encore de l'électronique, et oui faut bien que quelqu'un s'en charge, éhéhhééé!!
bon alors une très bonne surprise, du lourd même, bon ok ce n'est pas une claque digne de celle reçu le jour où j'ai découvert fever ray mais une qui a laissé une bonne marque sur ma petite joue. emika est une jeune britannique d’origine tchèque qui vit aujourd'hui à berlin. elle est forcement signée chez ninja tune, et pourrait bien faire prochainement de l'ombre aux grands noms du label.
entre électronique et dubstep, emika nous livre un album assez sombre, sans aller toutefois trop loin dans la noirceur. les ambiances alternent entre torpeur et légère rémission, légère! emika mélange beaucoup d'influences l'album est au final assez éclectique, on retrouve notamment des sons de trip hop (elle a grandi à bristol, bastion de portishead, ceci explique peut-être cela) mais également beaucoup de tonalités expérimentales, sa voix est vocodée, robotisée, le tout fait qu'on en redemande. c'est tout en retenue et d'une grande précision, il n'y a pas de faute de goût, dès qu'elle s'attache à un son, elle en fait le tour et passe à autre chose.
de ce fait, et même si la mélancolie est présente tout du long, il n'y a rien de répétitif, l'album se renouvelle et démontre surtout toute la classe de l'artiste. on a même droit à un final à contre courant mais tout en finesse avec le piano de credit theme#12.
l'album se savoure d'un bloc, alors jetez vous vite sur cet album.
voici common exchange#2 et 3 hours#1, n'attendez pas pour découvrir le reste.
En attendant une probable chronique du nouvel album d'Adrian Thaws, le Tricky kid des banlieues de Bristol à paraître le 27 septembre, voilà toujours la vidéo du single. Murder Weapon figurera donc sur Mixed Race, le neuvième album de l'ex Massive Attack avec lesquels il semble qu'il ait accepté le principe d'une collaboration à venir. On verra ce que ça donne. Quoi qu'il en soit j'ai pas l'impression que ce Mixed Race s'élève au dessus des trois dernières productions plutôt décevantes. Verdict le 27 septembre, quoi qu'il en soit ça fait une bonne occasion de le retrouver sur scène en novembre, un show à ne pas rater. Notre cher Bikini toulousain est sur la liste, les gars à vous de jouer.
16/11/10 France Lyon Transbordeur 20/11/10 France Strasbourg Laiterie 26/11/10 France Marseille Cabaret Aleatoire 27/11/10 France Bordeaux Rocher de Palmer 29/11/10 France Toulouse Bikini 30/11/10 France Paris Trianon
james lavelle a sorti un nouvel album sous le nom d'unkle, alors que nous réserve t'il?
en tout cas je n'attend plus grand chose depuis que war stories m'a franchement déçu.
c'est peut-être pour ça que where did the night fall m'a légèrement surpris, je me suis rendu compte qu'au final je l'écoute assez régulièrement. pourtant pas grand chose n'a changé dans la musique sinon tous les featuring présent pour cet album (à part peut-être pour gavin clark).
toujours à la limite de l'ambient et du trip hop, l'album tend même vers la pop. ce qui me dérange le plus pour tout dire, c'est qu'il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire, tous les titres ont plus ou moins déjà été entendus. alors bon vu qu'en ce moment je n'ai pas grand chose à me mettre à l'oreille, cet album passe bien. il est moyen et serait catastrophique si les ambiances ne changeaient pas. mais bon on connaît unkle et c'est pas non plus son genre de s'enfermer dans un style bien précis.
un des titres le plus en vue pour moi est le second avec sleepy sun, c'est follow me down#2, j'y retrouve un son de sneaker pimps, du coup la nostalgie l'emporte et j'écoute et réécoute ce titre, le voici.
un des autres titres avec caged bird#9 qui sortent du lot, est falling stars#7 avec justement gavin clark, no comment sinon je vais me répéter, le voilà.
alors l'album dans son entier pourrait paraître long, oui, mais ce serait dommage de ne pas entendre le dernier titre another night out#14 avec mark lanegan. rien que pour la voix, qui est ici l'instrument le plus important, ce titre fait chaud au cœur.
l'album fini donc bien avec un titre nostalgique à contre emploi de l'album, mais pour le reste à part quelques titres, where did the night fall ne décolle jamais vraiment, alors on notera un léger mieux par rapport à war stories, mais on est loin de psyence fiction de 1998, aïe ça fait mal.
Voilà un moment que ce truc tourne en boucle chez moi, surtout tard le soir quand je n'ai plus toute ma tête. C'est pas parce que je vomis par tous les orifices la sauce hip hop qu'on nous sert depuis quelques années que je n'aime pas le hip hop. Au contraire, c'est parce que je l'aime profondément. Mais là on a une telle overdose que j'arrive plus à entendre un MC en dehors que quelques rares exceptions. Free The Robots a une base hip hop (sans pour autant faire du bruit avec sa bouche), des influences jazz et des moyens de production electro. Bleep même. Parfois ça sonne comme si un MC muet composait son instru avec une Gameboy et une Master System. Puis apparait un piano ou un orgue, et on glisse gentiment vers un truc electronica dub step, un brin de mélancolie, de l'insouciance, de la noirceur, on croise vraiment toutes les émotions dans un disque qui parrait pourtant homogène.
Mon titre favori, pas le plus jazzy je vous l'accorde, sûrement le plus "tût tût pouet pouet" de ce fantastique album, mais qui démontre bien sa capacité à faire quelque chose de très bon avec trois bouts de ficelle :
Le danois Trentemøller nous livre son second album dans un style qui prendra à contre pied ceux qui attendaient de lui un nouvel essai minimal / deep techno. On a eu raison de parier sur lui, son univers va bien au delà de ce genre qu'il maîtrise à la perfection. Sur The last resort en 2006, j'avais frémi à chaque nappes granuleuses et chaviré en suivant ses rythmes à peine suggérés. D'une douceur, d'une légereté, d'une délicatesse absolue, ce disque avait posé un jalon que seul Black noise de Pantha du Prince a pu dépasser depuis. Plutôt que de jouer la surenchère, Trentemøller prend de la hauteur et nous propose un disque très cinématographique. On y retrouve son penchant naturel pour les textures et les sons travaillés, ses références à Ennio Morricone, et même au cinéma de Tarantino. On frise le rock parfois, quoi que ça ne soit pas le but. Into the great wide yonder est un disque de producteur touche à tout qui veut nous faire voir du pays, ça donne une sorte de Trip hop où tout se mélange au service d'une vision.
Into the great wide yonder ne sera vraisemblablement pas le disque de l'année, mais il est très agréable. Une prise de risque et un succès technique qui forcent le respect quoi qu'il en soit.
Premier album ensemble pour les britanniques Andrew Phillips et Marcus O'Dair, et il faut dire que c'est une belle réussite. Un disque que j'ai vu venir de nulle part, et qui exige de moi que je le passe plusieurs fois par jour. On sent bien que c'est un travail de gars habitués à trainer derrière les consoles d'un studio, c'est une sorte de trip hop bien léché avec une ambiance et une atmosphère qui lui est propre. C'est un détail qui n'en est pas un, le trip hop peut parfois tourner en rond. On sent aussi qu'Andrew Phillips a pas mal de musiques de film à son actif.
Le chant est doux, accompagné d'instruments et de bidouillages mélancoliques et toujours inventifs. Gros coup de cœur sur Meltwater et The tin man. Ninja Tune-esque. Puis on passe à des titres plus hachés, on sent que leur univers frise celui du label Warp, et on les en remercie.
Pas facile de trouver une vidéo ou un mp3 de ce disque sur la toile, 1 inch 1/2 mile sortant chez Ninja Tune le 5 juillet 2010. Voilà quand même un extrait du High Down EP paru l'an dernier, même si du chemin a encore été parcouru depuis.
Le guitariste deThe Mars Volta (ex At The Drive In), Omar Rodriguez Lopez, est un hyperactif. Il produit avec sonlabel autant de groupes en une année que son pote Cedric Bixler-Zavala fait de pas de danse en une minute sur scène. Ce n'est pas peu dire.
Il y a d'abord ses albums à lui (ça change de nom à chaque fois mais on trouve toujours l'élément "Omar Rodriguez Lopez" dedans), de rock progressif/expérimental/psyché plus ou moins intéressant. Pour moi c'est plutôt moins d'ailleurs, malgré quelques bons titres, ce serait plutôt du "sous Mars Volta".
Et puis il y a les albums des potes. Une grande tribu un peu ricaine et surtout très mexicaine où chacun participe un peu à tout. C'est le cas du señor Juan Alderete de la Peña, qui officie à la basse chez The Mars Volta et sur 90 % des productions Rodriguez Lopez. Ce sympathique et fort compétent musicien s'est associé à une chanteuse américaine nommée Lisa Papineau (sans doute plus connue via la groupe Pet, sur lequel je ne manquerai pas de jeter une oreille à l'occasion) pour former un groupe du nom de Big Sir. Et là, bim, on prend un petit coup de vieux, leur premier album, éponyme, a déjà 10 ans.
Alors quid de cet album de l'an 2000 ? Eh bien, j'aurais donné cher pour l'écouter il y a 10 ans. Quand je découvrais le trip-hop sur le tard avec Massive Attack et consorts. Chant sibyllin, rythmique simple mais solide et, surtout, ces lignes entêtantes de basse fretless ultra groovy qui nous font littéralement planer de morceau en morceau. C'est de la qualité "triple A" comme disent les anglo-saxons et franchement ça n'a pas à rougir face aux ténors du genre (enfin, je dis trip-hop mais vous allez sans doute y trouver d'autres truc, tant mieux...).
La suite de la disco est composée d'un album de remix oubliable et d'un second LP, Und Die Scheisse Andert Sich Immer (germanophones, veuillez rajouter les accents manquants) en 2006, toujours de très bonne facture mais peut-être moins "massif", moins cohérent, car plus éparpillé dans l'électro.
Je suis un peu à court de descriptions alors je laisse la musique parler. L'album est dispo en streaming, vous pouvez aussi vous le procurer pour une bouchée de pain au même endroit dans tout plein de formats. Réglez bien vos basses sur la rondeur et en avant, ça se passe chez Bandcamp.
Massive Attack vient de sortir Heligoland, son 5ème album, ça ne vous aura pas échappé. En attendant une hypothétique chronique, voilà le single, Splitting The Atom.
Très bon disque des new yorkais de Phantogram sorti en 2009. Décidément il s'en passe de belles dans la grosse pomme, je pense entre autres à Brazilian Girls dont l'excellent NYC a tourné en boucle chez moi cet hiver. Ici on retrouve un condensé de beaucoup d'influences (Lali Puna entre autres), des sons très Gorillaz, des envies de trip hop 90's, des mélodies pop mais toujours moins légères qu'il n'y parait. L'alternance du chant masculin et féminin ajoute à cette ambiance de "ça va bien mais je peux craquer à tout moment". Ne vous arrêtez pas au premier titre taillé pour la radio (qui ne l'empêche pas d'être bon), vous vous priveriez d'un univers détraqué, fait d'éléments familiers qui réunis donnent un paysage inédit. Un disque que je n'ai pas vu venir et qui s'est imposé tout seul, malgré moi. Hé au fait c'est quoi un phantogramme ? (promis après j'arrête) Bin c'est le truc nase que les cinémas et les fabricants de TV essaient de nous vendre en ce moment en nous faisant croire que c'est nouveau : la 3D. La stéréoscopie, enfin les images avec un décalage entre les couches bleues et vertes.
Juste pour goûter, voilà un titre du prochain Bonobo à paraitre le 8 mars 2010 toujours chez Ninja Tune. Super morceau, il me tarde. Bonobo - Eyesdown (Radio Edit) by Paris PngPng
Pas facile de donner suite à The Garden tout en continuant à proposer quelque chose d'intéressant... Le risque quand on fait ce genre de musique un peu convenue, c'est de sombrer dans la soupe qu'on apprécie et qu'on oublie aussitôt. Ce quatrième album donne toujours dans un style que je qualifierait de trip-hop, même si on parle plus de downtempo ces temps ci on dirait. Zero 7 créé une ambiance cocooning, voix masculines et féminines savamment alternées, mélodies catchy, on croise Massive Attack comme avant, mais aussi Trentemoller (pour le côté deep) et même The Knife (sur Ghost Symbol) avec son electro aux voix distordues.
Les deux producteurs britons à la tête de ce projet (Henry Binns et Sam Hardaker) ont l'habitude de travailler plusieurs matières (de Radiohead à Robert Plant en passant par Sneaker Pimps) et de les mélanger, on peut dire qu'une fois de plus le résultat est très agréable a entendre et a l'immense mérite de mettre à peu peu près tout le monde d'accord sans verser dans la niaiserie. J'imagine facilement plusieurs générations et cultures musicales trouver un consensus autour de Yeah ghost, ça en fait un bon disque (au moins t'en as un) à passer quand ta famille vient prendre le thé.
Voilà un disque pour lequel je suis tombé comme on tombe malade. J'en attendais rien, c'est pas venu tout de suite, mais d'un coup c'était évident. Krikor and The Dead Hillbillies, un nom impossible à retenir sur une jaquette trompeuse. On pourrait s'attendre à un nouvel ersatz des White Stripes, alors que rien à voir. Krikor Kouchian produit, bidouille et participe depuis une dizaine d'années à divers projets, ça lui confère une certaine maturité sur ce Land Of Truth. Il commence comme du rock, évolue vers de la pop electro clash, passe par de la deep techno, et finit en drone folk. Un voyage unique et déroutant. Chacune des pistes pourrait mériter un album entier sur le même thème. Comment peut-on exceller dans tous ces styles à la fois ?
Autre source de satisfaction, tout cela se passe en France. Krikor a débauché l'excellent Nicolas Ker de Poni Hoax (eux aussi chez Tigersushi) qui donne une teinte 80's, ainsi que Chloe (Battant) qui se charge d'aérer tout ça.
Un disque à tiroirs, beaucoup de références, et du génie. Qui a dit que les musiciens electro n'ont aucune culture musicale ?
J'avais mille autres albums en tête mais au final, une fois n'est pas coutume, je tape dans l'actualité. Archive (que l'on prononce "arkaïve" si on veut pas passer un plouc) vient donc de nous pondre son dernier opus, Controlling Crowds. Un nom ma foi sympa et qui attise ma curiosité, ce qui n'est pas le cas de la pochette de l'album, laquelle conviendrait plus à la couverture d'un roman de Lovecraft ou d'un album de Carcass. Bref, c'est sombre et tristounet, normal pour Archive, mais c'est aussi moche. Les goûts et les couleurs...
Je précise avant de continuer que je ne connais pas toute la discographie de ce groupe. Je suis juste fou amoureux de leur chanson fleuve "Again", qui figure dans un album très inégal (You All Look The Same To Me, 2002). Oui, ça fait penser fort aux Pink Floyd mais diantre que c'est bon. Ensuite, j'ai découvert que leur premier album (Londinium, 1996) était considéré comme un des actes fondateurs du trip-hop. J'avoue que c'est un bon album, même si Massive Attack était déjà dans la place à cette époque, et en mieux, à mon humble avis.
Mais revenons donc à ce Controlling Crowds. Les premières sonorités ne surprendront personne, on est bien dans l'univers d'Archive. Nappes de synthé planantes, rythmiques simples mais bien foutues, voix douces, mélodies simples mais efficaces, tout y est. Le retour du rappeur qui officiait sur Londinium est a priori une bonne surprise même si pour le coup on se retrouve avec un mélange pas toujours cohérent du trip-hop des débuts et du style plus rock progressif de la période "Again". Cela dit, les voix chantées, tout en fragilité, font toujours leur effet et trouvent en général bien leur place. Enfin, surtout quand il y a un peu de rythme. Parce que sinon, les quatre morceaux les plus minimalistes (Word On Sign, Whore, malgré une super voix féminine, Chaos et Funeral dans sa première moitié) m'ennuient ferme le tympan.
Voici le premier single, Bullets, qui illustre bien l'album, tout en étant un peu plus mainstream que les autres, surtout au niveau du chant. Perso, je trouve ça assez réussi.
Globalement donc, pour les morceaux qui ont un peu la patate, on retrouve ce schéma que j'affectionne chez Archive, à savoir que la chanson part doucement pour s'enrichir peu à peu de rythmes et d'instruments, gagner en intensité et donc en émotions. On retrouve leurs bonnes boucles de beat, les guitares over-saturées typiques en fond et toute leur panoplie de sons électro très reconnaissables. Une mention spéciale pour la batterie qui, quand elle prend les choses en mains, file une pèche d'enfer avec un style très élégant, comme par exemple sur Dangervisit ou Kings of Speed. Faut dire aussi que tout ça est fort proprement mixé et produit (trop pour certains peut-être ?).
Au final un album un peu fourre-tout et pas vraiment original puisque Archive fait un peu tout ce qu'il sait faire. En vrac. On se raccroche volontiers aux morceaux les plus catchy, et on réécoute avec plaisir en zappant le plus mou et se disant que quand même il y a une vraie intention musicale derrière tout ça.
Une après midi d'ennui profond au bureau, je tombe sur le Flickr de Neil Krug. Splendide. Il shoote avec des vielles pélloches de Polaroïd périmées, ça donne un effet tout vieux. Très belles couleurs. Le gars a 25 ans et semble ble plutôt doué. Il fait aussi de la promo, voilà le clip réalisé pour Ladytron récemment :
Je suis pas grand fan de Ladytron, mais c'est pas désagréable. Et la vidéo semble composée de multiples photos, j'aime beaucoup. Surtout le vol de méduses. Allez faire un tour voir ses photos, c'est très beau. A suivre, son travail pour le prochain Ratatat.
Encore une belle nouveauté sur Bpitch Control, le duo Antye Greie-Fuchs (AGF) et Vladislav Delay nous propose un electro pop reposant mais surprenant. Reposant car comportant pas mal de silence entre les sons, reliés entre eux par la douce voix d'Antye. Surprenant, car malgré l'ambiance feutrée, la musique de Delay nous emène avec retenue dans plusieurs directions à la fois. Symptoms fait suite à Explode, sorti en 2005. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer ce disque en entier, car en fait ce disque est assez indescriptible, il faut l'écouter. Le coup de cœur du moment pour moi. http://www.agfdelay.com/
Sorry, pas de média à vous soumettre, en lot de consolation, cette video de Laub, autre projet d'AGF. Elle y chante cette fois en allemand, ça ressemble un peu à ce qu'elle fait avec Delay, mais j'aime moins :
encore un oubli de 2008, leila arab, mais qui c'est? voici déjà 3 bonnes raisons d'écouter cet artiste sans se poser de question.
- elle a travaillé avec björk au clavier sur les premières tournées, comme ingé du son sur post et elle a même composé 2 titres sur medùlla et restrain drawing 9.
- c'est aphew twin qui dans les années 1990 produit sont premier album like weather.
- mais surtout leila vient de signer chez WARP, tout simplement, donc comme tout album signé par WARP nous nous devons (et oui vous aussi) de jeter une oreille dessus.
vous en voulez un peu plus, et bien c'est la sœur de roya arab, la chanteuse sur le surpuissant londinium, et on peut dire que leila a écouté l'album de sa sœur en boucle, certains titres rappellent en effet ce son gras mêlant trip-hop et électronique cher à nos oreilles.
l'album alterne donc entre trip-hop, électronique, expérimental, lo-fi, ambiant, et même un peu de bossa nova. c'est du gros n'importe quoi. un ovni qui lui même s'est perdu. on ne retrouve pas vraiment de fil conducteur, les titres s'enchainent sans se poser de questions, dommage mais on a connu pire.
tout le monde y trouvera à boire et à manger et notamment le premier titre de l'album mollie#1 qui sent quand même bon le vieil archive couplé à l'expérimental cher à son pote R. D. James, on en redemande.
le voici en version live :
c'est simple l'album pousse à mettre toujours le volume de votre enceinte plus fort. à force ça pète tout bonnement. et pour ne pas surchauffer votre matériel, ça et là sont disposés des titres plus cérébraux sur lesquels elle associe des séquences visuelles pour ses lives.
le preuve par deux avec les deux vidéos suivantes qui donnent un mini aperçu des différents univers présents sur blood, looms and blooms.
time to blow#2 :
mettle#5 :
poussez votre exploration un peu plus loin pour écouter deflect#9. en duo avec martina dopley bird (connue pour son travail avec tricky) ce titre fait penser à du métric, les voix douces des chanteuses contrastent avec l'agressivité de la musique, le résultat fait son petit effet.
voilà ce qu'on peut dire de blood, looms and blooms, on sent sans arrêt différentes influences sans que pour autant elles ne deviennent envahissantes, bon album donc qui devrait tourner pas mal sur ma playlist.
Ah ya pas que le stoner dans la vie, un petit billet sur une vraie nouveauté, une fois n'est pas coutume. Telefon Tel Aviv, ce nom réapparaissait sans cesse au cours de mes recherches sans pour autant que je puisse y attribuer un son. Leur troisième album au titre engageant de "Immolate yourself" est une bonne occasion de consacrer un peu de temps à ce duo de New Orleans.
Ce nouvel album est sorti sur le label berlinois de Ellen AllienBpitch Control sur lequel on retrouve nombre d'artistes talentueux : Apparat, Modeselektor, Kero, Modechipet, enfin ça c'est ceux que je préfère. Joshua Eustis et Charles Cooper des TTA avaient d'ailleurs aidé Apparat à ficeler le très réussi Walls, il n'est donc pas étonnant de les voir débarquer sur Bpitch. L'univers musical de TTAest d'ailleurs assez compatible avec certaines ambiances et sonorités de Ellen Allien et Apparat. Sans le côté dancefloor / minimal de la première, et le sans le côté pop de l'autre (sur Walls tout du moins). Ici, les sons electro donnent une ambiance à la Depeche Mode très réussie. Une belle découverte. Voilà le premier morceau de l'album :
Jetez aussi une oreille attentive à Fahrenheit Fair Enough et Map of What Is Effortless, les albums précédents de 2001 et 2004, qui proposent des mélodies hachées / concassées promises à de longues heures de diffusion dans mon Winamp. What is it without the hand..., un titre splendide de Map of What Is Effortless :
Notez que Charles Cooper (au premier plan plus bas) est mort à 31 ans deux jours après la sortie du disque fin janvier 2009, dans des circonstances encore floues. RIP
Oh la belle pochette avec une plage et des oiseaux dessus ! Le dernier disque d'Alias date d'aout dernier, je tombe dessus que maintenant. Le jeune homme de Portland est sur le label Anticon depuis 7 ans, et a enchainé disques, remixes et collaborations comme vous pouvez le voir ici. Sur ce label, on trouve plein d'amateurs de hip hop qui n'ont pas peur de montrer qu'ils sont des êtres sensibles comme les autres, même que parfois ils pleurent et tout. Ici, pas de limo / bimbo, et des fois ils utilisent des vrais instruments. Culture hip hop, mais ouverte vers le reste, à la façon d'Aesop Rock ou Daedelus. En vrac dans ce que je connais : 13&God, Peeping Tom, Why?, Sixtoo, Sage Francis, Son Lux, etc...
Dans les milieux branchés, on appelle ce foutoir electro rock hip hop de l'abstract hip hop. Ca doit vouloir dire quelque chose. A une période où on se la pétait moins, on appelait ça du TripHop, ça faisait l'affaire. En tout cas, ce disque est un excellent retour, vu qu'il n'a fait que des collaborations et remixes depuisAll Things Fixable en 2005 il me semble. Toujours à base de nappes electro et de rythmes rap hachés / découpés, on y entend quelques featuring des potes de chez Big Dada (label hip hop de Ninja Tune) cLOUDDEAD / Why? / Hymie's Basement, je les aime bien, c'est toujours agréable. C'est le cas de Well water black à écouter plus bas, qui n'est pas sans rapeller DNTEL ou Postal Service.
Disque relaxant, mais un poil fade, du coup je me replonge dans l'excellentissime Muted (2003) qui m'avait fait découvrir Alias, dont voilà un fier représentant, Sixties Fast, en seconde position dans le player.
A entendre aussi parmi ses collaborations : Alias & Ehren - Lillian (2005), toujours aussi relax avec Ehren Whitney au saxophone, un peu à la façon d'un DJ Krush avec Toshinori Kondo. Lillian, dernier morceau de la playlist.
Moi, le hip hop m'a perdu quand tout ce qui faisait yess yess yo ! a commencé à faire wesh wesh ! et bling bling. Heureusement, quelques musiciens ont conservé leurs neurones et ne vendent pas leur cul sur MTV.
Vite un post pour faire descendre les sauvageries de MrWistlewolf !
Parmi nos lecteurs, je crois déceler quelques jeunes gens qui ont grandi biberonné par Bjork, PJ Harvey et Tori Amos. Bin Natasha Khan aussi. A l'écoute de son disque avec les Bat for Lashes, aucun doute. Un savant mélange de tout ça, avec des trucs qui rappellent vaguement Dead Can Dance, The Knife et Linda Perhacs. Très bon disque que j'ai aimé tout de suite, attention , ya des risques pour que je me lasse. mais ça mérite une écoute, rien que pour le syncrétisme girl/pop/rock que ça représente. Et merci Tracks pour cette nouvelle découverte.
Natasha, elle ressemble à rien, une sorte d'échapée de camp hyppie, jugez plutôt : Alors que là, avec ses plumes de paon, vachement mieux : En attendant qu'Arnok fasse la chronique du dernier AC/DC, ça fera l'affaire.