mardi 30 décembre 2008

Pigeon Funk - The Largest Bird In The History Of The Planet... Ever


Quand on tombe sur un titre et une jaquette comme ceux-là, on se doit de faire tourner. Lors de ma visite hebdo sur dMute, je vois cette chose et je me procure ce disque sans même lire la chronique. Que peuvent bien faire des gens qui mettent sur le marché un tel visuel ?

En fait je tombe sur un collectif composé de Matthew Patterson Curry et Kit Clayton. Je connais ce dernier pour sa musique electro expérimentale minimaliste house (tu m'suis?). Le premier fait tourner le label Proptronix que je ne connais pas mais que je me propose de découvrir. Il traine sur LinkedIn, c'est quand même autre chose que Viadeo, réso biz où vous trouverez le profil de Fabienne Egal, (La Fabienne, celle de Simone Garnier, authentique) mais je m'égare. D'ailleurs si on en croit Viadeo, cette pauvre Simone est caissière à Carrefour, trop dur la crise.

Bref, en écoutant ce disque, on se dit "tiens ya des gens qui font ce genre de trucs ?". C'est rigolo, fait de bric et de broc, foutoir electro house funky avec un côté désuet, tout à fait intéressant. Morceaux variés, chantés parfois, toujours second degré. Pas le coup de cœur du mois, mais intéressant. Invendable en tout cas. J'aurais bien mis un ou deux titre sur Deezer si cette saloperie faisait pas encore des siennes.
Tiens une video pour la peine, je sais pas si les images sont vraiment d'eux.



Ouais bon, j'ai presque rien dit sur le disque mais ça valait le coup.

lundi 29 décembre 2008

Vampire Weekend

Et voilà, le Sergent est toujours en retard d'un train et va vous parler d'un truc que tout le monde connaît sans doute depuis des lustres. Allez, je prends le risque tant qu'on est en 2008 parce qu'après on m'accuserait de parler d'un album qui est sorti l'an dernier, et puis bon y'en a bien un ou deux qui ont raté cette galette...

Soyons clairs, on est sur du coup de cœur, vous pouvez sortir les bazookas et tirer à vue. D'autant que le nom du groupe et la couverture du disque concourent à la fois pour le nom le plus pourrave et pour la pochette la plus hideuse. N'empêche que ce skeud, c'est un de mes meilleurs patatificator de l'année, de ceux que j'adore écouter le lundi matin pluvieux en m'installant au bureau, l'œil gauche collé et la bouche qui sent le bocal de câpres.

Alors keskeucé donc que cette musique-là ? Eh bien ma foi, ça ressemble à plein de choses mais difficile de donner des noms. Essayons de ne pas trop jouer les balances. D'abord, c'est une ambiance. Une ambiance résolument pop. Joyeux, détendu du bulbe, presque mièvre... Un rien désuet, et surtout insouciant à souhait. Et par dessus tout, c'est bien fait. Très bien fait. Chaque chanson a son univers à elle. Ces gens-là n'ont pas envie de faire juste de la pop, ils ont envie de faire de la musique, et ça se sent.

Voici un titre qui illustre bien ce drôle de mélange :



On croirait entendre le travail d'une bande de branleurs britanniques fils de Lords, élevés dans l'ambassade kényanne de Sa Royale Majesté. Et qui auraient écouté du Police, des groupes locaux et la collec' complète Deutsche Grammophon de Papa. Ben non, pas du tout. En fait ce sont des new-yorkais qui se sont rencontrés durant leurs études de musicologie. Ça explique pas mal de choses... Les influences multi-ethniques qui tapent dans l'afro, la pop, le reggae ou encore le classique. Sauf que là où d'aucuns auraient fait une bouse infâme, ces gars-là arrivent à faire prendre la mayonnaise et le résultat est doux comme un café au lait bien sucré...


Un café au lait qu'on aurait pu prendre il y a 20 ans de ça, tant parfois ça sonne comme un truc qui n'est pas du 21ème siècle. Alors oui, c'est vrai, ils sont un peu restés coincés là-bas. Mais je n'ai pas l'impression que ce soit en se prenant au sérieux. Comme là :



Enfin bref, il faut vraiment écouter tout l'album. J'espère que ça vous filera le sourire autant qu'à moi.

Un petit coup de clavecin/violoncelle pour finir (ça me fait délirer moi, le clavecin, là on dirait un vague croisement entre The Police, rah encore, et Rondo Veneziano... mouarf).


Découvrez Vampire Weekend!



Ah, aussi en "concert à emporter" in the streets of Paname. Amusant.



Bonnes fêtes par chez vous.

samedi 27 décembre 2008

Hebdromadaire #7 (5208)





























The Cure
Madison Square Garden
New-York
20 Juin 2008

Voilà un concert assez surprenant car il ne fut pas choisi par moi mais par ma moitié.

15 jours de vacances a NY, j'allais évidemment bien voir quelques concerts pour agrémenter mon séjour (entre les restos, les matchs des Yankees et des Mets, les musées, le tour en bateau, l'aquarium, la parade de Coney Island, le shopping ...).

D'ailleurs j'invite quiconque qui visite une capitale mondiale (LA/NY/Londres/Tokyo/Paris et j'en passe..) a se faire des concerts sur place , grands ou petits, sans ça votre séjour manquera un élément de choix.

Donc on avait pris deux places pour les Cure, des places a 45 $ , 30€ a l'époque, on était dans les travées du MSG, en tendant le bras je pouvais cacher Robert Smith derrière mon pouce mais c'est pas grave.

Parce qu'à la base moi les Cure ça me fait le même effet que U2, un groupe qui tourne depuis plus de 20 ans , qui remplit des stades, qui a un fanbase acquis et qui fait son truc.

J'ai jamais été fan de pop anglaise ou de goth, il y a 10 ans on m'aurait proposé d'aller voir ce concert j'aurais dit "plutôt mourir" , mais bon l'âge avançant on s'ouvre a d'autres courants musicaux, on a un background assez éclectique, et aller voir un concert des Cure pourquoi pas, c'est pas non plus Johnny ou Michèle Torr.

Donc pour faire plaisir a ma moitié on a été voir les Cure, elle fut une grande fan dans sa jeunesse, moi je partais un peu dans l'inconnu. Le MSGarden c'est un peu comme Bercy, ze mega arena, sauf que Bercy n'accueille pas de matchs des Knicks.



Tout d'abord les Cure, des quinca bien tassés (RSmith est de 59) ont joué un set de 3h rappels compris, de 21h jusqu'à 00h , et je n'ai pas souvenir d'avoir deja vu un groupe jouer aussi longtemps tant j'ai l'impression que les groupes actuels jouent des sets formatés a 1h20mn.

En même temps quand ton groupe a sorti son premier album l'année ou j'allais encore au pot (1979), forcement ça donne la possibilité de faire un setlist long et varié.



Les Cure m'ont agréablement surpris par leur set, la qualité de leur son dans cette arène et puis un paquet de chansons une fois entamés tu te dis " ah mais c'est eux cette chanson, c'est sympa ça, je ne savais pas que c'était eux qui avaient fait ça!" Çà m'est arrivé au moins 4 ou 5 fois pendant le set.

De plus je les soupçonne d'avoir influencé un paquet de groupes (NIN , Manson ..)

Apparemment selon ma moitié, ils ont joué l'intégralité de leur album "Désintégration" (1989)

Un phénomène déjà observé chez les Deftones (ils ont fait un set ou ils jouaient Adrenaline en intégralité et dans l'ordre) et que s'apprête a faire Slipknot (oui ces bourrins veulent jouer l'intégralité de leur premier album pour leur prochaine tournée, why not)

Le public allait de 12 a 50 ans et connaissait les paroles des titres par coeur, public particulièrement en transe sur les "tubes"

Bref j'ai passé une soirée assez agréable, expérience enrichissante

La qualité des vidéos est due au fait que le concert fut retransmis en léger différé sur une chaîne locale du câble, ça évite de mettre des vidéos de mobiles avec 5 pixels et un son saturé.

Hebdromadaire #6 (5208)


L'horreur Ecologique
par Claude Marie Vadrot
187 pages
19€

Présentation de l'éditeur
" Que le lecteur ne s'y trompe pas, ce livre n'est pas le 254e dossier sur les multiples atteintes à la nature et à l'environnement dont souffrent les humains, la France et la planète, mais un simple plaidoyer horrifié pour que nous cessions de jouer les autruches devant les réalités. [...] le monde est mal parti, et j'ai peur que nous soyons en train de l'accepter et de laisser nos responsables nous abreuver d'histoires et de promesses à dormir debout. Alors que les catastrophes écologiques en cours ne constituent en fait que des répliques de plus en plus fortes à la mondialisation, l'ultime tremblement de la terre. " Dans ce pamphlet, Claude-Marie Vadrot nous invite à ouvrir les yeux sur la vacuité des pseudo actions sociales, économiques et politiques en terme d'écologie en France. Car il est temps de faire de l'écologie autre chose qu'un formidable outil de communication pré-électoral pour qui brigue ou détient le pouvoir.




Biographie de l'auteur
Grand reporter au Journal du dimanche, Claude-Marie Vadrot a longtemps été président de l'association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie. (JNE) ; il en est aujourd'hui le délégué général et se consacre à l'écriture. Il collabore notamment au magazine Politis.


Le premier livre chroniqué sur ce blog non ? Faut croire que l'offre se diversifie !
Bon ce livre fait mal au cul, il nous rappelle que nous sommes tous coupables dans l'auto-destruction programmée de cette planète, une piqure de rappel ne fait pas de mal.

Tout le monde en prend pour son grade, les citoyens qui se baladent en 4x4 dans les centre villes, ceux qui consomment des tomates "bio" en décembre, ceux qui aseptisent leur interieur a coup de 'lingettes' parce que c'est jetable donc pratique, ceux qui changent de mobile tous les 6 mois parce qu'il faut être à la mode j'en passe et des meilleurs.

Tout le monde veut des éoliennes , de l'énergie "verte", mais pas chez soi hein c'est laid une eolienne, non il faut la mettre dans la commune voisine vous comprenez mon bon monsieur, je ne peux pas prendre le risque de voir mon bien immobilier un tant soit peu devalué par de l'energie "verte".

Quant aux hommes politiques c'est pire, politique de l'autruche, lobbying d'industriels ou des chasseurs à l'assemblée et ailleurs, pressions, interets economiques, tout est bon pour faire du" business de l'ecologie"et de l'effet d'annonce au lieu de prendre les problèmes à bras le corps.

Ce livre fait du bien, se lit facilement et donne envie d'aller prendre un arbre dans ses bras avant qu'il n y en ait plus !

samedi 20 décembre 2008

Birdy Nam Nam - Manual for a successful rioting


En écoute ces jours-ci, la prochaine galette à sortir le 12/01/09 m'a l'air ma foi tout à fait bonne. Ah oui mais c'est qui Birdy Nam Nam ? Bon ok on va gagner du temps, un petit Wiki :
"Birdy Nam Nam est un groupe français d'électro, lauréat du titre de champion du monde de DJs en équipe en 2002 au concours DMC. Il est issu de l'ancien collectif Skratch Action Hiro, deux fois troisième à ce même concours en 1999 et 2001. Birdy Nam Nam est composé de quatre membres : Crazy B, Little Mike, DJ Need et DJ Pone."
Ouais bon, je dirais plus turntableism qu'electro, mais bon. Et il ne faut pas oublier que DJ Pone fut DJ pour Svinkels, je ne vais pas vomir sur ce groupe ici, même si l'envie me vient, ça pourrait m'être reproché. Crazy B bien sûr, le fabuleux DJ du mythique Alliance Ethnik sans qui Eminem ne serait rien. Ça c'est du son.

Voir BNN en live est une des expériences les plus délirantes qui me soit... enfin que j'ai... enfin c'est vachement énorme. 4 DJs, 4 platines, grandiose.


Ce nouveau disque est plutôt bon, quelques balles, beaucoup plus electro, quasiment pas de scratch, on peine à les reconnaitre. Du son dance floor french touche mes bouboules, à la Justice (qui produit un titre) et autres. Bonnes montées.

Que vous aimiez ou non leurs disques, ne les loupez pas s'ils passent près de chez vous, frissons garantis. Je vais essayer de remettre ça moi-même pour la tournée à venir.

vendredi 19 décembre 2008

Duchess Says - anthologie des 3 perchoirs


Encore une découverte Tracks, décidément. Les jeunes Quebecquois de Duchess Says sont de grands malades et on les en remercie. Ils disent qu'ils font du "Moog Rock", Moog comme le vieil organe du même nom. La gamine au micro doit vraiment faire flipper ses parents, enfin moi à leur place j'aurais peur. Elle a le cri strident, le borborygme gras. Je sais pas pourquoi je pense à The Shining. Leur musique navigue de Sonic youth à Mike Patton en passant par les B52's. Punk, Rock, Noise, Pop, tout ça sur font d'orgue Kitsh, c'est assez varié. Vidéo, attention les yeux.


C'est droit, mais c'est souvent plus calme que ça. Vous avez vu comme la vidéo dépasse sur la bande de droite ? classe hein ?

L'album doit être écouté en entier. Il est court et à la fin on appuie sur repeat. I love it.



Hebdromadaire #5 (5008)

Justice - A Cross The Universe


Un pote m'a dit il y a quelques semaines "Ouuh faut que tu regardes le DVD de Justice, ca envoie, c'est dans le trip metal a fond , filles, alcool, drogues, bastons, bref du grand n'importe quoi! En plus ya un CD live avec!".

Justice ? Justice le groupe qui a sorti le titre DANCE qui m'a royalement fait chier, un titre electro avec tout ce que je n'aime pas dans l'electro, un son inaudible , un titre qui a la première ecoute m'avait fait mal aux oreilles tellement c'etait laid.

En même temps quand on me vend le trip putes/alcool/metal/n'importe quoi je pense de suite aux épiques vidéos de Pantera comme la Vulgar Video , le genre de videos que je regardais a 17 ans en me disant "bordel plus tard je veux faire ça dans la vie !" , la même video que je regarde a 33 ans en me disant "bordel, pourquoi j'ai pas fait ça avant , maintenant c'est un peu tard !".

Bon j'ai regardé ce DVD de Justice dont voici un teaser , et il faut dire que c'est des bons connards , ils ont l'air d'envoyer du gros son dans les arènes états-uniennes, le DVD dure une heure, bagarres, putes, alcool, grand n'importe quoi, tir au pistolet, bref ils ont remontés dans mon estime sur ce DVD de 60 minutes

J'ai jeté une oreille a leur live, je dois avouer que leur final est très eloigné de l'image bobo-electro pouet pouet parisienne que je m'en faisais:



Découvrez Justice!


Dommage que ça ne soit pas tout le temps comme ça.

jeudi 11 décembre 2008

the flaming lips - christmas on mars

ils ont commencé à faire de la musique en 1983, date à laquelle mon objectif principal était de rester propre, oui 4 ans, j'étais un peu à la bourre ok mais je connaissais déjà tous les départements de france, on peut pas tout faire.
bref les huits premiers albums de 86 à 97, j'aime pas, et puis à partir de 1999 et soft bulletin je peux dire que j'écoute et que j'aime bien, avec en point d'orgue at war with the mystics de 2006.
et avant de voir ce nouvel album, retour sur les 20 dernières années.


the soft bulletin, meilleur album de l'année selon le NME (quoi le NME!!!! mon dieu j'ai les chevilles qui tremblent), est un album pour faire la route, a écouter donc lors de vos grandes virées en décapotable (oui c'est mieux).
par contre de là à dire que c'est un très bon album, je ne suis pas du tout d'accord avec ce britorchon (oui et je l'ai déjà dit, dire que spiritualized a sorti en 1999 un meilleur que le ok computer de radiohead, je l'ai un peu en travers, bref), l'album n'est pas homogène on s'y perd un peu jusqu'à perdre le fil, on y retrouve des titres plats et long du coup, et semé ça et là de petites bombes.
il signe en tout cas les prémices d'une union avec l'électronique (j'en fais un peu des tonnes, c'est cadeau c'est bientôt noël) qui va perdurer et même devenir de plus en plus présente au fil des ans.
le titre à écouter : a spoonful weighs a ton



en 2002, nouvel album avec yoshimi battles the pink robots, on dérive de plus en plus vers l'électronique binaire, de quoi faire quelques bons génériques d'émissions pour enfants. moins pop, ou en tout cas une pop moins chiante, elle ne colle pas comme le bisou d'une grand mère un peu trop affectueuse.
un album a écouter donc, c'est aérien et puis ils ont mis presque 20 ans pour en arriver là. une autre raison de vous procurer cet album, pour son titre et sa pochette, non un robot rose ça le fait.
les titres à écouter : yoshimi battles the pink robots part 1 & 2

et enfin at war with the mystics en 2006, dernier et onzième album. rythmique, aérien, ambiant, un album que beck aurait pu faire, un savant mélange de guitare noisie, d'ampli saturé, d'électronique et de pop quand même, jamais répétitif, et encore moins "déjà vu" (un clin d'œil à nos lecteurs américains).
10 ans après leur premier album, ils touchent en plein mille, j'ai pas pu départager les titres, vous devrez donc tous vous les taper, mais oui c'est bien.
en tout cas à l'écoute de cet album tout semble plus simple.
les titres à écouter :
the yeah yeah yeah song
free radicals
the sound of failure
it overtakes me
the W.A.N.D.

tout ça pour dire que the flaming lips a sorti un nouvel album. enfin c'est plus qu'un album puisque cet opus s'apparente plus à une bande originale.
mais de quel film peut il bien s'agir? et bien du film fait maison de wayne coyne, père fondateur du groupe, mais assez parlé je laisse wayne vous faire lui même sa promo


je le veux moi le flaming lips golden ticket......
sinon dans tout ça l'album tel quel est assez difficile a écouter (j'ai un peu de mal avec les bo à part monkey) mais quelques titres sortent du lot. alors passez directement au dvd afin d'entrer dans un autre monde. entre réalité et fiction, l'histoire viendrait de sa mère qui lui a raconter un soir un film très triste qu'elle a soit disant vu. je suis un peu dubitatif, car avec des extra terrestres, une intervention un peu divine, un père noël le tout sur fond sociologique, on se doute que la maman a rêver tout cela après avoir ingurgité un peu trop de dafalgan ou d'acide, je sais pas trop.
mais où vont ils chercher tout ça? il doit y avoir une recette mais laquelle?
et puis ça sert à rien de chercher, les bonnes idées c'est un peu comme les bons coins à champignons, ça ne se donne pas.
alors une histoire jamais vue, des acteurs jamais vus non plus (c'est la famille et les amis qui s'y sont collés), vous en avez l'eau à la bouche, voici le trailer, en attendant d'acheter l'album.

lundi 8 décembre 2008

Squarepusher in session guardian.co.uk

Merci Saraplik pour cette belle vidéo mettant en scène Thomas Jenkinson et le batteur qu'il a emmené en tournée cette fin d'année : Alex Thomas. Tiens, il m'avait semblé plus vieux que ça. En tout cas rangez au placard les préjugés sur Squarepusher, là c'est du pur jazz instrumental. Splendide.

lcd soundsystem - NY i love you but you're bringing me down

le lundi c'est nul alors pour votre moral regardez cela

dimanche 7 décembre 2008

Eagles Of Death Metal _ Heart On


Nouvel album de Jesse Hugues et Josh Homme, plus le temps passe plus la blague est marketée, au point qu'on ne sait plus trop à quoi s'en tenir. Entendons nous bien, l'album est très divertissant, toujours plein d'énergie et très agréable. Sorte de queer metal, plein de groove, je l'écoute en boucle en poussant de petits cris pas très virils.

Cela dit, Jesse Hugues, sa moustache, ses lunettes Chips et sa dégaine à jouer dans un film des frères Cohen ne semble pas perde le nord et se jette à corps perdu dans le star system.
Après tout pourquoi pas, il aurait tord de se priver. Mais bon, le côté garage et obscur du side-project au leader de QOTSA en prend un coup. Combien de temps tout ça va encore nous amuser ? A quand l'écœurement ?

C'est pas grave, tant que les titres sont si bons, on continuera à prendre une voix de fiotte en remuant la popotin de droite à gauche. Du bon vieux rock'n roll à l'ancienne qui sent la poussière. C'est dingue le talent qu'a Josh Homme et sa clique (Queens of the Stone Age, Kyuss, Eagles of Death Metal, Mondo Generator, Desert Sessions...) pour faire du neuf avec du vieux. Du rock'n roll, du blues, du boogie, du sludge, du stoner... Finalement tout ça converge.

Une vidéo qui résume pas mal la difficulté d'exister à côté de ce génie :


Et vous aurez compris, Jesse Hugues n'est pas à la ville comme à la scène. Il a une grosse voix, se la joue pas mal, et ne badine pas avec les bonne vielles valeurs 'ricaines : tout pour ma gueule et touche pas mon flingue. T'as de la chance de savoir jouer de la gratte et d'avoir des potes ducon, sinon tu serais dans le caniveau avec les autres.

En attendant une hypothétique chronique du lamentable nouvel album des Guns n' Roses, ou plutôt d'Axl Rose puisque ce blaireau s'est fâché avec son copain permanenté Slash et à perdu Robin Fink (qui a repris du service chez NIN) Il faut bien avouer que EODM ont réussi là où GNR a échoué. Faire du heavy blues aujourd'hui, ça nécessite une dose de second degré. Axl doit l'avoir mauvaise, puisqu'il les surnomme Pigeons of Shit Metal. Voilà c'était le couplet Gala.

Tiens, notes ma contribution, j'ai trouvé ça avec des nénés dessus :

jeudi 4 décembre 2008

cold war kids au phare à tournefeuille 22/11/08

premiere partie hjaltalin, des islandais (tiens c'est la mode sur ce site en ce moment!!), pas grand chose à dire, sinon que c'est du sigur rós en plus doux plus pop, mais et c'est à noter, avec un hautbois s'il vous plaît!!! c'est la classe et c'est si rare qu'on apprécie à sa juste valeur ensuite ils sont beaucoup sur scène, c'est un peu collégial quand même.
bon comme première partie ça passe surtout que j'en ai manqué la moitié, donc aucun commentaire déplacé.


alors cold war kids, quatre américains touchent à tout, qui balancent entre folk, blues et rock atmosphérique. le résultat sur scène sonne mieux que sur l'album que j'ai pourtant adoré.
il ressort de leur performance scénique une ambiance bien particulière, très renfermées, ils sont dans leur monde, concentrés sur ce qu'ils ont à faire.
ah c'est sûr qu'il faut être présent pour être toujours dans le tempo, des titres déstructurés, des rythmes à contre-temps, des mélodies tiraillées. et ils s'en sortent magnifiquement, les intro sont modifiées pour certains titres, ils ne jouent pas la copie de l'album pour bien d'autres passages, ah ben voilà pourquoi il faut aller au concert.
la majorité des titres joués sortent direct du dernier album loyalty to loyalty, album pas très virulent qui contraste avec l'énergie déployée sur scène, ils étaient possédés ce soir.
ils bougent pour ainsi dire plus que le public qui reste assez statique (sauf pour something is not right with me), quel dommage!!! de mon côté j'étais comme toujours à deux doigts de me démettre la hanche gauche. le bonheur quoi!!
et ils commencent fort avec every valley is not a lake et pas le temps de glisser un applaudissement qu'ils enchainent avec mexican dogs. des guitares agressives, des sons distordus, beaucoup de réverb et cette voix cisaillée.
on entre dans le vif du sujet illico, les titres sont tranchants les applaudissements discrets au début commencent à battre la mesure. trop tard car la frénésie baisse au fur et à mesure que les titres deviennent plus atmosphériques.
on perd en "brutalité" on gagne en hauteur. cryptomnesia marque un peu un temps d'arrêt, la musique est douce mélancolique, on petit passage pour se reposer, ça fait du bien.
tout ça pour finir avec we used to vacation du premier album et relief. relief atteint des sommets, la réverb et la disto ressortent, le titre est oppressant, on ne réagit plus qu'aux vibrations des amplis très crasseux.
très bonne petite soirée, je fini un peu sur le cul content de retrouver enfin mes esprits.
mince c'est pas fini, ah oui c'est vrai le rappel programmé! on aura droit à against privacy et surtout saint john, un mes titres préférés. tiré du premier album ça donne ça

dimanche 30 novembre 2008

Clark, ça s'écoute et ça se regarde

Une fois de plus, rien de nouveau, une séance de rattrapage pour qui n'aurait pas encore apprécié à sa juste valeur l'œuvre de Chris Clark. Promis, après je vous lâche avec le label Warp.









Après quelques disques passés un peu inaperçus (empty the bones of you, clarence park et ceramic is the bomb), C. Clark nous a offert en 2006 une pure merveille de poésie électronique sous le nom de Clark tout court : Boddy riddle.

C'est beau, C'est ciselé de beats, de violons et de batterie jazz (il a appris la batterie pour ce disque), ça vient d'une autre planète, mais ça racconte une histoire que tous et toutes peuvent comprendre. Perso, je l'ai écouté en boucle en lisant Hyperion et Endymion, depuis je plonge dans le Retz à chaque fois que je l'entends.

Une vidéo (par James Healy) du premier titre de l'album vous met dans l'ambiance, c'est beau, on dirait un croisement entre Botticelli, Dali et mon petit fils. (l'effet pixel est voulu)



Voilà une autre vidéo réalisée par 1st ave Machine sur un montage d'un de leurs titres, montage discutable à la limite du charcutage, mais on y voit quelques spécimens intéressants :



Attention, la bande son n'est pas représentative du disque (Celui-ci est certainement le plus formaté). C'est un concept album qui doit s'écouter en entier ou pas du tout, dans l'esprit des premiers Mike Oldfield, avec les moyens d'aujourd'hui.

Autre eye candy étrange, toujours par 1st ave Machine, mais sans la musique de Clark. Je vous conseille un petit tour sur leur joli site web. (La pub pour les godasses est splendide)

Ecouter Clark, c'est comme mettre l'oreille dans un gros coquillage et se réveiller dans une cathédrale en pleine cérémonie au XXXème siècle. Enfin je me comprends. Les fans de SF apprécieront. Jetez vous sur Boddy riddle (le plus accessible) puis sur le suivant Turning dragon (plus dance floor et déroutant, j'ai pas aimé tout de suite) et vous serez mûrs pour apprécier ceux d'avant. D'un niveau inférieur, mais avec quelques perles inestimables. Merci Clark pour ces bons moments.

jeudi 27 novembre 2008

sigur rós - með suð í eyrum við spilum endalaust

setlist :
1. late of the pier - fantasy black channel
2. no age - nouns
3. squarepusher - just a souvenir
4. tino rossi - l'anthologie
5. sigur rós - með suð í eyrum við spilum endalaust


toujours plus éclectique, toujours plus loin, toujours plus froid, aujourd'hui sigur rós et son dernier album au nom impronocable með suð í eyrum við spilum endalaust.
c'est leur septième album après avoir commencé en 1994 et un premier album en 1997. alors j'aime pas les autres albums, un peu l'avant dernier takk de 2005, mais bon pas plus.
je n'aime pas celui en entier non plus, le début est très énergique, autant qu'ils peuvent l'être, alors que la fin se traine un peu en longueur.
en tout cas c'est un album parfait pour aller visiter l'islande, enfin je dis ça j'y suis jamais allé sinon avec google earth.
oui ils sont islandais, et non il n'y a pas que björk là bas.
sous des faux airs de pop rock se mêlent des cuivres de bonnes guitares accoustiques et un piano, mais c'est surtout la voix qui fait le décalage.
quand la musique douce et atmosphérique fait dans le déjà vu, la voix douce de Jón Þór Birgisson nous berce et entendre des paroles en islandais dans le texte, ça a un petit côté exotique arctique.
ahhhh des pina colada fizz, un bon freeze ti punch, vive l'exotisme, et puis ça me permet de chanter en yahourt, ils peuvent dire les pires saloperies jamais entendu, je reste impassible :
hao silveran, liseran klam hey me o éggum bla, sckrereateinstum..... ouais j'ai pas la suite, j'ai rien compris, il bouffe tous ses mots.
et puis j'assure grave au bureau maintenant, tout le monde m'entend chanter, oui j'aime mettre de la bonne humeur au bureau (et oui "écrire des posts de musiques si bons soit ils ne nourrit pas son homme". balzac, 1848).
alors voilà c'est tout mou, tout confortable, ça ne prends pas au dépourvu et ça repose, ce sera parfait pour vous calmer après un concert de carcass.
et surtout cet album vous permettra de ne plus penser à la venue de britney spears à la star académie, aux attentats de mumbai en inde (un vrai magazine actuel) et à la candidature de ségonlène royal pour 2012, pardon j'ai allumé la télévision.
allez c'est bientôt noël en plus, alors non cet album ne vous réchauffera pas mais vous pourrez l'écouter au coin du feu, cela vous évitera de chanter encore et encore les mon beau sapin alors que le votre est en plastique, et douce nuit alors que vous venez de perdre 18 milliards en bourse.
le clip de ces gens sont bizarres quand même, attention avertissement -16 ans

dimanche 23 novembre 2008

blood red shoes au kléo - toulouse 22/11/08

le kléo je connaissais pas sinon par le biais d'ami qui me certifiaient que c'était une boite gay.
bon très bien, ça va être une soirée chaude quoi, mais rien avoir avec ceux à quoi vous pensez.
la salle fait 10 mètres sur 20, c'est à dire que j'ai pu voir toutes les personnes présentent hier soir, on s'est tous échangés nos numéros de téléphone. d'ailleurs à propos du public, je m'attendais à être le plus vieux de la soirée, et bien en aucun cas, il y avait hier soir un public entre 25 et 40 ans, la classe.
sinon le son très très fort, à peine plus fort et je serais parti pour préserver mes petites oreilles, d'ailleurs aujourd'hui encore j'ai du mal à parler... oui j'ai les amygdales qui vibrent encore, c'est dire!!!
21h00 et la première partie entre en scène, sheraff, le meilleur groupe de rock alternatif français c'est sûr. jusqu'à ce que le chanteur ne dise "bonjour, on est sheraff, ça va toulouse??" je pensais qu'ils étaient anglais, qu'un groupe français joue comme ça est assez rare pour le signaler, allez sur leur site il y a 4 titres en téléchargement libre c'est ici.
du gros son, très bruyant, mais très cohérent, ils font du rock garage du vrai, ont la trentaine et ne se prennent pas pour des stars, pourtant ils ont fait la première partie de bb brunes, oui ça fait peur, mais le public de bb brunes a du avoir peur aussi. à les voir on dirait des mecs qui étaient en classe avec nous il y a 10 ans, des mecs normaux qui font du bon son, ça fait vraiment plaisir.

puis autour de 22h00 blood red shoes entrent sur scène,

ils sont deux, un mec une fille, lui à la batterie et aux chants, elle à la guitare et également aux chants. ils sont jeunes, ils sont beaux mais que leur manquent ils.
leur musique est assez simple, lui cependant reste très étonnant, le fait de l'entendre frapper telle une mule contraste avec sa réelle facilité, il a une amplitude de mouvement très classe et tout passe, tout passe...


le décors est cocooning, deux abat-jour et hop le tour est joué, l'ambiance est tamisée (normal vous me direz ils sont anglais) enfin bref on se croirait à la maison.



un set d'un peu moins d'une heure, le son est très fort, il ne sature pas, nos deux jeunes jouent tant qu'il peuvent. il y aura pourtant un petit problème technique, le retour son ne marche pas, et leurs écouteurs se mettent à grésiller au bout d'une demi-heure, la classe, ils termineront le concert sans retour ou en tout cas avec les moyens du bord. mais ils ne perdent pourtant pas leur sens de l'humour on aura même droit pendant 5 minutes d'arrêt (pendant que l'ingé du son court partout pour régler le problème) à quelques blagues, on sait maintenant qu'ils n'aiment pas les babyshambles, qu'il parle français et qu'il repartira de toulouse un brin superstitieux, oui à chaque fois qu'il a parlé français au cours de la soirée, il y a eu un problème. trois tentatives et 3 incidents.
voilà ils sont restés très professionnels, ne bâclant que le rappel et encore ils en étaient désolés, s'excusant dès qu'ils le pouvaient. le rappel était un titre instrumental, mais ce que l'on retiendra c'est que steven était à la guitare alors que laura-mary s'essayait à la batterie.
bonne soirée, tous les titres attendus ont été joué à part ADHD je crois, certains avec une ferveur incroyable, ils en accéléraient le tempo, et pourtant au bout de 50 minutes, steven continuait de marteler sa batterie avec la même énergie, chapeau.
on eu droit à trois nouveaux titres, et il semblerait donc que leur prochain album soit dans la même lignée que box of secrets.
voilà une petite vidéo pour en apprendre plus sur le groupe, merci tracks.

jeudi 20 novembre 2008

Squarepusher au Trabendo- Paris 19/11/08

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, j'espérais passer un bon moment, ça faisait tant d'années que j'attendais de le voir... et j'en ai pris plein ma face. Quelque part entre énorme et monumental. D'habitude à un concert on se bousille les oreilles, là on en aussi pris plein les yeux.

Le gars est coincé sur la petite scène du Trabendo entre deux panneaux noirs de 2,5 m par 2,5m qui s'avèrent être des écrans, sur lesquels sont diffusées des images genre Winamp (voir ci-dessous). Thomas Jenkinson commence par de l'electro jazz plutôt énervé tiré de son dernier opus.


Squarepusher - Planet Gear from Warp Records on Vimeo.

Puis un vrai batteur en chair et en os prend position, pas tout jeune le garçon, je suis un peu inquiet. 5 ou 6 morceaux d'une rare violence s'enchaînent, je suis sur le cul tellement c'est efficace. On découvre qu'un oscilloscope géant branché sur la basse de Jenkinson était dissimulé derrière le batteur. Ce dernier frappe dur mais fin, on voit que c'est un jazzman. Il n'a pourtant pas peur de la double pédale. Une grooosse disto sur la basse donne un son trash, bordel, mais c'est du metal jazz ! Je m'attendais pas à ce qu'il joue ces titres du dernier album sur scène, et surtout pas aussi vite et fort.

Exit le batteur, retour à l'electro pour quelques morceaux electro drum'n bass qui agitent frénétiquement le dance floor, composé de trentenaires. Mélange de fans de techno au cerveau brûlé, d'informaticiens poilus et bedonnants ou trop grands à la face de Frankenstein, et de divers profils. Ceux qui se trouvaient là par hasard ont vraiment dû être perplexe, ça va si vite que si on ne connait pas les morceaux, c'est vraiment déroutant. C'est fort, ça cogne parfois comme du Venetian Snares.

Vers la fin, Squarepusher joue son titre phare "come on my selector". Au milieu du morceau, le son s'arrête, et une petite voix accélérée annonce "let the bass kick !" (tout ça se passe en une seconde), et le pit drum'n bass se transforme en pogo. Et pour cause, le batteur a repris position discrétos et balance une avalanche de coups, totalement inattendu sur ce titre exclusivement electro.
Grosse boucherie. Je mâche mon chewing-gum comme un malade.

Voilà le splendide clip/court métrage de "come on my selector" réalisé par Chris Cunningham il y a déjà 10 ans :


J'hésite un instant à rejoindre les arrachés un peu plus bas, mais bon j'ai le dos en miettes, et puis tous ces gens... pfff... j'opte donc pour un balancement frénétique de la tête dans tous les sens, rien que ça pour moi c'est un bel exploit. Faut pas déconner non plus, demain ya école.

Au niveau jeu de scène, super bon esprit. Pas de micro donc il dit rien, mais beaucoup de grands sourires et de signes amicaux, des courbettes pour dire merci, gentil comme tout.

Désolé pour ce post un peu long mais je peine à dissimuler mon enthousiasme. Je ne m'attendais pas à tant d'énergie. J'espérais entendre "do you know Squarepusher", mais franchement, vu le tempo un peu lent de ce titre, je ne vois pas où il aurait pu le caser. Une date qui restera dans les anales. Et dire que j'ai écouté ce gars des années sans savoir qu'il sortait ces sons electro à la basse, là j'ai eu une bonne démo. Je sors de la salle complètement sonné, il me faudra un moment pour me remettre... Jsuis trop vieux pour ces conneries...

mercredi 19 novembre 2008

late of the pier - fantasy black channel

playlist :
1. late of the pier - fantasy black channel
2. sigur rós - með suð í eyrum við spilum endalaust
3. edIT - certified air raid material
4. the spinto band - moonwink
5. friendly fires - friendly fires (faute!)

et si c'était late of the pier la bonne nouvelle de l'année. au moment de faire le bilan, et avec peu de recul ok, il se pourrait quand même bien que cet album figure haut dans les classements de fin d'année.
de l'électro glam rock punk pysyké new wave, ça vous dit?
un condensé de sonorités électroniques, de guitares très glam et et/ou ou et et/ou du rock plus tendance.
pour traduire l'album est à base d'électronique mais pas d'électronica dance, et de punk électro mais pas du rock à la bloc party et enfin d'électro rock tendance cher à the rapture.
et pour vous faire une petite idée des instruments utilisés, il n'y a qu'à regarder la pochette et ces étranges montagnes violettes.
vous allez pouvoir bouger, sauter, cogner et faire danser votre index très haut.
mais d'où viennent ils? dit donc!!! et bien une rencontre en 2001 avec erol alkan (c'est lui qui a aidé à la découverte de ldc soundsystem et des yeah yeah yeahs) aura scéllé leur destin, c'est le premier à leur avoir fait confiance et les avoir programmés dans sa salle londonienne pour ensuite les produire ou plutôt les aider à monter leur propre maison de disque, du coup ils sont s de pouvoir faire ce qu'ils veulent.
au détriment certes du business mais ils sont restés purs au moins, et on en revient toujours au même débat, voir la chronique sur "outsiders" d'howard becker.
on sent un album influencé par 15 ans de musique underground, ils en ont digéré un maximum et voilà le résultat.
certains titres font l'impression parfois que le mechanical animals de manson a pris 10 ans, merde il les a vraiment pris, et qu'il s'est assagie au point d'être festif!!
la comparaison est un peu tirée par les cheveux mais c'est tout ce que j'ai trouvé.
l'album alterne entre influences lointaines et néo punk rock britannique (genre musical tout nouveau que pratique également the foals et the klaxons et qui alterne entre indie rock et électronique presque expérimentale, pour faire simple).

quelques titres en présentation pour la vitrine :
space and the woods#3 pour bien comprendre ce que je viens d'expliquer.





the bears are coming#4, c'est un excellent titre venu un peu de partout à la fois et qui part un peu n'importe où.





Vw#8, leur premier single du groupe qui a vu le jour fin 2006, rythmiques répétitives de mélodies synthétisées.





withtesnake#7 pour bien comprendre qu'ils savent faire autre chose et qu'ils n'ont pas peur du ridicule.



mais que fais je, allez me télécharger, pardon allez m'acheter cet album, au moins rien que pour la pochette qui fera fureur dans votre salon. ok c'est un peu le groupe hype en ce moment, même le webtorchon des inrock le vrai, en parle, du coup je m'interroge...
un peu... ... ah! il y a aussi une chronique sur justin timberlake et rihanna, ouf ça va, je peux dormir en paix!!!

alors pour résumé, c'est plus professionnel que the foals plus électronique aussi, et plus diversifié que the klaxons, ce dernier a tendance à s'épuiser vite, qu'en sera t'il de cet album? je lui prédit en tout cas un avenir plus long sur ma playlist.

lundi 17 novembre 2008

edIT - Certified air raid material

Dans cette cacophonie de posts et pour nos deux lecteurs fidèles (dont moi), je vous propose une nouvelle news faisandée sur un disque sorti l'an dernier.
Ah bin oui mais je l'avais loupé cuilà aussi...

Donc, c'est rouge noir blanc (mes couleurs, ça commence bien), la skyline de Hong Kong by night, et ça pourrait être l'affiche de Fast and Furious 4. Je vous préviens, je fais dans le jacky jusqu'au bout.

Pour faire un tableau plus large, précisons que Edward Ma fait une sorte de mélange à base de micro samples copiés collés dans tous les sens que l'on nomme Glitch ou Click'n cuts quand on veut se la jouer. Disons que c'est du Aphex Twin à la sauce Hip Hop. Dans la famille, il doit y avoir Funkstörung et Prefuse 73 pas loin.

J'ai découvert edIT il ya quelques années avec le très bon "Crying over pros for no reason" (2004), au son très sec, cristallin, instrus sans lyrics. Ce disque donnait l'impression d'un verre jeté au sol, brisé en mille morceaux, mais qui fait un joli motif. (Elle marche ma métaphore ?). Très bon disque electro Hip Hop quoique un peu bourratif, belle perf mais faut pas en abuser. Un petit extrait :



Cette fois, c'est du gros. Oulala ça c'est du gros son qui claque. Vraiment jsuis borderline là, je me souviens de la polémique autour de Santogold (gnagnagna c'est du ar'n bi), hé bin là je mérite d'être montré du doigt. "Certified air raid material" me donne presque envie de monter des suspensions hydrauliques sur la Clio et fesser ma... heu... voisine.

Le son est plus rond, on joue plus avec la basse, et quelques morceaux sont chantés par les featurings de The Grouch, Abstract Rude Busdriver, D-Styles, et ces gros baltringues de TTC qui une fois de plus auraient mieux fait de se pêter un genou. Bref, c'est du gros Hip Hop bien bourrin avec des instrus ciselées mais bien épaisses, j'ai pas pu trancher, voilà l'album entier :




Ah vous avez vu hein ? C'est une grosse bouse le morceau de TTC ! Rha les mecs, comment un truc qui avait commencé aussi bien (Léguman !) peut finir aussi mal...

"Certified air raid material" ne restera pas dans les anales mais va sûrement m'amuser un moment, un nouveau jouet ma foi fort divertissant.

#14 : the spinto band – nice and nicely done

non vous comptez bien #14, c'est du bonus ça!!
vu que pas mal de monde s'est régalé avec cette chronique, voici celle du premier album faite antan.



Aujourd’hui on est beaucoup sur scène, 6 c’est pas mal!!!!
Alors 3 guitares, 3 chanteurs, 1 basse, 1 clavier, 1 batterie, merde ça fait 9.

Une ambiance très pop sur cet album et fort heureusement pour vous cette pop est assez déjantée, assez car quand on fait de la pop depuis plus de 7 ans on a du mal à s’en défaire.
Enfin album difficile à placer, je dirais qu’un fan de coldplay trouverait cela trop avant-gardiste alors qu’un fan de system of a down trop mou, tu m’étonnes !!!!! enfin tâche pas facile quoi…
En gros si vous aimez la pop (the coral par exemple) l’album vous plaira tant par son décalage que par ses mélodies, dans le cas contraire foutez cet album à la poubelle tout de suite vous pourriez aimer.

'brown boxes' réexplore la pop, bon déjà qui dit pop dit bonne humeur, alors si en plus on est dans un cirque et que tout le monde y met son grain de sel cela donne une pop rythmée très déjantée. architecturée selon ‘clap your hands and say yeahs’ une voix à la arcade fire posée et lancinante 'oh mandy' est sans doute la meilleure chanson de cet album. Une multitude d’instruments font avancer cette belle balade très originale.
une batterie qui se réveille, un tempo plus rock façon ‘the strokes’ si j'ose dire pour en arriver à 'crack the whip' la sixième chanson, ça fait d’autant plus plaisir que le côté pop est laissé de côté pour une fois. puis revirement de situation avec 'helmet the direct', on repart sur de la pop décalée avec en première ligne une mandoline fière et pimpante. puis 'late' et une guitare noisy rugissante, derrière une boîte à rythme, on est où là????? Merde de la pop hard core…
'mountains' est encore déjantée a souhait, la voix du chanteur y fait pour beaucoup merci donc à 'nick krill', la guitare rock qui lance la chanson s’éteint pourtant pour refaire de la pop, mais finalement on s’y est fait donc .
'japan is an island' merci j'étais pas sûr!!!! et 'so kind, stacey' font un mix de batterie plus sauvage, depetits sons synthétisées forts sympathiques ou de guitares durent à la limite du rock.

Vous l’aurez compris voilà une bien belle révélation 2006 qui multiplie les styles musicaux, les
instruments, les effets sonores, les voix et autres, tout en restant sur une pop sur-vitaminée qui fait que vous écouterez certainement cet album dans 6 mois (alors que vous avez laissé s’empoussiérer the coral dans un coin)

vendredi 14 novembre 2008

Alias - Resurgam

Oh la belle pochette avec une plage et des oiseaux dessus !
Le dernier disque d'Alias date d'aout dernier, je tombe dessus que maintenant.
Le jeune homme de Portland est sur le label Anticon depuis 7 ans, et a enchainé disques, remixes et collaborations comme vous pouvez le voir ici.
Sur ce label, on trouve plein d'amateurs de hip hop qui n'ont pas peur de montrer qu'ils sont des êtres sensibles comme les autres, même que parfois ils pleurent et tout.
Ici, pas de limo / bimbo, et des fois ils utilisent des vrais instruments. Culture hip hop, mais ouverte vers le reste, à la façon d'Aesop Rock ou Daedelus. En vrac dans ce que je connais : 13&God, Peeping Tom, Why?, Sixtoo, Sage Francis, Son Lux, etc...

Dans les milieux branchés, on appelle ce foutoir electro rock hip hop de l'abstract hip hop. Ca doit vouloir dire quelque chose. A une période où on se la pétait moins, on appelait ça du TripHop, ça faisait l'affaire.

En tout cas, ce disque est un excellent retour, vu qu'il n'a fait que des collaborations et remixes depuis All Things Fixable en 2005 il me semble. Toujours à base de nappes electro et de rythmes rap hachés / découpés, on y entend quelques featuring des potes de chez Big Dada (label hip hop de Ninja Tune) cLOUDDEAD / Why? / Hymie's Basement, je les aime bien, c'est toujours agréable. C'est le cas de Well water black à écouter plus bas, qui n'est pas sans rapeller DNTEL ou Postal Service.

Disque relaxant, mais un poil fade, du coup je me replonge dans l'excellentissime Muted (2003) qui m'avait fait découvrir Alias, dont voilà un fier représentant, Sixties Fast, en seconde position dans le player.

A entendre aussi parmi ses collaborations : Alias & Ehren - Lillian (2005), toujours aussi relax avec Ehren Whitney au saxophone, un peu à la façon d'un DJ Krush avec Toshinori Kondo. Lillian, dernier morceau de la playlist.


Moi, le hip hop m'a perdu quand tout ce qui faisait yess yess yo ! a commencé à faire wesh wesh ! et bling bling. Heureusement, quelques musiciens ont conservé leurs neurones et ne vendent pas leur cul sur MTV.

mercredi 12 novembre 2008

the spinto band - moonwink

setlist :
1. the spinto band - moonwink
2. bran van 3000 - rosé
3. cold war kids - loyalty to loyalty
4. friendly fires - friendly fires
5. late of the pier fantasy - black channel


rappelez vous vos 20 ans, oui c'est un peu loin, mais c'est l'esprit, de la pop survitaminée, légère et enjouée enfin presque, on y reviendra plus tard!! j'entends les fouines ricanées au loin, qui n'a pas écouté 'nice and nicely done' en 2006 ne peut comprendre. the spinto band n'est un groupe de plus dans le monde cruel de la pop. bon déjà ils sont américains, ça fait un peu plus sérieux, ils ont plus de 10 ans de formation et ils ne sont pas là pour faire que du pognon. explication et petit retour en arrière.
brouillard, 2006 donc premier album produit dans la maison de pro de la grande ville la plus proche, et l'album est un succès, en tout cas mes copains de chez 'EMI' décide de le rééditer et le carton se fait un peu plus gros. malheureusement les ventes d'albums se faisant rare, la sublime major décide de dégraisser, et hop voilà le groupe de copain dehors, sans maison de prod avec un nouvel album quasi terminé, ils retourneront vers une nouvelle minor et pourront sortir 'moon wink', fin de brouillard.
mais que font ils pour autant, et bien un peu du n'importe quoi, ce ne sont pas les mélodies de pop que l'on a l'habitude d'entendre. c'est enjoué, et j'y reviens là, mais c'est surtout bancal, du coup on ne sait pas trop comment prendre ce groupe, déjà la voix est peu fausse, il ne faut pas partir trop dans les aigus mais sinon ça va, et en plus il y a ce petit quelque chose qui sonne dans la mélodie et qui fait toute la différence ça donne du corps et un peu de consistance à l'album.
ce n'est rien de plus qu'un album pour passer un bon moment, de toute manière ils ne se prennent pas au sérieux ; parfois il vaut mieux ok! mais allez faire un tour sur leur site pour prendre la température c'est .
alors deux titres, vous en avez l'eau à la bouche je sens.



Découvrez The Spinto Band!





voilà en tout cas deuxième album dans la même lignée que le premier, un ton en dessous, mais de bonne facture. les fans seront ravis.

lundi 10 novembre 2008

Plus de Bush, plus de Ministry.

Pendant que le monde entier (sauf les bouseux du midwest) célèbre l'élection d'Obama au poste tant convoité du pilote dans l'avion, regroupons nous mes frères et pleurons la fin de Ministry. C'est bien connu, Al Jourgensen ne fait de bons disques que quand un républicain est à la Maison Blanche. Sous Clinton, les disques de Ministry ne valaient pas tripette. Cette fois l'heure de la retraite à sonné :

"I'm too old, too wrinkly and I don't want to get addicted to Botox."

"Now just seems right," Jourgensen says. "I'm turning 50. [President] Bush is leaving office. I'm really tired of the touring thing. I'm tired of doing press. I'd rather just pick and choose my spots, do production, run my label, stay at home with my two Labradors -- Ozzy and Lemmy. I'm over it. That's for young people and I'd like to get other young people and mentor them in a sense. That's basically what our label's gonna be -- just making sure kids don't become an idiot like I was when I was young." - Source : Spinner

Fins anglicistes que vous êtes, vous aurez tous compris : "Jme suis trop défoncé à l'héro toute ma vie, j'ai 50 ans et je me sens comme si j'en avais 80. Mare de voir vos tronches de journalistes et d'ados attardés, je vais faire du flouze en faisant bosser les autres à ma place en leur piquant toute leur dope."
Ah le beau disque que voilà, "ΚΕΦΑΛΗΞΘ", dit "Psalm 69: The Way to Succeed and the Way to Suck Eggs" pour ceux qui n'ont pas de clavier à 200 touches. Arnok, Mr WistleWolf et El Comandante Sharkioza eux même s'y sont laissés prendre avant d'avoir du poil au menton. Sauf Sharkioza peut-être.

OK Al, rispect. Live fast, die young. C'est comme les mineurs, quand ils vivent jusqu'à la retraite, c'est pour pas longtemps. Mais tiens le coup encore 4 ou 5 ans, des fois qu'Obama ne fasse qu'un mandant et qu'on se retrouve avec Palin aux affaires.

mercredi 5 novembre 2008

Squarepusher - Just a Souvenir

Un nouvel album de Squarepusher, pour ceux que ça intéresse, c'est toujours un événement.
Celui là est en bonne place pour le concours de la pochette la plus moche, faut dire que la compétition est rude en ce moment, ça devient difficile de se faire remarquer.
Or donc, j'ai lu des critiques catastrophées de ce onzième album de Tom Jenkinson, et je "flippe ma race" en appuyant sur play.

Verdict ? Bin c'est pas si pire. ça mérite une explication. Je vais pas vous régurgiter sa bio, disons juste que cet extra terrestre est né dans le jazz avant de signer sur Warp et de tomber amoureux des machines.
<- Lui, là, s'est mis à faire de la basse jazz sur des trucs tordus electo à la Aphex Twin, avec qui il travaille de temps en temps. ça donne un résultat étonnant et très différent selon les albums sur lesquels on tombe si on explore sa disco au hasard. Selection Sixteen par exemple donne dans le jazz rock electro, alors que Go Plastic n'est pas loin d'Autechre, avec ses grésillements, ses structures déstructurées et, heu... bin cette sorte de gros foutoir sonique. Chez les fans du bougre, on trouve des curieux, des fous d'IDM et des amateurs de musiques expérimentales. L'IDM, pour les deux du fond, c'est l'intelligent dance music inventée par le Dieu vivant Richard D James dit Aphex Twin, un brin mégalo mais absolument génial. Pas étonnant donc que les fans d'IDM soient écœurés en écoutant Just a Souvenir, vu que là, il nous livre du très bon jazz rock. Un disque dense qu'il faut beaucoup écouter pour en tirer le jus, qui a tendance à partir dans plusieurs directions à la fois. Ceux qui aiment être surpris seront servis. Mais pour bien comprendre l'animal, il faut voir ce qu'il fait sur scène:
Ouais je sais au début on se dit "un mec tout seul sur scène avec une basse, ça fait con".
Mais faut avouer que ça groove sa mère.
Une autre vidéo de sa performance au Fuji Fest 2001 au Japon.
Là il lâche sa basse, ça groove un peu moins, ça grince un peu plus.

Je sens que je vous ai pas vraiment donné envie d'écouter son dernier album avec cette video... Mais ça n'a rien à voir avec ça.
Ma WonderWoman et moi allons voir cet arraché de la tête sur scène la semaine prochaine, on vous en dira des nouvelles.