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mardi 23 mars 2010

La musique se porte très bien, merci.

Faut quand même le dire, parce que les médias nous rabâchent que la musique est morte. Un amalgame facile et pratique pour les vendeurs de disques mais rassurez vous, si le CD se vend mal, la musique n'a jamais été aussi bien. Mais comment a-t-on pu en arriver là ?

Je lisais dans Trax une interview de JM Jarre (décongelé pour l'occasion) où le bonhomme avait une analyse très juste de la situation en rappelant, je cite, qu'"aujourd'hui il y a juste une crise de l'industrie de la musique, pas de la musique elle même". Pour rappel il a plus de soixante ans et son père était un grand compositeur de musique de films (Maurice Jarre), il a donc eu tout le loisir d'observer la mutation de la consommation et de la production de ce "produit culturel", comme on l'appelle dans la distribution. Produit culturel au même titre que le DVD, le jeu vidéo et le livre. Le livre étant le seul à avoir dans une certaine mesure échappé à un mode de production industriel, encore que.

La distribution du contenu : l'entrepreneur n'a pas de mandat artistique, son rôle est de créer de la richesse.

Or donc, JMJ dit en substance ceci : Le CD, c'est la fin de la musique. Avant on allait chez le disquaire acheter un vinyle. Avec l'arrivée du disque laser, la grande distribution fait de la place dans ses rayons pour un art, un loisir et un produit qui se voit promu au rang de produit de grande consommation.

Mais un produit de grande consommation se doit d'avoir une production régulière et maitrisée, ainsi que des organes de promotions descendants pour promouvoir ses produits (presse, radios).
Une production régulière et maitrisée, ça veut dire que le musicien est un fournisseur, un prestataire pour la maison de disque. L'industrie du jeu vidéo appelle ça un développeur, et la maison de disque (ça c'est un nom sympa) a comme équivalent un éditeur / distributeur (moins cool ça) chargé de promouvoir et distribuer le produit le plus largement possible dans tous les circuits de distribution. Ça fait cru dit comme ça, mais les modèles sont les mêmes. Une production régulière et maitrisée, ça implique aussi la notion de catalogue, avec un mix produit comprenant une offre pour chaque type de public, afin de couvrir une large portion de la demande.
Des organes de promotions descendants, ça veut dire que l'industrie du disque comme toute industrie se doit de préparer la clientèle à l'arrivée de ses produits comme n'importe quelle autre industrie. Elle se fait par le biais de plans média, de programmation de passage en radio en fonction de la tranche d'âge et de la cible ainsi que d'articles dans la presse spécialisée ou non. En peu de mots : Les majors maîtrisent le message, il est à sens unique depuis le producteur vers le consommateur.

Le graphe ci dessous reprend des données du marché anglais qui est comparable au notre, bien que moins prononcées. Il permet de se rendre compte de l'évolution de la proportion de vente des différents produits culturels en rayons. En tant qu'ancien retailer, ce sont des données que j'apprécie et je peux vous assurer que quand on a des objectifs de marge et de rentabilité, ce sont des indicateurs que l'on surveille.











L'avènement d'Internet ou comment le consommateur s'est rapproché du producteur au détriment de l'industrie.


Le support CD accompagné par les fabricants de Hi-Fi crée donc une montée en flèche des chiffres d'affaire des maisons de disque à la fin des 80's et tout au long des 90's. Ces derniers partagent les bénéfices avec les grandes enseignes, tout le monde est content, même le consommateur qui n'a pas conscience de la combine dans laquelle il est embarqué.

Ambiance de fête, soirées fastes avec people et dope à gogo. Les majors rachètent tout ce qui passe dont la quasi totalité des labels indépendants, avant d'atteindre la phase de "maturité du marché" et l'inévitable cortège de rachats / fusions qu'ont connu par la suite le DVD et le jeu vidéo. Tout le monde est très content, l'argent coule à flot, c'est l'âge d'or de la musique de supermarché avec Jordy et la Lambada en tête de gondole.

Puis c'est le drame, Napster apparait grâce à un truc où des hippies disent qu'on peut tout partager. On se souvient des procès dont celui de Metallica (qui ne perd jamais une occasion de descendre dans mon estime). Bon à 56Ko/seconde, l'industrie n'est pas encore en danger, et il lui faudra plus de 10 ans pour prendre la menace au sérieux.

Puis arrive la période des premiers plans sociaux, EMI, Warner Music entre autres y passent. Les ventes s'effondrent, selon le Syndicat National de l'Edition Phonographique ça donne ça :











Ah oui ça nous donne une chute vertigineuse sur 7 ans au niveau français en valeur, sachant qu'en volume la chute a été amortie par la baisse du prix moyen du CD en rayons. La première catégorie à en faire les frais est le CD single, une habille trouvaille marketing qui permet d'avoir un meilleur rapport prix / quantité pour l'industrie. La promotion du DVD musical a quelque peu amorti la chute en représentant la seule catégorie en croissance. On se rend aussi compte du poids de la vente en dématérialisé qui enregistre sa première baisse de régime en 2009. Cette analyse marché est volontairement simplifiée, on pourrait aller plus loin dans le détail d'autant que les ressources sont disponibles en ligne pour qui se donne la peine d'aller les chercher.

Avec Internet, panique aussi sur le plan de la maîtrise de l'opinion, tout le monde peut émettre un avis sur un album, mais aussi le distribuer sur la toile, le produire, ou tout simplement décider d'en ignorer certains en échappant au matraquage.
Ce que fait aussi Internet, c'est de faire voler en éclat le concept de chronologie. Les ados ont accès à toutes les périodes de l'histoire de la musique, ce qui vient enrichir leurs références et fragiliser le concept de nouveauté. Dans un passé récent, l'industrie s'est donc vue déposséder en partie des moyens qu'elle avait mis en œuvre pour écouler sa marchandise.

Autre problème : Quand j'achète un CD, j'en fais quoi ? Comme pas mal de mélomanes, je n'ai plus de chaine Hi-Fi depuis des lustres. Il y a donc inadéquation entre le format et l'équipement du consommateur. Pour s'en persuader, il n'y a qu'à voir la taille du rayon "platine CD" à la FNAC.

L'émergence de nouveaux modèles économiques.

Parallèlement à cette chute de la vente de disque, on assiste à la naissance de nouveaux modèles plus venus des acteurs externes qu'à l'industrie elle même. Dans un premier temps la question majeure demeure : quel modèle économique serait capable de concurrencer l'offre gratuite pléthorique du téléchargement illégal ? On passera sur le feuilleton des DRM (Digital Right Management) ou la vaine tentative de Sony d'imposer son format MP3 maison, l'Attrac 3.
Le problème vient surtout du fait que sur les réseaux peer to peer on trouve tout, sans cloisonnement par maison de disque alors que les deals qui sont signés par les plateformes de téléchargement légal se font major par major. En tant que client je n'ai donc accès qu'à une portion restreinte de l'offre globale, et en plus il faut payer. Dans cette période, les majors essaient de signer des accords qui préserveraient au mieux leur intérêts, ce qui a pour résultat un immobilisme quasi total.

L'arrivée d'Apple et d'iTunes, avec le succès historique de l'iPod, permettra l'arrivée sur le marché du premier distributeur de MP3 crédible. Pourquoi ? Parce qu'Apple a réussi à "créer de la magie" comme on dit en anglais dans le jargon marketing. C'est à dire que la marque a une valeur perçue énorme permettant à l'objet de dépasser son simple statut d'objet pour finir par jouer un rôle social. La notion d'ATAWAD (Any Time AnyWhere Any Device) fait son apparition dans les conférences GFK, institut chargé de quantifier et d'analyser les ventes. Elle signifie que les consommateurs veulent leur contenus disponibles à tout moment, sur tous leurs appareils incluant les mobiles. La chronologie des médias sera rediscutée en 2009 pour l'industrie du cinéma permettant l'exploitation en DVD et VOD 4 mois après la sortie salle au lieu de 6 mois par le passé.












Le MP3 devient donc crédible, et depuis peu le streaming avec parmi eux Spotify ou Deezer par exemple. Pour ne parler que de ce dernier qui commence à être connu du grand public, lancé en 2007 par Jonathan Benassaya un jeune entrepreneur né en 1981, il sera balloté de levées de fonds en procès. Mais à la fin des 3 ans de démarrage, les investisseurs pressés de voir les fruits de leurs investissements confient la direction à un polytechnicien ancien de chez Procter & Gamble.
Les ayants droits sont rétribués grâce à l'abonnement premium (10 000 abonnés en janvier 2010) et la régie publicitaire qui rapportent 700 000 € par mois, mais problème, les frais mensuels à reverser aux ayants droits représentent près du double. Les majors se sont assurés une fois de plus de ne pas laisser une seule plume dans le processus en imposant des conditions commerciales de distributions difficiles à accepter pour des structures modestes. ça passe par un droit d'accès au catalogue prohibitif et payable d'avance.
Pour info, les sites de streaming représentent 11,6% des revenus de la musique en France contre 5% dans le monde. C'est impressionnant, ça commence à devenir significatif.









Il reste toujours la possibilité pour les ayants droits de partir en tournée, ou de faire du merchandising et des produits dérivés, ce qui revient à de l'exploitation de licence. L'industrie du jeu vidéo est aussi un débouché avec des jeux comme Rock Band d'Electronic Arts ou Guitar Hero d'Activision qui permettent en plus des titres inclus dans les jeux de télécharger légalement des titres supplémentaires sur les plateformes de distribution numériques de Playstation et Xbox 360.
Un des enjeux majeurs pour l'industrie du disque est de pouvoir continuer à exploiter un nom de groupe comme une licence, comme c'est le cas en DVD ou jeu vidéo. Un groupe aujourd'hui peut gagner potentiellement plus d'argent sur les produits dérivés qu'en sortant un disque.












La musique se porte très bien, merci.


Le but n'est pas forcément de se demander si tout cela est bon ou mauvais, on ne peut que constater que c'est là.
Plutôt que de criminaliser le consommateur (on ne cherchera même pas à vous convaincre du taux de "pirates" parmi eux), on ferait mieux de se poser les bonnes questions :

Le public désire-t-il soutenir l'industrie ou la musique dans un cadre plus large ?

Le rôle de la maison de disque comme intermédiaire est menacé, comme le serait un grossiste. Doit-on s'émouvoir ?

Est-ce la technologie ou l'industrie qui conditionne la distribution du contenu ?

Pour finir, une donnée annoncée il y a peu :
Les ventes d’albums et compilations de Michaël Jackson ont réalisé 3% du marché musical 2009 en France, soit 1,45 millions d’albums. Une telle concentration du marché ne vous fait pas froid dans le dos ?

dimanche 21 février 2010

The Beatles + data + design


Au moment où EMI essaie de vendre les studios d'Abbey Road, voilà un outil précieux pour qui souhaite se lancer dans l'étude approfondie des Beatles. Découvertes dans le fantastique bouquin de David McCandless "Information is Beautiful", ces planches tentent de donner une vision graphiques des données recueillies sur le groupe par Michael Deal. Vous y trouverez donc une cartographie des collaborations à l'écriture :

Une représentation des références que le groupe fait à ses propres chansons :
Et une représentation graphiques des notes utilisées par les Beatles :






















Inutile, donc indispensable.

mardi 9 février 2010

Considérations d'ordre général à l'usage du mélomane

On vit une époque formidable. On a accès à toute la musique qu'on veut, les musiciens aussi, s'appuient sur ces nouvelles références pour créer, enrichissent les références des auditeurs qui sont désormais prêts à entendre ce qui était il y a peu passible d'excommunication. Les techniques de production se standardisent, s'échangent, les barrières sautent et les extrêmes tendent à se rejoindre. Oui mais alors comment faire la différence entre les deux catégories de musique principales : la bonne et la mauvaise ?

S'il vous plait, ici on est pas là pour faire dans les bons sentiments, vous ne m'enlèverez pas de l'esprit qu'il existe de la mauvaise musique, toute mauvaise foi mise à part. D'ordinaire un bon indice réside dans la façon dont un disque est conçu. Le but c'est quoi ? Me faire plaisir en tant qu'artiste et exprimer quelque chose, ou tout simplement nourrir l'auditoire comme on gave une oie avec la recette qu'il aime dans le but d'en retirer quelque subside. Mais on est d'accord, on écoute pas tous la musique dans le même but et on y recherche pas tous la même chose.

Pour illustrer mon propos, le mieux c'est l'exemple. Prenons le dernier Yeasayer.



Sur ce titre tiré de Odd Blood paru aujourd'hui, on s'approche de très près de ce qui constitue l'abomination ultime en matière de musique (vous en conviendrez chers lecteurs), le r'n b. Notez l'absence de majuscule. Pourtant j'aime ce morceau.

Et maintenant prenons un truc au hasard, Stillness Is The Move de Dirty Projectors (que je ne connais pas)



Là dedans, on entend une nette tendance r'n b, du vocoder, on aperçoit une ébauche de chorégraphie à deux balles, bref on est pas loin de la bande son d'un magasin de godasses.
Et pourtant, de proche en proche, j'en viens à tolérer ces trucs là. Je vais même me chopper ce disque pour approfondir un peu.

Chaque artiste créé un univers propre (plus ou moins) auquel il tente de nous faire adhérer. Si on est "prêts" ça marche, sinon on passe à côté et il faudra y revenir plus tard. C'est vrai pour la peinture et le cinéma, la littérature ou autre.

Bref on vit une époque formidable mais dangereuse, la frontière entre le bien et le mal est de plus en plus ténue. Mais c'est peut être pas un mal après tout, si l'underground recycle la variet' et inversement, ça pourrait bien tous nous tirer vers le haut. Mais je flippe un peu quand même...

samedi 26 septembre 2009

Trio - le délire du moment

Perso je trouve ça hilarant, quel second degré, quel talent. Trio, pas le truc français de bobo, le truc allemand qui chantait Da Da Da (repris entre autre par Elastica)dans les 80', a d'autres coups de génie à son actif. En témoigne ce merveilleux playback bien kitchos de Anna (lass mich rein lass mich raus) qui doit signifier quelque chose comme "Anna, laisse moi rentrer, laisse moi sortir".



Juste parfait. Allez, Sunday you need love monday be alone chanté en anglais pour vos oreilles sensibles :


Sunday you need love, monday be aloooone !!!
Je ne saurais que trop vous conseiller l'écoute de l'album Da Da Da de Trio sorti en 81, un beau pot pourri de punk, minimal, pop, varietoche allemande et grand n'importe quoi.

samedi 11 juillet 2009

Brain Music ?


Dan Lloyd, prof de philo de l’université de Hartford Connecticut s'est amusé à créer de la musique à partir d'imagerie par résonance magnétique (IRM). On prend un sujet, on lui fait accomplir différentes tâches, on observe le résultat de l'IRM. Les images sont ensuite transformées en sons en liant les intensités à des fréquences, en suivant une timeline. Voilà ce que ça donne. c'est un peu long, soyez patients et lisez ses commentaires.

Avec un truc un truc pareil, Dan Lloyd pourrait avoir un deal chez Raster Noton avec Ryuichi Sakamoto et Alva Noto !

samedi 16 mai 2009

WARP20 - 20 YEARS OF WARP 09 05 2009 Paris

Ça faisait bien longtemps qu'on avait rien posté sur le label Warp... Donc finalement, mes impressions sur ce show anniversaire venant célébrer l'entrée dans l'âge adulte pour ce label de Sheffield.
Les vrais journalistes se sont chargés de faire l'article, si ça vous tente, lisez ces lignes des Inrok, ça vaut le coup. (Merci Mr Wistlewolf)

Le concert donc. Voilà le programme du jour 2, celui que j'ai choisi :

WARP20 - Paris - Cité de la musique - 09.05.2009
Salle des concerts :

21h45 Leila (live)
23h15 Plaid (live)
00h30 Aphex Twin & Hecker (live)
02h30 Clark (live)

Rue Musicale :
21h00 Warp DJs
23h00 Luke Vibert (DJ)
00h30 Aphex Twin & Hecker (retransmission de la salle de concert)
01h15 Hudson Mohawke (live § DJ)
02h30 Flying Lotus (live)
04h00 Rustie (DJ)

Amphithéâtre :

de 21h30 à 00h30 Warp Films : This is England
par Shane Meadows
courts métrages
Mira Calix
Installations vidéos
Warp Vision
clips & vidéos

L'évènement se présente comme un mini festoche dans les beaux locaux de la Cité de la musique (dans le parc de La Villette près du Zenith), avec des espaces dédiés à la promenade musicale, aux projections, à la vente de t-shirts souvenir. Vu qu'on est des fleimmes, direction la salle de concerts pour pécho de bonnes places assises sur le balcon. Finalement, on a pas été foutus de se bouger de là.

21h45 Leila (live)

La bonne surprise. J'en attendais pas grand chose, mais c'est sans doute la meilleure prestation de la soirée. Leila Arab lance le multipiste sur sa bécane, et triture chaque piste sur sa table de mix king size, la même que l'ingé son. Finalement l'exercice a assez peu d'intérêt. Elle appuie sur play, et balance de la reverb ou autre sur telle ou telle piste. Mais bon, c'est ça le live act, ces disques sont conçus dans un studio, ça n'a rien d'instrumental, encore moins qu'un DJ. Mais Leila a une présence sur scène, le jeu de lumières est sympa, l'écran au dessus d'elle montre le travail de ses mains, et quelques featurings du fantastique blood, looms & blooms nous font l'honneur de leur présence.

Sa sœur tout d'abord, Roya Arab, première chanteuse d'Archive. Surprise totale. Roya a la grande classe, elle évolue sur scène avec élégence, et surtout quelle voix ! Trois ou quatres titres sont au programme pour Roya, entre les performances au micro de Luca Santucci et d'une mystérieuse extra terrestre qui se pointe déguisée en je sais pas trop quoi. Effet garanti. Malheureusement, pas de Martina Topley-Bird pour jouer Deflect, j'y ai pourtant cru jusqu'au bout.

Pendant ce temps Leila concasse les pistes de son dernier album principalement, elle le fait avec passion, elle a l'air un brin dérangée. Très bon show.













































23h15 Plaid (live)




Tiens Plaid, ça fait une paye que j'ai pas écouté, je serais pas foutu de nommer ou de me remémorer un de leur titres, à part Itsu bien sûr, qui figure au panthéon pour moi. Voilà pour vous le fantastique clip réalisé par Pleix, pour ceux qui ne l'avaient pas encore vu :



Ouais, bien sûr ils l'ont pas joué. Pas grand chose à dire sur ce set, si ce n'est que juste après Aphex Twin se pointe, alors si vous pouviez faire un peu plus vite, merci. C'est moins soft que ce à qui je m'attendais, avec un gros son techno parfois, et de belles projections.

00h30 Aphex Twin & Hecker (live)

Richard D James sur scène, c'est toujours un événement. Si j'ai bien compris, il fait souvent des prestations calamiteuses, et on ne sait jamais à quoi s'attendre. ça doit être le génie qui veut ça. Donc là je m'attendais à rien, même si j'avais du mal à pas être excité comme une puce. Et qui c'est ce Hecker ? Tim Hecker ? Ah non, Florian Hecker. Ah bin jle connais pas cuilà...

Verdict : Très bourrin, idiot, décevant. Je sais que ça les gonfle le terme d'IDM, mais là ça n'avait rien d'intelligent. HardTecho / Acid / Hardcore. Ya longtemps que je ne m'étais pas fait ramoner les esgourdes de la sorte. La dernière fois c'était Squarepusher, mais c'était bien plus subtil, talentueux et fait avec amour. Leur set s'éparpille, pas de fil conducteur. Le public est en transe, AFX pourrait passer un maxi des Musclés, ils n'y verraient que du feu vu la vénération dont il est l'objet. De temps en temps un petit hit reconnaissable (Windowlicker, Girl-boy song, Untitled...) auquel la foule se raccroche, mais trop rarement. Passons donc à la suite.


02h30 Clark (live)






















Avec Aphex Twin, la raison de ma venue. Je brûle de l'encens tous les jours devant Body Riddle, Comment Clark peut-il restituer un truc aussi orchestral sur scène ? Bin il peut pas. Turning Dragon non plus en fait. Mais je crois que c'était pas le but. La salle s'est méchamment vidée après la performance d'AFX, les gens sont sûrement allés voir Flying Lotus dans la "rue musicale". Clark débute donc son set dans une salle pleine de 30 personnes. Pas de PC, pas d'écran. Deux séquenceurs, une table de mix, un clavier à deux balles, une disto, et une sorte de touch pad. A l'ancienne. Intéressant de le voir travailler. Assez vite l'ambiance dance floor ameute du monde et la salle se repeuple. Là aussi c'est un poil trop bourrin, j'ai le crâne qui va exploser, il est plus de trois heures, il est temps de trouver le taxi qui aura le privilège de nous raccompagner chez nous.






















Bref : Je m'attendais peut-être un peu trop à un anniversaire célébration de l'electro intelligente, exigeante, récréative, élégante, un truc quali comme les concerts avec la London Sinfonietta par exemple. En fait, Warp est venu tout péter, ils ont posé du gros son bien droit, on est tous rentrés chez nous avec les oreilles en feu. Une déception ? Non, on ne peut rien attendre d'un événement comme celui-là. On s'y rend, on dit merci et c'est tout. Mais finalement et contre toute attente, c'est Leila qui a offert un spectacle qui correspondait le plus à mes aspirations. J'ai pas fini d'écouter son dernier disque.

Encore une chose : Vive les concerts assis. Je ne ferais plus que des concerts assis désormais. Born to be a larve (Copyright Boulet)

Les photos sont là si vous voulez.

lundi 20 avril 2009

Cliff Martinez : Tokyo timelapse

Ah tiens c'est beau ça, et en plus avec la musique de Cliff Martinez, extrait de la BO de Solaris :


goooooobe !
Un fil de Samuel Cockedey, un photographe qui n'utilise Photoshop qu'un tout petit peu, promis.

vendredi 17 avril 2009

Neil Krug / Ladytron


Une après midi d'ennui profond au bureau, je tombe sur le Flickr de Neil Krug. Splendide. Il shoote avec des vielles pélloches de Polaroïd périmées, ça donne un effet tout vieux. Très belles couleurs. Le gars a 25 ans et semble ble plutôt doué. Il fait aussi de la promo, voilà le clip réalisé pour Ladytron récemment :

Je suis pas grand fan de Ladytron, mais c'est pas désagréable. Et la vidéo semble composée de multiples photos, j'aime beaucoup. Surtout le vol de méduses. Allez faire un tour voir ses photos, c'est très beau. A suivre, son travail pour le prochain Ratatat.

jeudi 9 avril 2009

art et pouvoir politique

Salut à tous!
Je reviens avec un article non pas de sociologie mais d'ethnomusicologie (si si ça existe vraiment cette discipline avec des chercheurs, des étudiants et même des diplômes !!)
Sabine Trebinjac est chercheur au CNRS, au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparatives, à l’Université Nanterre - Paris X. Elle est à la fois ethnologue, historienne, sociologue de la musique et sinologue. Ses travaux de recherche portent sur la Chine ancienne et contemporaine, elle étudie notamment les relations entre la politique d’Etat et la musique.
Sabine Trebinjac pour son étude est partie de deux constats :
1 -toutes les musiques des minorités présentes en Chine se ressemblent
2- il existe dans les universités des classes de compositions pour l’apprentissage d’une musique populaire
Face à ces deux constats il convient de s’interroger sur le poids du pouvoir politique sur la musique. En effet si malgré la différence de culture de ces minorités (langue, histoire….) il y a une ressemblance des musiques, cela signifie qu’il y a quelque part dans le gouvernement un contrôle de la production de ces musiques populaires.

La chercheuse a donc procédé à une analyse fonctionnelle : l’organisation des institutions musicales est le reflet de l’organisation nationale, provinciale et locale de l’Etat. Ainsi, selon elle, la musique est à la fois ferment de la légitimité politique et symbole du pouvoir tant elle est étroitement liée au domaine politique. En effet, appelés à collecter les musiques de Chine, la dizaine de milliers de fonctionnaires qui travaillent au gouvernement œuvrent de fait à la fabrication d'une musique nationale chinoise.
Voici comment se déroule cette construction de la musique populaire :
Pékin décide de collecter des chants au niveau régional ou provincial puis au niveau local avec un contrôle de la part des fonctionnaires à tous les niveaux. Une fois ces chants collectés,
le corpus est envoyé à Pékin pour être réécrit. Il y a donc un contrôle de l’Etat sur la musique populaire et donc sur les traditions populaires. On parle à ce moment là de traditionalisme d’Etat car la tradition est nettoyée pour être saisie par l’Etat. En fabriquant une musique populaire de toute pièce, l’Etat chinois a le souhait d’établir une unité nationale. La musique est donc au service de l’Etat.

Dans quel cas la musique ou tout autre art peuvent être saisit par le pouvoir politique ?
Ceci s’applique t’il seulement aux sociétés orientales ? Qu’en est-il de nos sociétés occidentales ? En effet, le pouvoir, par définition, cherche à être suivi, obéi, soutenu : artistes et œuvres d’art peuvent être à cet effet des auxiliaires précieux de cet objectif.
L’art et le pouvoir politique sont inévitablement lié car les artistes sont amenés à se déterminer par rapport au pouvoir politique de leur temps qu’ils choisissent de le servir, de le combattre ou de se montrer indifférents.

Sabine Trébinjac explique ses recherches dans cette vidéo.

jeudi 15 janvier 2009

Damien JEAN : ça c'est du son

Nous en France, la musique, on sait faire. Gros buzz sur la toile autour de Damien Jean et de son clip "c'est mon rêve", digne représentant d'une génération surdouée qui fait montre de ses talents sur cette vidéo à voir et à revoir pour le plaisir de toute la famille :



C'est énorme, ça pourrait être produit par AB Production. Merci Damien, continues à nous faire rêver, c'est ta force ancestrale. Merci Julien pour cette perle, ça n'a pas de prix.

dimanche 30 novembre 2008

Clark, ça s'écoute et ça se regarde

Une fois de plus, rien de nouveau, une séance de rattrapage pour qui n'aurait pas encore apprécié à sa juste valeur l'œuvre de Chris Clark. Promis, après je vous lâche avec le label Warp.









Après quelques disques passés un peu inaperçus (empty the bones of you, clarence park et ceramic is the bomb), C. Clark nous a offert en 2006 une pure merveille de poésie électronique sous le nom de Clark tout court : Boddy riddle.

C'est beau, C'est ciselé de beats, de violons et de batterie jazz (il a appris la batterie pour ce disque), ça vient d'une autre planète, mais ça racconte une histoire que tous et toutes peuvent comprendre. Perso, je l'ai écouté en boucle en lisant Hyperion et Endymion, depuis je plonge dans le Retz à chaque fois que je l'entends.

Une vidéo (par James Healy) du premier titre de l'album vous met dans l'ambiance, c'est beau, on dirait un croisement entre Botticelli, Dali et mon petit fils. (l'effet pixel est voulu)



Voilà une autre vidéo réalisée par 1st ave Machine sur un montage d'un de leurs titres, montage discutable à la limite du charcutage, mais on y voit quelques spécimens intéressants :



Attention, la bande son n'est pas représentative du disque (Celui-ci est certainement le plus formaté). C'est un concept album qui doit s'écouter en entier ou pas du tout, dans l'esprit des premiers Mike Oldfield, avec les moyens d'aujourd'hui.

Autre eye candy étrange, toujours par 1st ave Machine, mais sans la musique de Clark. Je vous conseille un petit tour sur leur joli site web. (La pub pour les godasses est splendide)

Ecouter Clark, c'est comme mettre l'oreille dans un gros coquillage et se réveiller dans une cathédrale en pleine cérémonie au XXXème siècle. Enfin je me comprends. Les fans de SF apprécieront. Jetez vous sur Boddy riddle (le plus accessible) puis sur le suivant Turning dragon (plus dance floor et déroutant, j'ai pas aimé tout de suite) et vous serez mûrs pour apprécier ceux d'avant. D'un niveau inférieur, mais avec quelques perles inestimables. Merci Clark pour ces bons moments.

samedi 1 novembre 2008

Meiwa Denki, ces gens là ne sont pas comme nous.

Meiwa Denki, ou Maywa Denki, c'est pareil, de toutes façons ça s'écrit comme ça :
Encore un truc délirant que j'ai loupé en concert. Ces illuminés nippons ont dû grandir biberonnés aux Thunderbirds et aux Monty Pythons.
Mais ils font quoi dans la vie ces petits hommes bleus ?
Un truc entre musique, art contemporain, ingénierie, et commerce.

Disons qu'ils utilisent leur société (Meiwa Denki) pour fabriquer divers instruments artisanaux. Ces outils ont plusieurs fonctions : entre autres, faire de la musique mais surtout faire du "nonsense". Soyons clair, ça n'est pas pour la qualité de leurs compositions qu'ils attirent l'attention. Mais le côté décalé et ingénieux de leurs automates a séduit jusqu'aux galeries d'art.

Du coup, avec une telle notoriété, le petit atelier s'est lancé dans la fabrication de jouets et gadgets retro, et ça fonctionne.

Pour mieux comprendre, un reportage d'Adam & Joe à mourir de rire:

Ah oui, on mesure mieux l'étendue des dégâts.
Ces gars sont complètement atteints et on les en remercie.
Bon quand ils veulent, ils peuvent aussi faire du Rock, un truc que Devo ne renierait pas.

Sur Youtube circulent une foule de vidéos toutes plus barges les unes que les autres, je vous invite à y faire un tour.

Meiwa Denki, vraiment, ces gens là ne sont pas comme nous.

jeudi 30 octobre 2008

"Outsiders", Howard Becker,


Bonjour à tous,

Je me propose d’écrire une chronique de sociologie sur la musique et ses thèmes environnants, un peu comme ces chroniques « L’avis du psy » dans des magasines pour adolescents comme « jeunes et jolies ». Je vous promets de faire mieux que ces sociologues à qui on demande d’émettre un avis dans les émissions de Jean Luc Delarue !!


L’avis du sociologue (#1)

BECKER, Outsiders, Étude de la sociologie de la déviance, Métaillé, Paris,1985

Howard Becker est un sociologue américain et musicien de jazz. Son ouvrage est représentatif d’un courant les plus importants de la sociologie américaine connu sous le nom « d’école de Chicago ». Il s’est inséré et a vécut avec un groupe de jazz entre 1948 et 1949 afin d’observer leurs comportements face à la société.

Une culture de groupe

Tout d’abord les musiciens de jazz interrogés lors de cette enquête aux Etats Unis se considèrent comme un groupe à part et possèdent alors une culture de groupe. Une première question peut se poser : est ce la même chose pour tous les musiciens ou cela est typique aux musiciens de jazz? Mais il est préférable de définir ce qu’est un groupe et comment se créer cette culture de groupe avant d’aborder d’autres théories.

Un groupe peut se définir comme une réunion de plusieurs figures formant un ensemble. Ainsi notre société est formée de plusieurs groupes qui entrent en interaction les uns avec les autres. Alors comment se crée cette culture de groupe ? Une des théories avance l’idée qu’il y a culture lorsqu’un groupe de personnes se trouve confrontée à un même problème, et dans la mesure où les membres de ce groupe sont capables d’entrer en interaction et de communiquer entre eux.

Mais l’auteur développe l’idée que les groupes participant à des activités déviantes ont aussi cette culture de groupe puisque leur conception de ce qui est déviant et ce qui ne l’est pas n’est pas conforme à la société. Leur vision de leurs actes n’est pas partagées par les autres membres de la société. Donc la culture de groupe se développe, selon l’auteur, autour des problèmes partagés par les membres de ce même groupe.

H. Becker applique sa théorie aux musiciens de jazz.

Pour un des enquêtés, les musiciens ne sont pas comme les autres, ils parlent autrement, ils ne ressemblent à personne d’autres ce qui pourrait leur permettre d’agir comme ils le souhaitent en affirmant que le reste de la société ne peut pas comprendre leurs actes.

Musicien artistique /musicien commercial

Les musiciens de jazz sont définis par l’auteur de façon simple : des personnes qui jouent de la musique populaire pour gagner de l’argent. Ils exercent donc un métier de service et les caractéristiques de leur culture découlent des problèmes communs liés à ce métier.

Un des problèmes que rencontre un musicien au cours de sa carrière « découle de la nécessité de choisir entre une carrière à succès et les normes artistiques qui sont les siennes ». Donc selon l’auteur pour parvenir au succès il faut passer par ce qu’il appelle le « faire commercial » c'est-à-dire être en accord avec les goûts des non musiciens pour lesquels il travaille et renoncer aux normes de son groupe.

Au contraire s’il conserve ses propres normes artistiques il est condamné à l’échec dans la société.

Est-ce la même chose pour l’ensemble des musiciens ? Faut-il être en désaccord avec les normes de la société pour faire de l’artistique que l’on opposerait alors à une pratique commerciale? Les musiciens commerciaux rejettent-ils forcément leurs normes artistiques, se détachent ils de leurs propres normes artistiques lorsqu’ils s’accommodent des goûts des non musiciens?


Les musiciens et leur public

La partie précédente nous amène à penser les musiciens avec leur public. L’ensemble des musiciens (de jazz et commerciaux) sont dans un conflit permanent entre 1) ils veulent s’exprimer librement conformément aux convictions de leur groupe ; 2) admettent que les pressions extérieures peuvent les forcer à s’abstenir de satisfaire leur désir. Les musiciens de jazz mettent l’accent sur le premier facteur là où les musiciens commerciaux le mettent sur le deuxième. Cependant l’ensemble des musiciens ressentent la force de ces deux facteurs. La relation entre les musiciens et leur public serait conflictuelle par définition. Un musicien commercial aura la reconnaissance extérieure (revenus plus réguliers et plus élevé, reconnaissance du public et de la société) mais perdra la reconnaissance artistique accordé par ceux de son groupe. Au contraire un musicien de jazz (opposé au musicien commercial) gardera la reconnaissance de son groupe au risque de s’isoler face à la société et aux membres qui la composent.

Déviance, non déviance et comportement à risque

Les comportements déviants sembleraient faire partie intégrante de la vie de ces enquêtés. En effet selon une personne interrogée « les plus grands héros du monde de la musique sont les plus fortes personnalités » et il ajoute « plus un type se conduit de manière originale, meilleur il est, et plus les gens l’aiment »

Cette culture de groupe est donc présente chez tous ces musiciens interrogés, cela est –il commun à tous les musiciens ?

Selon Becker, les musiciens se considèrent comme des gens à part, doté d’un don particulier qui les rend différents des non musiciens que les enquêtés appellent les « caves ». Les caves n’ont pas les mêmes références que les musiciens ce qui peut créer des conflits et des jugements des musiciens envers leur public. Selon certains enquêtés le public ne comprend pas la complexité de leur métier. C’est une autre raison qui fait que les musiciens, ici de jazz, vivent en groupe et possèdent une culture à part.

Ce comportement déviant est à mettre en relation avec la culture de groupe évoqué précédemment.

Cet article laisse en suspend de nombreuses interrogations de façon à animer un débat autour des musicien commerciaux notamment et la considération du public par les groupes de musique.

dimanche 26 octobre 2008

Je veux un Monome ! (et du talent)

Au clou le Yukulélé ! Voilà l'instrument du futur !
Vu dans Star Trek !
Le Monome est une matrice de boutons lumineux qui fait office de séquenceur, et comme tout ce qui est vraiment cool, ça se branche en USB. Pas mal d'artistes l'utilisent en ce moment, je ne sais pas si c'est un effet de mode mais faut bien avouer que ça révolutionne pas mal l'interface Homme Machine (IHM).

Bon, alors ça fait de la lumière, de la musique, mais comment ça marche ? Éclairez nous professeur :


Oh c'est un bien gros Monome que vous avez là !
Mais chez les Monomes, c'est pas la taille qui compte, jugez plutôt :

Sauf quand tu t'appelles Nine Inch Nails et que tu as le plus gros :

Ah ouais ça c'est la classe. On dirait presque un Jeopardy.
Sinon tu peux aussi brancher ton Monome a un piano. Mais non pas en USB, saucisse !

Tiens lecteur curieux, un lien vers Miximal, un collectif qui a fait un album très agréable rien qu'avec ces petites bêtes, que tu peux écouter en ligne.
Au fait le mot Monome vient des processions étudiantes en file indienne, comme ça :














Pff ça fait même pas de lumière, c'est nul.

dimanche 19 octobre 2008

UVA : UnitedVisualArtists

Ça y est, j'ai trouvé à qui je vais demander de faire les lights pour le show que je vais organiser au Zenith de St Gaudens pour mes 30 ans. Va falloir que je les book maintenant, vu qu'ils ont un agenda assez chargé. Le collectif briton United Visual Artists a travaillé pour Battles, Massive Attack, Unkle, Artick Monkey et OneDotZero entre autres pour leurs tournées ou vidéos.
Ils casent aussi bien leurs installations lumineuses chez les rockstars que dans les musées d'art contemporain, chez HSBC ou encore au festival Nuits Blanches à Paris.
Trop cool : le Vangelis Orchestra qui joue la BO de Blade Runner :
Ah oui on a déjà vu un truc du genre dans des concerts de NIN mais c'est pas grave.
Ils font aussi des installations d'architechture lumineuse interactives :

Gaaaa je veux un de ces pilliers lumineux à la maison, juste un !
Et même des trucs que quand tu marches dessus ça bouge, rhhhaaa trop cool :
Tout le reste sur leur site officiel (aussi en lien permanent dans la nav). Moi aussi j'ai cherché une section wallpapers sans succès... Snirf.