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jeudi 5 mai 2011
unkle - only the lonely
Publié par
Anonyme
Libellés :
ambient,
electronica,
psychedelic,
rock
unkle, je n'attends pas forcement qu'il sorte un nouvel album de génie depuis bien longtemps, malgré tout je continue d'écouter ses nouvelles galettes tout en faisant le tri. et j'ai eu bien raison de jeter une petite oreille sur l'ep only the lonely, 5 titres si on omet le dernier qui n'est autre que la version radio de money and run.
money and run#1 donc (en écoute dans le lecteur ci-contre), avec la voix de nick cave, est un bon titre rock psyché, c'est pêchu et ce titre démontre que unkle voit plus loin que l'électronique tout en restant créatif.
un peu plus vers ses horizons, the dog is black#2 avec liela moss est un joli voyage haut dans les sphères, à base d'ambient le titre mêle également de petits rifts de guitare acérée, ça bouge bien on en redemanderait presque.
mais c'est avec only the lonely#3 que james lavelle me surprend le plus, un titre dub comme annoncé dans le titre et une nouvelle ambiance. c'est instrumental, le tempo est linéaire et ne décroît jamais, on avance et les sons s'ajoutent petit à petit, au final je me retrouve conquis.
les deux autres titres wash the love away#4 et sunday song#5 reprennent un peu ce qui a déjà été vu, à savoir le psyché d'un côté et l'ambient de l'autre, mais tout s'écoute en souplesse, c'est tout doux, il n'y a jamais de titre en rupture, dommage cela aurait été intéressant, mais bon on peut dire qu'unkle sort enfin un petit ep aux oignons, à écouter donc.
en tout cas après where did the night fall (dont j'ai déjà parlé ici) et autre war stories, unkle remonte la pente, allez faut continuer comme ça.
mercredi 14 juillet 2010
unkle - where did the night fall
james lavelle a sorti un nouvel album sous le nom d'unkle, alors que nous réserve t'il?
en tout cas je n'attend plus grand chose depuis que war stories m'a franchement déçu.
c'est peut-être pour ça que where did the night fall m'a légèrement surpris, je me suis rendu compte qu'au final je l'écoute assez régulièrement. pourtant pas grand chose n'a changé dans la musique sinon tous les featuring présent pour cet album (à part peut-être pour gavin clark).
toujours à la limite de l'ambient et du trip hop, l'album tend même vers la pop. ce qui me dérange le plus pour tout dire, c'est qu'il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire, tous les titres ont plus ou moins déjà été entendus. alors bon vu qu'en ce moment je n'ai pas grand chose à me mettre à l'oreille, cet album passe bien. il est moyen et serait catastrophique si les ambiances ne changeaient pas. mais bon on connaît unkle et c'est pas non plus son genre de s'enfermer dans un style bien précis.
un des titres le plus en vue pour moi est le second avec sleepy sun, c'est follow me down#2, j'y retrouve un son de sneaker pimps, du coup la nostalgie l'emporte et j'écoute et réécoute ce titre, le voici.
un des autres titres avec caged bird#9 qui sortent du lot, est falling stars#7 avec justement gavin clark, no comment sinon je vais me répéter, le voilà.
alors l'album dans son entier pourrait paraître long, oui, mais ce serait dommage de ne pas entendre le dernier titre another night out#14 avec mark lanegan. rien que pour la voix, qui est ici l'instrument le plus important, ce titre fait chaud au cœur.
l'album fini donc bien avec un titre nostalgique à contre emploi de l'album, mais pour le reste à part quelques titres, where did the night fall ne décolle jamais vraiment, alors on notera un léger mieux par rapport à war stories, mais on est loin de psyence fiction de 1998, aïe ça fait mal.
dimanche 19 octobre 2008
UVA : UnitedVisualArtists
Publié par
dataichi
Libellés :
arts et culture
Ça y est, j'ai trouvé à qui je vais demander de faire les lights pour le show que je vais organiser au Zenith de St Gaudens pour mes 30 ans. Va falloir que je les book maintenant, vu qu'ils ont un agenda assez chargé. Le collectif briton United Visual Artists a travaillé pour Battles, Massive Attack, Unkle, Artick Monkey et OneDotZero entre autres pour leurs tournées ou vidéos.
Ils casent aussi bien leurs installations lumineuses chez les rockstars que dans les musées d'art contemporain, chez HSBC ou encore au festival Nuits Blanches à Paris.Trop cool : le Vangelis Orchestra qui joue la BO de Blade Runner :
Ah oui on a déjà vu un truc du genre dans des concerts de NIN mais c'est pas grave.Ils font aussi des installations d'architechture lumineuse interactives :
Gaaaa je veux un de ces pilliers lumineux à la maison, juste un !
Et même des trucs que quand tu marches dessus ça bouge, rhhhaaa trop cool :
Tout le reste sur leur site officiel (aussi en lien permanent dans la nav). Moi aussi j'ai cherché une section wallpapers sans succès... Snirf.
dimanche 6 juin 2010
Battles - The Line
Publié par
dataichi
Libellés :
business,
film / musical,
math rock
Une façon bien désagréable pour Battles de faire monter la sauce avant la venue de leur prochain album... The Line est un titre plutôt sympa figurant sur la bande originale de Twilght Eclipse, troisième volet du truc à minettes qui cartonne. Entre deux mièvreries en vogue (Muse, Metric, Vampire Weekend), on trouvera aussi quelques bons titres de The Black Keys, The Dead Weather (dont le dernier opus est bon, étonnamment), UNKLE, Beck & Bat for Lashes. Notez au passage la piètre prestation de Band of Horses. Warp communique sur ce titre exclusif via notamment son Facebook, à leur place je jouerais plutôt profil bas. Pas sûr que le public de Battles soit enchanté par cette politique opportuniste...
De mon temps les BO mythiques allaient avec des films plus ou moins réussis mais toujours proche de la culture alternative : Tales From the Crypt, The Crow, Strange Days, Natural Born Killers, Escape from LA, Judgement Night, Spawn... Tout fout le camp, je parie que c'est encore un coup de BP et Goldman Sachs.
Cette façon qu'a l'industrie de récupérer l'underground, ça me rappelle quand j'étais gosse. Je voyais un beau caillou dans le torrent, il fallait absolument que je le ramène chez moi. Mais chez moi il ne brillait plus, il était sec et terne, sans intérêt. J'aurais aussi bien fait de laisser ces cailloux briller dans le torrent...
mardi 15 juin 2010
Talk Talk - Spirit of Eden

Ouais alors je sais, chroniquer un disque de Talk Talk alors que je me la joue underground tout le temps c'est prendre des risques inconsidérés. Mais justement, je compte bien retourner la situation à mon avantage.
Talk Talk pour nous c'est surtout des tubes radio qu'on nous a passés en boucle pendant 20 ans : Such a shame (1983) ou It's my Life (1984), et qui servaient à à emballer de la working girl avec une choucroute sur la tête. Such a shame ? mais siiii, la pub pour la Pigeot 205 ! Allez je n'y résiste pas :
Ah ouais quand même. Mais pourquoi on en parle me direz-vous. Bin il se trouve que Talk Talk est un bel exemple de groupe broyé par la célébrité et sa maison de disques. Lassés par les disques pop et les synthétiseurs, Mark Hollis, Paul Webb et leur troupe prennent un virage qui ne sera pas du goût d'EMI, surtout en 1988 lorsque Spirit of Eden est sur le pont d'atterrir dans les bacs. L'album est composé de 6 titres entre 5:24 et 8 minutes, autant dire que le format radio n'est pas respecté. L'album est à dominante post rock, très lent, issu de sessions d'impro mixées et à des années lumières de l'image qu'ils s'étaient construite jusqu'ici.
On reconnait la voix de Mark Hollis, on aime ou on aime pas, j'avoue qu'il m'a fallu un peu de temps pour me débarrasser de cet arrière gout de Such a Shame. Au moment de la sortie du disque, EMI essaie de faire de I Believe In You un single comme à la bonne époque. Le titre est charcuté et remonté contre l'avis du groupe, on tourne un clip, et l'album fait un bide commercial retentissant. Normal, il est très bon, le Talk Talk de Spirit of Eden n'a plus rien à voir avec ce qu'ils étaient 5 ans auparavant. Suite à ça, pas de tournée, période difficile et relations tendues avec la maison de disques qui finit par sortir deux compilations, dont une de remixes dance qui fera vomir le groupe, puisque produit sans leur accord. Procès avec EMI, split du groupe, la totale. On retrouvera toutefois le bassiste Paul Webb (sous le nom de Rustin Man) aux côtés de Beth Gibbons (Portishead) sur l'album Out of Season, et le chanteur Mark Hollis dans le collectif UNKLE sur Psyence Fiction.
Alors ce disque n'est peut-être pas le meilleur du genre, mais on peut tout de même saluer la volonté du groupe de s'accomplir en tant qu'artistes quitte à remettre en jeu sa base de fans (donc son gagne pain). On peut aussi saluer la fantastique ambiance de Spirit of Eden, un disque qui sonne étonnamment d'actualité.
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