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vendredi 19 avril 2013
youth lagoon - wondrous bughouse
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
expérimental,
pop,
psychedelic
calquer des paroles sur des mélodies n’est pas chose aisée, pourtant avec trevor powers, alias youth lagoon, cela paraît simple tant tout est accordé. ses mélodies psychédéliques et la voix androgyne de cet américain se mettent au diapason. en ce sens wondrous bughouse est fascinant, si en plus de ça vous ajoutez une architecture des plus foutraque et une énergie revitalisante, cet album fait l’effet d’une petite bombe.
les titres sont assortis d’effets électroniques qui laissent une impression fantomatique qui n’est pas s’en rappeler les albums de bradford cox (atlas sound et deerhunter). c’est doux, onirique, un peu difficile d’écoute mais au combien impressionnant. si la base de l’album est construite sur des claviers aux sons vaporeux, trevor powers y intègre toujours de touches d’électronique ou encore déconstruit ses titres avant de toujours retomber sur la bonne mesure. il va du point A au point B, mais s’aventure à chaque fois vers l’expérimentation qu’elle soit orchestrale (richesse des accords en tous genres, lignes d’arpèges hachées etc...) ou architecturale (changements de rythme et virages sonores).
tout colle parfaitement, l’album bien que psychédélique n’en reste pas moins très cohérent, l’album prend des détours, certes, mais ne se perd jamais. si les mélodies paraissent faciles, l’exécution, elle, est subtile, c’est beau et captivant. à part le premier titre qui fait office d’introduction torturée (un peu trop même) à mute#2, tous les titres ont quelque chose à montrer et s’il ne fallait en retenir que deux (je vais pas non plus vous intégrer les dix titres) je vous recommande pelican man#5 et dropla#6 qui suivent.
voilà il n'y a pas à réfléchir longtemps, wondrous bughouse est l'album qu'il vous faut.
vendredi 12 avril 2013
the flaming lips - the terror
Publié par
arnok
Libellés :
alternatif,
expérimental,
psychedelic,
rock
avant wayne coyne et ses copains faisaient de la musique et puis quand ils pensaient toucher au but, prenaient plein de drogue, remixaient le tout et enregistraient vite leurs frasques avant de reprendre pleine possession de leurs moyens. bon c’est pas exactement comme ça pour la totalité de leurs treize précédents albums, mais pour certains on doit pas en être loin.
pour the terror, ils ont inversés leur process de création. steven drozd, toujours prompt a arrêter ses sevrages, a commencé par se cloîtrer dans un studio pour en faire ressortir pleins de bruits et autres sons tous plus bizarres les uns que les autres sur le thème de la terreur. puis, merci bien, le groupe y a ensuite ajouté quelques mélodies dites écoutables par le commun des mortels.
alors ça donne envie non??? oui c’est mal vendu, mais les flaming lips sont tellement loin de ça qu’ils n’ont plus besoin de bonnes critiques pour vendre des albums ou pour faire parler d’eux, non ils savent faire dans l’inutile aussi (cf leur huit concerts effectués sur 24 heures en 2012). the terror est donc minimaliste, répétitif, expérimental, froid et à tendance dépressive, à croire que le groupe broie du noir en ce moment. sûrement due à la grosse descente qu’ils ont eut après avoir enregistré the flaming lips and heady fwends l’année dernière. cependant même si le petit dernier est, à l’instar de son prédécesseur, très expérimental, il reste tout de même très homogène et ne part pas dans tous les sens, là où justement l’avant dernier se perdait trop souvent.
the terror est donc expérimental mais cohérent, et c’est déjà ça car c’est pas facile tout le temps avec ces américains. si les passages de saturations, de boucles minimales ou encore de sons écorchés sont au premier plan, the flaming lips arrivent toujours a retomber sur leurs pattes pour nous livrer au final des titres parfaitement équilibrés. c’est souvent à la limite mais the terror ne bascule jamais dans un larsen dont on ne voit pas la fin. la preuve, ils sont arrivés à me faire aimer le titre you lust#4, un des plus long qu’ils n’aient jamais fait (13 minutes), mis à part leur record du monde du morceau le plus long du monde (encore une occasion réussie de faire de l’inutile sans contrepartie). you lust#4 passe par plusieurs états fort heureusement, de l'inquiétant au psychédélique, puis au psyché inquiétant pour enfin en arriver au psyché angoissant. non c’est sûr on passe de superbes moments avec ce nouvel album, je vous assure.
l'album déjà tortueux est la plus part du temps accompagné d'un chant prompt à l'évanouissement, et ce n'est pas you are alone#6 qui pourra prétendre le contraire.
pourtant l'album passe tout seul, pas d'ennui comme on pourrait le penser, c'est pas facile d'écoute mais aucun album ne l'a déjà été. ce qui prime ce sont tous ces petits sons et autres rifts de guitare saillants.
sun blows up today (titre en bonus) n'est pas le plus représentatif de l'album, c'est même le plus conventionnel, ahhaha un peu de normalité dans ce monde de bruits.
pour vous faire une idée de ce qu'est cet album, voici always there, in our hearts#9. une fois de plus le titre change de structure et devient frénétique après un long moment statique.
voilà vous savez ce qu'il vous reste à faire... non revenez et écoutez cet album merde.. vous serez surpris grâce à you lust#4, tabassé comme un malpropre par look... the sun is rising#1, conquis avec be free, a way#2 ou encore pétrifié par the terror#5.
pour the terror, ils ont inversés leur process de création. steven drozd, toujours prompt a arrêter ses sevrages, a commencé par se cloîtrer dans un studio pour en faire ressortir pleins de bruits et autres sons tous plus bizarres les uns que les autres sur le thème de la terreur. puis, merci bien, le groupe y a ensuite ajouté quelques mélodies dites écoutables par le commun des mortels.
alors ça donne envie non??? oui c’est mal vendu, mais les flaming lips sont tellement loin de ça qu’ils n’ont plus besoin de bonnes critiques pour vendre des albums ou pour faire parler d’eux, non ils savent faire dans l’inutile aussi (cf leur huit concerts effectués sur 24 heures en 2012). the terror est donc minimaliste, répétitif, expérimental, froid et à tendance dépressive, à croire que le groupe broie du noir en ce moment. sûrement due à la grosse descente qu’ils ont eut après avoir enregistré the flaming lips and heady fwends l’année dernière. cependant même si le petit dernier est, à l’instar de son prédécesseur, très expérimental, il reste tout de même très homogène et ne part pas dans tous les sens, là où justement l’avant dernier se perdait trop souvent.
the terror est donc expérimental mais cohérent, et c’est déjà ça car c’est pas facile tout le temps avec ces américains. si les passages de saturations, de boucles minimales ou encore de sons écorchés sont au premier plan, the flaming lips arrivent toujours a retomber sur leurs pattes pour nous livrer au final des titres parfaitement équilibrés. c’est souvent à la limite mais the terror ne bascule jamais dans un larsen dont on ne voit pas la fin. la preuve, ils sont arrivés à me faire aimer le titre you lust#4, un des plus long qu’ils n’aient jamais fait (13 minutes), mis à part leur record du monde du morceau le plus long du monde (encore une occasion réussie de faire de l’inutile sans contrepartie). you lust#4 passe par plusieurs états fort heureusement, de l'inquiétant au psychédélique, puis au psyché inquiétant pour enfin en arriver au psyché angoissant. non c’est sûr on passe de superbes moments avec ce nouvel album, je vous assure.
l'album déjà tortueux est la plus part du temps accompagné d'un chant prompt à l'évanouissement, et ce n'est pas you are alone#6 qui pourra prétendre le contraire.
pourtant l'album passe tout seul, pas d'ennui comme on pourrait le penser, c'est pas facile d'écoute mais aucun album ne l'a déjà été. ce qui prime ce sont tous ces petits sons et autres rifts de guitare saillants.
sun blows up today (titre en bonus) n'est pas le plus représentatif de l'album, c'est même le plus conventionnel, ahhaha un peu de normalité dans ce monde de bruits.
pour vous faire une idée de ce qu'est cet album, voici always there, in our hearts#9. une fois de plus le titre change de structure et devient frénétique après un long moment statique.
voilà vous savez ce qu'il vous reste à faire... non revenez et écoutez cet album merde.. vous serez surpris grâce à you lust#4, tabassé comme un malpropre par look... the sun is rising#1, conquis avec be free, a way#2 ou encore pétrifié par the terror#5.
samedi 23 février 2013
foxygen - we are the 21st century ambassadors of peace & magic
Publié par
arnok
Libellés :
folk,
pop,
psychedelic
on ne va pas dire que les deux californiens sont restés bloqués dans les années 70’s mais à écouter leur musique et la vitesse à laquelle ils ont
ingurgités toutes ces vieilles références, on peut se demander si ils
ne roulent pas en delorean. Neuf titres et neuf ambiances changeantes,
on y entends du dylan, beaucoup de stones, un peu de beatles (in the
darkness#4) le tout à la sauce psychédélique, à croire qu’on est dans la
factory de warhol (no destruction#2).
La structure même des titres est créative, elle n’est pas linéaire comme on en a l’habitude, et il arrive également qu’un titre ne s’attarde pas sur un rift, un refrain, une mélodie bien rodée, non les foxygen savent se mettre en “danger”. car même si les références en jettent plein la gueule ce n’est pas pour autant qu’il en sort forcement quelque chose de bon . et dieu (non pas trent, il a assez de boulot en ce moment avec le lancement de sa plate-forme de streaming nommée daisy, le nouvel album de how to destroy angels et une phrase mystérieuse qui pourrait en émoustiller plus d’un à savoir : “Nine Inch Nails are definitely back in action and working on new material”) donc dieu sait que ce we are the 21st century ambassadors of peace & magic est bon.
l’album est le gros coup de coeur de ce début d’année, il fleure la bonne humeur et la simplicité, s’assombrit parfois, part visiter la lointaine frontière de l’élitisme (bowling trophies#5) et revient bien vite à ce qu’il sait faire.... à savoir de la pop enjouée, un peu trop parfois et il m’arrive de vouloir zapper certains passages un peu trop mielleux. mais ce serait une grossière erreur car c’est sans compter sur leur formidable facilité à virer de bord sans avertir personne. et les changements de cap fond tout le sel de cet album qui va de surprise en surprise.
je ne sais pas quel titre vous présenter en particuliers, j’adore le début et la fin de l’album. mais s’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait we are the 21st century ambassadors of peace & magic#8 éponyme de l’album. avec son rock psyché sur le fil qui change d'ambiance plusieurs fois sans que l’on en soit perdu pour autant. une vraie pépite qu’il faut écouter.
dans un registre plus actuel, jonathan rado et sam france nous livrent aussi un très bon titre pop shuggie#6, single de l’album qui alterne entre passages psychédélique et hippie.
La structure même des titres est créative, elle n’est pas linéaire comme on en a l’habitude, et il arrive également qu’un titre ne s’attarde pas sur un rift, un refrain, une mélodie bien rodée, non les foxygen savent se mettre en “danger”. car même si les références en jettent plein la gueule ce n’est pas pour autant qu’il en sort forcement quelque chose de bon . et dieu (non pas trent, il a assez de boulot en ce moment avec le lancement de sa plate-forme de streaming nommée daisy, le nouvel album de how to destroy angels et une phrase mystérieuse qui pourrait en émoustiller plus d’un à savoir : “Nine Inch Nails are definitely back in action and working on new material”) donc dieu sait que ce we are the 21st century ambassadors of peace & magic est bon.
l’album est le gros coup de coeur de ce début d’année, il fleure la bonne humeur et la simplicité, s’assombrit parfois, part visiter la lointaine frontière de l’élitisme (bowling trophies#5) et revient bien vite à ce qu’il sait faire.... à savoir de la pop enjouée, un peu trop parfois et il m’arrive de vouloir zapper certains passages un peu trop mielleux. mais ce serait une grossière erreur car c’est sans compter sur leur formidable facilité à virer de bord sans avertir personne. et les changements de cap fond tout le sel de cet album qui va de surprise en surprise.
je ne sais pas quel titre vous présenter en particuliers, j’adore le début et la fin de l’album. mais s’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait we are the 21st century ambassadors of peace & magic#8 éponyme de l’album. avec son rock psyché sur le fil qui change d'ambiance plusieurs fois sans que l’on en soit perdu pour autant. une vraie pépite qu’il faut écouter.
dans un registre plus actuel, jonathan rado et sam france nous livrent aussi un très bon titre pop shuggie#6, single de l’album qui alterne entre passages psychédélique et hippie.
mercredi 12 décembre 2012
clinic - free reign
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
post punk,
psychedelic
free reign est sorti et c'est déjà le septième album de clinic, septième album dans la veine des précédents mais plus ambitieux que le dernier bubblegum. clinic revient avec son univers post punk, fait de passages hypnotiques où la répétition perpétuelle des titres lui confère une ambiance limite krautrock. mais là où le dernier album tournait en rond, free reign arrive à se sortir de sa torpeur pour nous offrir des titres pointus, c'est clinique.
c'est sombre et au delà les rifts de guitares répétitifs qui se chargent de dépeindre un univers pesant, ce sont les petits effets additifs qui parsèment les titres qui les rendent imparables à l'instar du saxophone de seesaw#2.
seamless boogie woogie rpt BBC2 10pm#3 est un titre savoureux, la mélodie faite d'ambient, avance tel un bulldozer, l'engin ne sait pas tourner mais ne s'embourbe jamais.
tous les titres prennent le temps de s'installer et rendent l'album plus que cohérent, après il faut aimer entendre les mêmes effets vintage, les orgues lugubres et les sons désaccordés que l'on a déjà entendu dans les albums précédents. mais même si on est sur un style bien connu clinic continue de faire ce qu'il sait faire avec brio.
si vous vous laissez prendre par ce free reign alors vous adorerez king kong#7, le titre est bourré de petits sons qui se greffent au fil du titre et le rendent addictifs, ça tourne en boucle mais c'est rudement bien trouvé. et puis au delà de la mélodie foutraque, il y a un bref passage saccadé comme si la musique pédalait dans la semoule avant de reprendre le fil de sa mélodie.
vous l'aurez compris le dernier clinic ne paie pas de mine, mais fait beaucoup et surtout il le fait très bien. de quoi vous réconcilier avec le groupe de liverpool en attendant avec impatience leur prochain opus.
lundi 1 octobre 2012
grizzly bear - shields
Publié par
Anonyme
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folk,
pop,
psychedelic,
rock
dès yellow house, déjà l'aspect amateur s'enrichissait pour prendre plus de profondeur et de formes. et depuis on a gardé knife, easier, little brother ou encore on a neck, on a spit pour ne citer que ces titres (j'aime aussi beaucoup plans et surtout le prenant colorado le dernier titre de l'album).
rien qu'avec ce génial petit album de 10 titres, grizzly bear s'est fait une petite réputation chez les professionnels. réputation que veckatimest confirmera en 2009. leur musique s'est encore étoffée, elle est devenue assez fournie, les arrangements sont simples, subtiles et leur musique à l'apparence si naïve se distingue par sa richesse sonore.
une fois de plus les titres références sont bel et bien présents avec notamment two weeks (et son clip flippant) chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvres qui sera repris maintes et maintes fois. grizzly bear démontre alors toute sa force d'écriture en plaçant la barre très haut.
trois ans après, le groupe est revenu le mois dernier avec son petit dernier shields. je vous l'annonce de suite, je tue le suspense dans l’œuf, j'évite de faire languir pour rien, enfin bon je vous l'annonce sans détour, s'il ne devait rester qu'un seul album cette année, ce serait celui-là.
une fois de plus l'album sonne comme évident et il devient clair que leur musique tient tout simplement du génie. j'en fais trop??? vous n'avez rien lu.
comme à chaque fois leur musique résonne, c'est simple, efficace et pourtant a y tendre bien l'oreille, on s'aperçoit du boulot effectué autour des titres. les arrangements sont exceptionnels, ils font évoluer l'album, masquent les changements de rythmiques (a simple answer#7), cadencent les contres-temps (sleeping ute#1), noient les décalages d'octave inférieure (the hunt#5), vous font passer du chaud au froid sans que vous ayez compris quoi que ce soit.
cet album est une nouvelle corne d'abondance, quand un titre se termine et vous laisse béat, un autre débute pour vous retournez la tête à vous en faire oublier le précédent.
shields tient son auditoire en haleine, sa lecture se fait en un souffle et nous force à une nouvelle écoute pour bien s'assurer que l'on ne vient pas de rêver.
les harmonies sont toutes en souplesse, élastiques, et semblent défier le temps. il est clair qu'on reconnaît l'ambiance de l'album précédent sans que cela ne soit réellement gênant. la griffe de l'ours est toute établie.
le plus admirable au final est que sans aller très loin, le quatuor trouve des sons jamais entendus, se renouvelle au final sans arrêt et nous livre à chaque fois des albums introspectifs qui resteront pour longtemps.
et puis qui d'autre utilise encore une clarinette basse. j'adore ce son, déjà foreground (le dernier titre de veckatimest) rendait toutes ses lettres de noblesse à cet instrument au son sourd qui donnent une volupté palpable aux titres.
alors quels titres écouter, franchement tous, il n'y a pas l'ombre d'une impasse à effectuer. il y a mille et un sons à découvrir ou redécouvrir, et pour vous en rendre compte, rendez vous avec half gate#9.
ce titre est puissant, haletant, la voix de daniel se marie de la meilleure façon à l'orchestration riche qui nous est présentée. le titre varie entre l'excitation d'une intro rythmée et la beauté d'un final grandiose que l'on sent monter petit à petit au fil du titre.
les accords de guitares portent la voix avant que le titre ne passe dans un autre registre avec ses violons minimalistes qui donnent pourtant beaucoup de corps au titre pendant que des voix sans forme amènent une touche de psychédélisme que l'on n'avait pas trop entendu jusque alors.
je ne résiste pas non plus à vous intégrer sleeping ute#1 en version live.
et comme je prends soin de vous, voici le titre foreground de l'album précédent dans une version acoustique qui me bluffe encore et toujours (en plus vous pourrez y voir à quoi ressemble une clarinette basse, jouée par chris sur la gauche et écouter la superbe voix d'ed).
il n'y a pas quoi!!!
dimanche 26 août 2012
yeasayer - fragrant world
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica,
indie,
psychedelic,
rock
tout doit venir d'une soirée trop arrosée, chris keating (chanteur), ira wolf tuton (bassiste) et anand wilder (guitare) ont fait le pari fou de pondre un album rock hippie psyché expérimental et de la vendre à la terre entière.
bien mal leur en a pris, all your cymbals sortait en 2007 et a fait grand bruit dans le milieu bien pensant de la musique à défaut de submerger les charts internationaux.
surprise, mais ils ont du se dire que même si la performance était de choix, le contrat n'était pas rempli et ont choisi de faire un deuxième pari qui irait plus loin dans le bon/mauvais goût. c'est chose faite en 2010 avec odd blood et ses vieux relents de disco que tout être normal aurait honni il y a encore 10 ans.
forcement, en 2000 on sortait, il faut dire, de 10 ans de dance de daube, laquelle avait pour seul mot d'ordre, faire danser le plus de gens bourrés.
et une cette fois le pari s’avère gagnant, incroyable, extraordinaire, le psyché hippie "et compagnie" peut passer de la pop rock psyché à de la dance à la limite du raisonnable et en faire ressortir une mouture hype des plus inspirée.
du coup, car faudrait pas les prendre pour des cons, yeasayer revient aujourd'hui avec un album, fragrant world, toujours psyché, électronique un peu, minimaliste beaucoup.
les titres paraissent avoir été délestés de quelques pistes lors de l'enregistrement. on a souvent l'impression qu'il manque quelque chose et parfois plus, comme sur devil & the deed#5 ou la mélodie a tout simplement été supprimée.
il ne reste plus que les bruits, les bleeps, les boings et les tuts.
je pense qu'ils ont fait le choix de faire un album psychédélique expérimental, et il vous faudra à tous environ 58 écoutes afin de comprendre ce qu'ils ont voulu faire, si cela est possible.
car si fragrant world dépeint un hypothétique futur monde, il ne va pas falloir qu'un moustique pète de travers, sans quoi la prophétie ne se vérifiera jamais.
c'est bien simple ils se sont ramassé un 5,4 sur pitchfork (les bien pensants du début qui ont du se dire que pour rester le maître du bon goût musical il fallait tout le monde à revers et démonter yeasayer.
5,4 c'est rude quand même, ils ont filé 6,4 au dernier garbage que j'ai survolé et pfffff c'était pas loin du néant cet album, alors que yeasayer se bonifie au fil des écoutes.
et oui comme je vous le disais plus il vous faudra apprivoiser cet "encore" extraterrestre, mais au final il est bien cet album, légèrement bizarre, grandement déluré, mais bon au moins on a jamais écouté un truc pareil n'en déplaise aux détracteurs.
le premier titre met l'auditoire dans de bonne condition avec fingers never bleed#1 et apparaît comme une liaison avec son grand frère odd blood. c'est en suite que tout se complique, voire légèrement au milieu du titre quand on fait face à l'électronique minimale mêlée à des vieux sons lancinants dont on se demande déjà d'où ils peuvent bien sortir.
mais bon c'est les yeasayer, fallait bien qu'ils commencent fort pour en mettre plein la gueule à leur. foutaise car au final c'est le titre le plus abordable.
avec longevity#2 commence le travail de formatage de vos préférences pour faire place à un recalibrage de vos goûts musicaux. vous verrez vous vous sentirez mieux après cette mise à jour, sinon quoi, pour ne pas chambouler vos références, on va devoir demander à iggy pop et madonna de ne pas vieillir? oh pardon on vient de prévenir qu'ils ont déjà commencé et qu'il aurait en vrai plus de 120 ans à eux deux.
ça fait froid dans le dos.
avec blue paper#3, si vous êtes encore là c'est que vous acceptez la mise à jour, vous allez donc bientôt vous régaler. à ce stade là vous n'entendez que la voix androgyne de chris keating et les synthé qui posent leur mélodie tranquillement avant qu'une guitare trafiquée et un ordinateur ne viennent tout bousculer, on change de rythmique et on a droit à un final des plus mystique.
la suite (henrietta#4 et devil and the deed#5) est du même acabit, une musique simplifiée au minimum mais qui donne un maximum d'effets, c'est plutôt bien foutu, car au final ça reste dur à faire, même si c'est d'autant plus difficile à écouter.
en passant devil and the deed#5 est mon titre préféré, les percussions sont saccadées, toute la chanson avance d'ailleurs par a-coups, de plus hormis le refrain, il n'y a pas vraiment d'instrument sur ce titre, juste des effets de violons sur une base de synthé et de percussions.
voilà pour le début, je vous laisse découvrir l'autre moitié qui réserve vous vous en doutez d'autres surprises avec notamment le titre folk hero shctick#10 que je trouve personnellement excellent, encore du grand yeasayer.
lundi 13 février 2012
savaging spires - savaging spires
Publié par
Anonyme
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folk,
instrumental,
psychedelic
allez ok j'en parle, savaging spires, un groupe énigmatique qui ne laisse filtrer que très peu d'information les concernant.
donc je ne sais pas d'où ils viennent, où ils vont, et ce qu'ils veulent faire dans la vie, mis à part de la musique de hippie.
après tout on s'en fou pas mal, mais ça me faisait un paragraphe de plus. bon donc la musique, et bien là c'est aussi c'est assez difficile de la définir.
savaging spires fait une sorte de folk fantomatique, complètement psychédélique. tellement psychédélique que certains titres paraissent incomplets, juste des nappes de guitares folk accompagnées de légères percussions.
pas de quoi faire un titre, sauf pour savaging spires. l'album est roots, hippie, folk en majeure partie et complètement déluré. en gros il va falloir vous accrocher pour aimer tous les titres.
sur les 12 titres que composent l'album, il n'y en a que la moitié de vraiment aboutis, le reste pourrait s'apparenter à des interludes présents pour faire patienter le temps de refaire le plein de psychotrope et enchaîner sur le titre suivant.
alors voilà à vous de faire le tri, mais pour une moitié d'album c'est une bonne moitié d'album. leur musique est simple avec une base de guitare acoustique, beaucoup de chœurs sont présents, quelques notes de xylophone, un peu d'accordéon et voilà comment faire un album un peu perché qui tire ses influences dont on en sait où.
un petit titre pour l'exemple, voici photographic memory#5
mardi 17 janvier 2012
dead skeletons - dead magick
Publié par
Anonyme
Libellés :
drone,
psychedelic,
rock
bonjour et bonne année, alors il est vrai qu'en ce moment vous ne croulez pas sous les chroniques, c'est pourquoi je reviens aujourd'hui avec du lourd. ha ben à coup d'un album par semaine (et encore) j'ai vraiment intérêt à présenter un bon album. donc aujourd'hui voici dead skeletons, déjà rien que le nom ça fait peur.
amateur de rock noir atmosphérique, psychédélique limite drone, jetez vous sur le double album dead magick I & II de l'islandais jón sæmundur auðarson. dead magick I est noir et psychédélique avec des titres qui prennent leurs temps pour s'installer, c'est répétitif et on retrouve tout plein d'effets sonores tous plus inquiétants les uns que les autres.
le second dead magick II est quant à lui beaucoup moins lourd, plus mélodieux, il n'en reste pas moins répétitif, mais on ressent bien une énergie moins pesante. l'un comme l'autre présentent leurs propres visions de ce monde pourri dans lequel nous vivons, et sont signés chez a records le label de anton newcombe (the brian jonestone massacre). ce sont des albums à fort penchant instrumental, les paroles sont distillées au compte goutte et sont elles aussi (pour ceux que j'en ai compris) d'une noirceur sans nom.
alors je ne sais pas si c'est parce que le monde va s'éteindre à la fin de l'année, mais si c'est le cas, cet album siéra parfaitement aux destins post apocalyptiques des quelques survivants.
toujours justes, les ambiances sont froides et semblent intemporelles, bon il faut dire qu'avec des titres de cinq à six minutes, quand ce n'est pas plus, la "magie" a le temps d'opérer, et on n'en ressort pas forcement indemne, il est souvent facile de s'y perdre. donc voilà dead magick est parfait pour vous retourner la tête, vous serez comme happé dans ce monde vertigineux qu'aucune lumière ne peut percer.
vous pouvez outre les deux vidéos ci-dessous écouter l'album en entier sur leur site, c'est pas beau ça, et c'est là.
voici dead mantra#1-01 qui débute l'album et qui est en ligne depuis pas mal de temps.
et ljoberinn#2-02, avec ses chœurs plaintifs.
samedi 25 juin 2011
arctic monkeys - suck it and see
Publié par
Anonyme
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indie,
psychedelic,
rock
nouvel album et nouvelle tournée pour les singes de l'arctique en ce milieu d'année 2011. suck it and see est déjà le quatrième album du groupe de sheffiel en un peu moins de 10 ans.
arctic monkeys est à la base un groupe anglais faisant du rock indé et sorti au beau milieu du babyrock boom du début des années 2000, sauf que 10 ans plus tard ils sont encore là alors que presque tous les autres se sont fait oublier au fil du temps.
et même après un album plus que moyen, conféré humbug de 2009, le groupe a réussi à remettre la marche en avant pour nous offrir un album de très bonne qualité.
ils sont revenus un peu aux fondamentaux avec des titres très rock, très énergiques qui font penser à l'album de whatever people say i'm, that what i'm not et ses titres incisifs bruts de décoffrage.
cette fois-ci néanmoins l'album est léché et bien que certains titres soit agressifs il y a toujours nappage un brin plus calme mais intéressant, tout l'inverse de humbug en somme.
la basse également reprend un peu du poil de la bête et revient au niveau des guitares acérées. et toujours au sommet la batterie de matt helders assène de grands coups sur la tête qui portent les arctic toujours plus haut.
son duo vocal avec alex fonctionne toujours aussi bien soit dit en passant comme on peut l'entendre sur brick by brick#3.
une énergie retrouvée et des titres qui fonctionnent, que demander de plus.
suck it and see est un peu l'album que j'attendais il y a 2 ans, une expérience garage qui s'est transformée aux fils des lives pour devenir plus étoffée, plus sage aussi mais ça va toujours de pair.
mais au delà des comparaisons que l'on peut faire avec leurs premiers albums, alex turner et sa bande on également trouvé de nouveaux sons mélangeant rock psyché et néo métal gentillet (j'y vais un peu fort là), qu'ils n'ont pour ainsi dire piqué à personne.
the hellcat spangled shalalala#4 qui pourrait être très chiante trouve grâce à cela une toute autre saveur, c'est acide sans que ce soit vraiment violent, le titre est toute en retenue mais se suffit à lui même.
le titre qui représente le mieux cet album est library pictures#6, sorte de titre qui varie entre rock puissant, psychélisme et pop guillerette. un savant mélange finalement qui prouve que les jeunes britanniques ne se sont pas endormis sur leurs lauriers passés.
voilà tous les titres de l'album ne font pas l'unanimité, mais je me laisse le temps de les apprécier, surtout que le groupe est déjà parti en tournée ici en europe et qu'ils passent même à toulouse mardi 28 juin.
jeudi 5 mai 2011
unkle - only the lonely
Publié par
Anonyme
Libellés :
ambient,
electronica,
psychedelic,
rock
unkle, je n'attends pas forcement qu'il sorte un nouvel album de génie depuis bien longtemps, malgré tout je continue d'écouter ses nouvelles galettes tout en faisant le tri. et j'ai eu bien raison de jeter une petite oreille sur l'ep only the lonely, 5 titres si on omet le dernier qui n'est autre que la version radio de money and run.
money and run#1 donc (en écoute dans le lecteur ci-contre), avec la voix de nick cave, est un bon titre rock psyché, c'est pêchu et ce titre démontre que unkle voit plus loin que l'électronique tout en restant créatif.
un peu plus vers ses horizons, the dog is black#2 avec liela moss est un joli voyage haut dans les sphères, à base d'ambient le titre mêle également de petits rifts de guitare acérée, ça bouge bien on en redemanderait presque.
mais c'est avec only the lonely#3 que james lavelle me surprend le plus, un titre dub comme annoncé dans le titre et une nouvelle ambiance. c'est instrumental, le tempo est linéaire et ne décroît jamais, on avance et les sons s'ajoutent petit à petit, au final je me retrouve conquis.
les deux autres titres wash the love away#4 et sunday song#5 reprennent un peu ce qui a déjà été vu, à savoir le psyché d'un côté et l'ambient de l'autre, mais tout s'écoute en souplesse, c'est tout doux, il n'y a jamais de titre en rupture, dommage cela aurait été intéressant, mais bon on peut dire qu'unkle sort enfin un petit ep aux oignons, à écouter donc.
en tout cas après where did the night fall (dont j'ai déjà parlé ici) et autre war stories, unkle remonte la pente, allez faut continuer comme ça.
mardi 30 novembre 2010
white noise sound - white noise sound
Publié par
Anonyme
Libellés :
psychedelic,
rock
calez vous bien au fond de votre canapé, n'ayez pas peur à l'écoute du premier titre qui pourrait réveiller quelques dragons, vous voilà partir pour le monde magique du noise psychédélique.
white noise sound revisite toute l'historique du psyché, du velvelt à nos jours. l'album est saturé, saturé en tout, en guitares noisies et effets shoegaze et saturé électroniquement.
cela peut même faire mal à la tête parfois, heureusement white noise sound alterne les genres et expérimente pas mal ses titres.
it is there for you#3 avec sa voix fantomatique sa guitare qui tourne sur 3 accords et son fond hypnotique contraste vraiment avec sunset#1 et ses guitares tranchantes, sa batterie qui laisse éveiller son auditoire, un vrai titre de noise rock. à côté de ça on trouve également (in both) dreams and ecstasies#9, c'est le nouveau titre pour planer, parce que duran duran ça commence à dater un peu et puis de l'ambiant planant saupoudré de flûte traversière, cela ne se refuse pas.
le sextet gallois nous livre un album aux multiples sonorités et fond de leur album éponyme cinquante minutes vraiment abouties.
à côté des titres garages bruts de décoffrage comme blood#5 on a aussi droit à des titres pop comme there is no tomorrow#4
si vous voulez creuser un peu plus (et c'est plus qu'une suggestion) vous pouvez aller sur leur myspace
white noise sound revisite toute l'historique du psyché, du velvelt à nos jours. l'album est saturé, saturé en tout, en guitares noisies et effets shoegaze et saturé électroniquement.
cela peut même faire mal à la tête parfois, heureusement white noise sound alterne les genres et expérimente pas mal ses titres.
it is there for you#3 avec sa voix fantomatique sa guitare qui tourne sur 3 accords et son fond hypnotique contraste vraiment avec sunset#1 et ses guitares tranchantes, sa batterie qui laisse éveiller son auditoire, un vrai titre de noise rock. à côté de ça on trouve également (in both) dreams and ecstasies#9, c'est le nouveau titre pour planer, parce que duran duran ça commence à dater un peu et puis de l'ambiant planant saupoudré de flûte traversière, cela ne se refuse pas.
le sextet gallois nous livre un album aux multiples sonorités et fond de leur album éponyme cinquante minutes vraiment abouties.
à côté des titres garages bruts de décoffrage comme blood#5 on a aussi droit à des titres pop comme there is no tomorrow#4
si vous voulez creuser un peu plus (et c'est plus qu'une suggestion) vous pouvez aller sur leur myspace
dimanche 26 septembre 2010
Colour Haze
Publié par
dataichi
Libellés :
indie,
post rock,
progressive rock,
psychedelic,
rock,
sludge,
stoner

(Attention là ya du gros)
En 15 ans, le trio a exploré à peu près toutes les possibilités offertes par le stoner. Des débuts proches de Black Sabbath, du stoner cérébral (l'anti Fu Manchu quoi), du rock psychédélique 70's (Santana), du krautrock, du jazz rock, du pur blues, du post-rock et parfois des tempêtes sludge à faire trembler les murs. Chacun de leurs 9 albums piochent dans ces ingrédients en différentes proportions pour un résultat toujours édifiant.
Ce post sur Color Haze, ça fait un moment qu'il est sur ma to do list et que je sais pas comment m'y prendre. Déjà, faut savoir qu'ils sont loin de Sky Valley, temple du stoner. Color Haze est un groupe munichois, après les italiens d'Ufomammut ça fait deux gros coups de cœur européens à la suite. Ensuite, faut pas avoir peur de la voix parfois très 70s et des morceaux de 10 minutes. Certains s'en tiennent à 4 minutes 30, mais on trouve tout de même un Peace, brothers & sisters ! qui fait 22 minutes sur le fantastique album éponyme de 2004.
Allez on se met Love du même album, un bon aperçu de ce qu'ils proposent :
Oh yeah baby :)
Voilà leur disco, faites moi plaisir d'écouter au moins les 4 derniers albums, moi ça a changé ma vie.
Colour Haze - 1995 - chopping machine

Colour Haze - 1998 - seven

Colour Haze - 1999 - periscope
Colour Haze - 2000 - CO2

Colour Haze - 2001 - ewige blumenkraft
Colour Haze - 2002 - los sounds de krauts
Colour Haze - 2004 - colour haze
Colour Haze - 2006 - tempel
Colour Haze - 2008 - all
Après ça les autres groupes stoner font bien fades, j'en trouve pas un pour tenir la comparaison. Ya tout ce que je cherche là dedans. Quel son de guitare gras ! Quelle délicatesse à la batterie ! Et ces longs morceaux instrumentaux où c'est la guitare qui chante, des moments de calme suivis de grosses montées, une pure merveille. Voilà c'est avec Color Haze que cesse ma recherche du groupe de stoner absolu, je vais m'arrêter là un moment, profiter de la vue, planer un peu en regardant le plafond et ouvrir une bière. La vie est simple parfois.
vendredi 10 septembre 2010
Ufomammut
Publié par
dataichi
Libellés :
metal,
post rock,
psychedelic,
sludge,
stoner

Ufomammut. Le nom annonce la couleur. avec un nom pareil, faut que ça soit lourd, et que ça vienne d'ailleurs. Ufomammut, c'est l'anti funk, le tueur de groove. Entendons nous bien, le groove c'est cool, mais pas là. C'est hors sujet. Il y a un temps pour tout, et ya pas écrit Infectious sur la pochette. Donc Ufomammut, c'est lourd, lent, long, répétitif, et c'est beau. Un exercice balisé dans lequel il est difficile de se réinventer, une contrainte qu'il doit être dur de s'infliger. Mais j'aime le principe. Le minimalisme appliqué au post hardcore (avec un pointe de sludge et de doom peut-être), le Cult of Luna sans les envolées lyriques et les fioritures. Je sais pas pourquoi, je pense aussi parfois aux côtés sombres de Melvins. On peut sombrer sans un soupçon de culpabilité, pas un seul plan too much à l'horizon. Son de guitare gras, grave, voix lointaine, abyssale. Il a quelque chose de monacal dans ce renoncement. Il y a 3 ans je n'aurais trouvé aucun intérêt à ces albums. Et là je suis en admiration devant les univers dans lesquels je me laisse entrainer. Des univers peints avec trois fois rien. Le voyageur imprudent devra se débarrasser au préalable de toute impatience. S'abandonner au temps. Tout comme CoL parfois, Ufomammut a le don de tout annihiler autour de lui et je traverse des périodes où je suis incapable d'écouter qui que ce soit d'autre. Leurs albums ont peu de titres, et il y a une raison. C'est que parfois un titre peut durer un bon moment. D'aucuns diront que si c'est pour répéter à l'infini un rift en infra basse, what's ze point ? Bin justement, la beauté du geste. J'éprouve un certain respect pour les compositeurs qui font preuve d'une telle retenue. Ajoutez à cela les splendides illustrations de Malleus qui ornent chacun des albums de ces italiens, ça donne une recette qui a tout pour (me) plaire. Ça s'écoute comme du Dead Can Dance, c'est psychédélique, hypnotique, voilà bien longtemps que j'étais pas tombé sur une perle pareille.

C'est par le haut qu'il faut plonger dans leur discographie en commençant par Eve, le petit dernier (2010) qui possède un charme hitchcockien avec une production assez facile d'accès. Part I commence par 3 "Proum" avec un "P" majuscule, comme pour annoncer le début de la séance avec un morceau de 14 minutes. Voilà Part III un peu plus bas. Chaque album précédant vous emporte un peu plus bas.
En 2008 est sorti Idolium, une autre perle noire. Un peu plus obsessionnel, plus épuré, un son de basse d'outre tombe, un disque propice à la contemplation de paysages désolés. On remarquera aussi quelques entorses à la lenteur et un peu de chant féminin (Ammonia) qui donne une tout autre dimension au trio.
La perle revient selon moi à l'album réalisé conjointement avec Lento en 2007 (Supernaturals: Record One), dont il faut que je me dépêche d'explorer la discographie. Ce disque est moins sombre, plus facile à écouter, c'est par là que j'ai abordé l'univers d'Ufomammut.
la descente aux enfers se poursuit avec Lucifer Songs en 2005, Snailking en 2004 et Godlike Snake en 2000.
Une expérience à ne pas rater, encore faut-il y être préparé.
Sachez qu'ils passent en concert en France en octobre, et pas une date à Paris, c'est bien ma veine...
6th. GRROUND ZERO – Lyon
7th. LE BALOARD – Montpellier
9th. LE BAROUF – Cholet
10th. LE FERRAILLEUR – Nantes
vendredi 25 juin 2010
here we go magic - pigeons
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica,
indie,
pop,
psychedelic
qu'est ce qu'on écoute aujourd'hui??? et bien le dernier album de here we go magic bien évidement et cette fois je suis l'actualité.
j'ai du écouter cet album deux fois et vérifier sur mon lecteur le nom du groupe que j'écoutais pour être sûr que c'était bien les mêmes gars qui avaient sorti l'année dernière leur premier album éponyme et ce pigeons aujourd'hui.
j'ai chroniqué l'album here we go magic il y a à peine 1 mois ici et c'est pour le moins d'écrire que pigeons est totalement différent de ce à quoi je m'attendais.
on prend les mêmes et on change totalement de style, fini les rythmes tribaux, au placard les guitares folk enregistraient sur un 4 pistes. laissons place à de la pop expérimentale.
c'est donc en ayant pas bien compris ce qui m'était arrivé après la première écoute de pigeons que j'ai vu la lumière, alors on vous dit de ne jamais suivre ce halo, c'est des conneries, quand vous êtes dans des limbes interminables et que vous voyez quelque chose, foncez ça en vaut la peine.
cet album est un peu comme ma dernière phrase, c'est flou on est pas sûr de comprendre mais au final on continue. le titre d'introduction hibernation#1 marque ce changement, il est complètement psychédélique à l'image de la pochette, les orgues sont hachées, à contre temps et désaccordées. pourtant avec un peu de recul c'est un des meilleurs titres de l'album.
je vous l'ai ajouté dans ma playlist.
collector#2 le titre suivant est tout aussi épicé, on revient petit à petit à de la pop, mais tellement survitaminée que la consommation répétée de ce titre peut à force être dangereux pour votre santé.
c'est joué à fond les ballons sur une rythmique enlevée, c'est en même temps très cotonneux et cela doit être le titre préféré des bisounours quand ils ont pris un acide, ou deux!!
oui c'est même l'album préféré des bisounours en fait, car comme vous mais pas moi (je sais rester professionnel) quand on a pris un peu trop de vitamines on aime à écouter de la pop, ou en tout cas on a plus la force de zapper le titre. et casual#3 qui suit fait énormément penser à un titre de air, mais si air a fait de bonnes chansons sur son premier album, rappelez vous!
et bien là c'est pareil, c'est aérien et plus posé que les deux premiers titres.
l'effet des vitamines durant un temps, voilà qu'arrive la descente lente et inquiétante avec sa guitare qui crache un acide sous prozac. surprise#4 est en cela salvateur, enfin une petite pause à point nommé, juste à temps pour éviter de faire une overdose. après un léger break, alors que tout le monde est encore stone, grosse seringue (ou bisounours toxico si vous préférez) sonne le temps de la recharge accompagnée d'opiacé avec old world united#7 qui paraît parfais pour cela. c'est un titre haut en couleur une nouvelle fois. on sent l'apport de sons plus rock, bien que la guimauve soit encore présente, quant au reste de l'album, il oscille entre ambiant et rythmiques électroniques légères et maitrisées.
pigeons est un album plus abouti que son prédécesseur, là où here we go magic (l'album) se perdait avec ses titres instrumentaux sans grand intérêt, pigeons lui parait presque plus cohérent. il y parait juste, parce que sinon cet album part un peu dans tous les sens entre pop actuelle légèrement électronique, rock psyché et ovni venu des nuages.
les deux derniers titres sont étonnement plus dans le registre du premier album, c'est un peu étrange et au final je les écoute peu, tant pis pour eux, ils n'avaient pas qu'à se tromper d'album.
j'ai du écouter cet album deux fois et vérifier sur mon lecteur le nom du groupe que j'écoutais pour être sûr que c'était bien les mêmes gars qui avaient sorti l'année dernière leur premier album éponyme et ce pigeons aujourd'hui.
j'ai chroniqué l'album here we go magic il y a à peine 1 mois ici et c'est pour le moins d'écrire que pigeons est totalement différent de ce à quoi je m'attendais.
on prend les mêmes et on change totalement de style, fini les rythmes tribaux, au placard les guitares folk enregistraient sur un 4 pistes. laissons place à de la pop expérimentale.
c'est donc en ayant pas bien compris ce qui m'était arrivé après la première écoute de pigeons que j'ai vu la lumière, alors on vous dit de ne jamais suivre ce halo, c'est des conneries, quand vous êtes dans des limbes interminables et que vous voyez quelque chose, foncez ça en vaut la peine.
cet album est un peu comme ma dernière phrase, c'est flou on est pas sûr de comprendre mais au final on continue. le titre d'introduction hibernation#1 marque ce changement, il est complètement psychédélique à l'image de la pochette, les orgues sont hachées, à contre temps et désaccordées. pourtant avec un peu de recul c'est un des meilleurs titres de l'album.
je vous l'ai ajouté dans ma playlist.
collector#2 le titre suivant est tout aussi épicé, on revient petit à petit à de la pop, mais tellement survitaminée que la consommation répétée de ce titre peut à force être dangereux pour votre santé.
c'est joué à fond les ballons sur une rythmique enlevée, c'est en même temps très cotonneux et cela doit être le titre préféré des bisounours quand ils ont pris un acide, ou deux!!
oui c'est même l'album préféré des bisounours en fait, car comme vous mais pas moi (je sais rester professionnel) quand on a pris un peu trop de vitamines on aime à écouter de la pop, ou en tout cas on a plus la force de zapper le titre. et casual#3 qui suit fait énormément penser à un titre de air, mais si air a fait de bonnes chansons sur son premier album, rappelez vous!
et bien là c'est pareil, c'est aérien et plus posé que les deux premiers titres.
l'effet des vitamines durant un temps, voilà qu'arrive la descente lente et inquiétante avec sa guitare qui crache un acide sous prozac. surprise#4 est en cela salvateur, enfin une petite pause à point nommé, juste à temps pour éviter de faire une overdose. après un léger break, alors que tout le monde est encore stone, grosse seringue (ou bisounours toxico si vous préférez) sonne le temps de la recharge accompagnée d'opiacé avec old world united#7 qui paraît parfais pour cela. c'est un titre haut en couleur une nouvelle fois. on sent l'apport de sons plus rock, bien que la guimauve soit encore présente, quant au reste de l'album, il oscille entre ambiant et rythmiques électroniques légères et maitrisées.
pigeons est un album plus abouti que son prédécesseur, là où here we go magic (l'album) se perdait avec ses titres instrumentaux sans grand intérêt, pigeons lui parait presque plus cohérent. il y parait juste, parce que sinon cet album part un peu dans tous les sens entre pop actuelle légèrement électronique, rock psyché et ovni venu des nuages.
les deux derniers titres sont étonnement plus dans le registre du premier album, c'est un peu étrange et au final je les écoute peu, tant pis pour eux, ils n'avaient pas qu'à se tromper d'album.
samedi 27 février 2010
Gonjasufi - A Sufi & a killer
Publié par
dataichi
Libellés :
electronica,
hip hop,
psychedelic,
rock,
soul

Cette nouvelle galette estampillée Warp sonne comme un Beck époque Stereopathetic soulmanure qui aurait fait une rencontre mystique sur la planète Bollywood. Complètement illuminé ce Sumach. Le voyage se fait dans le temps et l'espace de Bombay à Frisco en passant par Bagdad et New Orleans, on passe des 60's à l'electro / hip hop, d'un SuzieQ clin d'œil à la ligne de basse de I wanna be your dog d'Iggy Pop à l'orient et sa musique hypnotique sur Kowboyz and indians. Et paf, rock soul sur Dust avec un arrière goût de TV on the Radio, puis générique de série 80's sur Candylane, touche de jazz dans Advice, et ce single, Ancestors, produit par Flying Lotus... Un album mystérieux aux multiples facettes, une trouvaille de premier choix !
dimanche 21 février 2010
Health - Get Colour
Publié par
dataichi
Libellés :
expérimental,
indie,
indus,
math rock,
psychedelic,
rock
Health nous offre cet album rock / post rock / psyché / expérimental qui a fait tourner pas mal de têtes ces derniers temps. Get Color est difficile à décrire tant il est aventureux et pourtant monomaniaque. Le son est monumental, on a l'impression d'entrer dans un univers de dingue sans savoir où donner de la tête. Un disque important dont le potentiel s'exprime dans la durée.
samedi 9 janvier 2010
yeasayer - odd blood
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica,
psychedelic
MMX (dans une société qui abrège tout je me propose de revenir aux chiffres romains pour cette année car plus concis que notre 2010) commence sur les chapeaux de roue avec la sortie de odd blood en février prochain.
oui il va falloir patienter encore un peu pour vous procurer la galette, en tout cas moi j'ai coché le 9 février en bleu gras italique souligné deux fois sur mon calendrier (ouais j'ai du mal avec le rouge, je le vois pas bien).
l'album est tout simplement génial, plus cohérent que son prédécesseur all your cymbals de 2007, ce nouvel opus repousse un peu plus loin les frontières qu'ils avaient eux-mêmes fixés dans la middle eastern-psych-snap-gospel soit vous ne l'aurez pas bien compris la world music psy/expérimentalement électronique avec tout plein de cœurs bizarres.
les rythmes sont plus tribaux moins hindous mais la grande nouveauté si je puis dire c'est la présence du kitsch. je sais pas ce qu'il s'est passé, sûrement que les trois membres du groupe ont fait un vide grenier cet été et qu'ils sont tombés sur un vieux synthé, l'on acheté et paf ils en ont foutu plein les enregistrements les cons.
enfin les cons!!! moi j'adore c'est bien simple ambling alp#2, one#5 et love me girl#6 ne seraient pas signé par yeasayer je crierais au scandale, mais là j'adore non vraiment.
10 titres tous plus ou moins farfelus, tous très bien composés, pas un brin répétitif, car ils pourraient nous proposer pour la troisième fois un refrain déjà bien intégré, les titres deviennent changeant quand il faut et avancent dans des directions un brin expérimentales pour mon plus grand bonheur, à l'instar de ambling alp#2 dont le clip a déjà été posté ici en décembre dernier.
je ne vais pas m'attarder sur ce titre, car beaucoup si ce n'est tous sont à écouter.
one#5, qui suit, et à la base un titre à la mélodie très simpliste sur laquelle ont été intégré des effets sonores dignes des meilleurs titres dance des années 90, à cette époque un fan de rock n'aurait jamais osé danser sur cette musique même avec 3 grammes d'alcool dans le sang, aujourd'hui OUI. merci yeasayer, comme quoi quand c'est bien amener, ça passe tout seul.
je vous recommande chaudement dans le même style love me girl#6, ils vont encore plus loin dans le kitsch, un piano foufou, des rythmes hip hop et de l'electronica dance et tous ses clichés qui font que l'on écoute jamais ce genre de musique.
le meilleur dans tout ça, c'est que sur le même album on a droit à des titres beaucoup plus "professionnels", mondegreen#9 et son pot pourri de claps, de trompettes à sourdine et d'électronique savoureuse, c'est entraînant, entêtant, enivrant même, on en redemande, le voici.
l'album est parfait, il monte en puissance, survole plusieurs univers et redescend tout en apesanteur, tranquillement avec grizelda#10, quelle belle balade!!!
voilà yeasayer frappe un gros coup avec ce nouvel album et devient un groupe référence de ma bibliothèque.
oui il va falloir patienter encore un peu pour vous procurer la galette, en tout cas moi j'ai coché le 9 février en bleu gras italique souligné deux fois sur mon calendrier (ouais j'ai du mal avec le rouge, je le vois pas bien).
l'album est tout simplement génial, plus cohérent que son prédécesseur all your cymbals de 2007, ce nouvel opus repousse un peu plus loin les frontières qu'ils avaient eux-mêmes fixés dans la middle eastern-psych-snap-gospel soit vous ne l'aurez pas bien compris la world music psy/expérimentalement électronique avec tout plein de cœurs bizarres.
les rythmes sont plus tribaux moins hindous mais la grande nouveauté si je puis dire c'est la présence du kitsch. je sais pas ce qu'il s'est passé, sûrement que les trois membres du groupe ont fait un vide grenier cet été et qu'ils sont tombés sur un vieux synthé, l'on acheté et paf ils en ont foutu plein les enregistrements les cons.
enfin les cons!!! moi j'adore c'est bien simple ambling alp#2, one#5 et love me girl#6 ne seraient pas signé par yeasayer je crierais au scandale, mais là j'adore non vraiment.
10 titres tous plus ou moins farfelus, tous très bien composés, pas un brin répétitif, car ils pourraient nous proposer pour la troisième fois un refrain déjà bien intégré, les titres deviennent changeant quand il faut et avancent dans des directions un brin expérimentales pour mon plus grand bonheur, à l'instar de ambling alp#2 dont le clip a déjà été posté ici en décembre dernier.
je ne vais pas m'attarder sur ce titre, car beaucoup si ce n'est tous sont à écouter.
one#5, qui suit, et à la base un titre à la mélodie très simpliste sur laquelle ont été intégré des effets sonores dignes des meilleurs titres dance des années 90, à cette époque un fan de rock n'aurait jamais osé danser sur cette musique même avec 3 grammes d'alcool dans le sang, aujourd'hui OUI. merci yeasayer, comme quoi quand c'est bien amener, ça passe tout seul.
je vous recommande chaudement dans le même style love me girl#6, ils vont encore plus loin dans le kitsch, un piano foufou, des rythmes hip hop et de l'electronica dance et tous ses clichés qui font que l'on écoute jamais ce genre de musique.
le meilleur dans tout ça, c'est que sur le même album on a droit à des titres beaucoup plus "professionnels", mondegreen#9 et son pot pourri de claps, de trompettes à sourdine et d'électronique savoureuse, c'est entraînant, entêtant, enivrant même, on en redemande, le voici.
l'album est parfait, il monte en puissance, survole plusieurs univers et redescend tout en apesanteur, tranquillement avec grizelda#10, quelle belle balade!!!
voilà yeasayer frappe un gros coup avec ce nouvel album et devient un groupe référence de ma bibliothèque.
vendredi 11 décembre 2009
sunset rubdown - dragonslayer
Publié par
Anonyme
Libellés :
indie,
psychedelic,
rock
dragonslayer est le sixième ep/lp de sunset rubdown encore signé sur le label jagjaguwar (déjà vu cette année avec farm le petit dernier de dinosaur jr.).
sunset rubdown est un projet solo de spencer krug (wolf parade) à l'origine qui s'est étoffé avec les années pour devenir un groupe à part entière depuis peu.
et on peut dire qu'ils sont productifs, puisque le projet n'a vu le jour qu'en 2005, bien que le quartet québécois ne soit vraiment connu que depuis random spirit lover en 2007.
album que j'ai pas mal écouté le temps de sa sortie, mais finalement avec le recul je me rends compte que je l'ai un peu oublié et je prédis malheureusement un peu la même fin à dragonslayer qui reste dans le même état d'esprit.
après l'album reste agréable a écouter, c'est de l'indie rock couplé a un peu de psychédélique. les titres sont puissants, très rythmiques, on sent bien l'énergie qu'il peut y avoir lors de leurs sessions live.
leur musique est quand même dans le même registre de ce que fait arcade fire, sauf que sunset rubdown est resté dans l'ombre de ses aînés. aînés qui devraient sortir un album dans l'année qui arrive.
que dire de plus sinon que le groupe tire tout son potentiel de la voix spencer mise en relief par les chœurs. ensuite les titres enchaînent moments tout en retenue et explosions de rythmiques bien misent en évidence par une batterie très présente.
voilà une petite pause bien tranquille, qui ne manque pas de titiller les oreilles, avant d'enchaîner avec du lourd la prochaine fois.
voici pour finir black swan#4 qui résume assez bien l'album.
sunset rubdown est un projet solo de spencer krug (wolf parade) à l'origine qui s'est étoffé avec les années pour devenir un groupe à part entière depuis peu.
et on peut dire qu'ils sont productifs, puisque le projet n'a vu le jour qu'en 2005, bien que le quartet québécois ne soit vraiment connu que depuis random spirit lover en 2007.
album que j'ai pas mal écouté le temps de sa sortie, mais finalement avec le recul je me rends compte que je l'ai un peu oublié et je prédis malheureusement un peu la même fin à dragonslayer qui reste dans le même état d'esprit.
après l'album reste agréable a écouter, c'est de l'indie rock couplé a un peu de psychédélique. les titres sont puissants, très rythmiques, on sent bien l'énergie qu'il peut y avoir lors de leurs sessions live.
leur musique est quand même dans le même registre de ce que fait arcade fire, sauf que sunset rubdown est resté dans l'ombre de ses aînés. aînés qui devraient sortir un album dans l'année qui arrive.
que dire de plus sinon que le groupe tire tout son potentiel de la voix spencer mise en relief par les chœurs. ensuite les titres enchaînent moments tout en retenue et explosions de rythmiques bien misent en évidence par une batterie très présente.
voilà une petite pause bien tranquille, qui ne manque pas de titiller les oreilles, avant d'enchaîner avec du lourd la prochaine fois.
voici pour finir black swan#4 qui résume assez bien l'album.
jeudi 3 décembre 2009
yeasayer - ambling alp single
Publié par
Anonyme
Libellés :
indie,
psychedelic,
rock
bonsoir et bonne nouvelle, yeasayer revient avec un nouvel album odd blood en début d'année prochaine.
Vous pouvez déjà écouter le premier single en attendant le petit frère de all hours cymbals.
voici ambling alp et son clip complètement déjanté.
Vivement 2010...
Vous pouvez déjà écouter le premier single en attendant le petit frère de all hours cymbals.
voici ambling alp et son clip complètement déjanté.
Vivement 2010...
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