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lundi 13 mai 2013
the knife - shaking the habitual
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
expérimental
shaking the habitual, c’est pour le moins que l’on puisse dire, le nouvel album de the knife est exceptionnel à quelques exceptions près. car il est vrai que certains titres m’ont laissé sur le bas côté de ce voyage polaire. deux minis albums de six et sept titres que je suis allé acheter le jour de sa sortie, je me suis retrouvé comme il y a 15 ans furetant dans le rayon nouveauté à la recherche du précieux sésame. et l’objet en lui même plutôt sympathique donne envie de continuer d'acheter des galettes comme dans le bon vieux temps.
on retrouve deux grands posters avec une histoire dessinée traitant de l’économie des riches avec une certaine ironie (à savoir les problèmes inhérents à l’extrême richesse ou le fait que 10% de la population possède 85% des richesses de par le monde. l’histoire narre un coloc animé par plusieurs intervenants qui amènent des solutions au problème des riches en proposant par exemple de partager leur maison avec 25 ou 30 sans abris, ou encore de transformer leurs terrains de golf privés en jardins communautaires).
exit la pop de leur premier album de 2006 (ça date quand même) et vive l’expérimentation tout azimut. shaking the habitual est en cela difficile d’accès est tranche avec silent shout. il est maîtrisé tant sur la forme que sur le fond et le fond a beaucoup de chose à dire. l’album traite de politique, d’économie (voir le petit livret) mais aussi d’écologie sans oublier de parler de l’industrie du disque, monde qu’ils ont vu évoluer depuis le temps qu’ils sont en place.
si le contenu est engagé, le format est quant à lui totalement bouleversé, l’album dure plus d’une heure et demie avec des titres longs formats (de six à neuf minutes pour la grande majorité) voire très longs à l’instar de old dreams waiting to be realized#1-7 qui dure 19 minutes rien que ça.
en passant puisque j’en parle, ce titre, qui est une succession de sons électroniques, m’a laissé plus que dubitatif et au final je n’ai pas bien compris son intérêt.
on retrouve sur d’autres titres de tels passages expérimentaux, mais ces derniers n’évoluent pas en vase clos et servent plutôt d’introduction ou de conclusion, de là à dire qu’il en ressort quelque chose de concret il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas. passé ces petites lenteurs (auxquelles le groupe tient forcement, sinon on en aurait pas eu autant) on ne peut que s’enthousiasmer du reste. car ensuite c’est du grand art, les titres sont déstructurés, étriqués, remodelés, c’est une expérience complexe, mais réussie.
la nature même des titres proposent plusieurs formes, dépouillée comme sur l’excellent a tooth for an eye#1-1 ...
... à base d’idm à l’instar de full of fire#1-2 et networking#2-2 ...
... plus pop comme raging lung#2-1 ou encore minéral avec ready to lose#2-8. karin et olof n’ont pas fait dans la simplicité et ont à chaque fois poussé leur expérimentation à l’extrême, parfois ça passe d’autre moins, un peu à l’image de leur précédent opus tomorow in a year est ses deux albums musicalement opposés bien que complémentaires.
un autre titre que j’adore, stay out of here#2-4, c’est cadeau, ca dure dix minutes et on en redemande, encore une prouesse sur lequel une fois n’est pas coutume on entend chanter le frangin.
voilà donc un gros album de la part du groupe suédois, car même si shaking the habitual ne convainc pas entièrement vu son format et son expérimentation pointue, il y a quand même une bonne heure de morceaux sublimes qui feront date.
lundi 29 avril 2013
cold war kids - dear miss lonelyhearts
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
pop,
rock
cold war kids revient cette année avec son quatrième opus dear miss lonelyhearts. si la formation a bougé avec la venue de l’ancien membre de modest mouse, le guitariste dan galluci, on note aussi l’ajout d’ambiances électro comme on peut l’entendre dès lost that easy#2.
miracle mile#1 lance l’album avec un titre dans le plus pur style des californiens. un rock enjoué limite possédé qui claque. et on retrouve avec plaisir la voix tiraillée de nathan willet et les guitares plus grasses que jamais qui s’opposent toujours au son clair du piano.
si on commence à entrevoir l’évolution de leur musique avec lost that easy#2, c’est avec loner phase#3 que l’on comprend bien quelle direction ils ont choisi. dans la même veine on retrouve un peu plus loin bottled affection#6 et son clavier dissonant.
mais c’est surtout le titre jailbirds#7 qui ressort de cet album. ce titre pop est lumineux et porte l’album à lui tout seul, il y a tout ce que cold war kids fait de mieux, batterie puissante, guitares tourmentées, piano apaisant et toujours cette magnifique voix au premier plan dont émane une fois de plus une énergie fiévreuse.
dear miss lonelyhearts fait encore dans le mélancolique avec water powers#8 ou encore bitter poem#10, deux titres plus calmes, plus introspectifs, qui nous rappellent le très bon robbers and cowards de leur début.
un bon album en somme, beaucoup d’ambiances enchevêtrées l’ajout d’un son pop plus électro et une écriture retrouvée qui pousse parfois vers le post rock. dear miss lonelyhearts a réussi là où le poussif mine is yours ne faisait que se perdre.
vendredi 19 avril 2013
youth lagoon - wondrous bughouse
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
expérimental,
pop,
psychedelic
calquer des paroles sur des mélodies n’est pas chose aisée, pourtant avec trevor powers, alias youth lagoon, cela paraît simple tant tout est accordé. ses mélodies psychédéliques et la voix androgyne de cet américain se mettent au diapason. en ce sens wondrous bughouse est fascinant, si en plus de ça vous ajoutez une architecture des plus foutraque et une énergie revitalisante, cet album fait l’effet d’une petite bombe.
les titres sont assortis d’effets électroniques qui laissent une impression fantomatique qui n’est pas s’en rappeler les albums de bradford cox (atlas sound et deerhunter). c’est doux, onirique, un peu difficile d’écoute mais au combien impressionnant. si la base de l’album est construite sur des claviers aux sons vaporeux, trevor powers y intègre toujours de touches d’électronique ou encore déconstruit ses titres avant de toujours retomber sur la bonne mesure. il va du point A au point B, mais s’aventure à chaque fois vers l’expérimentation qu’elle soit orchestrale (richesse des accords en tous genres, lignes d’arpèges hachées etc...) ou architecturale (changements de rythme et virages sonores).
tout colle parfaitement, l’album bien que psychédélique n’en reste pas moins très cohérent, l’album prend des détours, certes, mais ne se perd jamais. si les mélodies paraissent faciles, l’exécution, elle, est subtile, c’est beau et captivant. à part le premier titre qui fait office d’introduction torturée (un peu trop même) à mute#2, tous les titres ont quelque chose à montrer et s’il ne fallait en retenir que deux (je vais pas non plus vous intégrer les dix titres) je vous recommande pelican man#5 et dropla#6 qui suivent.
voilà il n'y a pas à réfléchir longtemps, wondrous bughouse est l'album qu'il vous faut.
mardi 9 avril 2013
apparat - krieg und frieden (music for theatre)
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
post rock
mon assistante étant en congés maladie depuis bientôt 2 ans, je vais être obligé de faire vite puisque j’ai une dizaine d’album en attente derrière.
En attendant de voir si les albums de the flamings lips, cloud cult et beaucoup d’autres sont bons, voici le petit dernier d’apparat, krieg und frieden (enfin guerre et paix pour les personnes qui ne parle pas allemand, bien que la traduction soit assez facile).
de prime abord, disons tout le haut, on ne comprend pas bien ce qui lui est passé par la tête. on ne reconnaît pas l’allemand dans cet album. à l’origine c’est le résultat de ce qui aurait pu être la bande originale de la pièce de théâtre revisitée par sebastian hartmann (j’invente rien c’est dit dans le titre). c’est plus mélodieux et classique qu’électronique tant les éléments prépondérants sont les violons, percussions, pianos et instruments à cordes. après si on met de côté le nom de l’artiste et que la musique classique mixée à des effets électroniques, le tout mélangé avec du post-rock ne vous rebute pas, c’est un album qui vous plaira sans nul doute.
Si vous recherche que de l’électronique allez directement à la case bonobo qui vient de sortir son nouvel album.
Donc krieg und frieden (music for theatre), a une ambiance générale des plus polaire, sûrement pour coller avec l’oeuvre russe de tolstoï, et est jouée sur un rythme très lent. l’intro 44#1 met aux prises en tout et pour tout deux violons aux sonorités opposées. c’est simple mais c’est beau et surtout c’est assez court, pas de quoi piaffer d’impatiente en se demandant ce que cet album a dans le ventre. le titre suivant, 44(noise version)#2 est la continuité du premier mais en version noise. on entre dans le vif du sujet avec un titre presque contemplatif qui se meut à une vitesse quasi nulle. une musique parfaite à écouter dans un train lorsque l’on traverse de vastes étendues désertiques. la suite réveille un peu les troupes avec sa base d’ambient. le ton est également moins lugubre, bien que cette embellie ne dure pas longtemps.
krieg und frieden est un album qui prend son temps, qui s’écoute loin de tout et de tous. il fait parti de ces albums qui prennent leur temps pour s’imposer mais qui le font avec ingéniosité, donc il vous faudra être patient.
les titres PV#6 et a violent sky#10 sont à découvrir ci-dessous.
mercredi 20 mars 2013
atoms for peace - amok
Publié par
arnok
Libellés :
electronica
atoms for peace est un "super" groupe créé en 2009 par thom yorke (radiohead) et nigel godrich (producteur des albums de radiohead) pour donner vie à l'album solo du premier, the eraser sorti en 2006, lors de sessions live. les deux amis se sont adjoint les services de flea (red hot chili peppers), de joey waronker (batteur de R.E.M et smashing pumpkins) et mauro refosco (percussionniste que je ne connais pas).
et ce qui ne devait être qu'un projet ponctuel a fini par déboucher à force sur des sessions en studio et finalement sur un album. écrit par thom et scénarisé par nigel, amok est un album électronique qui a pour but de vous faire danser dans votre tête (dixit thom) ou comme lui sur le titre ingenue#3 si vous avez vous peu d'expérience en la matière.
amok est surtout un album sans réel but, ponctuel qui n'aura pas forcement de suite tant le projet est voué à vivre au jour le jour (notamment du fait que les membres doivent composer chacun avec leur plannings respectifs).
amok est instinctif et résulte du travail de thom et de son goût prononcé pour l'électronique qui a, de son côté, enregistré beaucoup de mélodies et de sons que nigel a mis ensuite en forme pour en faire un album. après il n'y a plus qu'à laisser faire le talent de chacun des membres.
alors il est vrai qu'une association entre yorke godrich et flea semble quelques peu incongrue mais après avoir écouté droppped#4 on sait pourquoi ils l'ont fait. la basse groove de flea est un petit régal quand elle se mélange aux lignes d'électroniques concoctées par yorke. c'est énergique, entêtant et ça va surtout droit au but. comme tout l'album d'ailleurs, c'est précis et sans détour.
après si l'album n'est ni novateur ni primordial et n'apporte pas grand chose aux collaborateurs sinon une petite pause, il est toutefois intéressant de par l'apport de titres assez singuliers qui valent le détour à l'instar de reverse running#8, default#2 ou encore amok#9 mon titre préféré.
ce dernier passe en boucle dans ma playlist, à base de percussions claires, la voix de thom nous transporte dans un univers aux contours assez incertains qui vous font oublier tout vos petits tracas de la vie quotidienne. c'est simple sans prise de tête et au final assez réussi, le résultat qu'espérait thom.
alors si vous aussi vous voulez faire une pause, n'hésitez pas longtemps et passez un bon moment avec ce amok.
lundi 18 mars 2013
four tet - 0181
Publié par
arnok
Libellés :
electronica
j'ai complètement oublié d'en parler, faut dire qu'avec la voiture au garage et la neige qui tombe j'ai plus le temps de rien, mais four tet a sorti mi janvier un recueil (oui c'est pas un album à proprement parlé, bien qu'il ait annoncé qu'une version physique devrait voir le jour dans l'année) de face-b réalisées entre 1997 et 2001, soit avant qu'il ne soit connu.
d'ailleurs passé les premières minutes, on comprend que l'on aura pas affaire à pink ni there is love in you mais plus à dialogue ou pause. ce 0181 est en quelques sorte un mix d'ambient et de jazz, très posé, toujours aussi millimétré mais avec un petit quelque chose en plus qui nous fait nous demander pourquoi il n'a pas sorti tout ça avant (c'est peut-être les cuivres ou le piano qui me font dire ça).
en tout cas c'est en téléchargement et gratuitement sur le site de soundcloud.
vendredi 1 mars 2013
PVT - homosapien
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
rock
pvt évolue, depuis church with no magic le groupe australien a encore mis un peu plus l’accent sur l’électronique par le biais de leur synthé, oui il faut dire qu’ils sont signé chez warp même si cela n’explique rien, c’est juste pour le signaler. la véritable évolution se situe au niveau de la voix de richard pike plus que jamais omniprésente.
le trio ouvre l’album avec un titre ambient, des voix vocodées et une rythmique très répétitive et se poursuit avec des titres plus directs, moins triturés et toujours avec des sonorités pesantes et rythmées. après une bonne introduction avec des titres comme le très groovy evolution#2 et love and defeat#5 un titre plus rock, ils touchent à la perfection de leur musique avec homosapien#6, vertigo#7, nightfall#8 et new morning#9.
homosapien#7 mélange de rock et d’électronica est assez foutraque avec ses sons qui viennent de partout. mais le plus intéressant est le rift de guitare qui tourne en boucle au second plan et pose bien l’ambiance (un vestige de math rock encore présent!!).
vertigo#8 dans un autre registre joue la carte de l’atmosphérique, le titre est clair, léger réduit à sa plus simple expression (un choix du groupe de ne pas en faire trop avec les arrangements). suit nightfall#8 et son synthé lourd et hypnotique. une fois de plus le titre se veut simple et ça fonctionne bien.
enfin pour finir new morning#8 à l’accent dépêche mode. excellent titre qui met l’accent sur la rythmique et la voix synthétique.
homosapien vous l’aurez compris est plutôt abouti, on dénote encore quelques errances qui pourront cependant plaire à certains car au final cet album explore pas mal de styles différents où les références sont pléthores. une bonne surprise quoi, il n’y a juste qu’à attendre un peu pour voir si il s'essouffle ou pas.
mercredi 12 décembre 2012
clinic - free reign
Publié par
arnok
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electronica,
post punk,
psychedelic
free reign est sorti et c'est déjà le septième album de clinic, septième album dans la veine des précédents mais plus ambitieux que le dernier bubblegum. clinic revient avec son univers post punk, fait de passages hypnotiques où la répétition perpétuelle des titres lui confère une ambiance limite krautrock. mais là où le dernier album tournait en rond, free reign arrive à se sortir de sa torpeur pour nous offrir des titres pointus, c'est clinique.
c'est sombre et au delà les rifts de guitares répétitifs qui se chargent de dépeindre un univers pesant, ce sont les petits effets additifs qui parsèment les titres qui les rendent imparables à l'instar du saxophone de seesaw#2.
seamless boogie woogie rpt BBC2 10pm#3 est un titre savoureux, la mélodie faite d'ambient, avance tel un bulldozer, l'engin ne sait pas tourner mais ne s'embourbe jamais.
tous les titres prennent le temps de s'installer et rendent l'album plus que cohérent, après il faut aimer entendre les mêmes effets vintage, les orgues lugubres et les sons désaccordés que l'on a déjà entendu dans les albums précédents. mais même si on est sur un style bien connu clinic continue de faire ce qu'il sait faire avec brio.
si vous vous laissez prendre par ce free reign alors vous adorerez king kong#7, le titre est bourré de petits sons qui se greffent au fil du titre et le rendent addictifs, ça tourne en boucle mais c'est rudement bien trouvé. et puis au delà de la mélodie foutraque, il y a un bref passage saccadé comme si la musique pédalait dans la semoule avant de reprendre le fil de sa mélodie.
vous l'aurez compris le dernier clinic ne paie pas de mine, mais fait beaucoup et surtout il le fait très bien. de quoi vous réconcilier avec le groupe de liverpool en attendant avec impatience leur prochain opus.
mardi 27 novembre 2012
sufjan stevens and his friends - silver and gold
Publié par
arnok
Libellés :
electronica,
expérimental,
pop
c'est peu de dire, mais là je suis fan.un coffret de cinq albums de chants de noël et presque 60 titres, merci pour le cadeau (enfin 50 euros le coffret collector (avec goodies et posters ou 15 euros pour la version numérique ce qui est plus qu'honnête, en plus certains titres sont téléchargeables gratuitement), surtout que sufjan ne se fout pas de notre gueule, car les titres sont originaux pour la plus part ou tellement retournés pour les autres qu'il est jouissif d'entendre ces nouvelles versions à l'instar d'avé maria#9-5, we wish we a merry christmas#7-8 ou de jingle bells#7-5.
Nouvelles versions car certains sont présents sur le premier recueil de chants de noël sorti en 2006 et intitulé sobrement songs for christmas (intégrant également 5 volumes de I à V).
une fois de plus, vous voilà transporté dans la magie de noël en un clin d'œil et c'est valable pour les petits comme pour les grands, un véritable album de famille pour passer les fêtes avec les gens que vous aimez au coin du feu, attendant la belle nuit de noël et son manteau blanc.
il y en a donc pour tout le monde, les grands-parents, les parents, les frères et sœurs (voire les sœurs et les beaux-frères) et même la marmaille qui court partout attendant le jour où le sapin offrira enfin de beaux joujoux par millier.
l'album est tellement éclectique qu'il ne sert à rien de recenser tous les styles, j'en oublierai. mais pour le plus grand bonheur des inconditionnels de noël n'en pouvant plus d'entendre tous les ans à la même époque l'usé tino rossi, cet mélange folk, électronique, tout, n'importe quoi et son contraire fera des émules à n'en pas douter.
pour les fans du monsieur le plus barré des états-unis, cet album sous ses airs de chants de noël est une vraie pépite, elle ravira les plus vieux fans comme les plus récents dont je fais parti, car cet album est comme un best off retraçant toutes les influences que sufjan nous a livré depuis plus de dix ans.
en voici un avant goût avec une des sept vidéos humoristiques faites à l'occasion.
(j'attends que la regardiez avant de continuer, et puis ça me fait une petite pause, vous pouvez également voir les autres ici.)
dans ce florilège de bon/mauvais goûts, effets vintage, musiques candides et/ou de crèche (avec le petit jésus et tout ce qui va avec), il y a moult et moult titres exceptionnels, non pas exceptionnels, mais EXCEPTIONNELS. vous pouvez écoutez les albums ici.
le premier album gloria, tout en douceur, vous mets dans l’ambiance dès le premier titre avec silent night#6-1. puis à l’instar de the midnight clear#6-4 une ballade folk de toute beauté et de carol of st benjamin the bearded one#6-5 aux accents irlandais, l’album devient un moment intimiste prolongé par le magnifique barcola (you must be a christmas tree)#6-7 et ses 7 minutes de pur bonheur, le titre léger devient intense par moment et, tout en douceur tout en longueur, montre tout son potentiel et amène une énergie qui vous sera précieuse au vu des cinquante titres qu’il vous faudra encore écouter si vous voulez que le papa noël passe chez vous cette année.
le premier opus se termine en un clin d’œil avec auld lang syne#6-8 (plus connu sous le nom ce n’est qu’un au revoir mes frères).
le deuxième album, i am santa's helper, est quant à lui plus enjoué et ses rythmes endiablés finissent de réveiller avec chrismas women#7-2. il tend plus vers l’expérimental et on retrouve de influences de ses débuts.
sur cet album j’aime beaucoup le couple happy family chrismas#7-4 et jingle bells#7-5, leurs constructions sont inversés et mettent en opposition des passages calmes, mélodieux à d’autres complètement loufoques avec la fin du premier qui part dans un délire de guitares noise saturées accompagnées de bruits et de paroles qui n’en sont pas. l’intro à la guitare électrique de jingle bells fait dans l’urgence quand la fin se veut plus conforme à ce que l’on connaît sinon que c’est haché, chanté avec la famille et donc pas toujours juste, en plus sufjan stevens a distribué des instruments à tout le monde, c’est limite foutraque, mais quelle bonne humeur. ahhhhh les fêtes de noël c’est beau.
dans le style guitares noise désaccordées on a aussi ding-a-ling-a-ring-a-ling#7-11. c’est un titre complètement dingue dingue dingue, il ne dépasse pas les deux minutes, comme la quasi totalité des 23 titres de cet album, mais dénote dans le paysage plus conventionnel qui avait cependant commencé à se fissurer.
à côté de cette ambiance rock vintage et même expérimentale par moment comme sur mr. frosty man#7-12, l’album est composé aussi de titres “sérieux” qui finalement dénotent pas mal.
allez
on avance, le troisième album infinity voyage (enfin le huitième si vous avez suivi)
est assez difficile d’accès, il m’a d’ailleurs un peu laisser sur le bas
côté, c’est bourré d’électronica dance, mais celle là même que je
n’écoute pas pour ainsi dire. en plus de ça beaucoup de titres flirtent
avec l’expérimental et si à cela vous ajoutez beaucoup des chants
vocodés toujours dans le même style, ça use à force et les titres
finissent par se ressembler. la majorité des titres sont dans la lignée
de impossible soul le dernier titre de the age of adz (que j’aime
beaucoup par ailleurs, car dans cette fois là les vocodages étaient distillés
avec plus de parcimonie).il reste quand même deux titres “écoutables” pour le commun des mortels avec angels we have heard on on high#8-1, un titre bien orchestré qui gagne en puissance et qui n’a rien à voir avec le reste de l’album et encore avec joy to the world#8-8 qui après une intro toute guillerette, se transforme en un titre complètement expérimental qui j’avoue a du mal à se faire accepter.
l’avant dernier album, let it snow!, met l’électronique expérimentale de côté et prend le parti de la pop intimiste. il nous livre des titres posés, entêtants qui vous feront chanter tout en dodelinant de la tête à l’instar de santa claus is coming to town#9-2 ou de l’improbable sleigh ride#9-4. il vous sera impossible de ne pas reprendre en cœur les refrains, c’est beau limite grandiose et terriblement attachant. c’est surtout un album bourré d’ingéniosité, car en plus des deux cités précédemment, il vous faudra écouter également x-mas spirit catcher#9-6 avec ses claviers organiques ainsi que le magnifique let it snow! let it snow! let it snow!#9-7 pour finir avec le jovial a holly jolly chrismas#9-8. l’esprit de noël est bien présent, il n’y a plus à en douter.
vous êtes encore là, tant mieux, car le dernier opus, chrismas unicorn, nous livre une des meilleures création de ce silver and gold. have yourself a merry chrismas#10-1, se compose d’une intro orchestrale avec tout plein d’arpèges de sons fluets, de cymbales légères. les voix sont tout simplement magnifiques, elles donnent beaucoup d’énergie au titre, soufflent le chaud et le froid sur ce titre racé, qui en plus se retrouve accompagné à petites doses de basses électroniques. l’album est très rythmique, et on notera la présence de up on the housetop#10-3 et happy karma christmas#10-6 qui montre une fois de plus l’étendu du talent du monsieur. une fois de plus les tonalités sont puissantes et recherchées, et on a beau avoir plus d’une heure d’écoute dans les oreilles, cet album parvient encore à susciter de la curiosité. et il faut bien l’avouer à cette heure là, la tâche est rude (à l’image de mon écriture et des nœuds que je me fais afin de trouver différents synonymes). enfin le recueil se termine avec chrismas unicorn#10-9, un titre ovni de douze minutes (quand la moitié ne dépassent pas la minute et sont souvent employés comme des titres de liaison).
et comme impossible soul (dont j’ai parlé plus haut), ce titre associe tous les sons déjà entendus en un pot pourri géant. il clos l’album de belle façon sur un :
i’m the Christmas Unicorn
(Find the Christmas Unicorn)
You're the Christmas Unicorn too
(It's all right, I love you)
Love, love will tear us apart, again
Love, love will tear us apart, my friend
voilà vous savez tout, la tracklist évolue tout du long cependant les titres sont "rangés" par volumes et également par styles, ce qui simplifie l'écoute et la rend plus que cohérente, ce qui n'est pas négligeable lorsqu’on s'attaque à 5 volumes (de VI à X)
c’est beau, c’est poétique, c’est déluré, c’est sufjan stevens quoi, enfin pour tout résumer silver and gold est l'album absolu de noël qui vous réconciliera avec les fêtes saturnales.
vendredi 2 novembre 2012
micachu and the shapes - never
Publié par
Anonyme
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lo-fi,
pop,
punk
des paroles pour le moins accessibles, une musique minimaliste pour le plus inaccessible, une mica levi et sa guitare chu préférée retrouvée, vous l'attendiez ou pas vu son dernier album live trop expérimental, mais micachu revient avec les shapes en cette fin d'année avec son petit dernier never. dans la lignée de jewellery, never renoue avec ce que l'on aime chez cette jeune britannique, à savoir une pop débridée loin des conventions qui ne manque ni de piquant ni de savoir faire et qui reste dans les limites du raisonnable (car il faut bien l'avouer, chopped and screwed m'avait laissé sur le bas côté).et comme aujourd'hui never me réconcilie avec sa musique, je me dis avec un peu de recul qu'elle a raison de faire ce qu'elle veut, quitte à aller trop loin de temps à autre.
avec never, micachu a retrouvé son aspirateur, ses instruments homemade et sa propension à faire des hits en deux minutes (seuls trois titres sur les quatorze dépassent les trois minutes). l'album est une nouvelle fois saturé, les voix sont pour la plus part vocodées et les titres, punk, électronique ou tout simplement pop, sont fournis en tilts, bleeps et autres bruits de pneus pour le moins inattendus. un vrai régal pour vos voisins en somme, car même s'ils commencent à entendre du lo-fi ou de l'électronique un peu partout (et parfois pour le pire à l'instar du dernier muse), never restera difficile d'accès, en plus elle chante pas tout le temps juste, non mais!!! à contrario, pour les fans de jewellery, ce ne sera que du bonheur.
micachu c'est un peu comme la cousine barrée que personne n'a, mais que l'on rêverait tous d'avoir. elle semble vivre continuellement dans son monde déluré. mais elle est sympa, libre, anticonformiste et en plus elle a pensé à vous avec cette jolie vidéo pour annoncer son nouvel album.
avertissement : le trailer qui suit est assez déroutant et pourrait heurter la sensibilité de quelques uns d'entre vous, en tout cas moi j'y ai rien compris.
sinon je suis tombé sous le charme de easy#1, le premier titre de l'album qui semble nous dire, "hey salut tout le monde, je reviens, et là je suis au top".
le titre fonctionne sur deux lignes de texte, deux sons électroniques et deux accords de guitare saturée au possible. c'est alternatif sauf qu'ici la fréquence est constamment modifiées, comme si elle jouait avec un potentiomètre tout le long du titre (les fans de physique me remercieront pour cette métaphore).
pas besoin de parler d'un titre en particulier tellement le résultat est concluant, micachu nous livre un album plutôt bien foutu, cohérent qui alterne entre urgence et moments lascifs. le tout pour nous amener à sa meilleure création selon moi avec nowhere#14.
voilà une nouvelle belle réussite pour micachu et encore un album qui entre dans la rotation de ma playlist.
mardi 4 septembre 2012
grasscut - unearth
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica
le dernier né d'andrew philipps et marcus o’dair sonne comme une évidence, vous voulez connaître le son de l'electronica pop quand elle est jouée avec talent? n'attendez pas plus et allez écouter ce sublime unearth.
car ce nouvel album n'est pas uniquement la continuité de 1 inch 1/2 mile, il est plus cohérent, déjà, il est plus savoureux, mais surtout plus travaillé, maîtrisé.
j'avoue que sur le premier opus, je me jetais généralement directement sur meltwater#3 et the tin man#4 pour les écouter jusqu'à plus soif.
avec unearth fini, j'écoute l'album en entier, avec patience et délectation. les nappes sont toujours aussi douces, l'invitation au voyage est faite dans les règles.
il est facile de s'imaginer dans un train à regarder des paysages défiler sans que l'on puisse y faire quelques choses, en a t'on envie d'ailleurs?
tout passe en douceur, les beats s'accélèrent sur certains titres, mais on sait toujours où on est, et on y est bien.
pieces#2, un des meilleurs titres de l'album, est tout simplement bluffant. les instruments (violons, piano pour ne citer qu'eux) se mêlent, se répondent, tout est fait au millimètre près, rien ne déborde.
on a une fois de plus plusieurs ambiances, mais qu'elles soient asiatiques ou purement britanniques, cela apporte à chaque fois quelque chose.
tout cette cuisine n'est pas nouvelle, mais elle démontre au moins tout le savoir faire des deux acolytes, ils n'abusent de rien, ne se répètent jamais, un grand album en somme.
voilà ce que vous réserve ce nouvel album de grasscut, mais ce n'est pas tout, car le groupe a caché 10 versions bis des 10 titres de l'album dans des walkmans qu'il a dispersés un peu partout en angleterre.
c'est pas sympa ça une petite chasse au trésor? bon c'est un peu tard pour vous car l'album est sorti mi juillet!
si il doit y avoir un léger point négatif, ce sont les voix vocodées typiques des albums de air à l'instar du titre reservoir#4. enfin ce petit désagrément est vite balayé pour laisser au final un sentiment de bien être.
vous savez ce qu'il vous reste à faire!
mercredi 29 août 2012
four tet - pink
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica
tout d'abord, il faut rendre un petit hommage au chirurgien de l'électronique qu'est four tet et un grand merci pour tout ce qu'il fait. déjà pour sa discographie, car à part everything ecstatic de 2005, le reste est du grand art. je suis tombé sous le charme avec pause et rounds de 2001 et 2003, pour ensuite ne jurer que par ce frêle anglais aux grandes poches sous les yeux. car oui je l'ai vu cet été en espagne (au bilbao bbk) et j'ai eu l'impression qu'il avait fait le trajet en voiture depuis chez lui et d'une traite (il devait être à la bourre).
n'empêche qu'il assure derrière, je sais ce qu'il prend mais il ne cligne jamais des yeux, sûrement pour ne pas manquer un enchaînement, car il s'affaire le bonhomme derrière sa table de mixage et son pc. toujours métronomique (ça se dit? ouiiii), en une heure de concert il n'a marquer qu'une seule pause, le reste n'était qu’enchaînements, répétitions, boucles et autres migrations de sons.
les "titres" passent et on ne remarque rien, c'est tout juste incroyable, il est doué le bougre. un live génial en somme sinon qu'à 22h son set est un peu mal placé.
mais aujourd'hui on est là pour son sixième album nommé pink. les titres pour la plus part sont connus depuis plus ou moins longtemps, car par exemple pinnacles#8, jupiters#3 ou lion#2 sont en écoutes sur soundcloud, sans oublier que j'ai déjà parlé ici même de locked#1 et pyramid#6.
alors oui il est vrai que c'est un peu étrange de sortir un album avec des titres déjà mis en ligne depuis 1 an pour le plus ancien (pinnacles#8), et au final si on connaît la moitié de l'album, on se demande quelle cohésion peut bien avoir cet album.
et bien justement c'est là qu'on voit tout le génie de l'artiste, car tout fonctionne très bien. les titres ne s'enchaînent pas, mais on retrouve des similitudes assez lointaines notamment entre le premier locked#1 et le dernier pinnacles#8.
mais surtout il y a de quoi nourrir vous oreilles gourmande. du dubstep avec lion#2, ça part gentiment, et puis au fil des minutes, les sons s'ajoutent pour former un titre assez introspectif des plus entêtant. on navigue avec légèreté sur des nappes de toutes sortes, un savant mélange encore une fois et un four tet au sommet de sa forme. après un début d'album calme la suite devient plus énervée et on commence à bouger avec oscoras#4 et 128 harps#5 des titres plus house.
pour enfin terminer le tout avec des titres (peace for earth#7 et pinnacles#8) de 8 à 11 minutes qui fleurent bon l'ambiant. une fois de plus les titres sont voluptueux, ils paraissent répétitifs au début, mais la mue opère et ils s'envolent pour ne plus redescendre, nous avec.
voilà avec pink, four tet continue son petit chemin et sort une fois un album avec lequel il va falloir compter. dessous pinnacles#8, j'y ai tellement fait référence que je vous la met en partage.
dimanche 26 août 2012
yeasayer - fragrant world
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Anonyme
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psychedelic,
rock
tout doit venir d'une soirée trop arrosée, chris keating (chanteur), ira wolf tuton (bassiste) et anand wilder (guitare) ont fait le pari fou de pondre un album rock hippie psyché expérimental et de la vendre à la terre entière.
bien mal leur en a pris, all your cymbals sortait en 2007 et a fait grand bruit dans le milieu bien pensant de la musique à défaut de submerger les charts internationaux.
surprise, mais ils ont du se dire que même si la performance était de choix, le contrat n'était pas rempli et ont choisi de faire un deuxième pari qui irait plus loin dans le bon/mauvais goût. c'est chose faite en 2010 avec odd blood et ses vieux relents de disco que tout être normal aurait honni il y a encore 10 ans.
forcement, en 2000 on sortait, il faut dire, de 10 ans de dance de daube, laquelle avait pour seul mot d'ordre, faire danser le plus de gens bourrés.
et une cette fois le pari s’avère gagnant, incroyable, extraordinaire, le psyché hippie "et compagnie" peut passer de la pop rock psyché à de la dance à la limite du raisonnable et en faire ressortir une mouture hype des plus inspirée.
du coup, car faudrait pas les prendre pour des cons, yeasayer revient aujourd'hui avec un album, fragrant world, toujours psyché, électronique un peu, minimaliste beaucoup.
les titres paraissent avoir été délestés de quelques pistes lors de l'enregistrement. on a souvent l'impression qu'il manque quelque chose et parfois plus, comme sur devil & the deed#5 ou la mélodie a tout simplement été supprimée.
il ne reste plus que les bruits, les bleeps, les boings et les tuts.
je pense qu'ils ont fait le choix de faire un album psychédélique expérimental, et il vous faudra à tous environ 58 écoutes afin de comprendre ce qu'ils ont voulu faire, si cela est possible.
car si fragrant world dépeint un hypothétique futur monde, il ne va pas falloir qu'un moustique pète de travers, sans quoi la prophétie ne se vérifiera jamais.
c'est bien simple ils se sont ramassé un 5,4 sur pitchfork (les bien pensants du début qui ont du se dire que pour rester le maître du bon goût musical il fallait tout le monde à revers et démonter yeasayer.
5,4 c'est rude quand même, ils ont filé 6,4 au dernier garbage que j'ai survolé et pfffff c'était pas loin du néant cet album, alors que yeasayer se bonifie au fil des écoutes.
et oui comme je vous le disais plus il vous faudra apprivoiser cet "encore" extraterrestre, mais au final il est bien cet album, légèrement bizarre, grandement déluré, mais bon au moins on a jamais écouté un truc pareil n'en déplaise aux détracteurs.
le premier titre met l'auditoire dans de bonne condition avec fingers never bleed#1 et apparaît comme une liaison avec son grand frère odd blood. c'est en suite que tout se complique, voire légèrement au milieu du titre quand on fait face à l'électronique minimale mêlée à des vieux sons lancinants dont on se demande déjà d'où ils peuvent bien sortir.
mais bon c'est les yeasayer, fallait bien qu'ils commencent fort pour en mettre plein la gueule à leur. foutaise car au final c'est le titre le plus abordable.
avec longevity#2 commence le travail de formatage de vos préférences pour faire place à un recalibrage de vos goûts musicaux. vous verrez vous vous sentirez mieux après cette mise à jour, sinon quoi, pour ne pas chambouler vos références, on va devoir demander à iggy pop et madonna de ne pas vieillir? oh pardon on vient de prévenir qu'ils ont déjà commencé et qu'il aurait en vrai plus de 120 ans à eux deux.
ça fait froid dans le dos.
avec blue paper#3, si vous êtes encore là c'est que vous acceptez la mise à jour, vous allez donc bientôt vous régaler. à ce stade là vous n'entendez que la voix androgyne de chris keating et les synthé qui posent leur mélodie tranquillement avant qu'une guitare trafiquée et un ordinateur ne viennent tout bousculer, on change de rythmique et on a droit à un final des plus mystique.
la suite (henrietta#4 et devil and the deed#5) est du même acabit, une musique simplifiée au minimum mais qui donne un maximum d'effets, c'est plutôt bien foutu, car au final ça reste dur à faire, même si c'est d'autant plus difficile à écouter.
en passant devil and the deed#5 est mon titre préféré, les percussions sont saccadées, toute la chanson avance d'ailleurs par a-coups, de plus hormis le refrain, il n'y a pas vraiment d'instrument sur ce titre, juste des effets de violons sur une base de synthé et de percussions.
voilà pour le début, je vous laisse découvrir l'autre moitié qui réserve vous vous en doutez d'autres surprises avec notamment le titre folk hero shctick#10 que je trouve personnellement excellent, encore du grand yeasayer.
lundi 14 mai 2012
santigold - master of my make-believe
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santogold tout le monde s'en souvient, renommée santigold, santi white de son vrai nom revient avec un second album master of my make-believe. elle a pris son temps depuis santogold et reviens avec de nouveaux titres et un son qui a pas mal évolué. on sent que l'artiste n'a rien perdu de sa créativité et master of my make-believe le prouve.
nouvel album et nouvel entourage, avec karen o (yeah yeah yeahs) que l'ont entend notamment sur go!#1, le premier titre qui débute magistralement l'album, et les producteurs david sitek (tv on the radio), q-tip et nick zinner (yeah yeah yeahs).
la musique repose toujours sur du dub entremêlé de gros rifts de guitare bien incisifs à l'instar de desperate youth#2. les titres vont, viennent, sont toujours très bien écrits (notamment the keepers#9), les hits sont présents à l'instar de fame#4 ou encore the riot's gone#7, mais tout est policé, convenu et trop léché. on ne reconnaît plus vraiment santigold. du coup j'en reviens aux producteurs qui au final ne me semblent exempt de tout reproche.
c'est peut-être ce que santi voulait au final, mais je trouve cela un peu dommage, cela ne m'empêchera pas d'écouter l'album que je trouve bon au delà de la critique, mais que penser de desperate youth#2 qui me fait plus penser à un titre de tvotr avec un feat. de santigold que l'inverse. alors le titre déménage oui, et est franchement bon (mieux que les dernières créations de sitek en tout cas), tout ce que vous voulez, mais ce n'est pas santigold.
voilà l'album déménage, l'apport d'électronique est omniprésent, il y a très peu de relâche, on retrouve pas mal d'influences assez différentes, le tout étant cohérent. master of my make-believe est au final une machine, pas d'erreur sinon qu'il ne prend aucun risque et c'est un peu là que le bas blesse.
en conclusion c'est un bon album, mais il laisse un léger goût amer au fond des oreilles.
lundi 5 mars 2012
grimes - visions
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pop
grimes, alias claire boucher, jeune canadienne assez excentrique vient de sortir son troisième album, visions, le tout en l'espace de deux ans. ce nouvel album signé chez 4AD (pixies, st. vincent, gang gang dance, bradford cox et bien d'autres) est beaucoup plus pop que les autres, et s'articule autour d'une électronique douce, minérale, quasi robotique à mi chemin entre dance et expérimental, ainsi que de chants souvent vocodés. ce qui m'a plu avant tout c'est le personnage, au détour de tout ce que j'ai pu lire sur elle, il apparaît qu'elle est bien barrée.
déjà elle ne vit nulle part, où plutôt partout, de ce fait elle ne paie pas d'impôt et reste donc libre, et surtout en marge de la société. son parcours est également atypique, étudiante en art à montréal, elle commence à sortir avec des amis dans des zones désaffectées en banlieue et dès lors met un premier pas dans la musique underground. avant de basculer dans l'électronique ses influences vont toute de même de nine inch nails à aphex twin. elle franchira définitivement le pas quand un soir à fond de drogue, elle bloque sur un pc et forme ainsi ses premières boucles. bien évidement tout n'est pas aussi simple, mais on peut dire aujourd'hui que pour une autodidacte elle se débrouille rudement bien.
tout est calibré du début
à la fin, grimes est mono maniaque, veut tout diriger et n'aime pas
travailler en groupe. elle prête une
attention particulière à la liberté et ne marchande pas la sienne.
visions est écrit dans des conditions les plus étranges (genre elle s'est imposée un jeûne de trois semaines) est bourré de nappes envoûtantes qui s'ajoutent les unes aux autres et donnent un aspect riches et synthétiques aux mélodies. au final c'est basique, facile d'écoute bien que parfois limite club à vomir, et terriblement précis. grimes est arrivée en un album à synthétiser toutes ses influences et à faire un album très homogène qui fout une pêche d'enfer.
l'album a son propre univers, pas forcement révolutionnaire, mais terriblement attachant.
le début de l'album avec genesis#2 et oblivion#3 (voir la vidéo) donne le tempo et délivre vite un bon aperçu du génie de la dame, c'est simple cet album peut tourner en boucle sans jamais être répétitif, j'adore.
vendredi 23 décembre 2011
radiohead - tkol 1234567
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Anonyme
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electronica,
rock
le leader de radiohead n'en fini plus de créer l’événement, enfin pour ceux qui s'y intéresse, car ça ne fait pas forcement les gros titres, tout du moins en france. donc si on cherche bien, on retrouve :
thom yorke avec modeselektor pour deux featuring sur le dernier album monkeytown du dj allemand, deux titres qui font parti des trois, quatre, meilleurs titres de l'album.
thom yorke avec björk, cette fois-ci par contre il faut se concentrer car il ne fait que les chœurs sur un titre bonus, que vous ne pourrez entendre qu'en achetant la version deluxe de biophilia). du coup j'ai pas bien compris, il a du être coupé au montage.
thom yorke et son side project atoms for peace, un super groupe composé de flea le bassiste des red hot chili peppers, nigel godrich son producteur et ami qui joue de la guitare, ainsi que mauro refosco aux percussions et joey waronker à la batterie.
jusqu'à présent, le surpergroupe joue des titres de l'album solo de yorke, the eraser. mais depuis peu thom, encore lui, a annoncé la prochaine sortie d'un album, qui serait d'après les rumeurs proches d'être terminé. aucune date n'a cependant été programmée, et en même temps je ne sais pas comment il va faire en 2012, puisque radiohead est retourné en studio et ceux jusqu'en janvier. de quoi nourrir les setlists du groupe qui va présenter son king of limbs en live lors d'une tournée autour du globe en 2012.
voilà, en marge de ces nouvelles, est sorti tkol rmx 1234567. un double album de 19 titres qui regroupe tous les remix fait par plusieurs artistes et mis en ligne au fil des création sur le net depuis la sortie de the king of lmbs fin mars 2011.
alors l'album en lui-même, est un peu long, il faut faire le tri sinon ça peut devenir assez rapidement chiant, surtout pour les moins fanatiques d'entre vous.
mais comme quand on s’appelle radiohead, inviter des gens est chose aisée, et on retrouve du beau petit monde sur ce tkol rmx 1234567. caribou (qui assurera la première partie groupe pour la tournée à venir) reprend little by little#1-01 pour une version très personnelle et de premier choix. four tet reprend quant à lui separator#1-08 dans une version légère et cristalline. j'aime beaucoup également le remix de blawan de bloom#2-06, le titre est mécanique comme joué par un sombre robot fonctionnant au charbon, tout fonctionne sur les percussions tribales qui font qu'on ne reconnaît pas le titre, et ce n'est pas plus vu que le titre en lui-même est repris cinq fois (du coup c'est facile de faire deux albums, mais en même temps bloom est assez complexe pour qu'il y ait matière à faire des remix, mais au final il y a du déchet). on retrouve également des remix de modeselektor et natan fake dont je ne parlerai pas. mieux vaut écouter le remix de lotus flower#2-11 par SBTRKT (prononcé substract) dans un registre dubstep qui apporte quelque chose de nouveau au double album.
voilà en gros, il y a à boire et à manger dans cet album ou pour être plus sympa je dirai qu'il y en a pour tous les goûts.
comme on ne va pas se quitter sur ça, voici une petite dernière, le live from basement (un "live studio" de l'album the king of limbs diffusé sur la bbc et produit par godrich) sera mis en vente "physique" en janvier prochain, mais vous devriez pouvoir l'acquérir en ligne d'ici peu.
et comme c'est noël, voici deux titres non crédités sur le dernier album mais que le groupe joue en live et qui devraient prendre place lors de la prochaine tournée.
staircase et the daily mail
thom yorke avec modeselektor pour deux featuring sur le dernier album monkeytown du dj allemand, deux titres qui font parti des trois, quatre, meilleurs titres de l'album.
thom yorke avec björk, cette fois-ci par contre il faut se concentrer car il ne fait que les chœurs sur un titre bonus, que vous ne pourrez entendre qu'en achetant la version deluxe de biophilia). du coup j'ai pas bien compris, il a du être coupé au montage.
thom yorke et son side project atoms for peace, un super groupe composé de flea le bassiste des red hot chili peppers, nigel godrich son producteur et ami qui joue de la guitare, ainsi que mauro refosco aux percussions et joey waronker à la batterie.
jusqu'à présent, le surpergroupe joue des titres de l'album solo de yorke, the eraser. mais depuis peu thom, encore lui, a annoncé la prochaine sortie d'un album, qui serait d'après les rumeurs proches d'être terminé. aucune date n'a cependant été programmée, et en même temps je ne sais pas comment il va faire en 2012, puisque radiohead est retourné en studio et ceux jusqu'en janvier. de quoi nourrir les setlists du groupe qui va présenter son king of limbs en live lors d'une tournée autour du globe en 2012.
voilà, en marge de ces nouvelles, est sorti tkol rmx 1234567. un double album de 19 titres qui regroupe tous les remix fait par plusieurs artistes et mis en ligne au fil des création sur le net depuis la sortie de the king of lmbs fin mars 2011.
alors l'album en lui-même, est un peu long, il faut faire le tri sinon ça peut devenir assez rapidement chiant, surtout pour les moins fanatiques d'entre vous.
mais comme quand on s’appelle radiohead, inviter des gens est chose aisée, et on retrouve du beau petit monde sur ce tkol rmx 1234567. caribou (qui assurera la première partie groupe pour la tournée à venir) reprend little by little#1-01 pour une version très personnelle et de premier choix. four tet reprend quant à lui separator#1-08 dans une version légère et cristalline. j'aime beaucoup également le remix de blawan de bloom#2-06, le titre est mécanique comme joué par un sombre robot fonctionnant au charbon, tout fonctionne sur les percussions tribales qui font qu'on ne reconnaît pas le titre, et ce n'est pas plus vu que le titre en lui-même est repris cinq fois (du coup c'est facile de faire deux albums, mais en même temps bloom est assez complexe pour qu'il y ait matière à faire des remix, mais au final il y a du déchet). on retrouve également des remix de modeselektor et natan fake dont je ne parlerai pas. mieux vaut écouter le remix de lotus flower#2-11 par SBTRKT (prononcé substract) dans un registre dubstep qui apporte quelque chose de nouveau au double album.
voilà en gros, il y a à boire et à manger dans cet album ou pour être plus sympa je dirai qu'il y en a pour tous les goûts.
comme on ne va pas se quitter sur ça, voici une petite dernière, le live from basement (un "live studio" de l'album the king of limbs diffusé sur la bbc et produit par godrich) sera mis en vente "physique" en janvier prochain, mais vous devriez pouvoir l'acquérir en ligne d'ici peu.
et comme c'est noël, voici deux titres non crédités sur le dernier album mais que le groupe joue en live et qui devraient prendre place lors de la prochaine tournée.
staircase et the daily mail
mercredi 7 décembre 2011
cansei de ser sexy - la liberacion
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Anonyme
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electronica,
pop
dur dur de parler de cet album en hiver, car la liberacion sent bon le soleil, les fêtes et l’insouciance. dur d'en parler car il ne casse pas non plus trois pattes à un canard, non les css n'ont toujours pas retrouvé l'excellence de leur premier opus, bien que la liberacion soit bien meilleur que donkey de 2008.
c'est fou fou et on a souvent l'impression que c'est de la musique pour pré ado, surtout que parmi la multitude d'influences on entend souvent des beats de techno qui pourrait vous faire enchaîner, si vous ne prenez pas garde, quelques mouvements de tektonik.
voilà passer cette problématique quasi insurmontable, il n'y a plus qu'à poser son cerveau et écouter le tout avec un air béat.
bon je ne vous direz pas d'écouter le tout, mais bon il y a quelques titres pas mal qui méritent l'écoute en passant.
et notamment deux titres bien rentre dedans, city grrl#3 et la liberacion#6. le premier fleure bon le melting pot de synthé pop binaires et de cuivres qui doivent encore se demander ce qu'ils foutent là. quant au second il laisse tomber tous ses artifices et se concentre sur une guitare bien tranchante. dans les deux cas c'est la frénétique lovefoxx qui fait la différence.
en fait c'est surtout les textes qui ne sont pas au rendez vous, parce qu'il est vrai que l'on écoute pas cansei de ser sexy pour sa musique. et oui il manque des titres sur paris hilton ou toute autre bitch superficielle dont le groupe aurait pu nous raconter les péripéties.
voici le premier titre de l'album i love you#1, attention c'est un des meilleurs, alors si ça ne passe pas, arrêtez vous!
samedi 26 novembre 2011
atlas sound - parallax
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Anonyme
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folk,
indie
parallax comme un nouveau regard sur son travail, parallax comme une nouvelle identité, enfin nouvelle, c'est toujours la même mais vu sous un angle différent.
à l'instar de sa pochette, bradford cox sort de l'ombre et mène son projet solo d'atlas sound au niveau de deerhunter. après nous avoir donné l'année dernière quatre albums créer sur l'instant chez lui bien au chaud au fond de sa couette, cette fois-ci il revient avec un "vrai" album produit comme il se doit, et sur lequel il fait à peu près tout.
il se donne tout simplement l’opportunité de faire seul ce qu'il faut généralement avec son groupe dont il est la tête pensante quand même.
on retrouve tout son univers, des mélodies qui à la première impression semblent simples, mais qui en sont loin au final. parallax est fourni en divers sample et autres sons sortis d'on ne sait où. c'est tout le charme du monsieur d'ailleurs même si une fois de plus il nous pond un album assez compliqué à écouter.
c'est souvent nostalgique, voire même triste, psychédélique à certains moments, pourtant on voit par instant une lumière. pour les amateurs de peinture, on pourrait qualifier cet album de clair/obscur (bon ok c'était facile de trouver cette parallèle à la vue de la pochette).
dans tous les cas c'est un régal, et on découvre une nouvelle fois un univers assez vaste qui ne manque pas de se renouveler. bradford cox nous bercer avec terra incognita#10 et sa mélopée acoustique, comme il sait nous réveiller avec un gimmick noise de sa guitare torturée dans my angel is broken#9.
l'album commence avec the sakes#1, ce titre est puissant, le ton est donné et on peut dès lors apprécier la multitude de sons, on se retrouve d'ailleurs vite submergé d'émotions de différentes natures pour un résultat assez ambigu.
après il faut aimer, sans ça il y a peu de chance de comprendre ce qu'essaie de nous raconter bradford cox. il joue principalement de sa guitare acoustique et nappe ensuite le tout avec des brides d'électronique, d'effets sonores ou tout simplement d'autres instruments (saxophone, harmonica ou percussions).
et tout est maîtrisé, il y a un gros travail de programmation derrière comme sur te amo#3. le titre est tout en retenu et n'a rien à envier un four tet.
voilà c'est beau c'est neuf, ça se mange sans fin.
en bonus sur la version japonaise, il y a deux titres expérimentaux qui font penser aux essais de ses albums bedroom databank, on retrouve également une version studio de mona lisa#6 que l'on avait découvert justement avec les quatre albums gratuits.
mardi 8 novembre 2011
emika - emika
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Anonyme
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dub step,
electronica,
expérimental,
trip hop
encore de l'électronique, et oui faut bien que quelqu'un s'en charge, éhéhhééé!!
bon alors une très bonne surprise, du lourd même, bon ok ce n'est pas une claque digne de celle reçu le jour où j'ai découvert fever ray mais une qui a laissé une bonne marque sur ma petite joue.
emika est une jeune britannique d’origine tchèque qui vit aujourd'hui à berlin. elle est forcement signée chez ninja tune, et pourrait bien faire prochainement de l'ombre aux grands noms du label.
entre électronique et dubstep, emika nous livre un album assez sombre, sans aller toutefois trop loin dans la noirceur. les ambiances alternent entre torpeur et légère rémission, légère!
emika mélange beaucoup d'influences l'album est au final assez éclectique, on retrouve notamment des sons de trip hop (elle a grandi à bristol, bastion de portishead, ceci explique peut-être cela) mais également beaucoup de tonalités expérimentales, sa voix est vocodée, robotisée, le tout fait qu'on en redemande. c'est tout en retenue et d'une grande précision, il n'y a pas de faute de goût, dès qu'elle s'attache à un son, elle en fait le tour et passe à autre chose.
de ce fait, et même si la mélancolie est présente tout du long, il n'y a rien de répétitif, l'album se renouvelle et démontre surtout toute la classe de l'artiste. on a même droit à un final à contre courant mais tout en finesse avec le piano de credit theme#12.
l'album se savoure d'un bloc, alors jetez vous vite sur cet album.
voici common exchange#2 et 3 hours#1, n'attendez pas pour découvrir le reste.
mardi 25 octobre 2011
björk - biophilia
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Anonyme
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electronica,
expérimental
bon tout a été plus ou moins dit sur cet album, biophilia est le huitième album de l'islandaise la plus connue au monde est se trouve être une fois de plus un album concept.
björk n'est plus intéressée que par la musique, la mélodie, elle va plus loin, tout du moins dans sa créativité. alors parfois on comprend d'autres moins (comme avec volta que je n'ai pas aimé ou drawing restraint 9 que je n'ai pas compris, voire même médulla qui est passé tout juste mais que j'écoute pour ainsi dire jamais).
biophilia est un album concept donc entre électronique et nature. moon#1 s'intéresse aux phases lunaires, crystalline#3 à la structure atomique du cristal, et tous les titres font références à quelque chose, que ce soit le système solaire, l'infini, les éléments ou même la musique et ses harmoniques.
conceptuel donc!
le début de l'album est intimiste avec moon#1 et thunderbolt#2, la voix de björk prend le dessus sur la mélodie. une légère harpe, une électronique douce, des chœurs, mais rien n'est plus haut que la nouvelle voix de björk. la nouvelle car depuis qu'elle a chopé un champignon en 2009 et pensait à changer de métier, au final tout va bien mais elle a quand même dû réapprendre à chanter. on se rend compte du changement surtout sur thunderbolt#2.
bien que conceptuel biophilia est nettement moins difficile d'accroche que ce à quoi on aurait pu s'attendre si elle avait poursuivi ses expérimentations dans la lignée de ses derniers albums.
ce n'est pas pop, ce n'est pas électronique, c'est plutôt minimaliste, elle fait avancer ses titres avec peu de sons. malheureusement parfois il en manque et d'autre fois il y en a trop (ou en tout cas ça ne colle pas vraiment à l'ambiance générale).
j'ai, à ce propos, pas bien compris ce que viennent faire les morceaux d'électronique breakcore distillés à la fin de crystalline#3 et mutual core#9, bien que pour le dernier j'avoue être tombé sur le cul et avoir fait un repeat direct, énorme oui et heureusement rare.
sinon l'album est en grande partie d'un calme sidéral, ce qui n’empêche pas aux ajustements d'être nickel, les basses sont maîtrisées et retravaillées électroniquement à grand coup itablette. on sent bien toute la maîtrise de la dame et ses 20 années d'expérience derrière elle.
dark matter#5 en porte tous les stigmates, c'est sombre, voluptueux et terriblement minimaliste. l'album joue beaucoup sur les sons et ses enchaînements (arpège, demi-ton, etc...) comme je l'ai déjà dit, c'est conceptuel quoi!
l'album serait un grand album s'il ne se perdait pas, car comme je disais il est intimiste, mais parfois, il l'est trop. on se sent presque de trop.
voilà l'album pour moi ne s'écoute qu'au casque et rien d'autre, c'est un peu dommage.
biophilia mérite en tout cas l'écoute, il a comme tous les albums de björk un univers propre à lui et enfin comme si il vous manquez encore une bonne raison de jeter une oreille sur cet album, les instruments ont été fait spécialement pour l'album.
pour finir voici le single crystalline#3 avec à la baguette monsieur gondry.
bon ensuite voici mutual core#9, j'adore les changements de tempo et l'orgue et ses deux notes..
björk n'est plus intéressée que par la musique, la mélodie, elle va plus loin, tout du moins dans sa créativité. alors parfois on comprend d'autres moins (comme avec volta que je n'ai pas aimé ou drawing restraint 9 que je n'ai pas compris, voire même médulla qui est passé tout juste mais que j'écoute pour ainsi dire jamais).
biophilia est un album concept donc entre électronique et nature. moon#1 s'intéresse aux phases lunaires, crystalline#3 à la structure atomique du cristal, et tous les titres font références à quelque chose, que ce soit le système solaire, l'infini, les éléments ou même la musique et ses harmoniques.
conceptuel donc!
le début de l'album est intimiste avec moon#1 et thunderbolt#2, la voix de björk prend le dessus sur la mélodie. une légère harpe, une électronique douce, des chœurs, mais rien n'est plus haut que la nouvelle voix de björk. la nouvelle car depuis qu'elle a chopé un champignon en 2009 et pensait à changer de métier, au final tout va bien mais elle a quand même dû réapprendre à chanter. on se rend compte du changement surtout sur thunderbolt#2.
bien que conceptuel biophilia est nettement moins difficile d'accroche que ce à quoi on aurait pu s'attendre si elle avait poursuivi ses expérimentations dans la lignée de ses derniers albums.
ce n'est pas pop, ce n'est pas électronique, c'est plutôt minimaliste, elle fait avancer ses titres avec peu de sons. malheureusement parfois il en manque et d'autre fois il y en a trop (ou en tout cas ça ne colle pas vraiment à l'ambiance générale).
j'ai, à ce propos, pas bien compris ce que viennent faire les morceaux d'électronique breakcore distillés à la fin de crystalline#3 et mutual core#9, bien que pour le dernier j'avoue être tombé sur le cul et avoir fait un repeat direct, énorme oui et heureusement rare.
sinon l'album est en grande partie d'un calme sidéral, ce qui n’empêche pas aux ajustements d'être nickel, les basses sont maîtrisées et retravaillées électroniquement à grand coup itablette. on sent bien toute la maîtrise de la dame et ses 20 années d'expérience derrière elle.
dark matter#5 en porte tous les stigmates, c'est sombre, voluptueux et terriblement minimaliste. l'album joue beaucoup sur les sons et ses enchaînements (arpège, demi-ton, etc...) comme je l'ai déjà dit, c'est conceptuel quoi!
l'album serait un grand album s'il ne se perdait pas, car comme je disais il est intimiste, mais parfois, il l'est trop. on se sent presque de trop.
voilà l'album pour moi ne s'écoute qu'au casque et rien d'autre, c'est un peu dommage.
biophilia mérite en tout cas l'écoute, il a comme tous les albums de björk un univers propre à lui et enfin comme si il vous manquez encore une bonne raison de jeter une oreille sur cet album, les instruments ont été fait spécialement pour l'album.
pour finir voici le single crystalline#3 avec à la baguette monsieur gondry.
bon ensuite voici mutual core#9, j'adore les changements de tempo et l'orgue et ses deux notes..
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