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vendredi 17 mai 2013
deerhunter - monomania
pardon j’ai mis un peu de temps à écrire un nouveau post, mais entre temps j’ai tout simplement failli ne plus rien écrire (oh non pas toi, pas ça, pas maintenant, qu’allons nous devenir???.....). et oui moi aussi j’ai pris le temps d’écouter les derniers albums de yeah yeah yeahs et daft punk alors que je savais pertinemment que ce serait une perte de temps, surtout en ce concerne les américains. ils avaient déjà bien merdé avec it’s blitz, mais là wouaaaaw, j’en suis presque à renier l’ep is is et fever to tell que j’adore. il m’a donc fallu du temps pour rééquilibrer les balances et autres filtres de mes oreilles. y a des groupes comme ça qui ne devrait jamais quitter leur décennie.
bref on va pas faire toute la chronique sur un album de merde, ça ne sert à rien et puis ça me ferait trop de boulot, faudrait écrire aussi sur le dernier album des strokes (mêmes remarques que pour YYYs), ou encore l’album solo de banks (cf le leader d’interpol).
non il vaut mieux parler des groupes que j’aime, et c’est le cas du dernier deerhunter, monomania. je n’ai pas suivi son bilan médical (le monsieur est atteint d’une maladie rare) mais il semble que son traitement fonctionne bien en ce moment, car oui monomania est …........... assez enjoué.
pourtant l’homme est toujours aussi critique et fait attention plus que quiconque pour ne pas tomber dans la facilité de la hype. par contre à force de sortir des albums tous plus géniaux les uns que les autres, un jour, il sera forcement la tête de gondole de la pop sauvage, et là il risque d’être en contradiction avec lui-même. car si l’ambiance pas non plus power pop tranche avec halcyon digest (un de mes albums préféré, il faut le dire), son esprit est toujours aussi obtus, presque punk, même si on ne le sens que sur le fond. une rébellion qui se forge dans une pop rock garage aux multiples larsen et effets de voix, qui au delà de la lumineuse musique laisse une impression de décadence, un sentiment général plutôt pessimiste, la vie est belle oui, mais juste là, à l’instant, demain sera noir.
la pop est bien présente et l’est de plus en plus d’ailleurs, mais n’est pas non plus au point d’évincer la noise ou encore le psychédélisme qui forment toujours la base des créations du groupe. bradford cox a plus fait évoluer sa musique que beaucoup ne le feront en une carrière et pourtant on a tout le temps cette impression d’être à la maison en étant sûr que rien n’a bougé.
l’album commence avec un titre pop assez simple, pour devenir plus foutraque avec leather jacket II#2, qui fait la part belle aux embardées de guitare et aux voix saturées (mélange que l’on retrouve sur l’originale monomania#10). l’abum continue avec un titre qui a la propension d’un hit, comme quoi le bonhomme sait tout faire, les guitares sont claires, presque guillerettes, si ce n’est que le vocodage de la voix et son effet vintage donne au titre un côté indé que peu de radio voudront diffuser. passés quelques titres de bonnes factures et place aux géniaux blue agent#6 et THM#7. deux titres dont les accords en boucle donnent un résultat entêtant. comme c’est beau et surtout comme ça paraît facile. pourtant encore une fois il y a un petit quelque chose de décalé (accords faussés, contretemps, effets dissonants, etc...) qui vous ramène vite dans l’univers mélancolique de bradford.
allez voici un petit florilège de monomania, l’accroche n’est pas aisée, mais je suis persuadé que vous irez plus loin et si après ça vous ne tombez pas sous le charme, je ne pourrais plus rien pour vous.
bonne écoute.
lundi 29 avril 2013
cold war kids - dear miss lonelyhearts
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
pop,
rock
cold war kids revient cette année avec son quatrième opus dear miss lonelyhearts. si la formation a bougé avec la venue de l’ancien membre de modest mouse, le guitariste dan galluci, on note aussi l’ajout d’ambiances électro comme on peut l’entendre dès lost that easy#2.
miracle mile#1 lance l’album avec un titre dans le plus pur style des californiens. un rock enjoué limite possédé qui claque. et on retrouve avec plaisir la voix tiraillée de nathan willet et les guitares plus grasses que jamais qui s’opposent toujours au son clair du piano.
si on commence à entrevoir l’évolution de leur musique avec lost that easy#2, c’est avec loner phase#3 que l’on comprend bien quelle direction ils ont choisi. dans la même veine on retrouve un peu plus loin bottled affection#6 et son clavier dissonant.
mais c’est surtout le titre jailbirds#7 qui ressort de cet album. ce titre pop est lumineux et porte l’album à lui tout seul, il y a tout ce que cold war kids fait de mieux, batterie puissante, guitares tourmentées, piano apaisant et toujours cette magnifique voix au premier plan dont émane une fois de plus une énergie fiévreuse.
dear miss lonelyhearts fait encore dans le mélancolique avec water powers#8 ou encore bitter poem#10, deux titres plus calmes, plus introspectifs, qui nous rappellent le très bon robbers and cowards de leur début.
un bon album en somme, beaucoup d’ambiances enchevêtrées l’ajout d’un son pop plus électro et une écriture retrouvée qui pousse parfois vers le post rock. dear miss lonelyhearts a réussi là où le poussif mine is yours ne faisait que se perdre.
vendredi 12 avril 2013
the flaming lips - the terror
Publié par
arnok
Libellés :
alternatif,
expérimental,
psychedelic,
rock
avant wayne coyne et ses copains faisaient de la musique et puis quand ils pensaient toucher au but, prenaient plein de drogue, remixaient le tout et enregistraient vite leurs frasques avant de reprendre pleine possession de leurs moyens. bon c’est pas exactement comme ça pour la totalité de leurs treize précédents albums, mais pour certains on doit pas en être loin.
pour the terror, ils ont inversés leur process de création. steven drozd, toujours prompt a arrêter ses sevrages, a commencé par se cloîtrer dans un studio pour en faire ressortir pleins de bruits et autres sons tous plus bizarres les uns que les autres sur le thème de la terreur. puis, merci bien, le groupe y a ensuite ajouté quelques mélodies dites écoutables par le commun des mortels.
alors ça donne envie non??? oui c’est mal vendu, mais les flaming lips sont tellement loin de ça qu’ils n’ont plus besoin de bonnes critiques pour vendre des albums ou pour faire parler d’eux, non ils savent faire dans l’inutile aussi (cf leur huit concerts effectués sur 24 heures en 2012). the terror est donc minimaliste, répétitif, expérimental, froid et à tendance dépressive, à croire que le groupe broie du noir en ce moment. sûrement due à la grosse descente qu’ils ont eut après avoir enregistré the flaming lips and heady fwends l’année dernière. cependant même si le petit dernier est, à l’instar de son prédécesseur, très expérimental, il reste tout de même très homogène et ne part pas dans tous les sens, là où justement l’avant dernier se perdait trop souvent.
the terror est donc expérimental mais cohérent, et c’est déjà ça car c’est pas facile tout le temps avec ces américains. si les passages de saturations, de boucles minimales ou encore de sons écorchés sont au premier plan, the flaming lips arrivent toujours a retomber sur leurs pattes pour nous livrer au final des titres parfaitement équilibrés. c’est souvent à la limite mais the terror ne bascule jamais dans un larsen dont on ne voit pas la fin. la preuve, ils sont arrivés à me faire aimer le titre you lust#4, un des plus long qu’ils n’aient jamais fait (13 minutes), mis à part leur record du monde du morceau le plus long du monde (encore une occasion réussie de faire de l’inutile sans contrepartie). you lust#4 passe par plusieurs états fort heureusement, de l'inquiétant au psychédélique, puis au psyché inquiétant pour enfin en arriver au psyché angoissant. non c’est sûr on passe de superbes moments avec ce nouvel album, je vous assure.
l'album déjà tortueux est la plus part du temps accompagné d'un chant prompt à l'évanouissement, et ce n'est pas you are alone#6 qui pourra prétendre le contraire.
pourtant l'album passe tout seul, pas d'ennui comme on pourrait le penser, c'est pas facile d'écoute mais aucun album ne l'a déjà été. ce qui prime ce sont tous ces petits sons et autres rifts de guitare saillants.
sun blows up today (titre en bonus) n'est pas le plus représentatif de l'album, c'est même le plus conventionnel, ahhaha un peu de normalité dans ce monde de bruits.
pour vous faire une idée de ce qu'est cet album, voici always there, in our hearts#9. une fois de plus le titre change de structure et devient frénétique après un long moment statique.
voilà vous savez ce qu'il vous reste à faire... non revenez et écoutez cet album merde.. vous serez surpris grâce à you lust#4, tabassé comme un malpropre par look... the sun is rising#1, conquis avec be free, a way#2 ou encore pétrifié par the terror#5.
pour the terror, ils ont inversés leur process de création. steven drozd, toujours prompt a arrêter ses sevrages, a commencé par se cloîtrer dans un studio pour en faire ressortir pleins de bruits et autres sons tous plus bizarres les uns que les autres sur le thème de la terreur. puis, merci bien, le groupe y a ensuite ajouté quelques mélodies dites écoutables par le commun des mortels.
alors ça donne envie non??? oui c’est mal vendu, mais les flaming lips sont tellement loin de ça qu’ils n’ont plus besoin de bonnes critiques pour vendre des albums ou pour faire parler d’eux, non ils savent faire dans l’inutile aussi (cf leur huit concerts effectués sur 24 heures en 2012). the terror est donc minimaliste, répétitif, expérimental, froid et à tendance dépressive, à croire que le groupe broie du noir en ce moment. sûrement due à la grosse descente qu’ils ont eut après avoir enregistré the flaming lips and heady fwends l’année dernière. cependant même si le petit dernier est, à l’instar de son prédécesseur, très expérimental, il reste tout de même très homogène et ne part pas dans tous les sens, là où justement l’avant dernier se perdait trop souvent.
the terror est donc expérimental mais cohérent, et c’est déjà ça car c’est pas facile tout le temps avec ces américains. si les passages de saturations, de boucles minimales ou encore de sons écorchés sont au premier plan, the flaming lips arrivent toujours a retomber sur leurs pattes pour nous livrer au final des titres parfaitement équilibrés. c’est souvent à la limite mais the terror ne bascule jamais dans un larsen dont on ne voit pas la fin. la preuve, ils sont arrivés à me faire aimer le titre you lust#4, un des plus long qu’ils n’aient jamais fait (13 minutes), mis à part leur record du monde du morceau le plus long du monde (encore une occasion réussie de faire de l’inutile sans contrepartie). you lust#4 passe par plusieurs états fort heureusement, de l'inquiétant au psychédélique, puis au psyché inquiétant pour enfin en arriver au psyché angoissant. non c’est sûr on passe de superbes moments avec ce nouvel album, je vous assure.
l'album déjà tortueux est la plus part du temps accompagné d'un chant prompt à l'évanouissement, et ce n'est pas you are alone#6 qui pourra prétendre le contraire.
pourtant l'album passe tout seul, pas d'ennui comme on pourrait le penser, c'est pas facile d'écoute mais aucun album ne l'a déjà été. ce qui prime ce sont tous ces petits sons et autres rifts de guitare saillants.
sun blows up today (titre en bonus) n'est pas le plus représentatif de l'album, c'est même le plus conventionnel, ahhaha un peu de normalité dans ce monde de bruits.
pour vous faire une idée de ce qu'est cet album, voici always there, in our hearts#9. une fois de plus le titre change de structure et devient frénétique après un long moment statique.
voilà vous savez ce qu'il vous reste à faire... non revenez et écoutez cet album merde.. vous serez surpris grâce à you lust#4, tabassé comme un malpropre par look... the sun is rising#1, conquis avec be free, a way#2 ou encore pétrifié par the terror#5.
vendredi 1 mars 2013
PVT - homosapien
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
rock
pvt évolue, depuis church with no magic le groupe australien a encore mis un peu plus l’accent sur l’électronique par le biais de leur synthé, oui il faut dire qu’ils sont signé chez warp même si cela n’explique rien, c’est juste pour le signaler. la véritable évolution se situe au niveau de la voix de richard pike plus que jamais omniprésente.
le trio ouvre l’album avec un titre ambient, des voix vocodées et une rythmique très répétitive et se poursuit avec des titres plus directs, moins triturés et toujours avec des sonorités pesantes et rythmées. après une bonne introduction avec des titres comme le très groovy evolution#2 et love and defeat#5 un titre plus rock, ils touchent à la perfection de leur musique avec homosapien#6, vertigo#7, nightfall#8 et new morning#9.
homosapien#7 mélange de rock et d’électronica est assez foutraque avec ses sons qui viennent de partout. mais le plus intéressant est le rift de guitare qui tourne en boucle au second plan et pose bien l’ambiance (un vestige de math rock encore présent!!).
vertigo#8 dans un autre registre joue la carte de l’atmosphérique, le titre est clair, léger réduit à sa plus simple expression (un choix du groupe de ne pas en faire trop avec les arrangements). suit nightfall#8 et son synthé lourd et hypnotique. une fois de plus le titre se veut simple et ça fonctionne bien.
enfin pour finir new morning#8 à l’accent dépêche mode. excellent titre qui met l’accent sur la rythmique et la voix synthétique.
homosapien vous l’aurez compris est plutôt abouti, on dénote encore quelques errances qui pourront cependant plaire à certains car au final cet album explore pas mal de styles différents où les références sont pléthores. une bonne surprise quoi, il n’y a juste qu’à attendre un peu pour voir si il s'essouffle ou pas.
lundi 19 novembre 2012
blood red shoes - la dynamo à toulouse le 13/11/12
Publié par
Anonyme
Libellés :
alternatif,
concert,
punk,
rock
"on est un groupe de pop, et on le cache en faisant du bruit".
et quel bruit, la dernière fois j'étais passé à deux doigts de l'évanouissement tellement les deux jouent fort, cette fois j'ai pris mes précautions, je n'y suis pas allé seul.
laura-mary a beau bien traiter sa fender, le son qui sort des amplis est saturé et terriblement punk. c'est aussi dû au fait qu'avec 5 accords elle joue un titre et pousse l'illusion jusqu'à nous faire croire qu'il y a 2 guitares.
steven lui a juste 4 caisses et 2 ou 3 cymbales, mais il fait autant de bruit qu'un groupe qui aurait 2 ou 3 batteurs. d'ailleurs c'est bien simple, on pourrait croire qu'ils sont 3 ou 4, cela ne poserait pas de problème.
trois albums en quatre ans et deuxième passage à toulouse, cette fois ci à la dynamo, un salle qui aime les groupes qui ne font pas dans la dentelle.
la salle est assez petite, tant mieux ça ne fait que renforcer l'impression d'oppression que l'on a quand les vibrations des amplis vous arrivent.
vos oreilles, elles, sont dans un état second se demandant si elles doivent quitter votre corps et ce qu'elles ont bien pu vous faire pour mériter cela.
le live durera 1h20 avec un peu plus d'une quinzaine de titres en tout, pour une setlist portée par les titres de fire like this (et notamment le magnifique color fade). ce live sonnait un peu comme un best off entremêlant singles déchirants et titres moins connus mais tout aussi légitimes. et quel live! ils enchaîneront furieusement les titres tout en distillant quelques blagues ainsi qu'une demande spéciale de steven au barman afin de compenser la bière renversée d'une fille au premier rang qui dans le feu de l'action et à cause d'un voisin trop expressif se l'est prise direct dans la figure. on sent le groupe à l'aise, sûr de lui, maîtrisant son sujet et heureux d'être présent, ils font le show à l'instar de steven qui monte sur batterie et ne sont pas blasés, loin de là ils ont même de l'énergie à revendre. le final sera d'ailleurs dantesque avec i wish i was someone better et je me perds.
en somme blood red shoes, malgré son jeune âge et un groupe qui avec peu fait beaucoup et je vous conseille d'aller les voir sur scène.
surtout qu'ils sont accompagnés d'un groupe français 1984 qu'ils produisent.
1984 sont trois mecs (guitare, basse et batterie) qui jouent dans le même registre que blood red shoes (ils ont d'ailleurs suivi le groupe pour leurs dates françaises). ils vont du post-punk au rock alternatif et se défendent rudement bien, les titres plutôt bien tournés avec une ligne de guitare incisive qui tranche bien avec le chant et une basse pesante et hypnotique. ils sortent un album en début d'année prochaine, il sera temps alors d'écouter leur premier opus influenza.
la seslist de blood red shoes :
1. It's Getting Boring By The Sea
2. Don't Ask
3. Say Something, Say Anything
4. Heartsink
5. Keeping It Close
6. Cold
7. When We Wake
8. This Is Not For You
9. Lost Kids
10. Light It Up
11. In Time To Voices
12. It Is Happening Again
13. You Bring Me Down
14. Colours Fade
encore :
15. The Surf Song
(Laura-Mary à la batterie et Steven à la guitare)
16. I Wish I Was Someone Better
17. Je Me Perds
et quel bruit, la dernière fois j'étais passé à deux doigts de l'évanouissement tellement les deux jouent fort, cette fois j'ai pris mes précautions, je n'y suis pas allé seul.
laura-mary a beau bien traiter sa fender, le son qui sort des amplis est saturé et terriblement punk. c'est aussi dû au fait qu'avec 5 accords elle joue un titre et pousse l'illusion jusqu'à nous faire croire qu'il y a 2 guitares.
steven lui a juste 4 caisses et 2 ou 3 cymbales, mais il fait autant de bruit qu'un groupe qui aurait 2 ou 3 batteurs. d'ailleurs c'est bien simple, on pourrait croire qu'ils sont 3 ou 4, cela ne poserait pas de problème.
trois albums en quatre ans et deuxième passage à toulouse, cette fois ci à la dynamo, un salle qui aime les groupes qui ne font pas dans la dentelle.
la salle est assez petite, tant mieux ça ne fait que renforcer l'impression d'oppression que l'on a quand les vibrations des amplis vous arrivent.
vos oreilles, elles, sont dans un état second se demandant si elles doivent quitter votre corps et ce qu'elles ont bien pu vous faire pour mériter cela.
le live durera 1h20 avec un peu plus d'une quinzaine de titres en tout, pour une setlist portée par les titres de fire like this (et notamment le magnifique color fade). ce live sonnait un peu comme un best off entremêlant singles déchirants et titres moins connus mais tout aussi légitimes. et quel live! ils enchaîneront furieusement les titres tout en distillant quelques blagues ainsi qu'une demande spéciale de steven au barman afin de compenser la bière renversée d'une fille au premier rang qui dans le feu de l'action et à cause d'un voisin trop expressif se l'est prise direct dans la figure. on sent le groupe à l'aise, sûr de lui, maîtrisant son sujet et heureux d'être présent, ils font le show à l'instar de steven qui monte sur batterie et ne sont pas blasés, loin de là ils ont même de l'énergie à revendre. le final sera d'ailleurs dantesque avec i wish i was someone better et je me perds.
en somme blood red shoes, malgré son jeune âge et un groupe qui avec peu fait beaucoup et je vous conseille d'aller les voir sur scène.
surtout qu'ils sont accompagnés d'un groupe français 1984 qu'ils produisent.
1984 sont trois mecs (guitare, basse et batterie) qui jouent dans le même registre que blood red shoes (ils ont d'ailleurs suivi le groupe pour leurs dates françaises). ils vont du post-punk au rock alternatif et se défendent rudement bien, les titres plutôt bien tournés avec une ligne de guitare incisive qui tranche bien avec le chant et une basse pesante et hypnotique. ils sortent un album en début d'année prochaine, il sera temps alors d'écouter leur premier opus influenza.
la seslist de blood red shoes :
1. It's Getting Boring By The Sea
2. Don't Ask
3. Say Something, Say Anything
4. Heartsink
5. Keeping It Close
6. Cold
7. When We Wake
8. This Is Not For You
9. Lost Kids
10. Light It Up
11. In Time To Voices
12. It Is Happening Again
13. You Bring Me Down
14. Colours Fade
encore :
15. The Surf Song
(Laura-Mary à la batterie et Steven à la guitare)
16. I Wish I Was Someone Better
17. Je Me Perds
mardi 13 novembre 2012
dinosaur jr. - i bet on sky
et oui ils ne sont pas encore mort, et franchement ce serait dommage. et i bet on sky n'est pas un album de plus, mais un bon album en plus, et non pas que je sois nostalgique tellement j. mascis nous donne des nouvelles assez souvent. surtout que depuis la reformation du noyau dur (barlow, murph et mascis) le groupe va très bien, et sort donc cette année son troisième album en cinq ans. i bet on sky fait donc suite à farm et beyond et est surtout du même acabit, les départager serait assurément une perte de temps.
alors leur musique ne s'est pas non plus renouvelée, mais j'ai beau écouté cet album et faire quelques retours dans le passé pour écouter les autres, je ne me dis jamais, "tiens là ils ont vraiment abusé, c'est du copié/collé!!!".
au final c'est presque ça le plus remarquable, les années passes, les modes trépassent, et dinosaur jr. est encore là. enfin j'exagère un peu car il semble qu'ils aient ajouté quelques nouveaux ingrédients à leur mixture.
après un album en solo très calme, j. mascis retrouve le sens du mot abrasif avec sa guitare, quand barlow nous régale une nouvelle fois de ses lignes de basses bien lourdes. cet album est inspiré et plutôt incisif (mis à part almost fare#3, qui lui aurait pu se trouver sur several shades of why)
avant de partir vers un style moins vu (à l'instar de pierce the morning rain#7 ou encore recognition#9) mais tout aussi percutant, l'album commence comme il faut. don't pretend you didn't know#1 est un titre pantouflard, pépère, mais dans le bon sens du terme, comme d'heureuses retrouvailles d'avec sa paire de charentaise avant de passer côte à côte un rude et long hiver.
nous voilà rassurer et bien paré avant d'entamer une marche en avant un peu plus brutale avec watch the corners#2 et consorts.
ils font même dans le clip éducatif.
l'album est composé de titres assez longs et plutôt brillants, pas ou peu de déchets, de belles trouvailles, une énergie débordante, non vraiment il n'y a rien à redire de cet album.
il va donc bien falloir compter avec i bet on sky, et au final on peut dire que le groupe a su sortir de l'âge ingrat pour, après presque vingt années d'activité, être toujours aussi inspiré.
en bonus un très bon titre de l'album, voire un des meilleurs avec recognition#9 écrit par barlow.
alors leur musique ne s'est pas non plus renouvelée, mais j'ai beau écouté cet album et faire quelques retours dans le passé pour écouter les autres, je ne me dis jamais, "tiens là ils ont vraiment abusé, c'est du copié/collé!!!".
au final c'est presque ça le plus remarquable, les années passes, les modes trépassent, et dinosaur jr. est encore là. enfin j'exagère un peu car il semble qu'ils aient ajouté quelques nouveaux ingrédients à leur mixture.
après un album en solo très calme, j. mascis retrouve le sens du mot abrasif avec sa guitare, quand barlow nous régale une nouvelle fois de ses lignes de basses bien lourdes. cet album est inspiré et plutôt incisif (mis à part almost fare#3, qui lui aurait pu se trouver sur several shades of why)
avant de partir vers un style moins vu (à l'instar de pierce the morning rain#7 ou encore recognition#9) mais tout aussi percutant, l'album commence comme il faut. don't pretend you didn't know#1 est un titre pantouflard, pépère, mais dans le bon sens du terme, comme d'heureuses retrouvailles d'avec sa paire de charentaise avant de passer côte à côte un rude et long hiver.
nous voilà rassurer et bien paré avant d'entamer une marche en avant un peu plus brutale avec watch the corners#2 et consorts.
ils font même dans le clip éducatif.
l'album est composé de titres assez longs et plutôt brillants, pas ou peu de déchets, de belles trouvailles, une énergie débordante, non vraiment il n'y a rien à redire de cet album.
il va donc bien falloir compter avec i bet on sky, et au final on peut dire que le groupe a su sortir de l'âge ingrat pour, après presque vingt années d'activité, être toujours aussi inspiré.
en bonus un très bon titre de l'album, voire un des meilleurs avec recognition#9 écrit par barlow.
vendredi 19 octobre 2012
ty segall band - slaughterhouse
cette semaine, changement de registre, et rien que la pochette vous mets sur la voie.
ty segall, l'homme, parce qu'au vu de sa discographie, l'américain guitariste, batteur et chanteur a déjà sorti moult albums (en solo avec les groupes epsilons, party fowl, the traditionnal fools ou encore white fence et j'en passe). cette fois ci il revient avec ses amis emily rose epstein, charlie moothart et mikal cronin sous le nom de ty segall band avec l'album slaughterhouse. un album rock garage, noise mais également apaisé à ses heures perdues.
et c'est peut dire que le groupe se lâche avec un début d'album tonitruant où ils jouent les gros bras, crient tant qu'ils peuvent sans toutefois oublier d'envoyer du gros son noise avec leurs guitares, la basse est quant à elle plus douce avec ses relents rétro. l'album est saturé, dur sur l'homme à vous donner des envies de meurtre dans le métro. ben oui un son lourd, un endroit confiné, il n'en fallait pas plus pour pour vous survolter dès le levé.
comme je le disais, le début de l'album ne fait pas dans la dentelle et même si i bought my eyes#2 peut être considéré comme calme, vous aurez l'occasion de vous casser la nuque sur le titre suivant éponyme de l'album slaughterhouse#3. ça dure une minute trente, ça va tout droit et quand ils ont enfin épuisé le filon, tout s'arrête sur un cri lancinant. la première fois je suis un peu resté sur le cul, mince alors c'est des gros durs ces américains, ils doivent pas rigoler tous les jours.
pourtant au milieu de toute cette énergie dévastatrice, on retrouve des passages moins violents. et oui ce ne sont pas que des brutes, ils savent aussi faire des mélodies. au final l'album recèle de beaucoup de petites ambiances dansantes avec des références assez larges.
ok ty segall s'égosille souvent, mais ce n'est jamais gratuit et puis il ne fait pas que ça, si je assure avoir entendu par ci par là des chœurs légers et mélodieux.
et voici pour vous faire une bonne idée de l'album the tongue#4
au delà de quelques exceptions, les titres font dans l'urgence et la plus part ne dépassent pas les trois minutes. vous l'aurez compris ty segall band ne fait pas détours inutiles (mis à part sur le denier titre aux allures psychédéliques qui dure plus d'une dizaine de minutes), c'est concis, brut de décoffrage, c'est bon pour vous ramoner les oreilles avant d'entamer un hiver rude et long.
slaughterhouse ne se répète que peu, la tracklist est cohérente et il serait dommage que vous passiez à côté de ce petit album qui déménage.
ty segall, l'homme, parce qu'au vu de sa discographie, l'américain guitariste, batteur et chanteur a déjà sorti moult albums (en solo avec les groupes epsilons, party fowl, the traditionnal fools ou encore white fence et j'en passe). cette fois ci il revient avec ses amis emily rose epstein, charlie moothart et mikal cronin sous le nom de ty segall band avec l'album slaughterhouse. un album rock garage, noise mais également apaisé à ses heures perdues.
et c'est peut dire que le groupe se lâche avec un début d'album tonitruant où ils jouent les gros bras, crient tant qu'ils peuvent sans toutefois oublier d'envoyer du gros son noise avec leurs guitares, la basse est quant à elle plus douce avec ses relents rétro. l'album est saturé, dur sur l'homme à vous donner des envies de meurtre dans le métro. ben oui un son lourd, un endroit confiné, il n'en fallait pas plus pour pour vous survolter dès le levé.
comme je le disais, le début de l'album ne fait pas dans la dentelle et même si i bought my eyes#2 peut être considéré comme calme, vous aurez l'occasion de vous casser la nuque sur le titre suivant éponyme de l'album slaughterhouse#3. ça dure une minute trente, ça va tout droit et quand ils ont enfin épuisé le filon, tout s'arrête sur un cri lancinant. la première fois je suis un peu resté sur le cul, mince alors c'est des gros durs ces américains, ils doivent pas rigoler tous les jours.
pourtant au milieu de toute cette énergie dévastatrice, on retrouve des passages moins violents. et oui ce ne sont pas que des brutes, ils savent aussi faire des mélodies. au final l'album recèle de beaucoup de petites ambiances dansantes avec des références assez larges.
ok ty segall s'égosille souvent, mais ce n'est jamais gratuit et puis il ne fait pas que ça, si je assure avoir entendu par ci par là des chœurs légers et mélodieux.
et voici pour vous faire une bonne idée de l'album the tongue#4
au delà de quelques exceptions, les titres font dans l'urgence et la plus part ne dépassent pas les trois minutes. vous l'aurez compris ty segall band ne fait pas détours inutiles (mis à part sur le denier titre aux allures psychédéliques qui dure plus d'une dizaine de minutes), c'est concis, brut de décoffrage, c'est bon pour vous ramoner les oreilles avant d'entamer un hiver rude et long.
slaughterhouse ne se répète que peu, la tracklist est cohérente et il serait dommage que vous passiez à côté de ce petit album qui déménage.
vendredi 5 octobre 2012
menomena - moms
la dernière fois je vous parlais de grizzly bear et comme je sens que comme moi vous ne faite que l'écouter, je vous propose de coupler cet album avec le nouveau menomena, un groupe un peu similaire qui fait également dans le rock indie agrémenté d'arrangements époustouflants, d'un mélange d'ambiance et de sonorités innovantes et progressives.
sauf que menomena est encore moins reconnu que grizzly bear, déjà que ces derniers ne profitent pas non plus d'un rayonnement mondial, je vous laisse imaginer la situation de menomena.
et pour rien n'arranger, brent knopf, une des deux têtes pensantes du groupe est partie mener un projet en solo (ramona falls) suite à des problèmes de communications rencontrées pendant l'album mines en 2010.
et pourtant avec moms, le nouveau duo nous livre un très bon album aussi bon que ses prédécesseurs, comme quoi au final le départ de brent n'aura eut que peu d'incidences. cet album est en lice dans ma bibliothèque avec shields pour le titre de l'album qui déchire le plus en 2012 (il perdra bien évidement, mais avec les honneurs).
une fois de plus on retrouve un album qui tire toute sa force de la finesse de ses arrangements. l'écriture est simple, leur sons mélodieux, leurs mélodies racées et des ambiances puissantes.
l'album est tourmenté, les cuivres répondent aux guitares, quand les percussions essaient de se frayer un chemin dans tout ce capharnaüm.
comme je le disais, la création ne pâtit pas du départ de brent, justin harris et danny seim sont quand même rester dans le même esprit que mines ou friend and foe.
l'album est cohérent et avec les quelques pépites distillées, on en redemande.
il y a une certaine urgence dans les titres qui leurs confères une puissance et une rythmique qui ne laisse que peu de répits. les titres vont au bout des choses sans pour autant traîner en longueur avec des répétitions inutiles, c'est ça aussi la force de ce moms.
on entend ici et là une multitude de sons et qu'ils soient électroniques ou acoustiques, le tout se marie toujours très bien à l'instar de plumage#1.
le groupe a aussi ajouté de la gravité dans ses ambiances, un son parfois saturé comme sur capsule#2 ou une touche de psychédélisme avec tantalus#8.
la rythmique des chants et autres chœurs joue aussi un rôle important, skintercourse#7 en est le parfait exemple, les différents éléments se chevauchent et rende le titre très prenant. enfin il vous faudra écouter don't mess with latexas#9, on retrouve un piano sur lequel une guitare claire répond avant que des trompettes ne fassent encore évoluer le tout, un vrai régal.
voilà l'album est une réussite qui s'écoute d'une traite avec peu ou pas de déchet.
sauf que menomena est encore moins reconnu que grizzly bear, déjà que ces derniers ne profitent pas non plus d'un rayonnement mondial, je vous laisse imaginer la situation de menomena.
et pour rien n'arranger, brent knopf, une des deux têtes pensantes du groupe est partie mener un projet en solo (ramona falls) suite à des problèmes de communications rencontrées pendant l'album mines en 2010.
et pourtant avec moms, le nouveau duo nous livre un très bon album aussi bon que ses prédécesseurs, comme quoi au final le départ de brent n'aura eut que peu d'incidences. cet album est en lice dans ma bibliothèque avec shields pour le titre de l'album qui déchire le plus en 2012 (il perdra bien évidement, mais avec les honneurs).
une fois de plus on retrouve un album qui tire toute sa force de la finesse de ses arrangements. l'écriture est simple, leur sons mélodieux, leurs mélodies racées et des ambiances puissantes.
l'album est tourmenté, les cuivres répondent aux guitares, quand les percussions essaient de se frayer un chemin dans tout ce capharnaüm.
comme je le disais, la création ne pâtit pas du départ de brent, justin harris et danny seim sont quand même rester dans le même esprit que mines ou friend and foe.
l'album est cohérent et avec les quelques pépites distillées, on en redemande.
il y a une certaine urgence dans les titres qui leurs confères une puissance et une rythmique qui ne laisse que peu de répits. les titres vont au bout des choses sans pour autant traîner en longueur avec des répétitions inutiles, c'est ça aussi la force de ce moms.
on entend ici et là une multitude de sons et qu'ils soient électroniques ou acoustiques, le tout se marie toujours très bien à l'instar de plumage#1.
le groupe a aussi ajouté de la gravité dans ses ambiances, un son parfois saturé comme sur capsule#2 ou une touche de psychédélisme avec tantalus#8.
la rythmique des chants et autres chœurs joue aussi un rôle important, skintercourse#7 en est le parfait exemple, les différents éléments se chevauchent et rende le titre très prenant. enfin il vous faudra écouter don't mess with latexas#9, on retrouve un piano sur lequel une guitare claire répond avant que des trompettes ne fassent encore évoluer le tout, un vrai régal.
voilà l'album est une réussite qui s'écoute d'une traite avec peu ou pas de déchet.
lundi 1 octobre 2012
grizzly bear - shields
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Anonyme
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dès yellow house, déjà l'aspect amateur s'enrichissait pour prendre plus de profondeur et de formes. et depuis on a gardé knife, easier, little brother ou encore on a neck, on a spit pour ne citer que ces titres (j'aime aussi beaucoup plans et surtout le prenant colorado le dernier titre de l'album).
rien qu'avec ce génial petit album de 10 titres, grizzly bear s'est fait une petite réputation chez les professionnels. réputation que veckatimest confirmera en 2009. leur musique s'est encore étoffée, elle est devenue assez fournie, les arrangements sont simples, subtiles et leur musique à l'apparence si naïve se distingue par sa richesse sonore.
une fois de plus les titres références sont bel et bien présents avec notamment two weeks (et son clip flippant) chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvres qui sera repris maintes et maintes fois. grizzly bear démontre alors toute sa force d'écriture en plaçant la barre très haut.
trois ans après, le groupe est revenu le mois dernier avec son petit dernier shields. je vous l'annonce de suite, je tue le suspense dans l’œuf, j'évite de faire languir pour rien, enfin bon je vous l'annonce sans détour, s'il ne devait rester qu'un seul album cette année, ce serait celui-là.
une fois de plus l'album sonne comme évident et il devient clair que leur musique tient tout simplement du génie. j'en fais trop??? vous n'avez rien lu.
comme à chaque fois leur musique résonne, c'est simple, efficace et pourtant a y tendre bien l'oreille, on s'aperçoit du boulot effectué autour des titres. les arrangements sont exceptionnels, ils font évoluer l'album, masquent les changements de rythmiques (a simple answer#7), cadencent les contres-temps (sleeping ute#1), noient les décalages d'octave inférieure (the hunt#5), vous font passer du chaud au froid sans que vous ayez compris quoi que ce soit.
cet album est une nouvelle corne d'abondance, quand un titre se termine et vous laisse béat, un autre débute pour vous retournez la tête à vous en faire oublier le précédent.
shields tient son auditoire en haleine, sa lecture se fait en un souffle et nous force à une nouvelle écoute pour bien s'assurer que l'on ne vient pas de rêver.
les harmonies sont toutes en souplesse, élastiques, et semblent défier le temps. il est clair qu'on reconnaît l'ambiance de l'album précédent sans que cela ne soit réellement gênant. la griffe de l'ours est toute établie.
le plus admirable au final est que sans aller très loin, le quatuor trouve des sons jamais entendus, se renouvelle au final sans arrêt et nous livre à chaque fois des albums introspectifs qui resteront pour longtemps.
et puis qui d'autre utilise encore une clarinette basse. j'adore ce son, déjà foreground (le dernier titre de veckatimest) rendait toutes ses lettres de noblesse à cet instrument au son sourd qui donnent une volupté palpable aux titres.
alors quels titres écouter, franchement tous, il n'y a pas l'ombre d'une impasse à effectuer. il y a mille et un sons à découvrir ou redécouvrir, et pour vous en rendre compte, rendez vous avec half gate#9.
ce titre est puissant, haletant, la voix de daniel se marie de la meilleure façon à l'orchestration riche qui nous est présentée. le titre varie entre l'excitation d'une intro rythmée et la beauté d'un final grandiose que l'on sent monter petit à petit au fil du titre.
les accords de guitares portent la voix avant que le titre ne passe dans un autre registre avec ses violons minimalistes qui donnent pourtant beaucoup de corps au titre pendant que des voix sans forme amènent une touche de psychédélisme que l'on n'avait pas trop entendu jusque alors.
je ne résiste pas non plus à vous intégrer sleeping ute#1 en version live.
et comme je prends soin de vous, voici le titre foreground de l'album précédent dans une version acoustique qui me bluffe encore et toujours (en plus vous pourrez y voir à quoi ressemble une clarinette basse, jouée par chris sur la gauche et écouter la superbe voix d'ed).
il n'y a pas quoi!!!
mercredi 26 septembre 2012
eugene mcguinness - the invitation to the voyage
très peu remarqué avant, eugene a été puni à jouer en tournée pour le groupe miles kane, faut bien manger.... espérons qu'il n'aura plus besoin de ça avec le remarquable (j'espère) the invitation to the voyage.
déjà pourquoi écouter ce "nouveau" groupe anglais, et bien c'est simple, il ne ressemble à aucun autre. que ce soit les orchestrations, les gimmicks, les tentatives osées de rifts de guitare, un songwriting impeccable, on ne retrouve ce son pas souvent dans le paysage sonore anglais.
le titre harlequinade#1 montre le niveau de l'album, la rythmique est réglée comme une horloge suisse, les relances sont puissantes et dévastatrices, on sent toute la fougue du jeune qui a déjà compris comment il fallait faire pour sortir des tubes "en veux tu en voilà."
sauf que là on se dit, bon c'est bien c'est vendeur, faut voir la suite. et bien la suite et tout simplement de qualité. sugarplum#2, après un début hésitant où les plus mauvaises langues auront tôt fait de laminer cet album, sort les rames et remonte la pente pour finir en toute beauté.
le titre est moins immédiat que le premier mais tout aussi intéressant. avec lion#3 on retrouve un rock incisif qui sait se faire attendre pour vous prendre à revers. encore une fois eugene tape dans le mille avec une facilité déconcertante.
the invitation to the voyage est un album rock qui tripote plusieurs influences, on trouve des ambiances glam, lascives, ou tout simplement groove et terriblement dansantes, le tout sans jamais trop en faire.
shotgun#5, et on en est qu'à la moitié de l'album, est encore une réussite sous ses faux airs de bo pour james bond, le titre repose entièrement sur un son de basse et c'est plutôt rare pour le souligner. c'est cohérent, riche en orchestration, c'est tout simplement du plus bel effet.
et puis la pause, avec concrete moon#6, avec un mélange improbable de baroque et de lo-fi, le tout pour une pop électronique guillerette qui rendrait la ville de liverpool accueillante un soir d'hiver.
le monsieur, même si il est irlandais, vit à liverpool, d'où la difficulté de rendre cet album attrayant, et pourtant...
en fait je pourrais faire un laïus sur tous les titres tellement ils innovent, thunderbolt#7, que j'adore, assène de grands coups de larsen, d'accords gras distordus et est en véritable rupture avec le titre précédent. Son final est une magnifique cacophonie où tous les instruments reviennent comme pour nous signifier de ne pas les oublier trop vite tellement les successions s'enchaînent.
La fin l'album est plus posée, mais tout aussi réussi et vous l'aurez compris, je suis tombé totalement sous le charme de cet album qui sans payer de mine case 10 titres pour 10 tonalités différentes qui se complètent au final.
jeudi 20 septembre 2012
here we go magic - a different ship
à savoir qu'il est dur de conceptualisé un album, les here we go magic ont réussi là où beaucoup se sont plantés. a different ship n'est franchement pas facile à la première écoute, il est voire même presque repoussant.
ça semble terne et rien ne ressort du lot, oui et bien c'est sans compter sur le fait que vous allez écouter cet album plusieurs fois pour faire plaisir à tonton arnok.
car oui, au bout de plusieurs écoutes, il devient enfin clair que cet album tient plus du génie que des poubelles (et n'allait pas y voir une nouvelle attaque du dernier album de garbage, bien que cela fonctionne à merveille).
en fait cet album est chirurgical, oui je sais on parle plus de chirurgical pour l'électronique, mais ici ça marche aussi.
les titres plutôt épurés sur leurs débuts, amassent des sons, des échos, des chœurs, de nouvelles nappes qui viennent étouffer la musique brute originale. tout est fait avec mesure, pof un petit accord à contre temps ici, une mélodie légère par là, un boucle en fond tout du long.
hard to be close#2 démarre avec pour principaux instruments la voix de luke temple et la guitare folk qui amène sa mélodie avec légèreté. là si vous allez directement à la fin, la base de folk a été doublée, on entend des sons psyché qui sortent d'un peu partout.
le titre s'est créer en 3 minutes une vraie architecture progressive. et c'est pour tous les titres pareils, ils démarrent le plus simplement du monde pour finir copieusement.
le clip est sympa en plus.
on entend beaucoup de sons au final, certains furtifs, d'autres qui s'installent pour prendre le pas sur d'autres, la musique de ce different ship prend tout sa hauteur dans ses arrangements. et au final ça se savoure comme une nouvelle écrite en 5 tomes.
car quand vous vous régalez de hard to be close#2, vous savez que bientôt arrive i believe in action#5, titre changeant dont le début et la fin n'ont pas vraiment de lien. et tout ceci se fait sans que l'on en s'en rende vraiment compte, c'est fort.
et l'album peut alors donner tout ce qu'il a, de la pop folk bien terre à terre, au psyché total qui nous enivre et tout ça sur un seul et même titre à l'instar de made to be old#7.
non vraiment cet album est une réussite, assez difficile d'accès et faite pour les gens qui ont le temps, tout du moins au début, car l'impatience à vite fait de nous faire zappé un album qu'il serait dommage d'ignorer.
et puis vous verrez au début on aime qu'un titre, hard to be close#2, puis viennent assez rapidement i believe in action#5 et how do i know#8, pour au final passer et repasser cet album en boucle sans qu'il ne s'use.
encore un clip bien décalé.
et bonne nouvelle, ils passent en france en novembre et le dimanche 04 au café connexion à toulouse pour la modique somme de 10 euros (franchement à ce prix là c'est donné).
jeudi 13 septembre 2012
the heavy - the glorious dead
woooo ce gros son, attention je ne parle de bourre, non j'entends par gros son, un son lourd, gras, profond, caverneux, enfin sale quoi.
the heavy est de retour avec un album, the glorious dead, aux multiples facettes terriblement efficaces. on y entend de la soul, du funk, du rock, de la folk et de l'étrange à l'instar de can't play dead#1 et son final aux violons qui semblent être désaccordés.
un titre bande originale qui irait parfaitement à un film de burton et qui commence par quelques répliques d'un film que je ne connais pas (ils l'avaient déjà fait sur l'album précédent sur le titre oh no! not you again!!#1).
l'album (signé sur ninja tunes) sonne garage, sonne pop et petite balade en forêt, ou promenade dans un dédale de rue d'où naissent de hauts building. quoiqu'il en soit, l'album alterne entre le groove chaud de l'enfer et la pop éclairée d'un paradis qui éclaire tellement qu'il rend aveugle.
et oui, car même le plus doux de the glorious dead sonne sournoisement. on y retrouve un univers fourni, très fourni, avec plus d'instruments qu'il n'en faut, mais au final cela n’apparaît pas foutraque, c'est bien ordonné même, savamment réfléchi, car en définitive c'est tout de même leur troisième album.
et ce glorious dead surpasse largement son prédécesseur the house that dirt built de 2009, notamment par la chant et les chœurs qui donnent tout son relief à cet album déjà riche.
en fait c'est bien simple avec cet album vous ne vous ennuierez pas un seul instant, c'est fort, prenant, beau, intimiste et grandiose à ses heures.
le titre same ol'#6, est pour moi le titre de l'album avec son début grandiose, sa guitare sourde et ses relances de violons qui lui redonne une certaine légèreté.
il est assez simple et se repose beaucoup sur la voix du charismatique kelvin swaby.
le titre suivant just my luck#7 est tout aussi astucieux, il alterne entre rifts diaboliques vomis à grands coups de guitares et de trompettes vrombissantes et des passages tranquilles qui semblent inoffensifs pour être au final enrôlés dans une danse frénétique.
le final est tout aussi étrange que son introduction, avec un titre cadencé par deux accords d'un piano aux tintements fluets (si tant est qu'un accord puisse l'être, mais vous avez compris l'analogie). et toujours beaucoup de sons qui viennent se mêler pour notre plus grand bonheur.
non franchement ce serait un crime de ne pas jetez une oreille sur cet album aux multiples humeurs, the heavy revient en cette fin d'année en grande forme et au final ils auront réussi à sortir trois bons, voire très bons albums, ce qui n'est pas si facile il faut le souligner.
pour que vous preniez toute la mesure de l'album encore une pépite avec what makes a good man?#3
dimanche 26 août 2012
yeasayer - fragrant world
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Anonyme
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tout doit venir d'une soirée trop arrosée, chris keating (chanteur), ira wolf tuton (bassiste) et anand wilder (guitare) ont fait le pari fou de pondre un album rock hippie psyché expérimental et de la vendre à la terre entière.
bien mal leur en a pris, all your cymbals sortait en 2007 et a fait grand bruit dans le milieu bien pensant de la musique à défaut de submerger les charts internationaux.
surprise, mais ils ont du se dire que même si la performance était de choix, le contrat n'était pas rempli et ont choisi de faire un deuxième pari qui irait plus loin dans le bon/mauvais goût. c'est chose faite en 2010 avec odd blood et ses vieux relents de disco que tout être normal aurait honni il y a encore 10 ans.
forcement, en 2000 on sortait, il faut dire, de 10 ans de dance de daube, laquelle avait pour seul mot d'ordre, faire danser le plus de gens bourrés.
et une cette fois le pari s’avère gagnant, incroyable, extraordinaire, le psyché hippie "et compagnie" peut passer de la pop rock psyché à de la dance à la limite du raisonnable et en faire ressortir une mouture hype des plus inspirée.
du coup, car faudrait pas les prendre pour des cons, yeasayer revient aujourd'hui avec un album, fragrant world, toujours psyché, électronique un peu, minimaliste beaucoup.
les titres paraissent avoir été délestés de quelques pistes lors de l'enregistrement. on a souvent l'impression qu'il manque quelque chose et parfois plus, comme sur devil & the deed#5 ou la mélodie a tout simplement été supprimée.
il ne reste plus que les bruits, les bleeps, les boings et les tuts.
je pense qu'ils ont fait le choix de faire un album psychédélique expérimental, et il vous faudra à tous environ 58 écoutes afin de comprendre ce qu'ils ont voulu faire, si cela est possible.
car si fragrant world dépeint un hypothétique futur monde, il ne va pas falloir qu'un moustique pète de travers, sans quoi la prophétie ne se vérifiera jamais.
c'est bien simple ils se sont ramassé un 5,4 sur pitchfork (les bien pensants du début qui ont du se dire que pour rester le maître du bon goût musical il fallait tout le monde à revers et démonter yeasayer.
5,4 c'est rude quand même, ils ont filé 6,4 au dernier garbage que j'ai survolé et pfffff c'était pas loin du néant cet album, alors que yeasayer se bonifie au fil des écoutes.
et oui comme je vous le disais plus il vous faudra apprivoiser cet "encore" extraterrestre, mais au final il est bien cet album, légèrement bizarre, grandement déluré, mais bon au moins on a jamais écouté un truc pareil n'en déplaise aux détracteurs.
le premier titre met l'auditoire dans de bonne condition avec fingers never bleed#1 et apparaît comme une liaison avec son grand frère odd blood. c'est en suite que tout se complique, voire légèrement au milieu du titre quand on fait face à l'électronique minimale mêlée à des vieux sons lancinants dont on se demande déjà d'où ils peuvent bien sortir.
mais bon c'est les yeasayer, fallait bien qu'ils commencent fort pour en mettre plein la gueule à leur. foutaise car au final c'est le titre le plus abordable.
avec longevity#2 commence le travail de formatage de vos préférences pour faire place à un recalibrage de vos goûts musicaux. vous verrez vous vous sentirez mieux après cette mise à jour, sinon quoi, pour ne pas chambouler vos références, on va devoir demander à iggy pop et madonna de ne pas vieillir? oh pardon on vient de prévenir qu'ils ont déjà commencé et qu'il aurait en vrai plus de 120 ans à eux deux.
ça fait froid dans le dos.
avec blue paper#3, si vous êtes encore là c'est que vous acceptez la mise à jour, vous allez donc bientôt vous régaler. à ce stade là vous n'entendez que la voix androgyne de chris keating et les synthé qui posent leur mélodie tranquillement avant qu'une guitare trafiquée et un ordinateur ne viennent tout bousculer, on change de rythmique et on a droit à un final des plus mystique.
la suite (henrietta#4 et devil and the deed#5) est du même acabit, une musique simplifiée au minimum mais qui donne un maximum d'effets, c'est plutôt bien foutu, car au final ça reste dur à faire, même si c'est d'autant plus difficile à écouter.
en passant devil and the deed#5 est mon titre préféré, les percussions sont saccadées, toute la chanson avance d'ailleurs par a-coups, de plus hormis le refrain, il n'y a pas vraiment d'instrument sur ce titre, juste des effets de violons sur une base de synthé et de percussions.
voilà pour le début, je vous laisse découvrir l'autre moitié qui réserve vous vous en doutez d'autres surprises avec notamment le titre folk hero shctick#10 que je trouve personnellement excellent, encore du grand yeasayer.
mardi 3 juillet 2012
the black keys - el camino
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Anonyme
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déjà sur brothers (2010) on avait senti le début d'une nouvelle direction délaissant leur rock alternatif aux teintes blues grasses et saturées. changement pas franchement réussi, mais au final c'était reculer pour mieux sauter. car avec el camino de 2011 (quoi on est mi 2012??!!?, je vous rappelle que j'ai pas trop aimé brothers, on suit svp!) je trouve qu'ils ont touché au but.
el camino est le septième album du groupe, rien que ça, alors on peut penser qu'ils ont mûrement réfléchi leur nouveau son, et qui de mieux que danger mouse pouvait les y aider. faudra un jour faire un post rien que sur le monsieur, il a déjà pas mal de matière (poto de damon albarn dont il a produit plusieurs albums (damon days et the good, the bad & the queen), anciennement leader de gnarls barkley, production de modern guilt de beck du dernier de broken bells (voir ici) et instigateur des albums rome avec daniele luppi et dark night of the soul avec sparklehorse, dont j'ai déjà parlé ici et ici, je crois que avoir été complet).
mais revenons aux black keys, ils ont taillé leurs barbes hirsutes, ils mettent des chemises propres et en plus ils nous offrent (enfin nous ont offert l'année dernière) un album racé qui frappe où il faut. alors c'est sûr on ne retrouve plus trop le blues garage qui a fait le succès du groupe, mais au final et après plus de 10 ans d'existence on peut dire que le groupe a su avancer et s'affirmer comme une référence de la scène américaine.
le duo formé par dan auerback (guitare, chant) et patrick carney (batterie) a carrément arrondi les angles de sa musique brute originale. tout passe en souplesse, ils jouent facile ou en tout cas on en a vraiment l'impression. ajoutez à cela une rythmique maîtrisée de l'ami danger mouse et vous obtiendrez un album bourré de tubes en puissance.
l'album fait étalage du vécu du groupe et, comme je l'ai dit, de leurs nouvelles directives, on y entend ça et là des brides de glam de rythm'blues et beaucoup de rock alternatif. un beau mélange pas foutraque pour un sou, l'album est assez linéaire et par la même cohérent.
lonely boy#1 même si elle semble vraiment calibrée pour la radio, arrive toutefois à tirer son épingle du jeu de la facilité. le titre est rapide, incisif, la guitare est saillante et la batterie carrée, si avec ça on a pas un bon rock bien entêtant qui ne fait pas dans la dentelle, je rends mon tablier.
avec dead and gone#2 on retrouve un rock plus plaintif au refrain une fois de plus entêtant, ils savent y faire, pas de fioriture, la batterie martèle son rythme à grands coups de grosse caisse quand la guitare se la joue plus apaisée. c'est assez diabolique et on se retrouve très vite en train de battre le tempo.
d'ailleurs c'est une vérité pour beaucoup de titre tel le très groovy sister#7.
dans la série groove on retrouve nova baby#10 et son ton léger qui confère une joie béate et résume presque ce dernier album.
enfin vous l'aurez compris ce el camino est enjoué, rythmé le tout sans qu'il ne se perde dans une mélasse trop pop, trop déjà vu.
lundi 14 mai 2012
santigold - master of my make-believe
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Anonyme
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santogold tout le monde s'en souvient, renommée santigold, santi white de son vrai nom revient avec un second album master of my make-believe. elle a pris son temps depuis santogold et reviens avec de nouveaux titres et un son qui a pas mal évolué. on sent que l'artiste n'a rien perdu de sa créativité et master of my make-believe le prouve.
nouvel album et nouvel entourage, avec karen o (yeah yeah yeahs) que l'ont entend notamment sur go!#1, le premier titre qui débute magistralement l'album, et les producteurs david sitek (tv on the radio), q-tip et nick zinner (yeah yeah yeahs).
la musique repose toujours sur du dub entremêlé de gros rifts de guitare bien incisifs à l'instar de desperate youth#2. les titres vont, viennent, sont toujours très bien écrits (notamment the keepers#9), les hits sont présents à l'instar de fame#4 ou encore the riot's gone#7, mais tout est policé, convenu et trop léché. on ne reconnaît plus vraiment santigold. du coup j'en reviens aux producteurs qui au final ne me semblent exempt de tout reproche.
c'est peut-être ce que santi voulait au final, mais je trouve cela un peu dommage, cela ne m'empêchera pas d'écouter l'album que je trouve bon au delà de la critique, mais que penser de desperate youth#2 qui me fait plus penser à un titre de tvotr avec un feat. de santigold que l'inverse. alors le titre déménage oui, et est franchement bon (mieux que les dernières créations de sitek en tout cas), tout ce que vous voulez, mais ce n'est pas santigold.
voilà l'album déménage, l'apport d'électronique est omniprésent, il y a très peu de relâche, on retrouve pas mal d'influences assez différentes, le tout étant cohérent. master of my make-believe est au final une machine, pas d'erreur sinon qu'il ne prend aucun risque et c'est un peu là que le bas blesse.
en conclusion c'est un bon album, mais il laisse un léger goût amer au fond des oreilles.
vendredi 27 avril 2012
blood red shoes - in time to voices
blood red shoes sort son troisième album, quelle forme, le tout en six ans, ça ne fait au final que peu de recul sur leur carrière qui s'étoffe petit à petit, mais qui s'étoffe sûrement.
bon je l'annonce tout de suite, j'adore ce groupe, surtout depuis que je les ai vu en 2008. je sais pas pourquoi spécialement eux, mais bon ils m'ont l'air sympa comme tout, pas mal drôle et d'un professionnalisme à toute épreuve.
et puis entendre un groupe qui assure autant avec seulement deux instruments et pas d'autre artifice, cela force le respect.
in time to voices et dans la continuité des deux autres, mais je préfère parler d'évolution, toutefois cette fois-ci on entend un piano ainsi que des cordes. car leur musique si elle est encore parfaitement reconnaissable, on y entend de nouveaux sons.
leur musique est toujours assez peu minimaliste compte tenu du fait qu'il n'y a qu'une guitare et une batterie. les chants fonctionnent toujours aussi bien, tout est impeccable. cet album est plus que maîtrisé, un peu trop peut-être et ce sera la seule critique.
car à l'instar de beaucoup de groupe, arrivé un moment, l'effet de surprise étant passé depuis fort longtemps, il ne reste plus que l'exécution et la créativité pour se démarquer.
in time to voices s'en sort parfaitement. les titres sont moins pêchus, mais plus recherchés, moins bourrins (quoique pas tous) et plus introspectifs. au fil des titres, l'album se créé son propre univers, a l'instar de two dead minutes#4, un titre tout en retenu qui nous montre une nouvelle facette de nos petits anglais.
au delà de tout ça, il reste des relents d'énergie brute, des sons garages chers aux deux premiers albums, et the silence and the drones#5 arrivent en ce sens à faire la synthèse. le titre débute calmement sur des accords acoustiques de guitare avant qu'il ne se structure pour finir en apothéose avec toute l'acidité électrique que l'on leur connaissait.
c'est à ce moment que l'on se dit que leur énergie, si elle est encore présente, est maintenant canalisée. et bien c'était avant d'écouter le très rectiligne je me perds#7. une minute et demie de pure folie. de chants hachés, criards, d'une guitare acérée et surtout d'une double pédale monumentale à en faire pâlir de jalousie le batteur de def leppard.
l'album reprend ensuite là où il s'était arrêté, soit dans l'alternance de moments calmes et plus brutaux, de sons léchés et d'autres plus garage.
un savoureux mélange qui ne fait que renforcer pour moi ce que je pensais depuis longtemps. blood red shoes et un groupe avec lequel il va falloir compter.
en plus voici cold#3, le single de l'album, un petite réussite également.
lundi 2 avril 2012
mark lanegan - blues funeral
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Anonyme
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rock
et qui revoilà en ce moment, mark lanegan lui-même sort un nouvel album, en solo cette fois.
on ne présente plus mark lanegan, il a tellement fait et apporté que son oeuvre est assez colossale, il est un peu l'oncle que tout le monde voudrait avoir, il connaît tout le monde était là à tout les bons coups, des screaming trees au milieu des années 80 à aujourd'hui, je n'ai pas recensé une seule faute de goût. cela fait presque 30 ans qu'il bourlingue sa magnifique voix sur différents projet et comme à chaque fois il s'en sort magistralement.
et donc huit ans après l'exceptionnel bubblegum, il revient seul pour nous planter un album d'une grande richesse musicale. blues funeral est plus posé, les titres sont voluptueux et se savoure sans modération.
il débute avec the gravedigger's song#1, et rien que par ce titre, mark fait la différence. je ne vais pas rajouter encore des superlatifs, je vais commencer à en manquer, mais ce titre est vraiment une tuerie, je pourrais l'écouter en boucle toute la journée, en plus je trouve qu'il fait un peu le lien avec bubblegum.
car ensuite l'album voltige sur des ambiances plus douces qui font encore la part belle à sa voix. le rock stoner brut de décoffrage qu'on lui a connu est mis de côté, et on a plutôt droit à des mélodies distordues, sales qui sentent le souffre. l'univers du bonhomme est grand et blues funeral nous fait presque découvrir une nouvelle facette du songwritter qu'on lui connaissait moins, enfin au final le résultat est au rendez vous et blues funeral est encore un grand album.
alors il est sûr que les fans des débuts pourraient ne pas s'y retrouver, mais ben franchement je ne trouve rien à redire. l'album est envoûtant, très bien produit bien qu'un peu long, mais on ne va pas râler pour si peu.
voici pour finir tiny grain of truth#12 qui clos cet album tout en finesse, tout en poésie, une fois de plus du grand mark lanegan.
j'aurais pu citer d'autre titres, mais je vous laisse la surprise, en tout cas moi j'ai déjà la galette chez moi!! merci pour tout grand maître.
vendredi 30 mars 2012
ewert and the two dragons - good man down
c'est le printemps, il vous faut donc un bon petit album plutôt guilleret, il vous faut donc good man down des ewert and the two dragons.
la trouvaille se trouve au nord est de l'europe, car et c'est pas banal le quatuor nous vient directement de l'estonie. si ils ont fait leur preuve dans leur pays, ce qu'aujourd'hui qu'ils commencent à percer de notre côté du vieux continent.
entre pop et folk le groupe nous berce de toutes les influences qu'il a su intégré avec brio, et c'est peu de dire que ça fonctionne rudement bien. on pourrait "ranger" ce groupe entre le rock de radiohead et la folk de midlake.
pas répétitif pour un sou, le début de l'album ne cesse de monter en intensité, en gravité. le titre (in the end) there's only love#1 ouvre l'album avec sa guitare et ses percussions toutes légères qui en font une pop song entraînante et bien ficelée. suit la folk puissante du single éponyme de l'album good man down#2,
c'est beau de simplicité, tout y est la timide mélodie d'intro, la voix bien posée de .... les claps qui rythment merveilleusement le titre et enfin l'emballement de tout ce petit monde qui nous offrent au final un titre racé. jolene#3 (non pas la reprise) qui suit n'est pas en reste, on revient sur de la pop et on se laisse aper par le monde un peu onirique d'ewert and the two dragons, tout ça pour en venir à panda#4. le titre de l'album pour ma part, la folk touchante de ce titre de sept minutes assoie définitivement la performance du groupe. déjà le charme de good man down#2 avait opéré, mais panda#4 est pour moi un cran au dessus. le titre est poignant avec ses envolées progressives toute en retenue, c'est poignant et tout simplement beau de justesse.
à ce stade, il n'y a plus à hésiter, il vous fait cet album, car la suite réserve encore quelques belles surprises avec des titres plus tournés vers la folk, qui comme the rabbit#7, road to the hill#8 ou encore falling#9 montrent que le groupe arrive à se renouveler assez simplement. l'horizon semble donc dégagé pour ce groupe, longue vie donc à ewert and the two dragons (mais où sont ils allé chercher un nom pareil n'empêche?).
dernière info, ils sont en tournée dans notre pays, donc vous voulez passer une bonne soirée, voici les dates.
vendredi 16 mars 2012
cloud nothings - attack on memory
steve albini (que je ne présenterais pas, car petit un je vais pas le faire à chaque fois et petit deux au final son paragraphe pourrait être plus long que l'article en lui-même, donc si vous voulez le détail, vous pouvez aller là. a fini par se remettre au boulot, non pas qu'il se soit reposé ces dernières années, mais je veux dire par là qu'il s'est vraiment remis au boulot.
et il revient sur le devant de la scène en ayant transformé un groupe ayant déjà sorti deux albums plus que passables, en un groupe qui a aujourd'hui un réel avenir avec ce nouvel album attack on memory.
car cloud nothings avant attack on memory, ce n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus abouti et de plus inspiré dans le rock indé. alors je ne sais pas si c'est grâce à steve mais cet attack on memory est une petite pépite pour les fans nostalgiques des 90's.
vous avez tout écouté du rock alternatif au grunge, vous raffolez du shoesgazing et avez écumé toutes les majors de l'époque, et bien il est temps aujourd'hui de jetez une oreille sur ce petit album de huit pistes.
tout y passe no future/no past#1 est criard, plaintif (le rauque de la voix de dylan baldi y fait pour beaucoup), changeant, calme, déchirant et déchiré ; wasted days#2 s'il y est encore plus marqué "nineties" au fer rouge, nous prend à revers avec ses 9 minutes et sa longueur inhabituelle. le titre est étiré, retourné et montre au final à lui tout seul de quoi est capable le groupe.
les titres s’enchaînent et les références refont surface, la guitare de stay useless#4 me fait penser à celle de dinosaur junior pour ne citer qu'eux.
guitare et basse se répondent bien, la voix n'est pas cachée derrière un son nerveux, et la production donc fleure bon la nostalgie. de quoi passer un bon moment en attendant que ces jeunes américains continue sur leur lancée, car en a pas douter ils ont du talent.
voici no future/no past#1 et fall in#3.
mardi 13 mars 2012
band of skulls - sweet sour
combien de groupe anglais n'ont au final pondu qu'un seul véritable album ces dix dernières années, peu....
alors quid de ce second album, et bien il est moins brutal, moins brut de décoffrage, la reverb est encore bien présente mais leurs gros rifts garages ont quelques peu été polis. un travail d'usinage qui semble nous montrer qu'ils ont bien digéré leur vive popularité et qu'ils sont prêt à passer à autre chose.
car sweet sour s'il a perdu en intensité, arrive quand même a tirer son épingle du jeu, notamment par des ajouts de mélodies pop qui donnent à leur rock un aspect plus suave mais surtout par un jeu tout en finesse, plus en retenue sans que toutefois les explosions tant attendues ne soient galvaudées.
les titres sont tout sauf lisses, car tout en avançant, ils ne cessent de gagner en puissance, et à l'exception de quelques titres manquants grandement de profondeurs là où justement il n'y avait que ça à donner, l'album fini par faire trouver son propre équilibre.
un bon album donc mais avec une petite retenue et il se pourrait donc que pas mal de titres disparaissent assez vite de ma playlist. car il faut bien l'avouer, sweet sour n'a rien inventé ni réinventé, il avance comme il faut, il fait le boulot on pourrait dire, mais il n'y a guère de surprise. alors oui tout est prévisible, tout est plus ou moins calibré, mais passé ce petit désagrément il reste tout de même un album homogène qui ravira la plupart des fans. a noter les dernières chansons très folk comme une fin d'album toute en douceur qu'il me tarde déjà d'entendre en live, car sur ce point les band of skulls n'ont rien perdu (enfin à ce qu'il se dit).
voici the devil takes care of his now#4 avec son rock ravageur et son duo de chanteurs qui fonctionne toujours aussi bien.
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