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lundi 14 mai 2012

santigold - master of my make-believe


santogold tout le monde s'en souvient, renommée santigold, santi white de son vrai nom revient avec un second album master of my make-believe. elle a pris son temps depuis santogold et reviens avec de nouveaux titres et un son qui a pas mal évolué. on sent que l'artiste n'a rien perdu de sa créativité et master of my make-believe le prouve.
nouvel album et nouvel entourage, avec karen o (yeah yeah yeahs) que l'ont entend notamment sur go!#1, le premier titre qui débute magistralement l'album, et les producteurs david sitek (tv on the radio), q-tip et nick zinner (yeah yeah yeahs).



la musique repose toujours sur du dub entremêlé de gros rifts de guitare bien incisifs à l'instar de desperate youth#2. les titres vont, viennent, sont toujours très bien écrits (notamment the keepers#9), les hits sont présents à l'instar de fame#4 ou encore the riot's gone#7, mais tout est policé, convenu et trop léché. on ne reconnaît plus vraiment santigold. du coup j'en reviens aux producteurs qui au final ne me semblent exempt de tout reproche.




c'est peut-être ce que santi voulait au final, mais je trouve cela un peu dommage, cela ne m'empêchera pas d'écouter l'album que je trouve bon au delà de la critique, mais que penser de desperate youth#2 qui me fait plus penser à un titre de tvotr avec un feat. de santigold que l'inverse. alors le titre déménage oui, et est franchement bon (mieux que les dernières créations de sitek en tout cas), tout ce que vous voulez, mais ce n'est pas santigold.

voilà l'album déménage, l'apport d'électronique est omniprésent, il y a très peu de relâche, on retrouve pas mal d'influences assez différentes, le tout étant cohérent. master of my make-believe est au final une machine, pas d'erreur sinon qu'il ne prend aucun risque et c'est un peu là que le bas blesse.
en conclusion c'est un bon album, mais il laisse un léger goût amer au fond des oreilles.

dimanche 8 mai 2011

The Beastie Boys - Hot sauce commitee part two


Ne cherchez pas la part one, elle a été annulée suite au cancer de la MCA qui s'en est remis et a renvoyé tout le monde en studio à sa guérison. On avait pas entendu les "3 MC's & 1 DJ" depuis 2004 et leur album hommage à NYC, et malgré les années et les albums, le résultat est là. Cette galette ne ternira pas l'image immaculée des beastie. On pourrait dire "quoi ? encore un énième album des beastie ?", et j'avoue que j'ai été tenté de l'aborder comme ça. Oui mais non, cet album est utile, et les beastie continueront longtemps à représenter un îlot de crédibilité au milieu d'un rap qui n'en finit pas de se vautrer dans ses clichés.


On y retrouve le groove de Check your head (make some noise, nonstop disco powerpack), on y bidouille de l'electro (OK), on y invite du gros rappeur tout pourri (too many rappers -feat Nas), on s'en roule un gros avec Santigold, on s'essaye même sur des instrus sombres (long burn the fire), on se la joue punk en ressortant les guitares...



Bref, un concentré des classiques des beastie mais avec suffisamment de nouveautés saupoudrées pour maintenir l’intérêt du B-boy que vous êtes. On se quitte avec Fight For Your Right (Revisited), un film croustillant de oscilloscope laboratories, organe officiel de la propagande beastienne.

mercredi 26 janvier 2011

das racist - shut up, dude


bonjour, il va falloir en profiter car une chronique de hip hop cela ne va pas se représenter de sitôt.
déjà si je chronique cet album c'est que je suis tombé littéralement sur le cul, première bonne nouvelle. cela ne m'était plus arrivé avec ce genre de musique depuis one inch punch, une éternité. deuxième bonne nouvelle, shut up, dude est en téléchargement libre ici et pour le même prix il y a son petit frère sit down, man que vous pouvez charger là.

voilà das racist a sorti ses deux albums en 2010 et les a mis en téléchargement libre, c'est hallucinant, j'ai pas encore compris le geste!

j'oubliais, troisième bonne nouvelle avant de commencer, diplo (le "concepteur musical" qui fait de la pub pour des smartphones) produit.

alors revenons à la musique et à shut up, dude, c'est donc du hip hop aux forts accents électroniques, ça c'est bien! mais en plus c'est totalement décalé et encore j'ai pas tout compris. il n 'y a qu'à écouter combination pizza hut & taco bell#3 (le titre qui les a fait connaître), pour s'en rendre compte, déjà rien que le nom!



les titres sont farfelus, loufoques et envoient du gros son. de quoi hocher de la tête pendant des heures. en tout cas je restais scotché pendant l'heure que dure l'album. et ce qui devait arriver, arriva, paf!!! repeat.

le trio (victor vazquez, himanshu suri et ashok kondabolu), new-yorkais malgré son nom a consonance allemande et le look de terroristes, commence a bien tourner et à se faire une place sur la scène américaine, le "petit" groupe qui monte qui monte. ils ont repris de flambeau des vieillissant beastie boys. je lance beastie boys comme ça, car vu mon inculture au niveau du hip hop, c'est la première chose qui m'est venue.

voilà que dire de plus... foncez les yeux fermés vous ne serez pas déçu et vous passerez même un très bon moment.

you oughta know#2, un pur délire avec une reprise de juelz santana feat. com'ron



chicken and meat#8,



je ne mets que ces titres là, j'aurais pu en citer d'autres, vous aurez la surprise.

jeudi 29 juillet 2010

misteur valaire - golden bombay


la première fois que j'ai écouté MV (on est intime faut dire maintenant) j'ai commencé par cet album et je me suis dit, "hola ils ont écouté bran van 3000 dans leur jeunesse, ils sont peut-être ami!!". finalement je ne suis pas tombé loin car BV3000 est invité sur cet album. sont également présent beaucoup de québécois dont fanny bloom de la patère rose (que l'on verra une autre fois), beni bbq, senja sargeant et giselle webber, enfin que des gens que nous pauvre français ne connaissons pas, mais qui méritent à être connu. surtout quand on voit les artistes québécois qui percent en france, mais pourquoi eux et pas les autres, qu'avons nous fait de mal pour récupérer les dion, saint pier et compagnie...

mais revenons plutôt à nos caribou, l'ambiance change totalement sur cet album par rapport aux deux précédents. golden bombay est à base d'électronique, de trip hop, d'ambiance hip hop et surtout de beaucoup de second degré. que du bon, c'est léger, décalé et ça fou une pêche, j'ai déjà coché la case du vendredi 8 octobre pour leur venue au bikini (le tout pour 5 euros, je ne vois donc aucune excuse pour ne pas être au rendez-vous). un avant goût tout de suite.



alors ça donne envie, ne le niez pas vos mouvements de tête vous ont trahis.
comme vous aurez pu le constater, l'électronique est très présente, elle est beaucoup plus travaillée que sur friterday night chroniqué ici même. elle est plus léchée et peut de par le fait prétendre à une place de choix dans ma playlist electronica avec dan dan#5 et lillehammer#7.
ça part un peu dans tous les sens, mais ils arrivent toujours à retomber sur leurs pieds, ou leur tête selon ce qu'ils avaient décidé auparavant. j'ai ajouté les deux titres sur ma playlist à droite.

mais tout suite le clip officiel d'ave mucho (feat. bran van 3000)#3, si après ça vous n'êtes pas conquis, je n'y comprendrais plus rien.



voilà je vous rappelle juste qu'ils donnent leur album sur leur site ici, alors n'hésitez plus.

dimanche 13 juin 2010

Free The Robots - Ctrl Alt Delete


Voilà un moment que ce truc tourne en boucle chez moi, surtout tard le soir quand je n'ai plus toute ma tête. C'est pas parce que je vomis par tous les orifices la sauce hip hop qu'on nous sert depuis quelques années que je n'aime pas le hip hop. Au contraire, c'est parce que je l'aime profondément. Mais là on a une telle overdose que j'arrive plus à entendre un MC en dehors que quelques rares exceptions. Free The Robots a une base hip hop (sans pour autant faire du bruit avec sa bouche), des influences jazz et des moyens de production electro. Bleep même. Parfois ça sonne comme si un MC muet composait son instru avec une Gameboy et une Master System. Puis apparait un piano ou un orgue, et on glisse gentiment vers un truc electronica dub step, un brin de mélancolie, de l'insouciance, de la noirceur, on croise vraiment toutes les émotions dans un disque qui parrait pourtant homogène.

Mon titre favori, pas le plus jazzy je vous l'accorde, sûrement le plus "tût tût pouet pouet" de ce fantastique album, mais qui démontre bien sa capacité à faire quelque chose de très bon avec trois bouts de ficelle :


Un petit trailer pour Ctrl Alt Delete :

Free The Robots "Ctrl Alt Delete" Promo Video #2 from Alpha Pup on Vimeo.



Un second :

Free The Robots "Ctrl Alt Delete" Promo Video #4 from Alpha Pup on Vimeo.



Rencontre avec l'homme derrière la machine :


Son MySpace.

samedi 6 mars 2010

Michael Fakesch - Exchange


Les allemands Michael Fakesch et Chris DeLuca ont squatté mon top ten pendant pas mal d'années quand ils œuvraient ensemble sur Funkstörung pour !K7. Le monumental monument hip hop / electro Deadly wiz da disko (Chris DeLuca & Peabird) tourne toujours régulièrement chez moi et Funckarma trône encore au panthéon de l'IDM en ce qui me concerne. Je me jette donc sur cet Exchange comme un morfale, impatient d'y retrouver une bonne partie de mon imaginaire electro des années 2000. Attention toutefois, il s'agit ici d'un recueil de remixes que MF propose sur son label Musik Aus Strom. Il y a donc un côté kaleidoscope et l'ensemble n'a pas la cohérence d'un album. On retrouvera donc entre autres Bomd the bass, Hecq, Hextatic, et Notwist passés à la moulinette electronica cut & paste du teuton. Préparez vous aussi à entendre du hip hop qui tâche et de l'electro funk parfois à la limite du tolérable sur le titre de Towa Tei. Cette collection peut parfois manquer d'unité et apparait comme un rassemblement hétéroclite, mais l'amateur ne saurait passer à côté.
Broadway Project - Paint it Blue (Michael Fakesch remix) by chernobyl1986

jeudi 4 mars 2010

gorillaz - plastic beach


l'homme est allé partout et a surtout laissé ses traces où il pouvait, où il voulait et même là il ne pensait pas. plastic beach est une île, mais pas n'importe laquelle, un morceau de terre dans le pacifique au point nemo, l'endroit le plus éloigné des terres continentales. et même là l'homme y a laissé sa trace, une belle saloperie d'animal en somme.

voilà pour la petite histoire de ce troisième opus de gorillaz, troisième album recentré sur le hip hop qui m'a un peu pris à revers, forcement 2-D avait annoncé un album très pop en souvenir du bon vieux temps. alors du coup je sais pas si c'est le fait que je ne m'y attendais pas du tout, mais je trouve cet album très difficile d'accès. cette difficulté est sûrement due au fait que damon albarn n'a plus besoin de prouvé quoi que ce soit et est enfin reconnu aux états-unis, d'ailleurs il n'y a qu'à regarder la liste des featuring de l'album qui est assez impressionnante, et ce même pour un américain, regrouper autant de personnalité c'est assez énorme, alors pour un petit british qui faisait de la pop anglaise il y a 15 ans, je préfère ne pas y penser.

on retrouve des nappes de clavier vintage, alors là ok c'est souvenir souvenir mais c'est et je me répète le hip hop qui fait un peu la loi sur cet album et notamment tout le début.
mais ce n'est pas que ça plastic beach, c'est toute une histoire et comme à chaque album de damon albarn on se laisse porter par les mélodies, on écoute attentivement les ambiances diverses. car après une première partie d'album assez agressive l'ambiance se calme au fur et à mesure que l'album avance. les ambiances vintages deviennent de plus en plus présentent, on peut enfin se prélasser et dodeliner tranquillement de la tête.

pour l'instant je ne suis pas totalement convaincu il est vrai, mais je frétille pas mal quand même vu l'énorme potentiel de cet album et je parie que d'ici quelques écoutes, je ne pourrais plus m'en passer, enfin tout dépend de mon intégration des accords de clavier qui sont le fil conducteur de l'album. l'album dure un peu moins d'une heure, il y en aura donc pour tout le monde et pour toutes les humeurs vu l'éclectisme des titres. vu que j'ai pas trouver de vidéo à mettre en partage (j'ai pas trop chercher ok), il vous faudra faire le boulot vous-même de toute manière n'ayez aucune crainte, l'album est en écoute gratuite sur wormee.

ah non je vous le dit le damon il est libéré et en a profiter pour faire du bon boulot, en atteste le site internet de l'album là qui se trouve être un mini jeu, alors oui on est habitué avec gorillaz, mais quand même il faut le faire. et puis il en a plus rien à foutre de tout sinon de la pollution générée par ses pairs.

samedi 27 février 2010

Gonjasufi - A Sufi & a killer


Cette nouvelle galette estampillée Warp sonne comme un Beck époque Stereopathetic soulmanure qui aurait fait une rencontre mystique sur la planète Bollywood. Complètement illuminé ce Sumach. Le voyage se fait dans le temps et l'espace de Bombay à Frisco en passant par Bagdad et New Orleans, on passe des 60's à l'electro / hip hop, d'un SuzieQ clin d'œil à la ligne de basse de I wanna be your dog d'Iggy Pop à l'orient et sa musique hypnotique sur Kowboyz and indians. Et paf, rock soul sur Dust avec un arrière goût de TV on the Radio, puis générique de série 80's sur Candylane, touche de jazz dans Advice, et ce single, Ancestors, produit par Flying Lotus... Un album mystérieux aux multiples facettes, une trouvaille de premier choix !


samedi 23 janvier 2010

gorillaz - plastic beach


en fin d'année dernière damon albarn annonçait un troisième album de gorillaz pour 2010, ça en y est en on sait un peu plus, l'album s'intitulera plastic beach et verra cette fois des featuring avec snoop dogg, lou reed, mos def, bobby womack, barry gibb et de la soul.

l'album sortira en mars, donc en attendant vous pouvez aller faire un tour sur le site officiel là vous y verrait plusieurs trailers bien sympathiques.

mercredi 11 novembre 2009

Blockhead - The music scene


Après Music by cavelight en 2004 et son génial Insomniacs olympics, puis Downtow Science l'année suivante, Uncle Tony's coloring book que (flûte) je n'ai pas entendu, Blockhead propose une fois de plus de quoi garnir votre étagère Ninja Tune avec une pièce de choix. Pas de changement majeur pour Tony Simon. Le producteur new-yorkais fait toujours dans le hip hop instrumental arty, avec un goût prononcé pour la mélodie et le "digging" comme dit DJ Shadow. On dirait en effet qu'il passe pas mal de temps à fouiller dans les vielles galettes pour nous concocter des mélodies teintées de soul. The music scene est un disque très Ninja Tune, donc très bon.



Allez on se remet un petit Insomniac Olympics, c'est tellement bon :

dimanche 11 octobre 2009

Thavius Beck - Dialogue

Thavius Beck, encore un rappeur qui refuse de rester dans son tiroir. ça date sûrement de l'époque où il officiait avec Global Phlowtations, je connais pas bien mais c'était déjà original et un poil glauque. J'avais été haché menu par les lames acérées de Decomposition, son album de 2004 avec un son très pointu, à la limite de la torture. Entre temps il entre dans l'entourage de Saul Williams et Nine Inch Nails avec qui il produit et remixe, ça s'entend dans ses instrus. Ce Dialogue est un produit de tout ça, un electro hip hop étouffant, synthétique, froid, une bande son pour THX 1138 ou je ne sais quelle vision flippante d'un futur totalitaire. Un disque malade et oppressant qui ne s'écoute pas à la légère, avec une vraie audace, des superpositions de sons synthétiques et des cuts en raffale . Pour preuve ce Go ! qui n'a pas froid aux yeux.



Pour une son entrée chez Big Dada (écurie Ninja Tune) Thavius Beck frappe fort.

Speech Debelle - Speech Therapy


Il y a bien longtemps que le hip hop a pris sa revanche sur le rock, au point que les radios nous vomissent chaque semaine leur lot de "nouveaux talents" toujours dans la surenchère. Je sais pas vous mais moi j'ai atteint un niveau de saturation qui frise l'écœurement depuis quelques années. J'ai trouvé refuge chez Ninja Tune (Roots Manuva, The Herbaliser), les vieux trucs (Beastie Boys, Kool Keith, Ultramagnetic MC's) ou les touche à tout (Dan the Automator, Alias, ediT, Thavius Beck, Saul Williams). Speech Debelle émerge dans la première catégorie, plus précisément chez Big Dada. On peut se demander si le marché a besoin d'une énième production du genre qui a priori n'a aucune raison de sortir du lot, du moins c'est dans cet était d'esprit que j'aborde ce disque.

Et bien figurez vous que ce Speech Therapy est très rafraichissant. Il reprend les poncifs du genre, mais l'habille avec une foule d'instruments acoustiques, des accents jazz / acid jazz, une jolie voix de jeune fille, et des compos charmantes. Voilà un disque maîtrisé avec quelques moments de pur génie (Better days feat Micachu). La jeune britannique s'est vue remettre le Mercury Prize 2009 (album de l'année outre Manche), on peut dire qu'elle s'est évadée de l'underground. Parfois je me demande s'il n'y a que chez nous qu'on s'obstine à passer de la bouse à la radio...



Bref, je suis sous le charme, Roots Manuva n'y est surement pas étranger, on sent sa présence en coulisse (et en featuring). Speech Debelle est en tournée en France ce trimestre, certainement une belle rencontre.

dimanche 27 septembre 2009

Alias - Resurgam

Joli retour d'Alias avec ce Resurgam chez Anticon, toujours dans le hip hop electro, souvent instru. Un bel apperçu dans ce titre chanté par Yoni Wolf de Why ? (aussi entendu dans 13+ God, Boom Bip et cLOUDDEAD entre autres), j'aime bien la façon qu'a ce label de faire du rap, c'est l'inverse des clichés habituels. Les codes musicaux sont là mais débarrassés du superflu.

Un disque agréable que je risque d'écouter aussi souvent que All things fixable.

samedi 1 août 2009

Ebony Bones! - Bone of my bones

C'est la honte si j'aime ce disque ? Peut-être un peu non ? Je sais pas si j'ose... Parce que quand même, l'accoutrement carnavalesque, le "personnage" tout ça, est-ce bien raisonnable ? J'ai du mal avec les artistes qui en font des tonnes pour gagner en visibilité. Cela dit quand j'écoute Bone of My Bones, chez moi j'ai pas la tigresse en train de danser dans mon salon avec tout son barda multicolore ridicule. Heureusement, je crois que je deviendrais violent sinon.

Bon, alors ça m'ennuierait de faire une trop grosse tribune à ce disque (avec le trafic de ouf des arnok) qui a déjà joui d'une promotion amplement suffisante, alors je vais faire bref.
Ebony Bones, c'est une bonne alternative à Santigold (ou Santogold, comme vous voulez), c'est pop, rock, funk, electro, ragga, hip hop, disco, dance, r'n'b, ça bouge bien et c'est inventif. J'aime ce disque (beaucoup).

vendredi 1 mai 2009

Beastie Boys - Awesome; I Fuckin' Shot That!


Pour une bouchée de pain, je me suis offert ce DVD des Beastie Boys, le groupe de hip-hop qui avec Cypress Hill m'a permi de m'ouvrir un peu au rap il y a bientôt une quainzaine d'année. 

Le concept : en 2006, 50 fans se voient confier un camescope pour filmer un show monumental au Madison Square Garden de New York. Consigne : ne jamais s'arrêter de filmer.

Résultat : une vidéo "pirate officielle" en forme de kaléidoscope. Malheureusement la qualité de l'encodage est honteux et le montage est MTVesque (dans le sens "bouffe du stroboscope et du changement de plan toute les secondes).

C'est bien dommage parce que ça fout la gerbe, mais faut bien avouer que ce concert était énorme. J'aurais donné cher pour y assister. Le set est partagé entre les parties hip-hop, rock et funk, c'est varié, toujours bon esprit, et le public vénere completement ces doux dingues. Ben Stiller et Jack Black inclus. MCA, Mike, D Ad-Rock et leur DJ Mix Master Mike sautent dans tous les sens, disparaissent pour aller chanter dans les gradins, foutent une ambiance de dingue. 

Ces trois malades ont tout de même entre 42 et 44 ans, et ça ne les empêche pas de nous livrer de la qualité galette après galette... Chapeau les gars. D'ailleurs en parlant de galette on attend la prochaine !

mardi 28 avril 2009

Hebdromadaire #10 (1809) - POS - Drumroll



Pas forcement le meilleur clip du monde niveau visuel, mais le son claque sa maman quelque chose de sévère, des roulements de batterie biens secs, une basse graisseuse, un flow technique qui défile et des chœurs digne de Biohazard.

Le hip-hop ne devrait jamais être différent de POS

Vous voulez en savoir plus ?

http://www.myspace.com/pos

dimanche 19 avril 2009

Krazy Baldhead - The B Suite

Excellent premier album de Krazy Baldhead, pour situer ça rappelle les sonorités de Para One, Teenage Bad Girl ou Justice. Encore un gars du sud de la France, et pas un guignol. 10 ans de conservatoire jazz pour pondre cette balle electro breakbeat, faut avoir une sacré ouverture d'esprit.

Direction MySpace pour y goûter, mais ne vous contentez pas de ça, ya pas grand chose sur sa page...

Ecoutez aussi ses travaux précédents : Dry Guillotine, Sweet Night EP et HAL & Time period.

mercredi 21 janvier 2009

Saul Williams - Tardust Liberated

Par le biais de sa newsletter, Saul Williams nous offre un titre à l'œil, un moyen pour ce poète engagé de marquer la prise de poste d'Obama ce mardi. Le titre se nomme The government et se télécharge directement ici. Rien de phénoménal, mais une bonne excuse pour réécouter l'excellent "The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust!" sur lequel ont bossé entre autres Thavius Beck, Alan Moulder et Trent Reznor de NIN, et ça s'entend. Super reprise de Sunday Bloody Sunday de U2 au passage.

Cette splendide photo de SW ornait sa newsletter, je vous la vomit telle quelle. Non mais franchement, est-ce bien raisonnable. Et si ta grand-mère te voyait.

lundi 17 novembre 2008

edIT - Certified air raid material

Dans cette cacophonie de posts et pour nos deux lecteurs fidèles (dont moi), je vous propose une nouvelle news faisandée sur un disque sorti l'an dernier.
Ah bin oui mais je l'avais loupé cuilà aussi...

Donc, c'est rouge noir blanc (mes couleurs, ça commence bien), la skyline de Hong Kong by night, et ça pourrait être l'affiche de Fast and Furious 4. Je vous préviens, je fais dans le jacky jusqu'au bout.

Pour faire un tableau plus large, précisons que Edward Ma fait une sorte de mélange à base de micro samples copiés collés dans tous les sens que l'on nomme Glitch ou Click'n cuts quand on veut se la jouer. Disons que c'est du Aphex Twin à la sauce Hip Hop. Dans la famille, il doit y avoir Funkstörung et Prefuse 73 pas loin.

J'ai découvert edIT il ya quelques années avec le très bon "Crying over pros for no reason" (2004), au son très sec, cristallin, instrus sans lyrics. Ce disque donnait l'impression d'un verre jeté au sol, brisé en mille morceaux, mais qui fait un joli motif. (Elle marche ma métaphore ?). Très bon disque electro Hip Hop quoique un peu bourratif, belle perf mais faut pas en abuser. Un petit extrait :



Cette fois, c'est du gros. Oulala ça c'est du gros son qui claque. Vraiment jsuis borderline là, je me souviens de la polémique autour de Santogold (gnagnagna c'est du ar'n bi), hé bin là je mérite d'être montré du doigt. "Certified air raid material" me donne presque envie de monter des suspensions hydrauliques sur la Clio et fesser ma... heu... voisine.

Le son est plus rond, on joue plus avec la basse, et quelques morceaux sont chantés par les featurings de The Grouch, Abstract Rude Busdriver, D-Styles, et ces gros baltringues de TTC qui une fois de plus auraient mieux fait de se pêter un genou. Bref, c'est du gros Hip Hop bien bourrin avec des instrus ciselées mais bien épaisses, j'ai pas pu trancher, voilà l'album entier :




Ah vous avez vu hein ? C'est une grosse bouse le morceau de TTC ! Rha les mecs, comment un truc qui avait commencé aussi bien (Léguman !) peut finir aussi mal...

"Certified air raid material" ne restera pas dans les anales mais va sûrement m'amuser un moment, un nouveau jouet ma foi fort divertissant.

vendredi 14 novembre 2008

Alias - Resurgam

Oh la belle pochette avec une plage et des oiseaux dessus !
Le dernier disque d'Alias date d'aout dernier, je tombe dessus que maintenant.
Le jeune homme de Portland est sur le label Anticon depuis 7 ans, et a enchainé disques, remixes et collaborations comme vous pouvez le voir ici.
Sur ce label, on trouve plein d'amateurs de hip hop qui n'ont pas peur de montrer qu'ils sont des êtres sensibles comme les autres, même que parfois ils pleurent et tout.
Ici, pas de limo / bimbo, et des fois ils utilisent des vrais instruments. Culture hip hop, mais ouverte vers le reste, à la façon d'Aesop Rock ou Daedelus. En vrac dans ce que je connais : 13&God, Peeping Tom, Why?, Sixtoo, Sage Francis, Son Lux, etc...

Dans les milieux branchés, on appelle ce foutoir electro rock hip hop de l'abstract hip hop. Ca doit vouloir dire quelque chose. A une période où on se la pétait moins, on appelait ça du TripHop, ça faisait l'affaire.

En tout cas, ce disque est un excellent retour, vu qu'il n'a fait que des collaborations et remixes depuis All Things Fixable en 2005 il me semble. Toujours à base de nappes electro et de rythmes rap hachés / découpés, on y entend quelques featuring des potes de chez Big Dada (label hip hop de Ninja Tune) cLOUDDEAD / Why? / Hymie's Basement, je les aime bien, c'est toujours agréable. C'est le cas de Well water black à écouter plus bas, qui n'est pas sans rapeller DNTEL ou Postal Service.

Disque relaxant, mais un poil fade, du coup je me replonge dans l'excellentissime Muted (2003) qui m'avait fait découvrir Alias, dont voilà un fier représentant, Sixties Fast, en seconde position dans le player.

A entendre aussi parmi ses collaborations : Alias & Ehren - Lillian (2005), toujours aussi relax avec Ehren Whitney au saxophone, un peu à la façon d'un DJ Krush avec Toshinori Kondo. Lillian, dernier morceau de la playlist.


Moi, le hip hop m'a perdu quand tout ce qui faisait yess yess yo ! a commencé à faire wesh wesh ! et bling bling. Heureusement, quelques musiciens ont conservé leurs neurones et ne vendent pas leur cul sur MTV.