encore de l'électronique, et oui faut bien que quelqu'un s'en charge, éhéhhééé!!
bon alors une très bonne surprise, du lourd même, bon ok ce n'est pas une claque digne de celle reçu le jour où j'ai découvert fever ray mais une qui a laissé une bonne marque sur ma petite joue. emika est une jeune britannique d’origine tchèque qui vit aujourd'hui à berlin. elle est forcement signée chez ninja tune, et pourrait bien faire prochainement de l'ombre aux grands noms du label.
entre électronique et dubstep, emika nous livre un album assez sombre, sans aller toutefois trop loin dans la noirceur. les ambiances alternent entre torpeur et légère rémission, légère! emika mélange beaucoup d'influences l'album est au final assez éclectique, on retrouve notamment des sons de trip hop (elle a grandi à bristol, bastion de portishead, ceci explique peut-être cela) mais également beaucoup de tonalités expérimentales, sa voix est vocodée, robotisée, le tout fait qu'on en redemande. c'est tout en retenue et d'une grande précision, il n'y a pas de faute de goût, dès qu'elle s'attache à un son, elle en fait le tour et passe à autre chose.
de ce fait, et même si la mélancolie est présente tout du long, il n'y a rien de répétitif, l'album se renouvelle et démontre surtout toute la classe de l'artiste. on a même droit à un final à contre courant mais tout en finesse avec le piano de credit theme#12.
l'album se savoure d'un bloc, alors jetez vous vite sur cet album.
voici common exchange#2 et 3 hours#1, n'attendez pas pour découvrir le reste.
Wagawaga - Hyper typewriter Bin voui, alors moi avec un nom comme ça je fais quoi ? bin j'écoute ! Et je tombe sur un machin ludique qu'on dirait qu'il est tout fait à la 303, une sorte d'Analord / Sharepusher 90's avec l'humour en plus. Une petite perle bien plus riche qu'il n'y parait avec toutes ses variations de tût-tût / pouet-pouet. ça se passe chez Acroplane, visiblement le disque précédent aussi vaut le coup. Sharkioza, rien que pour toi, voilà Kitchqoorredux : wAgAwAgA - Kitchqoorredux (192k clip) by Acroplane
Isis - oceanic Parce que si, quand même faut que j'en dise un mot. Oui je sais le disque est sorti en 2002, mais j'en ai marre d'écouter en boucle 3 disques de Cult of Luna, et dans ma quête de palliatif j'ai trouvé Isis. Vu que j'échoue systématiquement à apprécier Neurosis même quand ils sont produits par Albini, faut bien que je me résigne. Vous l'aurez compris on parle de post hardcore, tempo lent, titres longs, nappes de guitare, longs passages instru crescendo qui débouchent sur une voix de bûcheron. J'aime pas tous les disques d'Isis, mais celui là, Celestial et Panopticon surtout. Après 2006 on sent une envie d'ajouter du Tool dans la recette notamment avec un son de basse qui fait tilt, et parfois on dérape avec des claviers pourris qui donnent un faux côté black metal, beurk. Faut donc trier. Tennez, voici So did we tiré de Panopticon, passées les 30 premières secondes c'est du jazz.
Amon Tobin - Isam Décidément chez Ninja Tune ça translate côté dubstep. Bon vous me direz, apres les collaborations de Tobin avec Eskmo (Eskamon - Fine objects) le son ce cet Isam n'est pas très surprenant. On dirait même que l'artiste y trouve un second souffle. Enfin sur la moitié des titres, ceux qui ont une mise en scène. Les autres sont malheureusement comme des sacs dans lesquels Amon Tobin aurait jeté ses beats en vrac façon Autechre de la dernière décennie. Allez on retiendra tout de même Lost & found pour illustrer la partie mélodique.
Prefuse 73 - The only she chapters Une fois de plus et comme son collègue du dessus, Prefuse 73 nous pond un disque qui n'est pas toujours de la musique. Ce qu'on nous donne à entendre ici est un ensemble de paysages musicaux, et c'est bien connu, tous les paysages ne sont pas beaux. Oui, bon, comme on disait avec un ami cette semaine, Kandinsky c'est peut-être génial, mais j'en voudrais pas dans mes chiottes. Même s'il y a écrit Warp dessus. Les obtus trouveront The only she chapters chiant comme la mort, les snobs s'en serviront pour se faire mousser, mais rassurez vous, l'immense majorité des gens continuera à s'en foutre. Allez on écoute Hand to hold et on s'en va.
Foo Fighters - Wasting light Jme fais du mal là... Qu'y a-t-il à attendre de ce disque ? Comment j'ai réussi à conserver une si bonne image de Dave Grohl ? Surement parce qu'il m'amuse beaucoup, mais faut avouer qu'il y a longtemps qu'il n'a pas fait grand chose de valable. Ce Wasting light n'y changera rien malgré Rope et sa structure intéressante ou White limo et sa tentative d'ajouter du lourd, on reste globalement dans la niaiserie rock Mtv compatible (Alandria en version néo FM), avec des plans déjà disponibles dans toutes les tailles et toutes les couleurs. Mon dieu qu'un disque comme ça doit être chiant à composer et à jouer... A moins d'avoir passé ces 20 dernières années sur mars, vous avez déjà entendue chaque note de ce disque, ne perdez donc pas votre temps.
Le temps passe, les albums aussi, et je n'ai pas eu le temps d'en parler ici. J'opte donc pour la manière expéditive avec ces brèves qui ne sont pas des chroniques de disques, mais autant d'invitation à les écouter ou les brûler. Certains seront d'ailleurs sûrement chroniqués par Arnok, vous en saurez donc plus.
Saul Williams - Volcanic sunlight On commence avec du gros. Au rayon slam nous on a Grand Corps Malade, à New York ils ont Saul Williams. Le gars nous a déjà pas mal impressionné en trois albums énervés, inventifs, géniaux dont un produit par Trent Reznor et distribué en ligne. Là changement de décors, retour chez une major (Columbia/Sony), jaquette flashy, titres dansants frisant la niaiserie... Déception. Je retiendrai seulement Girls have more fun, bien rigolo.
Connan Mockasin - Forever dolphin love Bonjour, je porte un nom de godasse et j'ai fusionné avec Smashing Pumpkins (moi aussi je parle du nez), David Bowie (je plane), et Beck (j'aime les 90's). J'aime pas tout l'album mais ce titre me plait beaucoup. à explorer.
Seun Kuti & Egypt 80 - From africa with fury rise Ouais OK pas longtemps c'est promis. Juste pour signaler la sortie du second album du dernier fils de Fela Kuti, c'est toujours très bon, ça fait remuer son popotin et ça colle le smile. En voilà un qui ne sera pas chroniqué par Mr Whistlewolf ou Arnok ;)
Pantha du Prince - XI versions of black noise Pas facile de s'attaquer à ce qui fut certainement le meilleur disque de sa catégorie en 2010... Black noise était un monument de délicatesse de finesse et d'unité, alors même s'il peut paraître tentant de le passer à la moulinette du remix, les 11 gaziers qui s'y sont frottés auraient mieux fait de se casser une jambe. Oui, toi aussi Four Tet, tu peux remballer ton barda et filer dans ta chambre. Même vous Animal Collective, il sert à rien ce morceau. Circulez, ya rien à voir.
The Kills - Blood pressures Un des albums que je redoutais vues les trop nombreuses déceptions des dernières semaines. Arnok vous en dira sûrement plus mais pour ma part mes craintes sont dissipées. Blood pressures est moins brut, moins immédiat que ses prédécesseurs, comme si les choses à dire de but en blanc avaient déjà été dites. Ici le propos se fait plus nuancé dans les mélodies et il faut dire que The Kills prend ce virage avec talent.
Earth - Angels of darkness, demons of light I Mine de rien j'aurais vraiment beaucoup écouté the bees made honey in the lion's skull. C'est donc avec grand intérêt que je me jette sur ce nouvel opus qui semble initier une série. Drone, post rock, morceaux entre 7:30 et plus de 20 minutes, mais aussi introduction du violoncelle. La recette est bonne, ceux qui comme moi aiment regarder le plafond y trouveront leur compte.
Bibio - Mind bokeh Fallait en parler, ça me permettra de réaffirmer que je ne dis pas que du bien de ce qui sort chez Warp. L'enfant prodige s’apprête a réitérer l'exploit, tout le monde a les yeux rivés sur lui, il gravit les marches du plongeoir, s’élance, et prend un plat monumental. Une des plus belles bouses du label, c'est laid, ça pue le funk electro rose bonbon, ce disque donne des convulsions. à mort.
Voilà, comme vous le voyez je me suis laissé le temps d'une argumentation construite et objective, et je sais que c'est pour ça que vous êtes au moins deux à nous être fidèles.
Belle prise de guerre pour Ninja Tune. Remarqué sur divers EP, remix de Bibio (chez Warp) et collaborations avec Amon Tobin, Eskmo rejoint l'écurie Ninja pour un album éponyme dont on pourra dire qu'il était attendu. Pour la refaire dans l'ordre ça donne ça :
Eskmo - hypercolor ep (2009)
Bibio - Dwrcan (Eskmo Remix)
Eskamon = Eskmo + Amon Tobin :
Dans une niche qu'on pourrait appeler Intelligent Dubstep, Eskmo utilise les sons ronds et les ficelles d'un genre dansant pour servir de plus sombres desseins. Tout ça est intégré dans un rythme à trois pattes et quelques sons organiques pour un univers assez inédit. Disons le tout de suite, ce disque marquant le vrai départ de Brendan Angelides dans les affaires peut dérouter tant on y trouve ce qu'on attendait et ce qu'on redoutait. Comme ponctuellement, du génie comme avec The melody :
Peut-être la crainte de devoir tenir tout un LP sur ce registre, Eskmo a jugé nécessaire d'ajouter des voix sur certains titres. C'est là que ça se gâte, plus ou moins selon les morceaux (titres 2,3 et 7). C'est drôle cette peur du vide... Notez aussi l'utilisation judicieuse du piano à la Ryuichi Sakamoto sur Siblings, finalement ce disque méritera pas mal d'écoutes avant que je puisse trancher entre réussite ou gâchis. Certains titres rejoindront ma playlist mais Eskmo aurait pu faire mieux, me livrer un chef d'œuvre qui s'écoute d'une traite avant de me faire appuyer sur repeat, il en a le potentiel.
J'en étais à me demander ce que les Chemical Brothers auraient pu avoir à dire en 2010 (ici), et bien voilà, j'ai trouvé. Panda Valium est basque, du côté français. Il nous sert un mélange de techno / dance / big beat / IDM / dub step qui remet au goût du jour les sonorités de la fin des nineties, avec quelques-uns des artifices récents. Il en ressort l'énergie dansante et positive des frères chimiques, la poésie d'un Plaid ou Boards of Canada, et les sons pointus et la basse que l'on aime dans le dub step. Qu'on ne vienne pas me parler de French Touch pitié. Il m'a fallu quelques écoutes avant de comprendre ce que ce disque avait à m'offrir, et il est évident que j'ai bien fait de persévérer. En fait j'y suis pour rien, il s'est imposé à moi tout seul. Aucun morceau n'est à jeter, ce Bubo c'est vraiment le Chemical Brothers de 2010. D'ailleurs si ce disque avait été signé par eux on aurait parlé d'un renouveau.