez de hard to be close#2, vous savez que bientôt arrive i believe in action#5, titre changeant dont le début et la fin n'ont pas vraiment de lien. et tout ceci se fait sans que l'on en s'en rende vraiment compte, c'est fort.

et l'album peut alors donner tout ce qu'il a, de la pop folk bien terre à terre, au psyché total qui nous enivre et tout ça sur un seul et même titre à l'instar de made to be old#7.
non vraiment cet album est une réussite, assez difficile d'accès et faite pour les gens qui ont le temps, tout du moins au début, car l'impatience à vite fait de nous faire zappé un album qu'il serait dommage d'ignorer.

et puis vous verrez au début on aime qu'un titre, hard to be close#2, puis viennent assez rapidement i believe in action#5 et how do i know#8, pour au final passer et repasser cet album en boucle sans qu'il ne s'use.

encore un clip bien décalé.


et bonne nouvelle, ils passent en france en novembre et le dimanche 04 au café connexion à toulouse pour la modique somme de 10 euros (franchement à ce prix là c'est donné).

mardi 11 septembre 2012

patrick watson - adventures in your own backyard

vous êtes fan du groupe québécois patrick watson (nom éponyme du leader), alors n'hésitez pas et allez écouter leur dernier album adventures in your own backyard.
vous n'êtes pas spécialement fan de ce groupe, et bien n'hésitez pas non plus et allez écouter cet album de suite, je vais pas bosser uniquement pour ceux qui aime, bordel.

j'avais laissé le groupe canadien en 2006 avec close to paradise, album sympathique il faut le dire, mais que j'ai fini par oublier. du coup j'ai zappé wooden arms sorti en 2009 et je viens de m'en apercevoir seulement aujourd'hui.


tant pis on verra plus tard, car aujourd'hui c'est le très bon adventures in your own backyard que je vous présente. j'ai écouté cet album sans en attendre grand chose et ce fut de ce fait une encore plus grosse claque.
c'est sûrement le meilleur album du groupe, il allie une pop brillante, une orchestration riche et maîtrisée, ainsi que pas mal de surprises livrées au fil de l'album.
la première se trouve dans lighthouse#1, alors qu'on a à faire à une mélodie douce jouée au piano, la voix de patrick watson fait tout le boulot. et alors qu'on commence à s'habituer à cette douce mélopée, la fin du titre devient, après un temps d'arrêt, grandiose avec ses trompettes façon morricone.

l'ambiance est installée, il ne faut maintenant plus redescendre, c'est ce qui est fait avec blackwind#2, une balade enjouée entrecoupée fortement d'une mandoline acoustique et la voix une fois de plus de patrick watson qui vient se mêler au mieux à la mélodie.
le final est une fois de plus tout en hauteur avec un piano qui s'ajoute au lyrisme déjà présent. d'ailleurs c'est annoncé cet album est assez lyrique, il touche également beaucoup d'autres horizons comme la folk tendance western, ou encore le blue sur step ou for a while#3. on trouve aussi de la pop sur morning sheets#6 et strange crooked road#9 ou simplement de la folk avec into giants#5.
si à tout cela vous ajoutez la mélodie bancale de quiet crowd#4 jouée au piano et accompagnée à la flûte et au xylophone, cela vous donne une bonne vue d'ensemble.

à chaque fois on se sent transporté, les titres dans un premier temps légers, s'intensifient ensuite et deviennent conséquents, fournis, orchestrés et c'est assez magistral de voir comment tous les instruments s'agencent en cadence.
on croirait voyager en amérique du nord et revisiter une à une les influences de ce continent.
pour finir voici lighthouse#1


vendredi 17 août 2012

the soft hills - the bird is coming down to earth

the bird is coming down to earth, troisième album du groupe de seattle the soft hills sorti au printemps dernier est une vraie plaie pour moi, j'ai tout simplement bloqué dessus et cela a provoqué un bouchon dans mes prévisions d'écoutes (du coup je ne peux pas vous parler du dernier sigur rós, du dernier grasscut, citizens! ou encore the tallest man on earth).
vous ajoutez à cela un léger accident et des problèmes pour écrire, et vous comprendrez pourquoi j'ai empaillé depuis plus d'un mois (quoi ça c'est pas vu, merci).

bref revenons à the soft hills et sa pop psychée éclatante qui se promène non loin de groupes tel que grizzly bear, fleet foxes, sigur rós et j'en passe.

la rythmique est douce et apaisée, les paroles sont souvent assez noires, ce qui contraste avec certaines mélodies totalement enjouées à l'instar de phoenix#1. la mélodie, elle, se drape de beaucoup d'effets, on entend pas mal de réverb, de saturations, de sons vintages à l'instar d'un vieil harmonica sur chosen one#7, de rifts de guitares noisies et de nappes d'électronique légères, tout ça pour enrichir une base folk qui n'en demandait pas tant.
les titres sont fournis et ont tous un univers propre et pas forcement très gai pour la plus part. en tout cas la groupe semble avoir atteint la plénitude et nous offre des balades folk toutes en retenues qui plongent son auditoire dans une semi torpeur ; mais qu'est ce qu'on y est bien.

le groupe ne surjoue jamais, les titres sont les plus simples possibles, ce qui ne signifie pas qu'ils le sont. toutefois the bird is coming down to earth n'est pas si difficile d'écoute, même s'il faut quand même se pencher dessus pour l’apprécier à sa juste valeur.
ensuite vous vous laisserez porter par ses orchestrations, la justesse de la voix de brittan drake, ses effets tous plus farfelus les uns que les autres.

je ne dirai pas que tous les titres sont sublimes, mais si l'album est dans l'ensemble un très bon album, il a aussi sa part de pépite et pas moins de la moitié des titres sont de grandes réussites. pour un deuxième album, c'est grand.
sans les citer toutes, prenons phoenix#1 sa pop légère guillerette (ça saute aux yeux après avoir écouter l'album dans sa totalité), ou tidal waves#5 et son rock noisies à la limite de la saturation, c'est incisif et à fleur de peau, c'est beau.



dans un autre registre, car l'album est assez changeant malgré sa ligne directrice bien définie, on retrouve purple moon#7, une balade hypnotique à la tension très basse avec ses accords lents.



38 minutes et 38 minutes de bonheur, on en ressort avec un sourire béat (attention de ne pas baver), prêt à se joindre au groupe pour faire les chœurs.
the bird is coming down to earth est un album qui s'écoute lors de ses petites promenades en forêt et avec un peu d'imagination dans le métro.

vendredi 29 juin 2012

shearwater - animal joy


Ok j'ai eu un coup de mou et j'ai laissé passer pas mal d'album en ce début d'année et notamment le dernier shearwater.
depuis the golden archipelago de 2010, ils sont passés pour leur septième album chez sub pop, de là à dire qu'ils en ont profité pour signer un virage plus rock il y a un grand écart que je franchis allègrement.
le rythme est soutenu tout au long de l'album, il y a moins de pause moins de balade voluptueuse. animal joy fait la part belle à un rock énervé et presque urgent. c'est en soit presque une mini révolution, leur musique est toujours articulée autour de la voix de jonathan meiburg, laquelle est toujours aussi haute et prenante.

cependant les titres, à l'instar de animal life#1, même s'ils se différencient de leurs prédécesseurs, utilisent encore les bonnes vieilles recettes comme les arpèges et les montées progressives pour des refrains tout en puissance.

l'album est assez direct, ce qui est aussi une nouveauté, c'est peut-être dut au fait qu'ils aient mis leur folk un peu de côté et qu'ils jouent dans une filière plus connue, qui leur apportera je l'espère plus de reconnaissance.
car aussi surprenant que ce soit, ce groupe n'a toujours pas trouvé la reconnaissance qu'il mérite, encore une injustice dans ce bas monde.

sinon il faut écouter le second titre de l'album breaking the yearling#2, c'est un titre tout en finesse qui alterne entre montées toutes en retenues, descentes lancinantes pour se terminer en une explosion de guitares acérées. un savant mélange qui en fait depuis longtemps leur marque de fabrique.
c'est beau, ça pique au vif, ça vous hérisse les poils si tantinet que vous ne soyez pas imberbes (encore que), et vous êtes encore une fois transporté dans un bouillon rock moins folk et plus progressif.






dread sovereign#3, la suivante est plus calme, on est envoûté par ses lignes de guitares électriques et la voix du leader qui nous fait partager encore une fois toutes ses émotions.

j'écoute beaucoup l'album en ce moment, il se déguste d'une traite, il n'y a pas un titre à zapper, sinon le premier avec tout le recul que j'ai. j'adore particulièrement l'enchaînement de immaculate#6 et open your houses (basilik)#7. quand la première est urgente et va droit au but, la seconde prend des détours et prend son temps pour nous amener où elle veut.
la fin de l'album plus posée mais tout aussi prenante est encore de haute volée et fait de cet album un album complet avec un final de toute beauté et son titre star of the age#12.



alors si comme moi vous êtes passé à côté de cet animal joy, jetez vous y de suite, vous passeriez à côté d'un album solide qui restera j'en suis certain.

lundi 25 juin 2012

gravenhurst - the ghost in daylight


rebonjour, oui ça fait longtemps, bon du coup je vais profiter qu'il n'y ait plus personne sur ce blog pour chroniquer un album pas forcement simple et je posterais la prochaine fois sur radiohead, garbage, marylin manson et coldplay, enfin des groupes qui font du trafic.
le nouvel de gravenhurst (déjà rien que le nom) est un album qui demande pas mal de temps, un bon casque fermé pour ne perdre aucun accord et surtout du temps. the ghost in daylight est donc le cinquième album du monsieur et est toujours signé chez warp (la classe même si ce n'est pas de l'électronique, car comme disait le grand philosophe arnold etwilly : "il faut de tout pour faire un monde", ça marche donc pour les majors).

après cette belle intro, parlons un peu de l'album. the ghost in daylight est doux, presque fantomatique et ceux qui seront patient pourront se délecter des lignes de guitares électriques noisies de the prize#2) ou de l'électronique ambiante de islands#6. car si l'album est sur une base de folk avec des guitares acoustiques, nick talbot ne rechigne pas à aller voir ailleurs ce qu'il se passe. ce qui donne au final un album attachant qui se déguste sans modération. mes deux titres préférés sont des titres de huit minutes. et que ce soit fitzrovia#3 ou islands#6 ils sont tout en retenue et laissent derrière eux une impression de bien être. fitzrovia#3 est une balade acoustique ou se mêle des nappes d'ambiant en fond. le titre est planant et se termine par un long souffle plaintif, alors oui il faut aimer, mais on sent bien derrière tout le talent d'un homme à l'univers plus que fourni. vient ensuite un triptyque des plus intime avec carousel#5, islands#6 et the foundry#7. ces titres sont d'une étonnante simplicité et l'on se prend à rêver les yeux ouverts, projeté dans des limbes portés par la voix toujours au premier plan de nick.

voilà cet album est en haut de ma playlist et cela fait un mois que cela dure. avant de se quitter voici the prize#2 et islands#6.



vendredi 30 mars 2012

ewert and the two dragons - good man down



c'est le printemps, il vous faut donc un bon petit album plutôt guilleret, il vous faut donc good man down des ewert and the two dragons.
la trouvaille se trouve au nord est de l'europe, car et c'est pas banal le quatuor nous vient directement de l'estonie. si ils ont fait leur preuve dans leur pays, ce qu'aujourd'hui qu'ils commencent à percer de notre côté du vieux continent.




entre pop et folk le groupe nous berce de toutes les influences qu'il a su intégré avec brio, et c'est peu de dire que ça fonctionne rudement bien. on pourrait "ranger" ce groupe entre le rock de radiohead et la folk de midlake.

pas répétitif pour un sou, le début de l'album ne cesse de monter en intensité, en gravité. le titre (in the end) there's only love#1 ouvre l'album avec sa guitare et ses percussions toutes légères qui en font une pop song entraînante et bien ficelée. suit la folk puissante du single éponyme de l'album good man down#2,



c'est beau de simplicité, tout y est la timide mélodie d'intro, la voix bien posée de .... les claps qui rythment merveilleusement le titre et enfin l'emballement de tout ce petit monde qui nous offrent au final un titre racé. jolene#3 (non pas la reprise) qui suit n'est pas en reste, on revient sur de la pop et on se laisse aper par le monde un peu onirique d'ewert and the two dragons, tout ça pour en venir à panda#4. le titre de l'album pour ma part, la folk touchante de ce titre de sept minutes assoie définitivement la performance du groupe. déjà le charme de good man down#2 avait opéré, mais panda#4 est pour moi un cran au dessus. le titre est poignant avec ses envolées progressives toute en retenue, c'est poignant et tout simplement beau de justesse.



à ce stade, il n'y a plus à hésiter, il vous fait cet album, car la suite réserve encore quelques belles surprises avec des titres plus tournés vers la folk, qui comme the rabbit#7, road to the hill#8  ou encore falling#9 montrent que le groupe arrive à se renouveler assez simplement. l'horizon semble donc dégagé pour ce groupe, longue vie donc à ewert and the two dragons (mais où sont ils allé chercher un nom pareil n'empêche?).

dernière info, ils sont en tournée dans notre pays, donc vous voulez passer une bonne soirée, voici les dates.

mardi 13 mars 2012

band of skulls - sweet sour

baby darling doll face honey, le premier album des band of skulls, et ses rift tonitruants, saccadés avaient bluffés son monde et mis la barre assez haute.
combien de groupe anglais n'ont au final pondu qu'un seul véritable album ces dix dernières années, peu....
alors quid de ce second album, et bien il est moins brutal, moins brut de décoffrage, la reverb est encore bien présente mais leurs gros rifts garages ont quelques peu été polis. un travail d'usinage qui semble nous montrer qu'ils ont bien digéré leur vive popularité et qu'ils sont prêt à passer à autre chose.

car sweet sour s'il a perdu en intensité, arrive quand même a tirer son épingle du jeu, notamment par des ajouts de mélodies pop qui donnent à leur rock un aspect plus suave mais surtout par un jeu tout en finesse, plus en retenue sans que toutefois les explosions tant attendues ne soient galvaudées.

les titres sont tout sauf lisses, car tout en avançant, ils ne cessent de gagner en puissance, et à l'exception de quelques titres manquants grandement de profondeurs là où justement il n'y avait que ça à donner, l'album fini par faire trouver son propre équilibre.

un bon album donc mais avec une petite retenue et il se pourrait donc que pas mal de titres disparaissent assez vite de ma playlist. car il faut bien l'avouer, sweet sour n'a rien inventé ni réinventé, il avance comme il faut, il fait le boulot on pourrait dire, mais il n'y a guère de surprise. alors oui tout est prévisible, tout est plus ou moins calibré, mais passé ce petit désagrément il reste tout de même un album homogène qui ravira la plupart des fans. a noter les dernières chansons très folk comme une fin d'album toute en douceur qu'il me tarde déjà d'entendre en live, car sur ce point les band of skulls n'ont rien perdu (enfin à ce qu'il se dit).

voici the devil takes care of his now#4 avec son rock ravageur et son duo de chanteurs qui fonctionne toujours aussi bien.






mercredi 22 février 2012

hanni el khatib - will the guns come out



hanni el khatib a fait un grand bon dans le futur et est revenu des années 50-60 à nos jours en un grand écart judicieux.
cet ancien graphiste à la cool, a franchit le pas de l'écriture pour nous pondre un album aux racines folk blues country.
sa musique est simple, et quasiment construite autour de deux instruments, une guitare folk, acoustique ou électrique selon les titres et une batterie assez légère.




le californien aime également les sons gras et déstructurés, son rock a du cambouis sur les cordes et ça sonne très garage avec fuck it! you win#2 ou come alive#5 et leurs monos rifts caverneux.



mais il a aussi une autre facette qui comme je le disais prend ses racines à une époque où vos parents n'écoutaient pas encore de rock et où ce dernier commençait à peine à s’émanciper à l'instar de dead wrong#4.



à tout ceci on retrouve une fin d'album plus folk avec des titres taillés pour l’acoustique et les bœufs entre amis, c'est chaleureux et au combien envoûtant.

l'écoute est au final assez simple, et on peut remercier hanni el khatib de nous refaire découvrir cet univers depuis bien longtemps oublié, en gros les premiers émois du rock.
de plus avec ses sons désuets et sa production plus qu'actuelle (pour un premier album c'est limpide et malgré un style garage, l'enregistrement est léché), le mélange est assez inhabituel, cela n'en fait pas un ovni, mais il est rare d'entendre un tel album et de qualité de surcroît.

vous l'aurez compris il ne faut pas faire l'impasse, bien au contraire, hanni el khatib arrive à rendre actuel tous ces sons et sa cuisine prend vite forme et vous ensorcelle. will the guns come out est donc un disque à acheter d'urgence.

lundi 13 février 2012

savaging spires - savaging spires


allez ok j'en parle, savaging spires, un groupe énigmatique qui ne laisse filtrer que très peu d'information les concernant.
donc je ne sais pas d'où ils viennent, où ils vont, et ce qu'ils veulent faire dans la vie, mis à part de la musique de hippie.
après tout on s'en fou pas mal, mais ça me faisait un paragraphe de plus. bon donc la musique, et bien là c'est aussi c'est assez difficile de la définir.
savaging spires fait une sorte de folk fantomatique, complètement psychédélique. tellement psychédélique que certains titres paraissent incomplets, juste des nappes de guitares folk accompagnées de légères percussions.

pas de quoi faire un titre, sauf pour savaging spires. l'album est roots, hippie, folk en majeure partie et complètement déluré. en gros il va falloir vous accrocher pour aimer tous les titres.
sur les 12 titres que composent l'album, il n'y en a que la moitié de vraiment aboutis, le reste pourrait s'apparenter à des interludes présents pour faire patienter le temps de refaire le plein de psychotrope et enchaîner sur le titre suivant.

alors voilà à vous de faire le tri, mais pour une moitié d'album c'est une bonne moitié d'album. leur musique est simple avec une base de guitare acoustique, beaucoup de chœurs sont présents, quelques notes de xylophone, un peu d'accordéon et voilà comment faire un album un peu perché qui tire ses influences dont on en sait où.

un petit titre pour l'exemple, voici photographic memory#5

lundi 12 décembre 2011

sixteen horsepower - yours, truly



je ne suis pas un grand fan des best of, surtout quand ceci sont imposés par les majors où qu'ils ne servent qu'à ramasser un peu plus d'argent. pour preuve cet album est sorti depuis presque un an. mais celui là il me le faut, non pas que je n'ai pas les albums (les petits sont bien rangés au chaud), mais l'objet est joli et surtout il y a un second album avec des raretés.




il y a donc deux albums (people's choice et rareties), le premier composé de titres plébiscités par le public et le second comme son nom l'indique avec des versions b, des sessions radio qui n'ont jamais été éditées.
déjà six ans que le groupe franco-américain a plié boutique, et c'est en écoutant ce double album que j'ai réalisé combien leur musique est indémodable. formé en 1992 par david eugene edwards, pascal humbert et jean-yves tola (deux français quand même), le groupe n'aura signé au final que quatre albums dont trois fabuleux, à savoir sackcloth 'n' ashes (1996), low estate (1997) et secret south (2000). ouais on se retrouve 15 ans en arrière et pourtant leurs titres sont toujours aussi bons, endiablés, aiguisés, saignants mais aussi touchants, nostalgiques ou posés, les black soul choir, for heaven's sake, poor mouth, low estate ou i seen what i saw (j'ai supprimé les superlatifs, mais vous pouvez toujours reprendre depuis le début en ajoutant des "fabuleux" et des "dantesque")  ont de beaux restes et sont assurés de toujours rester dans ma médiathèque. 16 horsepower peut-être considéré comme un grand de la musique folk/blues.
la seconde galette est un régal, on retrouve des titres moins "connus" voire inconnus à l'instar de worry, ainsi que flowers in my heart, bad moon rising, le puissant cinder alley ou encore le titre en duo avec bertrant cantat the partisan. franchement que du bon!

voilà merci de me rappeler que 16 horsepower fut le premier groupe de folk auquel je me sois intéressé, intérêt qui ne s'est finalement jamais tari.
voici donc un beau cadeau noël, car que vous l'achetiez où qu'on vous l'offre, de toute manière il vous faut ce yours, truly.

pour le plaisir...




mardi 6 décembre 2011

beirut - the rip tide



et dire que j'ai failli passer à côté... beirut et son dernier album the rip tide frappe un grand coup dans mon petit monde de la folk.
je connaissais beirut avant cet album mais sans plus et le peu que j'en avais entendu ne me donner pas forcement l'envie d'aller plus loin, du coup si on ne me l'avait pas chaudement recommandé j'avoue que j'aurais fait l'impasse.
grossière erreur, car même si the rip tide est court (ce sera d'ailleurs le seul reproche), il reste magnifique de la première à la dernière note.



c'est fourni en instrumentation, les cuivres sont puissants les cordes racées et l'orchestration semble ne jamais toucher terre, incroyable de légèreté, elle n'en reste pas moins poignante.
la base de cet album est la folk, pas l'américaine comme on aurait pu s'y attendre (le leader venant de santa fe au nouveau mexique), mais plutôt l'européenne. il y a beaucoup de petites références balkaniques et autres ambiances tziganes, le groupe a d'ailleurs pas mal voyagé là-bas.

après c'est tout le génie de zach condon qui rend cet album plus qu'actuel. car on n'est jamais dans la caricature ni le plagia d'autres artistes, non tout est neuf et pourtant tous les sons sentent bon le vintage.
en plus il y en pour tout les goûts, on a droit à des titres simples et mélancoliques à l'instar de east harlem#3 et port of call#9, ou au contraire plein de vie, presque cacophonique et au combien jouissif tel vagabond#7 ou santa fe#2.
dans tous les cas ça sonne juste et on peu dire que beirut tire la musique folk vers le haut en proposant des titres un peu à contre courant de la folk moderne que l'on commence à entendre de plus en plus.

voilà il n'y a rien à ajouter, juste à écouter, donc voici vagabond#7.

samedi 26 novembre 2011

atlas sound - parallax



parallax comme un nouveau regard sur son travail, parallax comme une nouvelle identité, enfin nouvelle, c'est toujours la même mais vu sous un angle différent.
à l'instar de sa pochette, bradford cox sort de l'ombre et mène son projet solo d'atlas sound au niveau de deerhunter. après nous avoir donné l'année dernière quatre albums créer sur l'instant chez lui bien au chaud au fond de sa couette, cette fois-ci il revient avec un "vrai" album produit comme il se doit, et sur lequel il fait à peu près tout.



il se donne tout simplement l’opportunité de faire seul ce qu'il faut généralement avec son groupe dont il est la tête pensante quand même.
on retrouve tout son univers, des mélodies qui à la première impression semblent simples, mais qui en sont loin au final. parallax est fourni en divers sample et autres sons sortis d'on ne sait où. c'est tout le charme du monsieur d'ailleurs même si une fois de plus il nous pond un album assez compliqué à écouter.
c'est souvent nostalgique, voire même triste, psychédélique à certains moments, pourtant on voit par instant une lumière. pour les amateurs de peinture, on pourrait qualifier cet album de clair/obscur (bon ok c'était facile de trouver cette parallèle à la vue de la pochette).

dans tous les cas c'est un régal, et on découvre une nouvelle fois un univers assez vaste qui ne manque pas de se renouveler. bradford cox nous bercer avec terra incognita#10 et sa mélopée acoustique, comme il sait nous réveiller avec un gimmick noise de sa guitare torturée dans my angel is broken#9.



l'album commence avec the sakes#1, ce titre est puissant, le ton est donné et on peut dès lors apprécier la multitude de sons, on se retrouve d'ailleurs vite submergé d'émotions de différentes natures pour un résultat assez ambigu.
après il faut aimer, sans ça il y a peu de chance de comprendre ce qu'essaie de nous raconter bradford cox. il joue principalement de sa guitare acoustique et nappe ensuite le tout avec des brides d'électronique, d'effets sonores ou tout simplement d'autres instruments (saxophone, harmonica ou percussions).

et tout est maîtrisé, il y a un gros travail de programmation derrière comme sur te amo#3. le titre est tout en retenu et n'a rien à envier un four tet.



voilà c'est beau c'est neuf, ça se mange sans fin.
en bonus sur la version japonaise, il y a deux titres expérimentaux qui font penser aux essais de ses albums bedroom databank, on retrouve également une version studio de mona lisa#6 que l'on avait découvert justement avec les quatre albums gratuits.

mardi 30 août 2011

okkervil river - i am very far


le disque de cet été est pour moi i am very far d'okkervil river. véritable petit bijou folk à mi chemin entre midlake et arcade fire.
c'est leur sixième album, il est une fois de plus signé chez jagjaguwar, et c'est encore une vraie réussite. will sheff a une fois de plus était très inspiré. l'album alterne entre folk maîtrisée qui donne envie de voyager et envolées lyriques d'indie rock qui n'ont rien à envier à leur voisin québécois.



c'est simple il n'y a pas vraiment de déchet, je ne vais pas dire que tous les titres sont exceptionnels, mais franchement l'album s'avale d'une traite et certains peuvent déjà briguer la place de meilleur titre du groupe.
c'est d'ailleurs tellement bon que je me demande comment ce groupe n'est pas plus connu, du moins en europe. en tout cas avec cet album, qui s'éloigne encore un peu plus de la folk que ses prédécesseurs, ils devraient trouver une reconnaissance qui ne serait que méritée.

l'album est vraiment racé, un véritable univers riche en harmoniques de différents horizons, c'est torturé et pourtant très facile d'écoute, pas besoin d'en faire trop i am very far touche de suite son auditoire. c'est également mélodieux, juste, avec okkervil river la musique semble facile.
les titres sont soit intimistes à l'instar de lay of the last survivor#4 et we need a myth#6 avec leurs mélodies douces agrémentées de flûte ou de violon légers, soit nerveux comme le très accrocheur rider#3. et toujours la voix de will qui prend au corps.

voilà je ne saurais trop que vous conseiller ce petit album aux oignons et voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche avec white shadow waltz#5 en live. je vous laisse découvrir le reste seul, ce morceau se suffit à lui-même et donne envie de ré(écouter) toute leur discographie.

jeudi 21 juillet 2011

fink - perfect darkness


fink est revenu, vous pouvez le chanter, le louer, cet album est encore une fois une réussite.
perfect darkness en ferait presque oublier sort of revolution de 2009.
fin greenall a encore une fois signé son album chez ninja tune et nous a encore réservé un album folk teinté de sons vibrants.
sa guitare pincée est accompagnée de percussions précises et de temps à autre d'un piano assez discret et d'un nappage d'électronique quand ce ne sont pas des violons qui terminent les titres tout en puissance.


c'est mesuré, soupesé, tout en retenu et pourtant les titres arrivent à faire éclore une énergie qui fait chavirer parfois l'album sur du rock fin des années 2000.

l'ancien dj britannique (il est toujours anglais) nous livre une fois de plus un album poignant en toute simplicité. tantôt grave, tantôt satiné, perfect darkness est bien plus chaleureux que ne laisse entendre son titre.
voilà je ne vais pas épiloguer des heures, je rentre tout juste de vacances et je n'ai pour ainsi dire écouté que cet album.

tout l'album est superbe il m'a été difficile de faire un choix, mais voici who says#8 (que je cherche encore) et save it for somebody else#7.

jeudi 9 juin 2011

pat jordache - future songs


vous ne vous remettez pas de la nouvelle ligne de conduite suivie par tv on the radio, et préférez écouter leurs premiers plutôt que les derniers.
dans ce cas je vous conseille vivement le nouvel album de patrick grégoire aka pat jordache.
cet album n'est pas aussi puissant que ceux de tvotr (faut dire que je place la barre super haut), mais il tend même à le devenir et mérite toute votre attention.
future songs et un album bidouillé en solo sur son laptop, auto produit, ce qui entre autre signifie qu'il sonne lo-fi, un son bien évidement voulu par l'artiste.

un son recyclé pour être plus précis dixit pat, d'où l'idée d'utiliser le patronyme jordache plutôt que le sien.
(ndlr : pat jordache est une marque de jeans des années 80).

cet album est brut comme enregistré sur l'instant, le son lo-fi aidant il est vrai à se démarquer des productions léchée de david sitek, car ce n'est pas par sa voix qu'il aurait pu le faire tant la comparaison avec tunde adebimpe est simple à faire.
certains titres sont assez compliqués à appréhender car les rythmiques sont saccadées, le chants est limite faux et il faut, pour les apprivoiser, plusieurs écoutes (song 4 arthur#6 ou the 2-step#7).
pour le reste future songs est fourni en pépites qui font mouche du premier coup à l'instar de get it (i know y'oure going to)#2, salt on the fields#3 ou encore phantom limb#4.

le montréalais sait y faire et nous plante avec des sons hachés mélangeants un peu tout et tout, à savoir des mélodies cristallines, des sons gras, des percussions tribales (il se présente d'ailleurs avec deux batteurs lors de ses sessions live).
en passant la batterie est le seul instrument de l'album qu'il n'a pas enregistré lui-même.
l'album est également teinté de folk simple mais juste qui se suffit à elle même comme sur gold bound#5.

voilà pat jordache dépoussière les classiques rock des années 80 à sa sauce. bon vu qu'il va assez loin dans l'expérimentation, il se peut que parfois vous soyez perdu, mais franchement écoutez l'album, voici son lien myspace.

voici deux titres dont je vous ai parlé, à savoir gold bound#5



et get it (i know y'oure going to)#2



j'écoute cet album de plus en plus souvent, il paraît se bonifier au fil du temps, une bien bonne surprise.