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vendredi 12 avril 2013

the flaming lips - the terror

avant wayne coyne et ses copains faisaient de la musique et puis quand ils pensaient toucher au but, prenaient plein de drogue, remixaient le tout et enregistraient vite leurs frasques avant de reprendre pleine possession de leurs moyens. bon c’est pas exactement comme ça pour la totalité de leurs treize précédents albums, mais pour certains on doit pas en être loin.

pour the terror, ils ont inversés leur process de création. steven drozd, toujours prompt a arrêter ses sevrages, a commencé par se cloîtrer dans un studio pour en faire ressortir pleins de bruits et autres sons tous plus bizarres les uns que les autres sur le thème de la terreur. puis, merci bien, le groupe y a ensuite ajouté quelques mélodies dites écoutables par le commun des mortels.

alors ça donne envie non??? oui c’est mal vendu, mais les flaming lips sont tellement loin de ça qu’ils n’ont plus besoin de bonnes critiques pour vendre des albums ou pour faire parler d’eux, non ils savent faire dans l’inutile aussi (cf leur huit concerts effectués sur 24 heures en 2012). the terror est donc minimaliste, répétitif, expérimental, froid et à tendance dépressive, à croire que le groupe broie du noir en ce moment. sûrement due à la grosse descente qu’ils ont eut après avoir enregistré the flaming lips and heady fwends l’année dernière. cependant même si le petit dernier est, à l’instar de son prédécesseur, très expérimental, il reste tout de même très homogène et ne part pas dans tous les sens, là où justement l’avant dernier se perdait trop souvent.

the terror est donc expérimental mais cohérent, et c’est déjà ça car c’est pas facile tout le temps avec ces américains. si les passages de saturations, de boucles minimales ou encore de sons écorchés sont au premier plan, the flaming lips arrivent toujours a retomber sur leurs pattes pour nous livrer au final des titres parfaitement équilibrés. c’est souvent à la limite mais the terror ne bascule jamais dans un larsen dont on ne voit pas la fin. la preuve, ils sont arrivés à me faire aimer le titre you lust#4, un des plus long qu’ils n’aient jamais fait (13 minutes), mis à part leur record du monde du morceau le plus long du monde (encore une occasion réussie de faire de l’inutile sans contrepartie). you lust#4 passe par plusieurs états fort heureusement, de l'inquiétant au psychédélique, puis au psyché inquiétant pour enfin en arriver au psyché angoissant. non c’est sûr on passe de superbes moments avec ce nouvel album, je vous assure.

l'album déjà tortueux est la plus part du temps accompagné d'un chant prompt à l'évanouissement, et ce n'est pas you are alone#6 qui pourra prétendre le contraire.

pourtant l'album passe tout seul, pas d'ennui comme on pourrait le penser, c'est pas facile d'écoute mais aucun album ne l'a déjà été. ce qui prime ce sont tous ces petits sons et autres rifts de guitare saillants.

sun blows up today (titre en bonus) n'est pas le plus représentatif de l'album, c'est même le plus conventionnel, ahhaha un peu de normalité dans ce monde de bruits.




pour vous faire une idée de ce qu'est cet album, voici always there, in our hearts#9. une fois de plus le titre change de structure et devient frénétique après un long moment statique.



voilà vous savez ce qu'il vous reste à faire... non revenez et écoutez cet album merde.. vous serez surpris grâce à you lust#4, tabassé comme un malpropre par look... the sun is rising#1, conquis avec be free, a way#2 ou encore pétrifié par the terror#5.

lundi 19 novembre 2012

blood red shoes - la dynamo à toulouse le 13/11/12

"on est un groupe de pop, et on le cache en faisant du bruit".
et quel bruit, la dernière fois j'étais passé à deux doigts de l'évanouissement tellement les deux jouent fort, cette fois j'ai pris mes précautions, je n'y suis pas allé seul.

laura-mary a beau bien traiter sa fender, le son qui sort des amplis est saturé et terriblement punk. c'est aussi dû au fait qu'avec 5 accords elle joue un titre et pousse l'illusion jusqu'à nous faire croire qu'il y a 2 guitares.
steven lui a juste 4 caisses et 2 ou 3 cymbales, mais il fait autant de bruit qu'un groupe qui aurait 2 ou 3 batteurs. d'ailleurs c'est bien simple, on pourrait croire qu'ils sont 3 ou 4, cela ne poserait pas de problème.

trois albums en quatre ans et deuxième passage à toulouse, cette fois ci à la dynamo, un salle qui aime les groupes qui ne font pas dans la dentelle.
la salle est assez petite, tant mieux ça ne fait que renforcer l'impression d'oppression que l'on a quand les vibrations des amplis vous arrivent.
vos oreilles, elles, sont dans un état second se demandant si elles doivent quitter votre corps et ce qu'elles ont bien pu vous faire pour mériter cela.

le live durera 1h20 avec un peu plus d'une quinzaine de titres en tout, pour une setlist portée par les titres de fire like this (et notamment le magnifique color fade). ce live sonnait un peu comme un best off entremêlant singles déchirants et titres moins connus mais tout aussi légitimes. et quel live! ils enchaîneront furieusement les titres tout en distillant quelques blagues ainsi qu'une demande spéciale de steven au barman afin de compenser la bière renversée d'une fille au premier rang qui dans le feu de l'action et à cause d'un voisin trop expressif se l'est prise direct dans la figure. on sent le groupe à l'aise, sûr de lui, maîtrisant son sujet et heureux d'être présent, ils font le show à l'instar de steven qui monte sur batterie et ne sont pas blasés, loin de là ils ont même de l'énergie à revendre. le final sera d'ailleurs dantesque avec i wish i was someone better et je me perds.

en somme blood red shoes, malgré son jeune âge et un groupe qui avec peu fait beaucoup et je vous conseille d'aller les voir sur scène.
surtout qu'ils sont accompagnés d'un groupe français 1984 qu'ils produisent.

1984 sont trois mecs (guitare, basse et batterie) qui jouent dans le même registre que blood red shoes (ils ont d'ailleurs suivi le groupe pour leurs dates françaises). ils vont du post-punk au rock alternatif et se défendent rudement bien, les titres plutôt bien tournés avec une ligne de guitare incisive qui tranche bien avec le chant et une basse pesante et hypnotique. ils sortent un album en début d'année prochaine, il sera temps alors d'écouter leur premier opus influenza.

 la seslist de blood red shoes : 

1. It's Getting Boring By The Sea
2. Don't Ask 
3. Say Something, Say Anything 
4. Heartsink 
5. Keeping It Close 
6. Cold 
7. When We Wake 
8. This Is Not For You
9. Lost Kids 
10. Light It Up 
11. In Time To Voices 
12. It Is Happening Again 
13. You Bring Me Down 
14. Colours Fade
 

encore :

15. The Surf Song
     (Laura-Mary à la batterie et Steven à la guitare)
 
16. I Wish I Was Someone Better
17. Je Me Perds

mardi 3 juillet 2012

the black keys - el camino

et danger mouse a encore frappé, non pas que les blacks keys manquaient de talent et de fans, mais pour fêter leur seconde collaboration après attack & release de 2008, il n'a rien trouvé de mieux que d'accélérer la mue d'un groupe américain que la presse avait plutôt toujours bien noté.

déjà sur brothers (2010) on avait senti le début d'une nouvelle direction délaissant leur rock alternatif aux teintes blues grasses et saturées. changement pas franchement réussi, mais au final c'était reculer pour mieux sauter. car avec el camino de 2011 (quoi on est mi 2012??!!?, je vous rappelle que j'ai pas trop aimé brothers, on suit svp!) je trouve qu'ils ont touché au but.

el camino est le septième album du groupe, rien que ça, alors on peut penser qu'ils ont mûrement réfléchi leur nouveau son, et qui de mieux que danger mouse pouvait les y aider. faudra un jour faire un post rien que sur le monsieur, il a déjà pas mal de matière (poto de damon albarn dont il a produit plusieurs albums (damon days et the good, the bad & the queen), anciennement leader de gnarls barkley, production de modern guilt de beck du dernier de broken bells (voir ici) et instigateur des albums rome avec daniele luppi et dark night of the soul avec sparklehorse, dont j'ai déjà parlé ici et ici, je crois que avoir été complet).

mais revenons aux black keys, ils ont taillé leurs barbes hirsutes, ils mettent des chemises propres et en plus ils nous offrent (enfin nous ont offert l'année dernière) un album racé qui frappe où il faut. alors c'est sûr on ne retrouve plus trop le blues garage qui a fait le succès du groupe, mais au final et après plus de 10 ans d'existence on peut dire que le groupe a su avancer et s'affirmer comme une référence de la scène américaine.

le duo formé par dan auerback (guitare, chant) et patrick carney (batterie) a carrément arrondi les angles de sa musique brute originale. tout passe en souplesse, ils jouent facile ou en tout cas on en a vraiment l'impression. ajoutez à cela une rythmique maîtrisée de l'ami danger mouse et vous obtiendrez un album bourré de tubes en puissance.

l'album fait étalage du vécu du groupe et, comme je l'ai dit, de leurs nouvelles directives, on y entend ça et là des brides de glam de rythm'blues et beaucoup de rock alternatif. un beau mélange pas foutraque pour un sou, l'album est assez linéaire et par la même cohérent.

lonely boy#1 même si elle semble vraiment calibrée pour la radio, arrive toutefois à tirer son épingle du jeu de la facilité. le titre est rapide, incisif, la guitare est saillante et la batterie carrée, si avec ça on a pas un bon rock bien entêtant qui ne fait pas dans la dentelle, je rends mon tablier.



avec dead and gone#2 on retrouve un rock plus plaintif au refrain une fois de plus entêtant, ils savent y faire, pas de fioriture, la batterie martèle son rythme à grands coups de grosse caisse quand la guitare se la joue plus apaisée. c'est assez diabolique et on se retrouve très vite en train de battre le tempo.
d'ailleurs c'est une vérité pour beaucoup de titre tel le très groovy sister#7.

dans la série groove on retrouve nova baby#10 et son ton léger qui confère une joie béate et résume presque ce dernier album.



 enfin vous l'aurez compris ce el camino est enjoué, rythmé le tout sans qu'il ne se perde dans une mélasse trop pop, trop déjà vu.

lundi 2 avril 2012

mark lanegan - blues funeral


et qui revoilà en ce moment, mark lanegan lui-même sort un nouvel album, en solo cette fois.
on ne présente plus mark lanegan, il a tellement fait et apporté que son oeuvre est assez colossale, il est un peu l'oncle que tout le monde voudrait avoir, il connaît tout le monde était là à tout les bons coups, des screaming trees au milieu des années 80 à aujourd'hui, je n'ai pas recensé une seule faute de goût. cela fait presque 30 ans qu'il bourlingue sa magnifique voix sur différents projet et comme à chaque fois il s'en sort magistralement.

et donc huit ans après l'exceptionnel bubblegum, il revient seul pour nous planter un album d'une grande richesse musicale. blues funeral est plus posé, les titres sont voluptueux et se savoure sans modération.
il débute avec the gravedigger's song#1, et rien que par ce titre, mark fait la différence. je ne vais pas rajouter encore des superlatifs, je vais commencer à en manquer, mais ce titre est vraiment une tuerie, je pourrais l'écouter en boucle toute la journée, en plus je trouve qu'il fait un peu le lien avec bubblegum.



car ensuite l'album voltige sur des ambiances plus douces qui font encore la part belle à sa voix. le rock stoner brut de décoffrage qu'on lui a connu est mis de côté, et on a plutôt droit à des mélodies distordues, sales qui sentent le souffre. l'univers du bonhomme est grand et blues funeral nous fait presque découvrir une nouvelle facette du songwritter qu'on lui connaissait moins, enfin au final le résultat est au rendez vous et blues funeral est encore un grand album.
alors il est sûr que les fans des débuts pourraient ne pas s'y retrouver, mais ben franchement je ne trouve rien à redire. l'album est envoûtant, très bien produit bien qu'un peu long, mais on ne va pas râler pour si peu.


voici pour finir tiny grain of truth#12 qui clos cet album tout en finesse, tout en poésie, une fois de plus du grand mark lanegan.





j'aurais pu citer d'autre titres, mais je vous laisse la surprise, en tout cas moi j'ai déjà la galette chez moi!! merci pour tout grand maître.

mercredi 11 mai 2011

p.j. harvey - 12 clips de let england shake

salut je suis parti chercher cet e#{[#~ de data qui coule des jours heureux sur le yacht de bolloré (enfin c'est ce que nico m'a dit) pour partager avec lui quelques cocktails bien frais, en attendant j'use la corde jusqu'au bout puisque voici encore une fois un post sur p.j. harvey.



décidément qu'est ce que j'adore cet album et donc comme je n'ai pas encore tout dit sur let england shake, j'en rajoute une couche, bien que ce billet devrait être 'normalement' le dernier (enfin pour un temps, je pense monter un blog en parallèle voué à cet album).





bon cette fois ci je reviens vers vous car la totalité des films accompagnants les titres de let england shake sont terminés. le photographe seamus murphy a donc, au gré des ses pérégrinations, filmé l'angleterre sous tous ses angles. il s'est baladé sur plusieurs milliers de kilomètres (enfin des miles puisqu'il est anglais) dans des endroits déserts ou au contraire fourmillants et est même allé faire quelques rush à l'étranger dans des pays en guerre (images que l'on retrouve notamment sur written on the forehead).
le tout reprenant la vision que p.j. nous dépeint dans son album. on y retrouve des images de cocasses anonymes, des endroits déserts ouvrant sur l'infini ou à l'inverse des plans fixes d'intérieurs de maisonnettes bien british où le temps semble s'être arrêté.

l'amalgame de la bande son studio couplée à quelques prises unplugged des quatre artistes participants au dit album fonctionne très bien. les images collent à la musique que demander de plus, c'est beau et on dit merci, merci qui??? merci polly encore une fois.

s'il ne fallait en montrer qu'un je choisirai on battleship hill qui prend tout son sens avec ce clip.



vous pouvez voir les autres filmes ici sur la site officiel. un régal!!!

jeudi 28 avril 2011

p.j. harvey - let san francisco shake



p.j. harvey
en plus de faire de bons albums, sait faire plaisir à ses fans. son live à san francisco du 14 avril dernier et en écoute intégrale sur le site nrp (la radio nationale américaine), vous pouvez également télécharger gratuitement une version réduite comportant bon nombre de titre figurant sur son dernier album et let england shake.




c'est par là. je vous recommande l'écoute, car en plus d'anciens titres joués façon dernier album, ce set réserve quelques petits bijoux. et puis toute son équipe l'accompagne, franchement un bon moment!

un petit aperçu!



la playlist du concert.

01 Let England Shake
02
The Words That Maketh Murder
03
All & Everyone
04
The Guns Called Me Back Again
05
Written on the Forehead
06
In the Dark Places
07
The Devil
08
The Sky Lit Up
09
The Glorious Land
10
The Last Living Rose
11
England
12
Pocket Knife
13
Bitter Branches
14
Down by the Water
15
C’mon Billy
16
Hanging in the Wire
17
On Battleship Hill
18
The Colour of the Earth

encore :
 
19 Big Exit
20
Angelene
21
Silence

jeudi 31 mars 2011

the dodos - no color

Beaucoup de sorties en ce moment et pas mal de déceptions. le premier et non le moindre même si on commence à s'y habituer à force, the strokes, qui sort une poubelle à l'image des problèmes qu'ont eut les membres du groupe pour s'accorder.
non la grosse déception c'est le single will do de tv on the radio annonçant la sortie prochaine du petit dernier (c'est ici mais attention à vous)... voilà je ne parle de the kills sinon je vais vraiment m'énerver... que des mauvaises surprises....

en ce qui concerne battles, je m'accorde un temps de réflexion supplémentaire, car le titre gloss drop est assez, et biennnnnnn, non je sais pas en tout cas c'est ici.




loin de là et dans un autre registre, voici le quatrième album de the dodos, je m'attendais à un album plutôt mauvais dans la continuité du très fade time to die. mais dès le premier titre, tous mes aprioris s'évanouissent et voient black night#1 sceller le sort de l'album, à savoir qu'il est dans la continuité de visiter leur deuxième album que j'ai beaucoup apprécié.



les deux américains reviennent à leur meilleur niveau avec toute l'énergie oubliée sur leur précédent opus. de la musique folk fortement teintée de pop et relevée par des percussions originales (logan kroeber jouant sans grosse caisse). la rythmique est soutenue, ne s'attarde que très peu et leur musique n'en devient que plus actuelle, parfois trop d'ailleurs à l'instar de sleep#4 que l'on croirait sorti tout droit d'un album de phœnix.

oublié les titres un peu trop radiophoniques, le reste de l'album s'en sort très bien même si il est assez difficile à comprendre, une seule écoute ne suffit pas, contrairement au titre black night#1 qui lui est immédiat.



d'autres titres tel don't try to hide me#5 sont plus alternatifs et laissent entrevoir des rifts percutants et assez sauvages bien loin du lisse sleep#4.

l'écriture parait simple et il y a cependant beaucoup plus d'instruments que ce que l'on croit entendre, il faut dire que meric long est anciennement un homme orchestre, alors je me dis qu'il doit glisser des sons ça et là sans que l'on puisse s'en rendre compte. on s'en rend un peu compte avec companions#8, la chanson est douce, parait lointaine mais s'inscrit pourtant sur un rythme assez urgent, avec des violines et des vibraphones qui se mêlent aux pincements de la guitare.



voilà un petit album léger, sans prétention, mais qui arrive à point nommé.

vendredi 25 mars 2011

dead confederate - sugar


alors que weckring ball leur a ouvert la porte de la reconnaissance du public, dead confederate sort déjà un deuxième album. enfin déjà pour nous européens, car leur premier opus est sorti chez nous avec un an de retard.
sugar reprend une nouvelle fois les routines du rock des années 90 pour faire avancer ses titres, mais cette fois-ci c'est beaucoup plus fin, poins tourné vers le grunge et plus vers le rock alternatif voire psy.

en gros kurt cobain a laissé la place à billy corgan, sugar a des intonations qui me font penser aux smashing pumpkins, allez savoir pourquoi?? ils ont changé de producteur pour prendre john agnello (bob dylan, dinosaur jr, patty smith, sonic youth et the kills) mais ça n'explique pas grand chose sinon que ça sonne encore nineties, de plus, j. mascis est venu jouer sur le titre giving it all away#8.

bref sort en tout cas un album beaucoup plus maîtrise, ils ne se dispersent pas partout, l'album est une fois de plus assez noir, mais rien de bien effrayant, car avec sugar on n'entend plus uniquement des guitares et du larsen, l'éventail de leurs capacités s'est un peu ouvert, légèrement mais suffisamment pour apporter une sonorité changeante.

comme tout second album (considéré comme le plus difficile), il n'est pas parfait, il reste de titres dont on ne sait pas trop ce qu'ils font là, notamment giving it all away#8 et run from the gun#2 qui se tournent plus vers la pop que vers leur propre musique. peut être que john leur a expliqué qu'il fallait toujours plus ou moins de pop dans un album pour le vendre.
je râle mais c'est pour la forme, car ces titres ne sont pas franchement mauvais, c'est juste qu'ils ne cadrent moins avec l'ambiance de l'album ou du moins avec ce que j'en attendais.



je retiendrais deux choses sur cet album, les titres de types nerveux qui font office de dignes successeurs de wrecking ball avec in the dark#1 qui introduit magnifiquement l'album et mob scene#6, puis des titres tout en retenu mais non moins intéressants avec by design#5, semi-thought#7 et le magnifique sugar#9.



voici le making off vous aurez un petit aperçu des titres de l'album et des litres de bières absorbées durant l'enregistrement.



quant à savoir si cet album est meilleur ou moins bon que weckring ball, je vous laisse libre de votre choix, pour moi ils sont du même acabit, l'originalité en moins.
mince alors les dead confederate ont changer de statut, ils ne sont plus de jeunes ados boutonneux qui reprennent les titres des autres, non maintenant c'est leurs titres que l'on va reprendre.

mercredi 16 février 2011

p.j. harvey - let england shake


gloire à toi oh grande prêtresse de la musique, que tes notes viennent, que ton aura bénisse ce monde morose et toute l'île de bretagne qui peine à retrouver son éclat d'antan.
vous l'aurez compris lundi dernier j'ai redécoré mon appart avec des posters de p.j. harvey, j'ai même failli jeter mes 300 albums pour n'en garder qu'un, let england shake.

cet album a été enregistré avec son ami de toujours john parish, mais on retrouve également mick harvey et jean-marc butty sur quelques morceaux.

pour finir les présentations, flood (nine inch nails, depeche mode, the jesus and mary chains, the smashing pumpkins et d'autres albums de pj) co-produit l'album.

let england shake a été enregistré en mai dernier dans une église du dorset avec des instruments oubliés à l'instar de son autoharpe.
et le résultat est bluffant, une fois de plus pj nous montre l'étendu de son talent, elle ne révolutionne pas la musique, non elle la guide et en profite pour éclairer nos lanternes.
comment ne pas tomber dénue devant la beauté de england#7, comment ne pas s"émouvoir devant la complainte identitaire ambivalente de the glorious land#3.
let england shake est un peu un état des lieux des l'angleterre contemporaine, de toutes ses contradictions, de ses forces mais surtout de ses faiblesses.

mais au delà de la force presque politique, let england shake se veut être l'album le plus abouti de pj, le huitième et non le moindre. bon il est vrai que chaque album à sa sortie amène toujours quelque chose de nouveau et éclipse souvent les anciennes créations de l'artiste, on appelle ça le renouvellement perpétuel.
cet album ne déroge pas à la règle, on se retrouve face à une ambiance un peu folle, un peu désuète, p.j. harvey travaille à contre courant, et pourtant elle arrive exactement là où il faut.
à quarante ans passé, dont la moitié à rouler sa bosse sur les planches internationales, sans vraiment faire parler d'elle en dehors de ses sorties d'albums, elle prouve encore une fois qu'elle mérite de figurer au panthéon des artistes qui ont marqué leur génération.
moi c'est simple depuis dry je n'ai jamais été déçu par polly, respect donc car quand on y réfléchi, peu sont les artistes qui ne se sont jamais fourvoyé, même trent nous a sorti des albums tout juste moyen, pj rien, jamais en dessous, toujours là pour porter les couleurs de son angleterre chérie et pourtant mal en point aujourd'hui.

12 titres et pas un seul à jeter, et je ne saurais d'ailleurs pas vous en recommander un plus qu'un autre. chacun raconte sa petite histoire, apporte sa petite pierre à l'édifice qui commence à être énorme depuis le temps, et elle a beau revenir à ses premières amours avec avec bitter branches#9 et son rock alternatif reconnaissable entre mille, pj arrive quand même à démarqué ses créations pour raconter toujours quelque chose de nouveau.

donc n'hésitez pas, c'est mon gros coup de cœur, l'album de l'année sûrement, de la décennie il faudra compter avec. j'y vais fort, mais je n'ai plus de qualificatif pour nommer cet album que je vais m'empresser d'acheter pour compléter enfin ma discothèque.

lundi 21 juin 2010

the willowz - everyone


en fin d'année dernière the willowz avait sorti son dernier album everyone, signé comme chautauqua chez dim mak racords (un label plutôt électronique), et je viens tout juste de m'en apercevoir.
je me suis un peu souffler dans les bronches quand mon manager s'est rendu compte de cet oubli. ce n'est pas tant l'oubli en lui même qui fait tâche, mais la qualité de l'album qui de ce fait aurait du être chroniqué il y a belle lurette.
donc voici la chronique après excuses de la rédaction

donc everyone est le digne petit frère de chautauqua, le rock y est toujours vivace entre post grunge et post punk. sauf que cette fois ci j'ai un peu l'impression d'entendre un album où jack white aurait légèrement fourré son nez. c'est un peu dommage, mais bon l'illusion ne se reflète que sur certains titres laissant le reste de l'album me convaincre.
les rifts sont tranchants, le rythme rapide, les willowz ne perdent pas de temps pour faire passer leur message.
j'ai déjà mis en écoute sur ma playlist le titre destruction#2, le meilleur selon moi, donc en voici un autre everyone#13.



voilà ils font ce que d'autres font, il n'y a rien de révolutionnaire dans everyone, mais ils sont restés du bon côté de la barrière, ils ont encore cet esprit underground qui fait que l'on trouve un intérêt à écouter cet album .

mardi 8 juin 2010

the dead weather - sea of cowards

à peine la tournée pour leur premier album terminée, jack a eu un dimanche de libre, du coup il se faisait un peu chier dans sa maison studio dans le tennessee. mais que pourrait il bien faire??? meg est occupée ou malade ou les deux, ses 2 autres pots des raconteurs travaillent de leur côté, merde... sa femme karen elson est en tournée, putain vraiment rien de rien... du coup il a rappelé ses amis des dead weather et hop ni une ni deux, voilà qu'il leur propose d'enregistrer un nouvel album avec des titres qu'ils ont travaillé pendant la tournée de horehound.

et voilà comment sea of cowards est né. une fois de plus l'album est écrit quasi sur le pouce, et enregistré dans la foulée, maintenant c'est sûr on peu dire que les dead weather travaillent dans leurs moments creux. sauf que cette fois ci les titres sont un peu plus travaillés que sur leur précédent album. et l'album s'en trouve de suite meilleur, autant j'avais bien aimé horehound sans qu'il ne tourne vraiment sur mes playlists, autant cette fois ci je vois apparaître quelques ajouts.
après les deux premiers titres calqués sur horehound, sea of cowards décolle vraiment et se démarque de son grand frère.

enfin!!!!

on peut s'en apercevoir dès the difference between us#3 et i'm mad#4. la patte jack white est laissée un peu de côté et on sent bien l'apport d'alison mosshart, on la retrouve telle une tigresse, telle qu'on la connaissait avec the kills. du grand alison et ça fait toute la différence.
les titres ont une énergie brute, très underground, la guitare de dean fertita (qotsa) crache de l'acide, jack est en retrait avec sa batterie, l'intérêt s'est déporté sur le devant de la scène.
d'ailleurs si jack ne chantait pas par ci par là, c'est à peine si on aurait deviné qu'il faisait parti du groupe. ça fait plaisir de le voir en retrait, il produit l'album, faut pas déconner non plus mais bon c'est un peu comme des vacances finalement pour lui.

la fin de l'album est vraiment très bonne, je suis fan. no horse#8 et jawbreaker#10 sont de vrais petits bijoux de rock alternatif limite stoner par moment (non pas de "s" y en a qu'un), y a un truc qui a changé je vous dis!

et donc pour fêter cela, voici quelques titres de cet album, tout d'abord die by the drop#5 et son clip officiel.



ou encore no horse#8 et ses rift endiablés.

jeudi 3 juin 2010

Solex vs. Cristina Martinez and Jon Spencer - Amsterdam throwdown king street showdown


Cristina Martinez, compagne de Jon Spencer du Blues Explosion, connue pour ses méfaits avec Boss Hog et Pussy Galore, fait équipe avec sa moitié pour un disque qui a un nom à rallonge. On ne peut pas dire que les dernières offrandes de Boss Hog aient été à à la hauteur, mais l'album éponyme squatte toujours mon Winamp. Solex quant à elle fait de l'electro à Amsterdam mais j'avoue ne pas en savoir beaucoup plus.

Une belle surprise que cet album. Les deux énervés du blues rock psyché ont mi de l'eau dans leur vin, et si le plus souvent ça rime avec daube fumante, ici ça n'est pas le cas. Une pincée de soul, une ambiance retro, un zeste d'electro, le tout sans dénaturer la recette de base. Le résultat se situe quelque part entre les productions respectives des deux protagonistes, et me rappelle un peu les excellentes Cibo Matto.



Un disque parfait pour partir sur les routes, je me ferais bien quelques vacances moi.

dimanche 30 mai 2010

pixies - le bikini à toulouse le 25/05/2010

pixies le monument rock des années 90 pour la première fois sur toulouse ça donne envie, et c'est en une matinée que toutes les places sont parties, du coup ils enchaînent une seconde date, quel engouement dans la ville rose, incroyable!
alors même si les pixies n'ont sorti que 5 albums entre 87 et 91, un live à la maison cela ne se rate pas. cette tournée est l'occasion de fêter le 20ème anniversaire de la sortie de doolittle, mais surtout d'approvisionner leur compte en banque, puisque c'est le vecteur essentiel de leur tournée mondiale.

alors en 20 ans c'est sûr frank black, kim deal, david lovering et joey santiago ont un peu ramassé question physique, mais il n'y paraît rien sur scène tant ils sont efficaces.

aucune lassitude ne se fait ressentir, peut-être un peu dans la voix de frank et encore ça donne un petit côté j'ai roulé ma bosse moi les gars mais je vous donne le maximum et c'est pas parce que je ne viens que pour le pognon que je vais vous faire une session pépère.

bon par contre à part kim deal qui parle un peu entre les titres, les trois autres ne lâchent rien, ils sont venu pour jouer pas pour parler, ok très bien, au moins les titres s'enchaînent et on a que très peu de repos, tout juste le temps de faire le compte des titres triés par albums. et au final pour une tournée doolittle, c'est moitié doolittle moitié come on pilgrim / surfer rosa (oui j'associe les 2 derniers albums car ils sont regroupés sur le même cd dans ma version).

après une première moitié de session très bossanova et doolittle, le live fait la part belle à come on pilgrim et surfer rosa pour mon plus grand bonheur.
j'étais un peu venu pour broken face, isla de encanta et caribou ouhhhhouuuu ouhhhouu ouhouuuu. et je n'ai pas été déçu, excellent!!! j'en ai parlé espagnol toute la fin de soirée.

l'assistance est resté tranquille, il y avait pas mal de retenue, le public a plus savouré qu'il n'a bougé, comme moi quoi.
une heure et demi de concert terminée par debaser et gigantic, je peux rentrer chez moi satisfait, enfin de l'argent bien placé, je n'ai plus qu'à écouter non stop erotik le dernier album solo de frank pour rester un peu dans le bain.

voilà c'est fait, je peux enfin les rayer de ma liste.

la setlist :
1 cecilia ann (bossanova)
2 rock music (bossanova)
3 allison (bossanova)
4 hey (doolittle)
5 tame (doolittle)
6 velouria (bossanova)
7 dig for fire (bossanova)
8 mr grieves (doolittle)
9 monkey gone to heaven (doolittle)
10 here comes your man (doolittle)
11 bone machine (surfer rosa)
12 break my body (surfer rosa)
13 broken face (surfer rosa)
14 gouge away (doolittle)
15 wave of mutilation (doolittle)
16 caribou (come on pilgrim)
17 isla de encanta (come on pilgrim)
18 winterlong (Neil Young)
19 holiday song (come on pilgrim)
20 nimrod's son (come on pilgrim)
21 where is my mind? (surfer rosa)
22 alec eiffel (trompe le monde)
encore
24 debaser (doolittle)
25 gigantic (surfer rosa)

jeudi 27 mai 2010

The Chap - Well done Europe

Je vais pas épiloguer une heure, c'est une déception. Le délire des britanniques de The Chap semble s'épuiser, à moins que je sois moins réactif aux gimmicks utilisés sur ce nouvel album. The Horse, c'etait un fourre tout laptop, Ham fleurait bon le Sonic Youth par moment, Mega Breakfast était une pépite pleine de tubes groovy rock et electro puissants, mais là, il manque quelque chose. Et c'est pas l'explosion en forme de nounours qui figure sur la pochette qui rattrapera le coup. Il y a toujours cette tendance au second degré à la Devo, cette passion pour les structures à la Talking Heads, mais il manque le petit truc en plus, ce disque est trop sage. Du coup je sais pas si j'irais les voir le 12 juin au Café de la Danse à Paris... Mais bon, The Chap reste un modèle d'humour musical avec ses jeux de mots et de rythmes, je suis juste amer de ne pas avoir eu une livraison de qualité comme d'habitude. Je vous invite à redécouvrir leur disco.

lundi 17 mai 2010

dead confederate - wrecking ball


l'album est sorti en 2008 et je ne comprends toujours pas pourquoi je n'en ai pas entendu parlé avant. c'est un crime car cet album est vraiment excellent.
dead confederate est un groupe américain qui sort tout droit de georgie, alors avant il fallait surveiller les groupes new-yorkais, ensuite il a fallu s'intéresser aux californiens, alors maintenant si il faut surveillé tous les états des states on a pas fini. en tout cas il ne faut surtout pas passer à côté de ce groupe, car ce serait une véritable erreur et je suis prêt à parier qu'on entendra bientôt parlé d'eux, en tout cas ce ne sera que justice.

c'est du rock très incisif, un son heavy, noisi, et la voix enrayée du chanteur hardy morris est remarquable. à l'écoute de cet album on a envie de fracasser sa tête contre les murs, de pleurer sur les mélodies acérées qui reviennent inlassablement. cela faisait longtemps que je n'avais pas aimé autant le premier album d'un petit groupe inconnu, cela me rappelle au bon souvenir du premier album des strokes qui m'avait également laissé sur le cul, sauf que cette fois-ci les médias les ont complètement zappés. POURQUOI!!!

dès le titre d'entrée heavy petting#1, vous tomberez sous le charme et je n'ai aucun mot pour décrire ce petit bijou, le voici en live avec un rendu impeccable :



les titres passent les uns après les autres et stupéfaction, il n'y a rien à jeter. the rat#2 est un peu plus rond très mélancolique, goner#3 est lancinant à souhait on entre bien dans leur univers.
un univers sur le fil du rasoir, les rifts de guitares passent des cimes aux abîmes, la rythmique est bien maîtrisée et relance les titres avec grande classe.

start me laughing#7 a des airs de nirvana, le titre est viscéral, vous pourrez le trouver sur you tube ici même (il n'est pas en partage ici car l'intégration a été supprimée). du grand art, ce titre montre bien l'étendue des talents de ce groupe. et tout l'album est du même acabit sans toutefois s'attarder trop longtemps à faire du nirvana. les titres sont changeants et on peut dire qu'ils prennent quelques risques vu la qualité du rendu qui tente de ne pas copier leurs références musicales d'antan.

voici pour finir dans un registre plus calme et non moins tourmenté it was a rose#4.



ils passent en concert à paris et lille fin mai, alors si vous êtes par là, ne les manquez pas, moi je cours direct m'acheter la galette faute d'habiter dans le nord de la france.

mercredi 17 mars 2010

blood red shoes - fire like this

déjà presque 4 ans depuis leurs premiers ep A.D.H.D et i'll be your eyes de 2006 et les blood red shoes toujours au top sortent deux ans après box of secret leur deuxième album fire like this.
cet album est dans la lignée du premier, ils sont toujours aussi incisifs et piquent encore et encore là où ça fait du bien.
on retrouve toute la fraîcheur de leur début ainsi que toute la puissance déployée. cela manque peut-être de spontanéité mais à force de tourner les arrangements se font tout seul et le résultat en devient moins garage qu'auparavant.

l'album débute par don't ask#1 et ce titre met tout simplement le feu, un tube estampillé bsr en puissance qui pourrait bien faire de l'ombre à ses prédécesseurs.
en plus de l'énergie intacte j'ai l'impression que les titres tournent un peu moins en rond. avant ils avançaient à toute bourlingue sur leur petit chemin quasi déjà tracé, aujourd'hui ils courent encore comme des dérater mais vont un peu plus loin dans leurs créations.
le duo fonctionne encore très bien, laura-mary carter et sa guitare sont toujours aussi tranchantes et sexy (oui la guitare aussi) et que dire de steven ansell qui allie toujours avec brio chant et puissance de frappe, le jeune homme n'a pratiquement aucun temps mort et alterne entre gros coups de caisse et roulements en boucles.
non je vous dis, voici un très bon album et je ne comprends pas pourquoi ce jeune groupe n'est pas plus connu.

l'album fait dans la qualité c'est pourquoi l'album s'écoute d'une traite, tantôt abrasifs tantôt profonds les titres s'enchaînent et ne donnent le temps à aucune réflexion, quand on y est on y est, ne songez même pas arrêter la lecture en cours, ce ne serez que pure folie.
l'album même si il reste cantonné au rock alternatif ne se répète aucunement, il y a du bon partout, les titres sont réduits à leur plus simple expression et ne dépassent pratiquement pas les quatre minutes.
du concis donc et du lourd, on peut faire confiance aux anglais pour réveiller les foules cet été dans les festivals européens, en plus ils sont super sympa (voir la chronique d'un live en 2008 ici même) je vous conseille donc de ne pas les manquer.

voici deux titres pour vous mettre l'eau à la bouche,

colour fade#10



et don't ask#1 lors d'une session live

dimanche 14 mars 2010

Japanese Voyeurs

T-shirt Kyuss, poster Nirvana In Utero, ça sent le retour des nineties. La minette n'était probablement pas née à la sortie de Nevermind, elle est aussi un peu trop jolie pour faire grunge, mais le morceau est très bon. quelque part entre Nirvana et Human Waste Project.

samedi 27 février 2010

Future of The Left - Travels With Myself And Another


Après trois albums plus ou moins remarqués dont deux produits par Steve Albini, les gallois de Mclusky se séparent. Le chanteur/guitariste Andy "Falco" Falkous et le batteur Jack Egglestone forment Future of The Left et après Curses en 2007 voici Travels With Myself And Another en 2009 chez 4AD. Assez réussi, le chant rappelle celui de Jello Biafra de temps en temps, les compos me font par fois penser à Melvins (You need satan more than he needs you) et NoMeansNo light, un son à la Song of Zarathoustra, bref, de belles références. Le single The Hope That House Built est un morceau à part, le reste du disque est un peu plus punk, toujours dans un format assez court et rapide avec quelques démonstrations de bravoure (I am civil service).

Future Of The Left - You Need Satan More Than He Needs You [HQ Audio] from birolehel on Vimeo.


mardi 9 février 2010

courtney love - nobody's daughter


je ne suis pas un grand fan de hole et de madame love, cependant après l'écoute de nobody's daughter je suis plutôt conquis. conquis oui mais partagé, car tout l'album n'est pas pour moi, certains titres sont sans intérêt alors que d'autres sont vraiment très bien.

en tout cas c'est une courtney reposée que l'on retrouve cette fois-ci, l'album est calme, limite folk par moment mais le bas blesse quand les titres pataugent dans le niaiserie, aucun intérêt donc comme je disais. à côté de ça on retrouve des titres vraiment accrocheurs, la veuve de cobain sait encore y faire par moment, surtout quand on sait qu'elle a mis 6 ans pour sortir son nouvel album et que ce dernier sort en même temps que le live à reading de feu son mari, un petit coup marketing de derrière les fagots, les anti courtney trouveront pas mal de grain à moudre là dessus.
mais revenons à l'album, je n'épiloguerai pas longtemps, juste pour vous présenter les titres que j'ai retenu.
tout d'abord stand up motherfucker#4, entre post rock et grunge on retrouve la voix tiraillée de courtney, un régal il faut bien l'avouer.



et surtout dirty girls#6 et ses guitares élec beaucoup plus présentent que l'on ne retrouve pas trop sur l'album. ce titre aurait pu être la propriété de p.j. harvey, en tout cas il m'y fait penser et c'est peut être pour cela que j'adore ce titre. et puis il a le don de réveiller un peu et se démarque donc.



bon ok il y en a d'autres, mais je ne vais pas faire tout le boulot, je vous laisse donc le soin de vous faire votre petite idée en vous mettant toutefois en garde contre les pièges.

dimanche 7 février 2010

Blood Red Shoes - Light It Up

Nouvel album du duo de Brighton prévu pour le 1er mars (Fire like this), en concert le 15 avril au Nouveau Casino à Paris. Qui vient avec moi ?