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mardi 17 janvier 2012

dead skeletons - dead magick

bonjour et bonne année, alors il est vrai qu'en ce moment vous ne croulez pas sous les chroniques, c'est pourquoi je reviens aujourd'hui avec du lourd. ha ben à coup d'un album par semaine (et encore) j'ai vraiment intérêt à présenter un bon album. donc aujourd'hui voici dead skeletons, déjà rien que le nom ça fait peur.

amateur de rock noir atmosphérique, psychédélique limite drone, jetez vous sur le double album dead magick I & II de l'islandais jón sæmundur auðarson. dead magick I est noir et psychédélique avec des titres qui prennent leurs temps pour s'installer, c'est répétitif et on retrouve tout plein d'effets sonores tous plus inquiétants les uns que les autres. 


le second dead magick II est quant à lui beaucoup moins lourd, plus mélodieux, il n'en reste pas moins répétitif, mais on ressent bien une énergie moins pesante. l'un comme l'autre présentent leurs propres visions de ce monde pourri dans lequel nous vivons, et sont signés chez a records le label de anton newcombe (the brian jonestone massacre). ce sont des albums à fort penchant instrumental, les paroles sont distillées au compte goutte et sont elles aussi (pour ceux que j'en ai compris) d'une noirceur sans nom.

alors je ne sais pas si c'est parce que le monde va s'éteindre à la fin de l'année, mais si c'est le cas, cet album siéra parfaitement aux destins post apocalyptiques des quelques survivants.

toujours justes, les ambiances sont froides et semblent intemporelles, bon il faut dire qu'avec des titres de cinq à six minutes, quand ce n'est pas plus, la "magie" a le temps d'opérer, et on n'en ressort pas forcement indemne, il est souvent facile de s'y perdre. donc voilà dead magick est parfait pour vous retourner la tête, vous serez comme happé dans ce monde vertigineux qu'aucune lumière ne peut percer.
vous pouvez outre les deux vidéos ci-dessous écouter l'album en entier sur leur site, c'est pas beau ça, et c'est .

voici dead mantra#1-01 qui débute l'album et qui est en ligne depuis pas mal de temps.


et ljoberinn#2-02, avec ses chœurs plaintifs.

vendredi 20 mai 2011

panda bear - tomboy


j'écoutais le dernier animal collective et j'ai pas bien compris, sinon que j'écoutais en fait le dernier panda bear, tomboy (garçon manqué dans le texte).
avant le panda de l'équipe sortait des albums un peu différents de ceux fait en coopération avec son groupe d'animal, mais là rien pas de surprise ou plutôt trop de similitudes, ce tomboy est tout simplement un album dans la pure lignée d'animal collective.
du coup je suis un peu déçu, je n'attendais pas vraiment ça, cet album est le petit frère pop de merriweather post pavillon.


passé la désillusion, l'album reste bon par moments, à l'instar de de tomboy#2, titre éponyme de l'album. des boucles hypnotiques qui ne se renouvellent que très lentement, du drone presque. à l'origine c'est pas trop ma tasse de thé, mais ce titre passe très bien.
c'est aussi j'ai l'impression le titre le plus personnel. dans un style plus tourné vers animal collective, slow motion#3 fonctionne bien avec ses accords à contre temps, toujours à base de boucles monotones ce titre prend son forcement temps pour s'installer mais provoque finalement un manque dès qu'il se termine.

a part ces deux titres que j'ai repéré tout de suite, le reste de l'album s'articule toujours de la même façon et c'est difficilement que l'on sort de sa torpeur à la fin des onze titres.

ce n'est pas un mauvais album c'est juste un album moyen, j'en attendais sûrement un peu trop, cela m'apprendra! ci dessous les titres cités ci dessus.



dimanche 8 mai 2011

Résumé des épisodes précédents

Le temps passe, les albums aussi, et je n'ai pas eu le temps d'en parler ici. J'opte donc pour la manière expéditive avec ces brèves qui ne sont pas des chroniques de disques, mais autant d'invitation à les écouter ou les brûler. Certains seront d'ailleurs sûrement chroniqués par Arnok, vous en saurez donc plus.

Saul Williams - Volcanic sunlight
On commence avec du gros. Au rayon slam nous on a Grand Corps Malade, à New York ils ont Saul Williams. Le gars nous a déjà pas mal impressionné en trois albums énervés, inventifs, géniaux dont un produit par Trent Reznor et distribué en ligne. Là changement de décors, retour chez une major (Columbia/Sony), jaquette flashy, titres dansants frisant la niaiserie... Déception. Je retiendrai seulement Girls have more fun, bien rigolo.



Connan Mockasin - Forever dolphin love
Bonjour, je porte un nom de godasse et j'ai fusionné avec Smashing Pumpkins (moi aussi je parle du nez), David Bowie (je plane), et Beck (j'aime les 90's). J'aime pas tout l'album mais ce titre me plait beaucoup. à explorer.



Seun Kuti & Egypt 80 - From africa with fury rise
Ouais OK pas longtemps c'est promis. Juste pour signaler la sortie du second album du dernier fils de Fela Kuti, c'est toujours très bon, ça fait remuer son popotin et ça colle le smile. En voilà un qui ne sera pas chroniqué par Mr Whistlewolf ou Arnok ;)




Pantha du Prince - XI versions of black noise
Pas facile de s'attaquer à ce qui fut certainement le meilleur disque de sa catégorie en 2010... Black noise était un monument de délicatesse de finesse et d'unité, alors même s'il peut paraître tentant de le passer à la moulinette du remix, les 11 gaziers qui s'y sont frottés auraient mieux fait de se casser une jambe. Oui, toi aussi Four Tet, tu peux remballer ton barda et filer dans ta chambre. Même vous Animal Collective, il sert à rien ce morceau. Circulez, ya rien à voir.


The Kills - Blood pressures
Un des albums que je redoutais vues les trop nombreuses déceptions des dernières semaines. Arnok vous en dira sûrement plus mais pour ma part mes craintes sont dissipées. Blood pressures est moins brut, moins immédiat que ses prédécesseurs, comme si les choses à dire de but en blanc avaient déjà été dites. Ici le propos se fait plus nuancé dans les mélodies et il faut dire que The Kills prend ce virage avec talent.



Earth - Angels of darkness, demons of light I
Mine de rien j'aurais vraiment beaucoup écouté the bees made honey in the lion's skull. C'est donc avec grand intérêt que je me jette sur ce nouvel opus qui semble initier une série. Drone, post rock, morceaux entre 7:30 et plus de 20 minutes, mais aussi introduction du violoncelle. La recette est bonne, ceux qui comme moi aiment regarder le plafond y trouveront leur compte.



Bibio - Mind bokeh
Fallait en parler, ça me permettra de réaffirmer que je ne dis pas que du bien de ce qui sort chez Warp. L'enfant prodige s’apprête a réitérer l'exploit, tout le monde a les yeux rivés sur lui, il gravit les marches du plongeoir, s’élance, et prend un plat monumental. Une des plus belles bouses du label, c'est laid, ça pue le funk electro rose bonbon, ce disque donne des convulsions. à mort.



Voilà, comme vous le voyez je me suis laissé le temps d'une argumentation construite et objective, et je sais que c'est pour ça que vous êtes au moins deux à nous être fidèles.

dimanche 21 mars 2010

Weedeater - God luck & good speed


Voilà quelques semaines que je voulais dire un mot sur Weedeater, tant leurs trois albums font trembler les murs de mon appart. C'est bien malgré moi, mais c'est devenu quasi systématique... Steve Albini est le producteur de ce disque... je viens de l'apprendre. God luck & good speed commence par un jeu de mots et arbore une police qui rappelle Down sur un fond crasseux. L'intro est grasse et lente, sludge, stoner, la voix est celle d'une truie qui aurait fait une descente d'organe après avoir bu tout le whisky du Texas.

Weedeater, trois gars de Wilmington, North Carolina, barbe et casquette John Deere vissée sur la tête, voue une passion sans limite pour heu... la salade verte et Black Sabbath, se paye une reprise de Skynyrd Lynyrd (Gimme back my bullets), bref je crois que le décors est planté.

Éloge de la lenteur et de la lourdeur, God luck & good speed (2007) associe quelques ficelles du post hardcore aux poncifs du blues et du stoner avec le son d'Albini, un régal.



Mais les deux albums précédents sont aussi à écouter. Sixteen Tons (2003) commence par Bull, un titre à ne pas manquer. Time served dénote un peu, dans un format plus bref et avec une voix plus claire, un chef d'œuvre. Dummy fait durer plus de 6 minutes un plan qui ne devrait être qu'un intermède dans un morceau, et pourtant c'est du génie.



Le premier essai ...and justice for y'all date de 2001 n'est pas moins bon que les deux autres et commence limite Drone. Une voix encore plus écorchée, quelques phases rapides (Free), un coup de génie (Truck drivin man) et toujours une jaquette d'un goût très sûr.





Ce truc est une drogue...
On attend le petit dernier (Jason...The Dragon) pour cette année, ça aurait été plus vite si le chanteur n'avait pas perdu un gros orteil en jouant avec son fusil (si l'on en croit Wiki).

lundi 15 février 2010

Zelienople - Give it up


Parfois dans un disque, le silence est important. Ce qui n'est pas dit a autant d'importance que ce qui l'est. Zelienople nous offre un disque énigmatique à l'image de son artwork, avec une voix en écho, des accents de post rock à la sauce drone, et un tempo d'une lenteur rarement atteinte. N'attendez pas que ça démarre, ça ne démarre jamais. L'extrême à l'envers. On peut s'interroger sur l'intérêt d'un tel exercice, mais à l'écoute, il faut bien avouer que cette musique exerce une fascination ensorcelante. Pas l'album de l'année, mais une expérience digne d'être vécue.


mercredi 5 août 2009

Krikor and The Dead Hillbillies - Land Of Truth


Voilà un disque pour lequel je suis tombé comme on tombe malade. J'en attendais rien, c'est pas venu tout de suite, mais d'un coup c'était évident.
Krikor and The Dead Hillbillies, un nom impossible à retenir sur une jaquette trompeuse. On pourrait s'attendre à un nouvel ersatz des White Stripes, alors que rien à voir.
Krikor Kouchian produit, bidouille et participe depuis une dizaine d'années à divers projets, ça lui confère une certaine maturité sur ce Land Of Truth. Il commence comme du rock, évolue vers de la pop electro clash, passe par de la deep techno, et finit en drone folk. Un voyage unique et déroutant. Chacune des pistes pourrait mériter un album entier sur le même thème. Comment peut-on exceller dans tous ces styles à la fois ?

Autre source de satisfaction, tout cela se passe en France. Krikor a débauché l'excellent Nicolas Ker de Poni Hoax (eux aussi chez Tigersushi) qui donne une teinte 80's, ainsi que Chloe (Battant) qui se charge d'aérer tout ça.



Un disque à tiroirs, beaucoup de références, et du génie. Qui a dit que les musiciens electro n'ont aucune culture musicale ?

http://www.myspace.com/krikorparis

mardi 7 avril 2009

Earth - The Bees Made Honey in the Lion's Skull

Encore un album de 2008. Pour beaucoup, la Drone music est synonyme d'ennui profond, mais ne leur jetons pas la pierre. Ce disque est arrivé entre mes oreilles un peu par hasard, j'avais même oublié l'existence de ce groupe même si j'avais acheté Pentastar: In the Style of Demons à la fin du siècle dernier. Un détail, Earth est vaguement connu pour ses liens avec Nirvana, et pour le fait que son leader Dylan Carlson a acheté le flingue qui servit à Cobain pour vous savez quoi.


The Bees Made Honey in the Lion's Skull n'est pas à écouter à n'importe quel moment. D'ailleurs les premières fois, c'était pas le moment, et j'ai pas compris. C'est très lent, bluesy, contemplatif, totalement instrumental. Les morceaux entre 6 et 9 minutes sont tout indiqués pour la méditation (comprenez la glande), en regardant la plage sous la pluie. Ou le plafond à défaut, si vous n'avez pas d'océan sous la main.