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samedi 14 mai 2011

Résumé des épisodes précédents 3

Wagawaga - Hyper typewriter
Bin voui, alors moi avec un nom comme ça je fais quoi ? bin j'écoute ! Et je tombe sur un machin ludique qu'on dirait qu'il est tout fait à la 303, une sorte d'Analord / Sharepusher 90's avec l'humour en plus. Une petite perle bien plus riche qu'il n'y parait avec toutes ses variations de tût-tût / pouet-pouet. ça se passe chez Acroplane, visiblement le disque précédent aussi vaut le coup. Sharkioza, rien que pour toi, voilà Kitchqoorredux :
wAgAwAgA - Kitchqoorredux (192k clip) by Acroplane

Isis - oceanic
Parce que si, quand même faut que j'en dise un mot. Oui je sais le disque est sorti en 2002, mais j'en ai marre d'écouter en boucle 3 disques de Cult of Luna, et dans ma quête de palliatif j'ai trouvé Isis. Vu que j'échoue systématiquement à apprécier Neurosis même quand ils sont produits par Albini, faut bien que je me résigne. Vous l'aurez compris on parle de post hardcore, tempo lent, titres longs, nappes de guitare, longs passages instru crescendo qui débouchent sur une voix de bûcheron. J'aime pas tous les disques d'Isis, mais celui là, Celestial et Panopticon surtout. Après 2006 on sent une envie d'ajouter du Tool dans la recette notamment avec un son de basse qui fait tilt, et parfois on dérape avec des claviers pourris qui donnent un faux côté black metal, beurk. Faut donc trier. Tennez, voici So did we tiré de Panopticon, passées les 30 premières secondes c'est du jazz.



Amon Tobin - Isam
Décidément chez Ninja Tune ça translate côté dubstep. Bon vous me direz, apres les collaborations de Tobin avec Eskmo (Eskamon - Fine objects) le son ce cet Isam n'est pas très surprenant. On dirait même que l'artiste y trouve un second souffle. Enfin sur la moitié des titres, ceux qui ont une mise en scène. Les autres sont malheureusement comme des sacs dans lesquels Amon Tobin aurait jeté ses beats en vrac façon Autechre de la dernière décennie. Allez on retiendra tout de même Lost & found pour illustrer la partie mélodique.



Prefuse 73 - The only she chapters
Une fois de plus et comme son collègue du dessus, Prefuse 73 nous pond un disque qui n'est pas toujours de la musique. Ce qu'on nous donne à entendre ici est un ensemble de paysages musicaux, et c'est bien connu, tous les paysages ne sont pas beaux. Oui, bon, comme on disait avec un ami cette semaine, Kandinsky c'est peut-être génial, mais j'en voudrais pas dans mes chiottes. Même s'il y a écrit Warp dessus. Les obtus trouveront The only she chapters chiant comme la mort, les snobs s'en serviront pour se faire mousser, mais rassurez vous, l'immense majorité des gens continuera à s'en foutre. Allez on écoute Hand to hold et on s'en va.



Foo Fighters - Wasting light
Jme fais du mal là... Qu'y a-t-il à attendre de ce disque ? Comment j'ai réussi à conserver une si bonne image de Dave Grohl ? Surement parce qu'il m'amuse beaucoup, mais faut avouer qu'il y a longtemps qu'il n'a pas fait grand chose de valable. Ce Wasting light n'y changera rien malgré Rope et sa structure intéressante ou White limo et sa tentative d'ajouter du lourd, on reste globalement dans la niaiserie rock Mtv compatible (Alandria en version néo FM), avec des plans déjà disponibles dans toutes les tailles et toutes les couleurs. Mon dieu qu'un disque comme ça doit être chiant à composer et à jouer... A moins d'avoir passé ces 20 dernières années sur mars, vous avez déjà entendue chaque note de ce disque, ne perdez donc pas votre temps.

dimanche 9 janvier 2011

Kylesa - Spiral Shadow


Dois-je vous rappeler pourquoi je ne poste presque rien depuis 6 mois ? Parce que j'ai fait un long chemin à la recherche du groupe de stoner ultime, et je suis arrivé à destination. Non, pas Kylesa, mais Colour Haze, dont j'ai parlé ici et qui propose une recette à base de psyché/blues/jazz rock/stoner/metal dont les dosages sont si parfaits que je n'ai pu écouter grand chose d'autre depuis... à part Ufomammut, mais c'est une autre histoire.
Être arrivé à destination c'est beau mais c'est frustrant. Donc à tout hasard je continue à gratter par ci par là, et comme le veut la tradition de fin/début d'année, je fais le tour des blogs qui proposent une rétrospective 2010. Certains proposent même des top 10 voire 50, on fera pas ici, on a pas la prétention d'avoir tout écouté ni d'avoir un avis objectif. Pour aimer un disque il ne faut pas seulement qu'il soit bon (parfois même pas la peine), il faut surtout qu'il représente un univers dans lequel on a envie d'entrer. Et donc je me retrouve sur Pichfork, qui au sommet de son top 50 albums 2010 place le dernier vomi de Kane West (what ze fuck ?). Entre diverses choses rock aux influences 60's que j'avais ratées (Wavves, Best Coast, Woods), quelques bouses rap (Rick Ross, Drake, Big Boi), le dernier Gil Scott-Heron unanimement salué (par moi aussi), des soundtracks pour magasins de godasses (Robyn, Erykah Badu, Janelle Monáe), trouve quand même le moyen de placer quelques bons disques : Les derniers Four Tet, Caribou, Hot Chip, Sufjan Stevens (va falloir que je poste sur cuilà), The Tallest Man on Earth, Zola Jesus, Emeralds, Forest Swords... et Kylesa.


Ce groupe from Savannah, Georgie (aux US, pas le pays caucasien qui existe depuis 3 semaines et disparaitra avant la fin de l'année) m'avait été conseillé par Mr. Whistlewolf entre autres et je n'y avait prêté qu'une oreille distraite. Le nom pourri et les jaquettes typées metal m'avaient clairement rebutées et je n'avais pas pu prêter l'attention nécessaire à ce groupe. Mais en fait, bordel, c'est très bon. Le vieux loup de mer est de bon conseil, j'aurais dû le savoir.

C'est donc de sludge qu'il s'agit ici, du stoner avec des roustons metal hardcore. Des riffs helmetiens, des rythmes HXC, un son parfois post rock. Du néo faisons table rase, cet épisode malheureux n'a jamais eu lieu, repartons sur des bases saines. J'entends du Quicksand et du Snapcase, bien que l'ambiance soit un poil plus lourde que chez ces trois derniers. Spiral shadow se pare d'une voix féminine par endroit, mais ne fait pas dans le détail pour autant. Les amateurs de mosh parts et de sing along y trouveront leur compte, j'ai l'impression d'avoir perdu pas mal d'années en écoutant ce disque. Décidément cette fois c'est sûr, les nineties préparent un grand retour.

Là on pourrait signer chez Victory Records :


Ici on frise la ballade :


Et là non :


Faut croire qu'il se passe quelque chose en Géorgie, avec Mastodon, Kylesa et Baronness dont voilà un titre qui s'écoute fort :

Je ne sais pas qui fait ces bien jolis artworks mais ils sont bien jolis :)

Edit : on me souffle dans mon oreillette que la voix féminine a toujours été là dans un registre plus ou moins féminin...

mardi 21 septembre 2010

Ozzy Osbourne - Korn - Paris Bercy 2010


(Disclaimer : ceci n'est pas une chronique de concert, j'ai aucune idée de ce qu'a pu faire Ozzy depuis Black Sabbath, et la dernière fois que j'ai vu Korn sur scène c'est pour la tournée de Life is Peachy)

Voir les affiches de la tournée d'Ozzy en ville, c'est assez drôle. Et quand un pote m'appelle pour me proposer deux places assises pour mes vieux os, je rapplique. Voir une légende vivante sur scène, ça se refuse pas.
Quatre jours avant on voit fleurir une rumeur sur le net, le concert serait annulé suite à une séance d'UV désastreuse. Ozzy se serait endormi dans la machine avec le potentiomètre sur 11, et en serait ressorti cramoisi une heure après. Hoax bien sûr, si c'est pas malheureux de voir son altesse ainsi foulée au pied.

Bon alors ça commence par Korn, ou plutôt par Danko Jones que j'ai pas vu et que je ne connais pas, c'est autant de temps gagné pour le post. Korn donc, bon dieu, c'est quoi ce Jonathan Davis tout bouffi ? Bon, gros son, set rodé, me poussez pas trop je vais finir par être cynique et vous dire que ce sont de bons fonctionnaires de la musique. Et puis il en manque en plus ! Comme je me fais passablement chier, je lis sur mon mobile une sombre histoire de conversion de Head au christianisme, sûrement due au excès de drogues et d'alcool à mon avis.

Bref, après ces gesticulations, voilà enfin le prince des ténèbres himself, dans sa redingote noire sous laquelle il porte un t-shirt noir avec de petites ailes d'ange dans le dos, faites avec de vrais faux diamants collés. C'est chou. Ozzy est assez chaleureux, la patate, faut quand même rappeler qu'il a survécu à 61 années mouvementées.
Le bonhomme est assez touchant, on voit quand même que les articulations ne sont plus si souples, il est vouté, on se demande s'il est en pantoufles, mais la voix suit toujours pas trop mal. C'est quand même assez marrant de le voir faire ses allers-retours clopin clopan. Dès le second morceau, il gratifie le pit d'une bonne rasade de flotte issue d'une sorte de lance à incendie et de seaux d'eau, n'oubliant pas d'en s'en envoyer quelques uns dans la poire au passage. Niveau musique, bin c'est du bon vieux heavy metal, on se croirait dans Guitar Hero. Le grateux et le bassiste sortent d'une pub L'Oréal, ils ont chacun un gros ventilo dans un coin de la scène pour balancer le solo la tignasse au vent, en matière de clichés c'est l'artillerie lourde. La totale. Putain mais il dure 5 minutes ce solo !?

On se mare bien, c'est Spinal Tap en vrai, mais attention, chut, vla -t-y pas qu'il nous balance du Black Sabbath. C'est un peu pour ça que je suis venu tout de même, j'aurais été vexé qu'il n'en joue pas. Iron man, War pigs et deux ou trois autres, c'est quand même foutrement bon d'entendre ça sur scène.

Merci Ozzy, longue vie à toi.

vendredi 10 septembre 2010

Ufomammut


Ufomammut. Le nom annonce la couleur. avec un nom pareil, faut que ça soit lourd, et que ça vienne d'ailleurs. Ufomammut, c'est l'anti funk, le tueur de groove. Entendons nous bien, le groove c'est cool, mais pas là. C'est hors sujet. Il y a un temps pour tout, et ya pas écrit Infectious sur la pochette. Donc Ufomammut, c'est lourd, lent, long, répétitif, et c'est beau. Un exercice balisé dans lequel il est difficile de se réinventer, une contrainte qu'il doit être dur de s'infliger. Mais j'aime le principe. Le minimalisme appliqué au post hardcore (avec un pointe de sludge et de doom peut-être), le Cult of Luna sans les envolées lyriques et les fioritures. Je sais pas pourquoi, je pense aussi parfois aux côtés sombres de Melvins. On peut sombrer sans un soupçon de culpabilité, pas un seul plan too much à l'horizon. Son de guitare gras, grave, voix lointaine, abyssale. Il a quelque chose de monacal dans ce renoncement. Il y a 3 ans je n'aurais trouvé aucun intérêt à ces albums. Et là je suis en admiration devant les univers dans lesquels je me laisse entrainer. Des univers peints avec trois fois rien. Le voyageur imprudent devra se débarrasser au préalable de toute impatience. S'abandonner au temps. Tout comme CoL parfois, Ufomammut a le don de tout annihiler autour de lui et je traverse des périodes où je suis incapable d'écouter qui que ce soit d'autre. Leurs albums ont peu de titres, et il y a une raison. C'est que parfois un titre peut durer un bon moment. D'aucuns diront que si c'est pour répéter à l'infini un rift en infra basse, what's ze point ? Bin justement, la beauté du geste. J'éprouve un certain respect pour les compositeurs qui font preuve d'une telle retenue. Ajoutez à cela les splendides illustrations de Malleus qui ornent chacun des albums de ces italiens, ça donne une recette qui a tout pour (me) plaire. Ça s'écoute comme du Dead Can Dance, c'est psychédélique, hypnotique, voilà bien longtemps que j'étais pas tombé sur une perle pareille.


C'est par le haut qu'il faut plonger dans leur discographie en commençant par Eve, le petit dernier (2010) qui possède un charme hitchcockien avec une production assez facile d'accès. Part I commence par 3 "Proum" avec un "P" majuscule, comme pour annoncer le début de la séance avec un morceau de 14 minutes. Voilà Part III un peu plus bas. Chaque album précédant vous emporte un peu plus bas.


En 2008 est sorti Idolium, une autre perle noire. Un peu plus obsessionnel, plus épuré, un son de basse d'outre tombe, un disque propice à la contemplation de paysages désolés. On remarquera aussi quelques entorses à la lenteur et un peu de chant féminin (Ammonia) qui donne une tout autre dimension au trio.




La perle revient selon moi à l'album réalisé conjointement avec Lento en 2007 (Supernaturals: Record One), dont il faut que je me dépêche d'explorer la discographie. Ce disque est moins sombre, plus facile à écouter, c'est par là que j'ai abordé l'univers d'Ufomammut.




la descente aux enfers se poursuit avec Lucifer Songs en 2005, Snailking en 2004 et Godlike Snake en 2000.

Une expérience à ne pas rater, encore faut-il y être préparé.
Sachez qu'ils passent en concert en France en octobre, et pas une date à Paris, c'est bien ma veine...
6th. GRROUND ZERO – Lyon
7th. LE BALOARD – Montpellier
9th. LE BAROUF – Cholet
10th. LE FERRAILLEUR – Nantes

mardi 6 avril 2010

petrychor - dryad ep

ce n'est pas tous les jours que je propose un album de métal, je pensais moi-même en avoir terminé quand toutes mes références en la matière ont commencé à faire de la merde et que je n'ai plus eu le courage de chercher ailleurs. mais pour une fois je m'arrête sur petrychor, un groupe de métal voire black métal quand quelques brefs petits solos guitares viennent me rappeler aux bons souvenirs de megadeth et autres.

bon il n'y a pas que du métal, sans ça j'aurais lâché l'affaire de suite je pense, les morceaux sont partagés entre métal instru déjanté, folk tout ce qu'il y a de plus commun et ambiant timide qui ne laisse présager qu'une suite furieuse. le mélange est assez sympa, j'ai craqué et je suis allé sur leur site là, pour charger gratuitement (vous pouvez également faire un don) 3 titres qui a eux trois dépassent tout de même les 20 minutes. les rythmes et ambiances sont changeantes on a pas le temps de se reposer ni de se fixer sur tels ou tels sons.
voilà ce petit ep qu'est dryad est fort sympathique et en profite pour nettoyer mes oreilles qui commençaient à s'encrasser depuis le temps.
voici le premier titre dryad (i make my home)


voilà un bon petit un album, il ne m'en faut pas plus, car cela fait du bruit, je ne suis plus habitué.

dimanche 31 janvier 2010

NIN: Another Version of the Truth: The Gift

On aurait pu s'attendre à ce que Nine Inch Nails sorte un DVD officiel de la tournée Lights in the sky avec un beau produit à mettre en rayons, comme ce fut le cas avec Beside you in time. Puis on se souvient des 400Go de vidéo live mis à disposition de la communauté il y a un an, voilà donc le résultat. Un collectif de la communauté NIN qui répond au nom de This one is on us a digéré puis régurgité il y a quelques semaines un live de grande qualité à télécharger gratos, comme une réponse au "this one is on me" lâché par Trent Reznor en 2008 alors que son dernier album The Slip était distribué en ligne lui aussi gratuitement. C'est par ici que ça se passe, avec un large choix de formats pour le jouer sur ton iPod ou pour le graver sur un DVD double couche. Une version blu ray de 25Go est en route, vivement.
Tiens pour la route :


Ah j'oubliais, il reste encore de belles pièces de collection sur la boutique ebay de NIN, si vous voulez vous offrir une gratte de la dernière tournée. Si vous cherchez une idée cadeau pour moi, voilà un indice.

dimanche 17 janvier 2010

Brutal Legend - bilan amer...

Voilà un jeu qui aura fait couler pas mal d'encre pendant son développement. Le dernier jeu du créateur maudit Tim Shaffer (Psychonauts, Grim Fandango, Monkey Island...) édité par Electronic arts est un échec commercial retentissant avec pas plus de 15 000 pièces écoulées au total sur X360 et PS3 depuis octobre en France et des ventes mondiales bien loin de rentabiliser son développement. Une déculottée qui n'est pas méritée, Brutal Legend étant certainement un des meilleurs jeux parus en 2009. Une jaquette digne de Manowar, un humour bien gras, on ne comprend pas comment un produit pareil a pu passer à côté de son public. Ce jeu d'action vous place dans les santiag' d'Eddie Riggs a qui Jack Black prête ses traits et sa voix, et propose une aventure délurée au pays du heavy metal. On rencontrera entre autres Lemmy Kilmister et Ozzy Osbourne sur une bande son compilée pour l'occasion qui fait bien plus que balayer les classiques du genre (Ministry, Slayer, Judas Priest...) . Me suis bien fendu la poire, même si j'avoue que la recette s'essouffle un peu au bous de quelques heures de jeu.


Quoi qu'il en soit, je me souviens d'une époque pas si lointaine où tout le monde reprochait à EA de ne faire que des marronniers sans talent qui font tinter le tiroir caisse (Need For Speed, FIFA, NFL, etc.). On doit reconnaitre que Mirror's Edge, Dead Space et Brutal Legend figurent parmi les jeux les plus audacieux de leur génération, et tous se sont gaufrés dans les charts malgré de bonnes critiques. Ah bin si le public veut de la daube, EA peut en produire !

mercredi 13 janvier 2010

Anvil ! The Story of Anvil


Je me gondole encore de rire à chaque fois que je repense à Spinal Tap, mais là c'est du premier degré, c'est réel et tout. Je sens que ça va être grand. Pas moyen de mettre un lien exportable, vous êtes donc priés d'aller faire des pages vues sur le site officiel et de voir la bande annonce.

dimanche 8 novembre 2009

The Bakerton Group - El Rojo


Side project des 4 membres de Clutch, un groupe sludge que je vénère. Ici, pas de voix, on fait dans l'instru. Très 70's, ambiance "dernière station d'essence avant le désert". Le son Clutch est là, avec une tendance à l'improvisation et un côté psyché qui donnent une alternative intéressante au travail du groupe. Miam.

Tweak Bird - Reservations

Au rayon stoner cette semaine, l'excellent duo Tweak Bird qui nous sert du rock psyché qui sent les dessous de bras. Fantastique album que ce Reservations paru l'an dernier. Le duo batterie / guitare (ampli basse) ne réinvente rien, mais quelle énergie ! Gros coup de cœur.



mercredi 14 octobre 2009

The Slew - 100%

Non mais il se passe quoi chez Ninja Tune en ce moment ? Encore un album énorme et néanmoins gratuit, faites moi le plaisir de vous jeter sur cette page pour télécharger cette petite bombinette, puis écoutez le en bagnole, sous la douche partout.

The Slew, c'est Kid Koala et Dynomite D qui vous offrent un mélange rock / turntablism digne des grands classiques. Je cite à la barre le mythique "Walk this way" de Aerosmith et RunDMC en 86, mais aussi Led Zeppelin, AC/DC, DJ Shadow, que du lourd. Complètement inattendu et de circonstance en toute circonstance.



10/10, direct dans la hall of fame !

vendredi 28 août 2009

Clutch - Strange cousins from the west


Les gars de Clutch en sont à une bonne dizaine d'albums maintenant, toujours dans le rock blues bien épais, teinté de metal. Je me souviens de les avoir vus sur scène en première partie de Sepultura il y a plus de 10 ans lors une tournée pour défendre l'album éponyme (il me semble) qui avait dû être assez difficile vu que les fans beuglaient "Seeeepulturaaaah" pendant tout leur set. Clutch ? on était pas venus pour ça. D'ailleurs ça n'a pas grand chose à voir.

Moi Clutch j'adore, surtout l'album The Elephant Riders, Pure rock fury et Pitchfork & Lost needles. Pour Strange cousins from the west, pas de surprise, la recette est la même avec une guitare un peu moins lourde et on peu plus bluesy. La voix est toujours parfaite.



Un disque tout récent qui peut manquer de conviction par moments, mais qui donne tout de même envie de réécouter Clutch dans l'ensemble.

jeudi 13 août 2009

l'homme puma - on remplace les yeux cassés

ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté un groupe français, et cela faisait encore plus longtemps que je n'avais pas écouté un groupe français de métal.
mais c'est fait, et me voilà reparti vers mes premières amours. l'homme puma est un groupe basique avec une ligne guitare basse batterie, mais avec en plus un peu d'électronique.. enfin parfois. de l'électronique racée, toute en apesanteur. l'album navigue d'ailleurs entre passages rudes et voluptueux, c'est en partie due au fait que l'album est entièrement instrumental.
seuls quelques textes tirés de films nous sortent de cette torpeur instrumentale, oui torpeur parce que sinon l'ambiance est un peu morose, mais qu'importe l'homme puma frappe juste et bien.
une chanson a écouter, catherine deneuve#6 on retrouve le combo gros son à base de batterie furieuse mais carrées, et moments calmes tout en retenu tout en montée qui ne demande qu'a exploser.
vous pouvez écouter 3 titres de leur nouvel album on remplace les yeux cassés sur leur myspace http://www.myspace.com/hommepuma
d'après ce que j'ai pu lire ici et là, leur ep de 10 titres de 2007 vaux vraiment d'y jeter une oreille. malheureusement je n'ai pas trouvé grand chose à vous mettre sous l'oreille.
en furetant mieux que moi vous pourrez en trouver ou peut-être même vous acheter l'album sur leur site, c'est par là.

dimanche 14 juin 2009

Mastodon - Crack the skye

Non mais c'est quoi cette manie de parler que des disque qu'on a aimés ? Allez un petit plaisir avec ce nouvel album de Mastodon, Crack the skye. Mastodon, auteur de Leviathan, album phénoménal qui n'a pas fini de tourner chez moi ou dans la bagnole.

Et là quoi ? Mastodon Crack son slype.
Ils se prennent pour Alice in chains ou quoi ? Pour preuve, cette vidéo ridicule :

Mastodon "Oblivion"

Attends en live c'est encore plus drôle, le pauvre David Letterman en a fait les frais. Ils ne maitrisent pas du tout le chant, sur scène, c'est un massacre...



Merci Norisse ou Tijuan (je sais plus) pour la vidéo. Bon on va s'arrêter là, au pire sachez qu'il existe une version instrumentale de ce disque, mais même sans la voix... rien d'interessant.

samedi 13 juin 2009

samedi 21 mars 2009

Cult of Luna - Eternal kingdom


Un disque sorti en 2008 chez Earache, c'est pas une nouveauté, mais je me prends un gros retour de galette dans ma face. Cult of Luna, groupe suédois de post hardcore formé sur les cendres de la mythique scène de Umeå qui a vu naitre Refused et Final Exit, toute ma jeunesse. Umeå (prononcer Umeo) = trou merdeux de 75000 habitants au nord de la suède.

Ce cinquième album est d'une lourdeur et d'une mélancolie rare, moi qui ne me remettrais jamais de la séparation de Breach, ça fait un bon palliatif. C'est donc du gros metal épais niveau sonorités, proche du Doom mais sans le délire "adorateur de Satan / rôliste / maquillage / vampire / ado / T-shirt pourri / teint d'endive". A rapprocher aussi de Gojira ou Mastodon, en moins bourrin. Bon, ya toujours la voix de bucheron, mais les titres sont lents et longs, c'est beau à se pendre.
Sur scène ils sont 8 (juste), faut dire que pour foutre un tel boucan, c'est pas de trop. sur la vidéo plus bas en live, vous constaterez qu'il ont 2 batteurs (faut bien ça) et autant de grattes que les musclés au complet. Bon, sur les 8 ya 6 végétariens, du coup ils comptent à moitié.

Pour un vrai aperçu de leur univers (pluvieux), jetez vous sur leur MySpace, Les titres en écoute sont sublimes.


vendredi 20 février 2009

Nine Inch Nails : wave goodbye


A lire sur nin.com, Trent Reznor s'apprête à tirer un trait sur NIN tout juste 20 ans après la sortie du premier album. En même temps au bout de 20 ans on peut comprendre son envie de passer à autre chose. Il évoque ses souvenirs de l'époque Lollapalooza en compagnie de Jane's Addiction et son implication dans le processus de reformation du groupe en ce moment même. Il parle aussi de la tournée US à venir peut-être en compagnie de ces derniers, pas de trace de tournée européenne... Ils sont allés partout (du Chili à la Nouvelle Zélande !) sauf chez nous, il y a des chances pour qu'ils passent nous voir (en 2009 ?) avant de plier les geôles. Sous quelle forme nous reviendra-t-il ? Producteur, sûrement, compositeur, musicien et interprète, sûrement aussi. Avant longtemps j'en suis sûr.
En tout cas on peut saluer la carrière de l'animal, son rôle dans la musique alternative des '90s et sa façon de désavouer le rock business des majors.
On est tous impatients d'entendre ses futures productions.

jeudi 19 février 2009

Superbeatnik - No hand hold


C'est pas souvent qu'on a l'occasion de faire l'éloge d'un groupe bien de chez nous, et bon dieu, ça fait plaisir. Superbeatnik, ça défouraille. En plus c'est des gens de Montpellier, ça accroit fortement leurs chances d'être des gens bien. Allez, voilà un extrait de la bio qui est parfaite, et ça m'évite de me casser le cul :

"Au départ ça devait être du stoner, quand on écoute Black Sabbath, Kyuss, ou Fu Manchu, c'est ce qui est censé arriver...puis Motörhead s'est glissé dans la donne et rye coalition et plein d'autres groupes noise ou hardcore (et des sacrément sévères...) qui ont passablement remué la base fumante... il en sort une variante du rock'n'roll façon colère, qui se trouve des affinités dans tout un tas de styles poilus. Au final appelez ce qu'ils font comme vous voudrez, que ce soit stoner punk, wild stoner, hard rock,(vous pouvez en inventer d'autres) ce qui est important c'est qu'à la fin ça fasse toujours, Yeaaaaaah !(criez fort.) Pour la petite histoire, Superbeatnik est né de la séparation de Tentakular Megafucker..." (blablabla, ça suffit).


Allez donc sur leur space écouter quelques uns de leurs titres, ça vous nettoiera les oreilles.
Une mention speciale pour "just forget" qui commence par un solo raté de batterie surmonté d'un gros "rrhâââ meerdeeuuu !!!" bien d'chez nous.



Continuez à cogner jeunes gens, si vous passez pas loin de chez moi, j'irais volontiers faire le goret avec vous.

Kyuss - Welcome to Sky Valley


Un petit mot sur le coup de cœur du moment, ce disque a 15 ans et c'est une bonne chose qu'il n'ai pas croisé ma route plus tôt, j'aurais pas compris. Kyuss donc, groupe dans lequel Josh Homme caressait sa gratte branchée à un ampli de basse de 89 à 95 (merci Wiki). Ambiance stoner / blues qui sent bon l'huile de vidange et la poussière, chant un peu retro mais on s'y fait vite. Les compos et le jeu de Josh Homme sont à tomber, souvent surprenant, toujours inventif. La batterie est un peu en retrait ce qui n'est pas incompatible avec une partie rythmique ciselée.

Par dessus tout, ce qui me séduit, c'est la production de Chris Goss, "Godfather of desert rock" comme ils disent. Le vieil ami de JH donne un son LoFi cotonneux à l'ensemble, n'ajoute aucune sophistication aux compos. De cette production sans fards transparait une humilité surprenante, il aurait été en effet facile (tentant ?) d'en rajouter un peu, ça aurait donné un disque pompeux et too much.
écoutez Gardenia (ci dessous) et Asteroid, un morceau instrumental monumental.

Une belle réussite donc pour qui traverse une phase stoner / sludge.
Suite à ça le batteur Brant Bjork a mis les voiles pour Fu Manchu, très bon aussi.

dimanche 8 février 2009

Steve Albini / Shellac

Voilà quelques semaines que je voulais préparer un post sur ce dieu de l'underground, et puis pas le temps, et puis bon. Du coup voilà, Je me remets un disque de Shellac (le très bon At action park) et je me lance.

(Shellac)

Steve Albini est plus connu pour ses contributions en tant que producteur que pour avoir fondé Big Black, Rapeman ou Shellac. Pourtant ces deux premiers groupes d'indus ne sont pas étrangers à l'émergence de Ministry entre autres.
Pour se faire une idée, "la patte" Steve Albini, c'est le son de Helmet (Meantime), des Pixies (Surfer Rosa), et PJ Harvey (Rid of Me) : guitare rock brute et basse en avant.
A bientôt la cinquantaine, Albini a produit quelques uns de vos disques préférés sans même que vous vous en rendiez compte. Voilà une infime partie de ce qu'il a produit, attention ça claque :

Nirvana : In Utero
Neurosis : Times Of Grace
Breeders : Pod
Mogwai : My Father My King
Pixies : Surfer Rosa
PJ Harvey : Rid of Me
Godspeed You! Black Emperor : Yanqui U.X.O.
Helmet : Meantime
Don Caballero : American Don
Chevelle : Point #1
Nine Inch Nails : The fragile (avec Trent Reznor et Alan Moulder)
Dragbody : Flip The Kill Switch
Iggy and the Stooges : The Weirdness

Certains de ces artistes ne sont d'ailleurs quasiement produits que par lui. Encore quelques noms : Bush, Jimmy Page & Robert Plant, Jesus Lizard, les Stooges, Veruca Salt, Melt-Banana, Oxbow, The Jon Spencer Blues Explosion, Bloodlet, Made Out of Babies, Mono, Tortoise, My Disco...






















Merde alors ce mec est Dieu, et on nous avait rien dit.
Mais à l'inverse des producteurs rock / metal qui ont réussi à se faire un nom à la fin du siècle dernier (Terry Date, Ross Robinson...) le business n'est pas une fin en soi. Il préfère être crédité (quand il l'est) par un "recorded by Steve Albini" plutôt que par un "produced by", travaille autant que possible en analogique, ne se prend pas de com' sur les ventes de disques, et avoir travaillé pour les plus grands ne l'empêche pas de produire d'illustres inconnus.

(wow, ça c'est du matos)

Avec sa dégaine de punk ariégeois, le bonhomme est vénéré dans la profession et respecté pour son engagement envers la musique sans compromission.

Ecoutez absolument l'énorme Excellent Italian Greyhound de Shellac, le trio dans lequel Albini gratte et chante, avec ça guitare attachée à la ceinture. C'est beau, c'est rock, c'est tordu, et chaque titre est un film. 35mm en noir et blanc.