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vendredi 17 mai 2013
deerhunter - monomania
pardon j’ai mis un peu de temps à écrire un nouveau post, mais entre temps j’ai tout simplement failli ne plus rien écrire (oh non pas toi, pas ça, pas maintenant, qu’allons nous devenir???.....). et oui moi aussi j’ai pris le temps d’écouter les derniers albums de yeah yeah yeahs et daft punk alors que je savais pertinemment que ce serait une perte de temps, surtout en ce concerne les américains. ils avaient déjà bien merdé avec it’s blitz, mais là wouaaaaw, j’en suis presque à renier l’ep is is et fever to tell que j’adore. il m’a donc fallu du temps pour rééquilibrer les balances et autres filtres de mes oreilles. y a des groupes comme ça qui ne devrait jamais quitter leur décennie.
bref on va pas faire toute la chronique sur un album de merde, ça ne sert à rien et puis ça me ferait trop de boulot, faudrait écrire aussi sur le dernier album des strokes (mêmes remarques que pour YYYs), ou encore l’album solo de banks (cf le leader d’interpol).
non il vaut mieux parler des groupes que j’aime, et c’est le cas du dernier deerhunter, monomania. je n’ai pas suivi son bilan médical (le monsieur est atteint d’une maladie rare) mais il semble que son traitement fonctionne bien en ce moment, car oui monomania est …........... assez enjoué.
pourtant l’homme est toujours aussi critique et fait attention plus que quiconque pour ne pas tomber dans la facilité de la hype. par contre à force de sortir des albums tous plus géniaux les uns que les autres, un jour, il sera forcement la tête de gondole de la pop sauvage, et là il risque d’être en contradiction avec lui-même. car si l’ambiance pas non plus power pop tranche avec halcyon digest (un de mes albums préféré, il faut le dire), son esprit est toujours aussi obtus, presque punk, même si on ne le sens que sur le fond. une rébellion qui se forge dans une pop rock garage aux multiples larsen et effets de voix, qui au delà de la lumineuse musique laisse une impression de décadence, un sentiment général plutôt pessimiste, la vie est belle oui, mais juste là, à l’instant, demain sera noir.
la pop est bien présente et l’est de plus en plus d’ailleurs, mais n’est pas non plus au point d’évincer la noise ou encore le psychédélisme qui forment toujours la base des créations du groupe. bradford cox a plus fait évoluer sa musique que beaucoup ne le feront en une carrière et pourtant on a tout le temps cette impression d’être à la maison en étant sûr que rien n’a bougé.
l’album commence avec un titre pop assez simple, pour devenir plus foutraque avec leather jacket II#2, qui fait la part belle aux embardées de guitare et aux voix saturées (mélange que l’on retrouve sur l’originale monomania#10). l’abum continue avec un titre qui a la propension d’un hit, comme quoi le bonhomme sait tout faire, les guitares sont claires, presque guillerettes, si ce n’est que le vocodage de la voix et son effet vintage donne au titre un côté indé que peu de radio voudront diffuser. passés quelques titres de bonnes factures et place aux géniaux blue agent#6 et THM#7. deux titres dont les accords en boucle donnent un résultat entêtant. comme c’est beau et surtout comme ça paraît facile. pourtant encore une fois il y a un petit quelque chose de décalé (accords faussés, contretemps, effets dissonants, etc...) qui vous ramène vite dans l’univers mélancolique de bradford.
allez voici un petit florilège de monomania, l’accroche n’est pas aisée, mais je suis persuadé que vous irez plus loin et si après ça vous ne tombez pas sous le charme, je ne pourrais plus rien pour vous.
bonne écoute.
vendredi 5 octobre 2012
menomena - moms
la dernière fois je vous parlais de grizzly bear et comme je sens que comme moi vous ne faite que l'écouter, je vous propose de coupler cet album avec le nouveau menomena, un groupe un peu similaire qui fait également dans le rock indie agrémenté d'arrangements époustouflants, d'un mélange d'ambiance et de sonorités innovantes et progressives.
sauf que menomena est encore moins reconnu que grizzly bear, déjà que ces derniers ne profitent pas non plus d'un rayonnement mondial, je vous laisse imaginer la situation de menomena.
et pour rien n'arranger, brent knopf, une des deux têtes pensantes du groupe est partie mener un projet en solo (ramona falls) suite à des problèmes de communications rencontrées pendant l'album mines en 2010.
et pourtant avec moms, le nouveau duo nous livre un très bon album aussi bon que ses prédécesseurs, comme quoi au final le départ de brent n'aura eut que peu d'incidences. cet album est en lice dans ma bibliothèque avec shields pour le titre de l'album qui déchire le plus en 2012 (il perdra bien évidement, mais avec les honneurs).
une fois de plus on retrouve un album qui tire toute sa force de la finesse de ses arrangements. l'écriture est simple, leur sons mélodieux, leurs mélodies racées et des ambiances puissantes.
l'album est tourmenté, les cuivres répondent aux guitares, quand les percussions essaient de se frayer un chemin dans tout ce capharnaüm.
comme je le disais, la création ne pâtit pas du départ de brent, justin harris et danny seim sont quand même rester dans le même esprit que mines ou friend and foe.
l'album est cohérent et avec les quelques pépites distillées, on en redemande.
il y a une certaine urgence dans les titres qui leurs confères une puissance et une rythmique qui ne laisse que peu de répits. les titres vont au bout des choses sans pour autant traîner en longueur avec des répétitions inutiles, c'est ça aussi la force de ce moms.
on entend ici et là une multitude de sons et qu'ils soient électroniques ou acoustiques, le tout se marie toujours très bien à l'instar de plumage#1.
le groupe a aussi ajouté de la gravité dans ses ambiances, un son parfois saturé comme sur capsule#2 ou une touche de psychédélisme avec tantalus#8.
la rythmique des chants et autres chœurs joue aussi un rôle important, skintercourse#7 en est le parfait exemple, les différents éléments se chevauchent et rende le titre très prenant. enfin il vous faudra écouter don't mess with latexas#9, on retrouve un piano sur lequel une guitare claire répond avant que des trompettes ne fassent encore évoluer le tout, un vrai régal.
voilà l'album est une réussite qui s'écoute d'une traite avec peu ou pas de déchet.
sauf que menomena est encore moins reconnu que grizzly bear, déjà que ces derniers ne profitent pas non plus d'un rayonnement mondial, je vous laisse imaginer la situation de menomena.
et pour rien n'arranger, brent knopf, une des deux têtes pensantes du groupe est partie mener un projet en solo (ramona falls) suite à des problèmes de communications rencontrées pendant l'album mines en 2010.
et pourtant avec moms, le nouveau duo nous livre un très bon album aussi bon que ses prédécesseurs, comme quoi au final le départ de brent n'aura eut que peu d'incidences. cet album est en lice dans ma bibliothèque avec shields pour le titre de l'album qui déchire le plus en 2012 (il perdra bien évidement, mais avec les honneurs).
une fois de plus on retrouve un album qui tire toute sa force de la finesse de ses arrangements. l'écriture est simple, leur sons mélodieux, leurs mélodies racées et des ambiances puissantes.
l'album est tourmenté, les cuivres répondent aux guitares, quand les percussions essaient de se frayer un chemin dans tout ce capharnaüm.
comme je le disais, la création ne pâtit pas du départ de brent, justin harris et danny seim sont quand même rester dans le même esprit que mines ou friend and foe.
l'album est cohérent et avec les quelques pépites distillées, on en redemande.
il y a une certaine urgence dans les titres qui leurs confères une puissance et une rythmique qui ne laisse que peu de répits. les titres vont au bout des choses sans pour autant traîner en longueur avec des répétitions inutiles, c'est ça aussi la force de ce moms.
on entend ici et là une multitude de sons et qu'ils soient électroniques ou acoustiques, le tout se marie toujours très bien à l'instar de plumage#1.
le groupe a aussi ajouté de la gravité dans ses ambiances, un son parfois saturé comme sur capsule#2 ou une touche de psychédélisme avec tantalus#8.
la rythmique des chants et autres chœurs joue aussi un rôle important, skintercourse#7 en est le parfait exemple, les différents éléments se chevauchent et rende le titre très prenant. enfin il vous faudra écouter don't mess with latexas#9, on retrouve un piano sur lequel une guitare claire répond avant que des trompettes ne fassent encore évoluer le tout, un vrai régal.
voilà l'album est une réussite qui s'écoute d'une traite avec peu ou pas de déchet.
mercredi 26 septembre 2012
eugene mcguinness - the invitation to the voyage
très peu remarqué avant, eugene a été puni à jouer en tournée pour le groupe miles kane, faut bien manger.... espérons qu'il n'aura plus besoin de ça avec le remarquable (j'espère) the invitation to the voyage.
déjà pourquoi écouter ce "nouveau" groupe anglais, et bien c'est simple, il ne ressemble à aucun autre. que ce soit les orchestrations, les gimmicks, les tentatives osées de rifts de guitare, un songwriting impeccable, on ne retrouve ce son pas souvent dans le paysage sonore anglais.
le titre harlequinade#1 montre le niveau de l'album, la rythmique est réglée comme une horloge suisse, les relances sont puissantes et dévastatrices, on sent toute la fougue du jeune qui a déjà compris comment il fallait faire pour sortir des tubes "en veux tu en voilà."
sauf que là on se dit, bon c'est bien c'est vendeur, faut voir la suite. et bien la suite et tout simplement de qualité. sugarplum#2, après un début hésitant où les plus mauvaises langues auront tôt fait de laminer cet album, sort les rames et remonte la pente pour finir en toute beauté.
le titre est moins immédiat que le premier mais tout aussi intéressant. avec lion#3 on retrouve un rock incisif qui sait se faire attendre pour vous prendre à revers. encore une fois eugene tape dans le mille avec une facilité déconcertante.
the invitation to the voyage est un album rock qui tripote plusieurs influences, on trouve des ambiances glam, lascives, ou tout simplement groove et terriblement dansantes, le tout sans jamais trop en faire.
shotgun#5, et on en est qu'à la moitié de l'album, est encore une réussite sous ses faux airs de bo pour james bond, le titre repose entièrement sur un son de basse et c'est plutôt rare pour le souligner. c'est cohérent, riche en orchestration, c'est tout simplement du plus bel effet.
et puis la pause, avec concrete moon#6, avec un mélange improbable de baroque et de lo-fi, le tout pour une pop électronique guillerette qui rendrait la ville de liverpool accueillante un soir d'hiver.
le monsieur, même si il est irlandais, vit à liverpool, d'où la difficulté de rendre cet album attrayant, et pourtant...
en fait je pourrais faire un laïus sur tous les titres tellement ils innovent, thunderbolt#7, que j'adore, assène de grands coups de larsen, d'accords gras distordus et est en véritable rupture avec le titre précédent. Son final est une magnifique cacophonie où tous les instruments reviennent comme pour nous signifier de ne pas les oublier trop vite tellement les successions s'enchaînent.
La fin l'album est plus posée, mais tout aussi réussi et vous l'aurez compris, je suis tombé totalement sous le charme de cet album qui sans payer de mine case 10 titres pour 10 tonalités différentes qui se complètent au final.
jeudi 20 septembre 2012
here we go magic - a different ship
à savoir qu'il est dur de conceptualisé un album, les here we go magic ont réussi là où beaucoup se sont plantés. a different ship n'est franchement pas facile à la première écoute, il est voire même presque repoussant.
ça semble terne et rien ne ressort du lot, oui et bien c'est sans compter sur le fait que vous allez écouter cet album plusieurs fois pour faire plaisir à tonton arnok.
car oui, au bout de plusieurs écoutes, il devient enfin clair que cet album tient plus du génie que des poubelles (et n'allait pas y voir une nouvelle attaque du dernier album de garbage, bien que cela fonctionne à merveille).
en fait cet album est chirurgical, oui je sais on parle plus de chirurgical pour l'électronique, mais ici ça marche aussi.
les titres plutôt épurés sur leurs débuts, amassent des sons, des échos, des chœurs, de nouvelles nappes qui viennent étouffer la musique brute originale. tout est fait avec mesure, pof un petit accord à contre temps ici, une mélodie légère par là, un boucle en fond tout du long.
hard to be close#2 démarre avec pour principaux instruments la voix de luke temple et la guitare folk qui amène sa mélodie avec légèreté. là si vous allez directement à la fin, la base de folk a été doublée, on entend des sons psyché qui sortent d'un peu partout.
le titre s'est créer en 3 minutes une vraie architecture progressive. et c'est pour tous les titres pareils, ils démarrent le plus simplement du monde pour finir copieusement.
le clip est sympa en plus.
on entend beaucoup de sons au final, certains furtifs, d'autres qui s'installent pour prendre le pas sur d'autres, la musique de ce different ship prend tout sa hauteur dans ses arrangements. et au final ça se savoure comme une nouvelle écrite en 5 tomes.
car quand vous vous régalez de hard to be close#2, vous savez que bientôt arrive i believe in action#5, titre changeant dont le début et la fin n'ont pas vraiment de lien. et tout ceci se fait sans que l'on en s'en rende vraiment compte, c'est fort.
et l'album peut alors donner tout ce qu'il a, de la pop folk bien terre à terre, au psyché total qui nous enivre et tout ça sur un seul et même titre à l'instar de made to be old#7.
non vraiment cet album est une réussite, assez difficile d'accès et faite pour les gens qui ont le temps, tout du moins au début, car l'impatience à vite fait de nous faire zappé un album qu'il serait dommage d'ignorer.
et puis vous verrez au début on aime qu'un titre, hard to be close#2, puis viennent assez rapidement i believe in action#5 et how do i know#8, pour au final passer et repasser cet album en boucle sans qu'il ne s'use.
encore un clip bien décalé.
et bonne nouvelle, ils passent en france en novembre et le dimanche 04 au café connexion à toulouse pour la modique somme de 10 euros (franchement à ce prix là c'est donné).
jeudi 13 septembre 2012
the heavy - the glorious dead
woooo ce gros son, attention je ne parle de bourre, non j'entends par gros son, un son lourd, gras, profond, caverneux, enfin sale quoi.
the heavy est de retour avec un album, the glorious dead, aux multiples facettes terriblement efficaces. on y entend de la soul, du funk, du rock, de la folk et de l'étrange à l'instar de can't play dead#1 et son final aux violons qui semblent être désaccordés.
un titre bande originale qui irait parfaitement à un film de burton et qui commence par quelques répliques d'un film que je ne connais pas (ils l'avaient déjà fait sur l'album précédent sur le titre oh no! not you again!!#1).
l'album (signé sur ninja tunes) sonne garage, sonne pop et petite balade en forêt, ou promenade dans un dédale de rue d'où naissent de hauts building. quoiqu'il en soit, l'album alterne entre le groove chaud de l'enfer et la pop éclairée d'un paradis qui éclaire tellement qu'il rend aveugle.
et oui, car même le plus doux de the glorious dead sonne sournoisement. on y retrouve un univers fourni, très fourni, avec plus d'instruments qu'il n'en faut, mais au final cela n’apparaît pas foutraque, c'est bien ordonné même, savamment réfléchi, car en définitive c'est tout de même leur troisième album.
et ce glorious dead surpasse largement son prédécesseur the house that dirt built de 2009, notamment par la chant et les chœurs qui donnent tout son relief à cet album déjà riche.
en fait c'est bien simple avec cet album vous ne vous ennuierez pas un seul instant, c'est fort, prenant, beau, intimiste et grandiose à ses heures.
le titre same ol'#6, est pour moi le titre de l'album avec son début grandiose, sa guitare sourde et ses relances de violons qui lui redonne une certaine légèreté.
il est assez simple et se repose beaucoup sur la voix du charismatique kelvin swaby.
le titre suivant just my luck#7 est tout aussi astucieux, il alterne entre rifts diaboliques vomis à grands coups de guitares et de trompettes vrombissantes et des passages tranquilles qui semblent inoffensifs pour être au final enrôlés dans une danse frénétique.
le final est tout aussi étrange que son introduction, avec un titre cadencé par deux accords d'un piano aux tintements fluets (si tant est qu'un accord puisse l'être, mais vous avez compris l'analogie). et toujours beaucoup de sons qui viennent se mêler pour notre plus grand bonheur.
non franchement ce serait un crime de ne pas jetez une oreille sur cet album aux multiples humeurs, the heavy revient en cette fin d'année en grande forme et au final ils auront réussi à sortir trois bons, voire très bons albums, ce qui n'est pas si facile il faut le souligner.
pour que vous preniez toute la mesure de l'album encore une pépite avec what makes a good man?#3
dimanche 26 août 2012
yeasayer - fragrant world
Publié par
Anonyme
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rock
tout doit venir d'une soirée trop arrosée, chris keating (chanteur), ira wolf tuton (bassiste) et anand wilder (guitare) ont fait le pari fou de pondre un album rock hippie psyché expérimental et de la vendre à la terre entière.
bien mal leur en a pris, all your cymbals sortait en 2007 et a fait grand bruit dans le milieu bien pensant de la musique à défaut de submerger les charts internationaux.
surprise, mais ils ont du se dire que même si la performance était de choix, le contrat n'était pas rempli et ont choisi de faire un deuxième pari qui irait plus loin dans le bon/mauvais goût. c'est chose faite en 2010 avec odd blood et ses vieux relents de disco que tout être normal aurait honni il y a encore 10 ans.
forcement, en 2000 on sortait, il faut dire, de 10 ans de dance de daube, laquelle avait pour seul mot d'ordre, faire danser le plus de gens bourrés.
et une cette fois le pari s’avère gagnant, incroyable, extraordinaire, le psyché hippie "et compagnie" peut passer de la pop rock psyché à de la dance à la limite du raisonnable et en faire ressortir une mouture hype des plus inspirée.
du coup, car faudrait pas les prendre pour des cons, yeasayer revient aujourd'hui avec un album, fragrant world, toujours psyché, électronique un peu, minimaliste beaucoup.
les titres paraissent avoir été délestés de quelques pistes lors de l'enregistrement. on a souvent l'impression qu'il manque quelque chose et parfois plus, comme sur devil & the deed#5 ou la mélodie a tout simplement été supprimée.
il ne reste plus que les bruits, les bleeps, les boings et les tuts.
je pense qu'ils ont fait le choix de faire un album psychédélique expérimental, et il vous faudra à tous environ 58 écoutes afin de comprendre ce qu'ils ont voulu faire, si cela est possible.
car si fragrant world dépeint un hypothétique futur monde, il ne va pas falloir qu'un moustique pète de travers, sans quoi la prophétie ne se vérifiera jamais.
c'est bien simple ils se sont ramassé un 5,4 sur pitchfork (les bien pensants du début qui ont du se dire que pour rester le maître du bon goût musical il fallait tout le monde à revers et démonter yeasayer.
5,4 c'est rude quand même, ils ont filé 6,4 au dernier garbage que j'ai survolé et pfffff c'était pas loin du néant cet album, alors que yeasayer se bonifie au fil des écoutes.
et oui comme je vous le disais plus il vous faudra apprivoiser cet "encore" extraterrestre, mais au final il est bien cet album, légèrement bizarre, grandement déluré, mais bon au moins on a jamais écouté un truc pareil n'en déplaise aux détracteurs.
le premier titre met l'auditoire dans de bonne condition avec fingers never bleed#1 et apparaît comme une liaison avec son grand frère odd blood. c'est en suite que tout se complique, voire légèrement au milieu du titre quand on fait face à l'électronique minimale mêlée à des vieux sons lancinants dont on se demande déjà d'où ils peuvent bien sortir.
mais bon c'est les yeasayer, fallait bien qu'ils commencent fort pour en mettre plein la gueule à leur. foutaise car au final c'est le titre le plus abordable.
avec longevity#2 commence le travail de formatage de vos préférences pour faire place à un recalibrage de vos goûts musicaux. vous verrez vous vous sentirez mieux après cette mise à jour, sinon quoi, pour ne pas chambouler vos références, on va devoir demander à iggy pop et madonna de ne pas vieillir? oh pardon on vient de prévenir qu'ils ont déjà commencé et qu'il aurait en vrai plus de 120 ans à eux deux.
ça fait froid dans le dos.
avec blue paper#3, si vous êtes encore là c'est que vous acceptez la mise à jour, vous allez donc bientôt vous régaler. à ce stade là vous n'entendez que la voix androgyne de chris keating et les synthé qui posent leur mélodie tranquillement avant qu'une guitare trafiquée et un ordinateur ne viennent tout bousculer, on change de rythmique et on a droit à un final des plus mystique.
la suite (henrietta#4 et devil and the deed#5) est du même acabit, une musique simplifiée au minimum mais qui donne un maximum d'effets, c'est plutôt bien foutu, car au final ça reste dur à faire, même si c'est d'autant plus difficile à écouter.
en passant devil and the deed#5 est mon titre préféré, les percussions sont saccadées, toute la chanson avance d'ailleurs par a-coups, de plus hormis le refrain, il n'y a pas vraiment d'instrument sur ce titre, juste des effets de violons sur une base de synthé et de percussions.
voilà pour le début, je vous laisse découvrir l'autre moitié qui réserve vous vous en doutez d'autres surprises avec notamment le titre folk hero shctick#10 que je trouve personnellement excellent, encore du grand yeasayer.
lundi 25 juin 2012
gravenhurst - the ghost in daylight
rebonjour, oui ça fait longtemps, bon du coup je vais profiter qu'il n'y ait plus personne sur ce blog pour chroniquer un album pas forcement simple et je posterais la prochaine fois sur radiohead, garbage, marylin manson et coldplay, enfin des groupes qui font du trafic.
le nouvel de gravenhurst (déjà rien que le nom) est un album qui demande pas mal de temps, un bon casque fermé pour ne perdre aucun accord et surtout du temps. the ghost in daylight est donc le cinquième album du monsieur et est toujours signé chez warp (la classe même si ce n'est pas de l'électronique, car comme disait le grand philosophe arnold etwilly : "il faut de tout pour faire un monde", ça marche donc pour les majors).
après cette belle intro, parlons un peu de l'album. the ghost in daylight est doux, presque fantomatique et ceux qui seront patient pourront se délecter des lignes de guitares électriques noisies de the prize#2) ou de l'électronique ambiante de islands#6. car si l'album est sur une base de folk avec des guitares acoustiques, nick talbot ne rechigne pas à aller voir ailleurs ce qu'il se passe. ce qui donne au final un album attachant qui se déguste sans modération. mes deux titres préférés sont des titres de huit minutes. et que ce soit fitzrovia#3 ou islands#6 ils sont tout en retenue et laissent derrière eux une impression de bien être. fitzrovia#3 est une balade acoustique ou se mêle des nappes d'ambiant en fond. le titre est planant et se termine par un long souffle plaintif, alors oui il faut aimer, mais on sent bien derrière tout le talent d'un homme à l'univers plus que fourni. vient ensuite un triptyque des plus intime avec carousel#5, islands#6 et the foundry#7. ces titres sont d'une étonnante simplicité et l'on se prend à rêver les yeux ouverts, projeté dans des limbes portés par la voix toujours au premier plan de nick.
voilà cet album est en haut de ma playlist et cela fait un mois que cela dure. avant de se quitter voici the prize#2 et islands#6.
vendredi 27 avril 2012
blood red shoes - in time to voices
blood red shoes sort son troisième album, quelle forme, le tout en six ans, ça ne fait au final que peu de recul sur leur carrière qui s'étoffe petit à petit, mais qui s'étoffe sûrement.
bon je l'annonce tout de suite, j'adore ce groupe, surtout depuis que je les ai vu en 2008. je sais pas pourquoi spécialement eux, mais bon ils m'ont l'air sympa comme tout, pas mal drôle et d'un professionnalisme à toute épreuve.
et puis entendre un groupe qui assure autant avec seulement deux instruments et pas d'autre artifice, cela force le respect.
in time to voices et dans la continuité des deux autres, mais je préfère parler d'évolution, toutefois cette fois-ci on entend un piano ainsi que des cordes. car leur musique si elle est encore parfaitement reconnaissable, on y entend de nouveaux sons.
leur musique est toujours assez peu minimaliste compte tenu du fait qu'il n'y a qu'une guitare et une batterie. les chants fonctionnent toujours aussi bien, tout est impeccable. cet album est plus que maîtrisé, un peu trop peut-être et ce sera la seule critique.
car à l'instar de beaucoup de groupe, arrivé un moment, l'effet de surprise étant passé depuis fort longtemps, il ne reste plus que l'exécution et la créativité pour se démarquer.
in time to voices s'en sort parfaitement. les titres sont moins pêchus, mais plus recherchés, moins bourrins (quoique pas tous) et plus introspectifs. au fil des titres, l'album se créé son propre univers, a l'instar de two dead minutes#4, un titre tout en retenu qui nous montre une nouvelle facette de nos petits anglais.
au delà de tout ça, il reste des relents d'énergie brute, des sons garages chers aux deux premiers albums, et the silence and the drones#5 arrivent en ce sens à faire la synthèse. le titre débute calmement sur des accords acoustiques de guitare avant qu'il ne se structure pour finir en apothéose avec toute l'acidité électrique que l'on leur connaissait.
c'est à ce moment que l'on se dit que leur énergie, si elle est encore présente, est maintenant canalisée. et bien c'était avant d'écouter le très rectiligne je me perds#7. une minute et demie de pure folie. de chants hachés, criards, d'une guitare acérée et surtout d'une double pédale monumentale à en faire pâlir de jalousie le batteur de def leppard.
l'album reprend ensuite là où il s'était arrêté, soit dans l'alternance de moments calmes et plus brutaux, de sons léchés et d'autres plus garage.
un savoureux mélange qui ne fait que renforcer pour moi ce que je pensais depuis longtemps. blood red shoes et un groupe avec lequel il va falloir compter.
en plus voici cold#3, le single de l'album, un petite réussite également.
vendredi 30 mars 2012
ewert and the two dragons - good man down
c'est le printemps, il vous faut donc un bon petit album plutôt guilleret, il vous faut donc good man down des ewert and the two dragons.
la trouvaille se trouve au nord est de l'europe, car et c'est pas banal le quatuor nous vient directement de l'estonie. si ils ont fait leur preuve dans leur pays, ce qu'aujourd'hui qu'ils commencent à percer de notre côté du vieux continent.
entre pop et folk le groupe nous berce de toutes les influences qu'il a su intégré avec brio, et c'est peu de dire que ça fonctionne rudement bien. on pourrait "ranger" ce groupe entre le rock de radiohead et la folk de midlake.
pas répétitif pour un sou, le début de l'album ne cesse de monter en intensité, en gravité. le titre (in the end) there's only love#1 ouvre l'album avec sa guitare et ses percussions toutes légères qui en font une pop song entraînante et bien ficelée. suit la folk puissante du single éponyme de l'album good man down#2,
c'est beau de simplicité, tout y est la timide mélodie d'intro, la voix bien posée de .... les claps qui rythment merveilleusement le titre et enfin l'emballement de tout ce petit monde qui nous offrent au final un titre racé. jolene#3 (non pas la reprise) qui suit n'est pas en reste, on revient sur de la pop et on se laisse aper par le monde un peu onirique d'ewert and the two dragons, tout ça pour en venir à panda#4. le titre de l'album pour ma part, la folk touchante de ce titre de sept minutes assoie définitivement la performance du groupe. déjà le charme de good man down#2 avait opéré, mais panda#4 est pour moi un cran au dessus. le titre est poignant avec ses envolées progressives toute en retenue, c'est poignant et tout simplement beau de justesse.
à ce stade, il n'y a plus à hésiter, il vous fait cet album, car la suite réserve encore quelques belles surprises avec des titres plus tournés vers la folk, qui comme the rabbit#7, road to the hill#8 ou encore falling#9 montrent que le groupe arrive à se renouveler assez simplement. l'horizon semble donc dégagé pour ce groupe, longue vie donc à ewert and the two dragons (mais où sont ils allé chercher un nom pareil n'empêche?).
dernière info, ils sont en tournée dans notre pays, donc vous voulez passer une bonne soirée, voici les dates.
mardi 13 mars 2012
band of skulls - sweet sour
combien de groupe anglais n'ont au final pondu qu'un seul véritable album ces dix dernières années, peu....
alors quid de ce second album, et bien il est moins brutal, moins brut de décoffrage, la reverb est encore bien présente mais leurs gros rifts garages ont quelques peu été polis. un travail d'usinage qui semble nous montrer qu'ils ont bien digéré leur vive popularité et qu'ils sont prêt à passer à autre chose.
car sweet sour s'il a perdu en intensité, arrive quand même a tirer son épingle du jeu, notamment par des ajouts de mélodies pop qui donnent à leur rock un aspect plus suave mais surtout par un jeu tout en finesse, plus en retenue sans que toutefois les explosions tant attendues ne soient galvaudées.
les titres sont tout sauf lisses, car tout en avançant, ils ne cessent de gagner en puissance, et à l'exception de quelques titres manquants grandement de profondeurs là où justement il n'y avait que ça à donner, l'album fini par faire trouver son propre équilibre.
un bon album donc mais avec une petite retenue et il se pourrait donc que pas mal de titres disparaissent assez vite de ma playlist. car il faut bien l'avouer, sweet sour n'a rien inventé ni réinventé, il avance comme il faut, il fait le boulot on pourrait dire, mais il n'y a guère de surprise. alors oui tout est prévisible, tout est plus ou moins calibré, mais passé ce petit désagrément il reste tout de même un album homogène qui ravira la plupart des fans. a noter les dernières chansons très folk comme une fin d'album toute en douceur qu'il me tarde déjà d'entendre en live, car sur ce point les band of skulls n'ont rien perdu (enfin à ce qu'il se dit).
voici the devil takes care of his now#4 avec son rock ravageur et son duo de chanteurs qui fonctionne toujours aussi bien.
samedi 26 novembre 2011
atlas sound - parallax
Publié par
Anonyme
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parallax comme un nouveau regard sur son travail, parallax comme une nouvelle identité, enfin nouvelle, c'est toujours la même mais vu sous un angle différent.
à l'instar de sa pochette, bradford cox sort de l'ombre et mène son projet solo d'atlas sound au niveau de deerhunter. après nous avoir donné l'année dernière quatre albums créer sur l'instant chez lui bien au chaud au fond de sa couette, cette fois-ci il revient avec un "vrai" album produit comme il se doit, et sur lequel il fait à peu près tout.
il se donne tout simplement l’opportunité de faire seul ce qu'il faut généralement avec son groupe dont il est la tête pensante quand même.
on retrouve tout son univers, des mélodies qui à la première impression semblent simples, mais qui en sont loin au final. parallax est fourni en divers sample et autres sons sortis d'on ne sait où. c'est tout le charme du monsieur d'ailleurs même si une fois de plus il nous pond un album assez compliqué à écouter.
c'est souvent nostalgique, voire même triste, psychédélique à certains moments, pourtant on voit par instant une lumière. pour les amateurs de peinture, on pourrait qualifier cet album de clair/obscur (bon ok c'était facile de trouver cette parallèle à la vue de la pochette).
dans tous les cas c'est un régal, et on découvre une nouvelle fois un univers assez vaste qui ne manque pas de se renouveler. bradford cox nous bercer avec terra incognita#10 et sa mélopée acoustique, comme il sait nous réveiller avec un gimmick noise de sa guitare torturée dans my angel is broken#9.
l'album commence avec the sakes#1, ce titre est puissant, le ton est donné et on peut dès lors apprécier la multitude de sons, on se retrouve d'ailleurs vite submergé d'émotions de différentes natures pour un résultat assez ambigu.
après il faut aimer, sans ça il y a peu de chance de comprendre ce qu'essaie de nous raconter bradford cox. il joue principalement de sa guitare acoustique et nappe ensuite le tout avec des brides d'électronique, d'effets sonores ou tout simplement d'autres instruments (saxophone, harmonica ou percussions).
et tout est maîtrisé, il y a un gros travail de programmation derrière comme sur te amo#3. le titre est tout en retenu et n'a rien à envier un four tet.
voilà c'est beau c'est neuf, ça se mange sans fin.
en bonus sur la version japonaise, il y a deux titres expérimentaux qui font penser aux essais de ses albums bedroom databank, on retrouve également une version studio de mona lisa#6 que l'on avait découvert justement avec les quatre albums gratuits.
lundi 3 octobre 2011
clap your hands say yeah! - hysterical
toujours content, jamais déçu, ce dernier album hysterical des clap your hands say yeah est excellent, tout simplement.
en temps normal les CYHSY sont très haut perché, ça sonne faux, c'est parfois dans le tempo et c'est ce qui les rend magnifiques.
surtout qu'après l'album solo mo beauty d'alex ounsworth, je ne pensais pas et n'espérais plus un troisième album.
bon du coup je m'étais préparé au mieux pour cet hysterical, depuis un mois je fume clope sur clope afin de perfectionner ma voix vers ce qu'il y a de plus désagréable et j'entraîne mes oreilles aux contretemps les plus improbables.
tout ça pour rien, hysterical est certes pas toujours très raccord, la voix d'alex grésille un peu mais franchement comparé à ses prédécesseurs, le nouveau né est facile d'écoute.
on peut noter la présence de pop, oui les mélodies sont rondes (enfin ovales plutôt) et on trouve ça est là une énergie nouvelle, entraînante qui respire la joie de vivre.
tous ces changements auraient pu tout gâcher, mais il n'en est rien, et du début à la fin les titres sont de haute volée. il n'y a pas de fausses notes (enfin je me comprends) même les plus réticents d'entre vous pourront peut-être trouver cet album à leur goût et pourquoi pas redécouvrir clap your hands say yeah et some loud thunder sous un nouveau jour (bon cela reste hypothétique, je ne suis sûr de rien).
alors que quatre ou cinq albums attendent d'être écoutés, je bloque sans relâche sur cet hysterical comme envoûté par sa grasse et son univers une fois de plus particulier.
voici maniac#4 en live, c'est entraînant, entêtant et ça donne envie d'y revenir.
il est moins évident que same mistake#1 ou yesterday, never#7, mais il vaut le détour.
dans un registre plus planant (et c'est le seul moment de répit de l'album), on trouve in a motel#6, je trouve ce titre, emplie d'émotions, très beau, très touchant et pour une fois on retrouve la voix haut perchée d'alex qui contraste avec la mélodie, comme dans le bon vieux temps en somme.
voilà je vous laisse avec same mistake#1, ce titre défini le mieux ce que vous retrouverez sur hysterical (la voix d'alex étant mieux maîtrisée sur la version album, mais ça je l'ai déjà dit)
CYHSY porte la pop dans ce qu'elle peut nous (m') apportez de meilleur, oui j'aime la pop et particulièrement quand la bande d'alex nous la propose telle qu'elle.
l'album est léché, produit sans se presser dans la lignée de mo beauty on est plus dans l'urgence à laquelle on aurait pu s'attendre de leur part, tant mieux ça change et montre un nouveau visage du groupe, un visage plus professionnel oui mais qui démontre que les CYHSY savent aussi faire des choses très bien destinées à un plus large public. mince ils partent à la conquête du monde et moi je n'ai plus qu'une envie les revoir sur scène.
en temps normal les CYHSY sont très haut perché, ça sonne faux, c'est parfois dans le tempo et c'est ce qui les rend magnifiques.
surtout qu'après l'album solo mo beauty d'alex ounsworth, je ne pensais pas et n'espérais plus un troisième album.
bon du coup je m'étais préparé au mieux pour cet hysterical, depuis un mois je fume clope sur clope afin de perfectionner ma voix vers ce qu'il y a de plus désagréable et j'entraîne mes oreilles aux contretemps les plus improbables.
tout ça pour rien, hysterical est certes pas toujours très raccord, la voix d'alex grésille un peu mais franchement comparé à ses prédécesseurs, le nouveau né est facile d'écoute.
on peut noter la présence de pop, oui les mélodies sont rondes (enfin ovales plutôt) et on trouve ça est là une énergie nouvelle, entraînante qui respire la joie de vivre.
tous ces changements auraient pu tout gâcher, mais il n'en est rien, et du début à la fin les titres sont de haute volée. il n'y a pas de fausses notes (enfin je me comprends) même les plus réticents d'entre vous pourront peut-être trouver cet album à leur goût et pourquoi pas redécouvrir clap your hands say yeah et some loud thunder sous un nouveau jour (bon cela reste hypothétique, je ne suis sûr de rien).
alors que quatre ou cinq albums attendent d'être écoutés, je bloque sans relâche sur cet hysterical comme envoûté par sa grasse et son univers une fois de plus particulier.
voici maniac#4 en live, c'est entraînant, entêtant et ça donne envie d'y revenir.
il est moins évident que same mistake#1 ou yesterday, never#7, mais il vaut le détour.
dans un registre plus planant (et c'est le seul moment de répit de l'album), on trouve in a motel#6, je trouve ce titre, emplie d'émotions, très beau, très touchant et pour une fois on retrouve la voix haut perchée d'alex qui contraste avec la mélodie, comme dans le bon vieux temps en somme.
voilà je vous laisse avec same mistake#1, ce titre défini le mieux ce que vous retrouverez sur hysterical (la voix d'alex étant mieux maîtrisée sur la version album, mais ça je l'ai déjà dit)
CYHSY porte la pop dans ce qu'elle peut nous (m') apportez de meilleur, oui j'aime la pop et particulièrement quand la bande d'alex nous la propose telle qu'elle.
l'album est léché, produit sans se presser dans la lignée de mo beauty on est plus dans l'urgence à laquelle on aurait pu s'attendre de leur part, tant mieux ça change et montre un nouveau visage du groupe, un visage plus professionnel oui mais qui démontre que les CYHSY savent aussi faire des choses très bien destinées à un plus large public. mince ils partent à la conquête du monde et moi je n'ai plus qu'une envie les revoir sur scène.
mardi 30 août 2011
okkervil river - i am very far
le disque de cet été est pour moi i am very far d'okkervil river. véritable petit bijou folk à mi chemin entre midlake et arcade fire.
c'est leur sixième album, il est une fois de plus signé chez jagjaguwar, et c'est encore une vraie réussite. will sheff a une fois de plus était très inspiré. l'album alterne entre folk maîtrisée qui donne envie de voyager et envolées lyriques d'indie rock qui n'ont rien à envier à leur voisin québécois.
c'est simple il n'y a pas vraiment de déchet, je ne vais pas dire que tous les titres sont exceptionnels, mais franchement l'album s'avale d'une traite et certains peuvent déjà briguer la place de meilleur titre du groupe.
c'est d'ailleurs tellement bon que je me demande comment ce groupe n'est pas plus connu, du moins en europe. en tout cas avec cet album, qui s'éloigne encore un peu plus de la folk que ses prédécesseurs, ils devraient trouver une reconnaissance qui ne serait que méritée.
l'album est vraiment racé, un véritable univers riche en harmoniques de différents horizons, c'est torturé et pourtant très facile d'écoute, pas besoin d'en faire trop i am very far touche de suite son auditoire. c'est également mélodieux, juste, avec okkervil river la musique semble facile.
les titres sont soit intimistes à l'instar de lay of the last survivor#4 et we need a myth#6 avec leurs mélodies douces agrémentées de flûte ou de violon légers, soit nerveux comme le très accrocheur rider#3. et toujours la voix de will qui prend au corps.
voilà je ne saurais trop que vous conseiller ce petit album aux oignons et voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche avec white shadow waltz#5 en live. je vous laisse découvrir le reste seul, ce morceau se suffit à lui-même et donne envie de ré(écouter) toute leur discographie.
mardi 16 août 2011
sons & daughters - mirror mirror
bon ben là on peut dire que les vacances sont terminées, pourtant je les ai faites durer un maximum.
bon je reviens avec quelques galettes et la première sera mirror mirror, le nouvel album des sons & daughters.
à chaque album les écossais modifient leur musique, cette fois ça vient des profondeurs, des mêmes profondeurs dont sont sortis les kills il y a peu.
mirror mirror est un album sale orienté sur les basses grésillantes et leurs percussions venues un peu d'outre tombe, le premier titre silver spell#1 annonce direct la couleur.
l'album est minimaliste au possible, quelques titres sortent plus de trois accords, mais la majorité avance à l'unisson (voire au monosson plutôt).
de plus contrairement aux autres opus, scott paterson, le guitariste, passe au premier plan et chante sur quasi tous l'album, devenant même le lead vocal sur certains titres auxquels adele bethel mêle magnifiquement sa voix hypnotique.
le duo fonctionne très bien et apporte une fraicheur qui n'est pas pour me déplaire. mais revenons aux fondamentaux, la musique.
du revival punk ils sont passé à de la cold vawe, ressortant par la même occasion leurs vieux cartons poussiéreux d'anciens sons. on est bien dans une cave, les larsens sont omniprésents ce qui confère une ambiance psychédélique.
très sombre, il n'y a que peu de place à la pop, tant mieux, cependant la guitare est beaucoup moins intense, incisive qu'autrefois, dommage.
voici un petit aperçu de leur virage avec breaking fun#3, bon ok c'est un léger virage, ils ne se sont pas mis non plus à faire de la variété ou de l'électronique, mais quand même.
le titre comme la majorité de l'album s'articule donc autour de quelques rifts de guitare bien aiguisée, mais c'est tout en retenu, et on n'entend jamais vraiment d'explosions sonores.
rose red#7 un des titres les plus enjoués, plus tourné vers le punk de this gift de 2008, que vers mirror mirror, on aurait même pu croire à un titre de transition s'il n'avait pas été placé au milieu de l'album.
en tout cas les sons & daughters n'ont rien perdu c'est sûr, ils ont justes mis leurs acquis de côté pour mieux se tourner vers autre chose.
et cet autre chose pourrait bien être incarné par ink free#6 et sa rythmique binaire, pour ne pas dire monotone. toutefois le titre avance et gagne en crédibilité tout du long, le duo de voix tout en gravité fonctionne bien même si il plombe un peu l'ambiance pas bien joviale pourtant.
voilà même si cet album se fait déchirer par les critiques, à peine plus de 5 sur pitchfork (va percer aux states toi avec une note pareille. j'aime cet album et je l'écoute pas mal au final, et oui c'est plus viscéral, brutal, moins normés charts, du coup ça plaît moins au plus nombreux, enfin c'est ce que je me dis.
bon je reviens avec quelques galettes et la première sera mirror mirror, le nouvel album des sons & daughters.
à chaque album les écossais modifient leur musique, cette fois ça vient des profondeurs, des mêmes profondeurs dont sont sortis les kills il y a peu.
mirror mirror est un album sale orienté sur les basses grésillantes et leurs percussions venues un peu d'outre tombe, le premier titre silver spell#1 annonce direct la couleur.
l'album est minimaliste au possible, quelques titres sortent plus de trois accords, mais la majorité avance à l'unisson (voire au monosson plutôt).
de plus contrairement aux autres opus, scott paterson, le guitariste, passe au premier plan et chante sur quasi tous l'album, devenant même le lead vocal sur certains titres auxquels adele bethel mêle magnifiquement sa voix hypnotique.
le duo fonctionne très bien et apporte une fraicheur qui n'est pas pour me déplaire. mais revenons aux fondamentaux, la musique.
du revival punk ils sont passé à de la cold vawe, ressortant par la même occasion leurs vieux cartons poussiéreux d'anciens sons. on est bien dans une cave, les larsens sont omniprésents ce qui confère une ambiance psychédélique.
très sombre, il n'y a que peu de place à la pop, tant mieux, cependant la guitare est beaucoup moins intense, incisive qu'autrefois, dommage.
voici un petit aperçu de leur virage avec breaking fun#3, bon ok c'est un léger virage, ils ne se sont pas mis non plus à faire de la variété ou de l'électronique, mais quand même.
le titre comme la majorité de l'album s'articule donc autour de quelques rifts de guitare bien aiguisée, mais c'est tout en retenu, et on n'entend jamais vraiment d'explosions sonores.
rose red#7 un des titres les plus enjoués, plus tourné vers le punk de this gift de 2008, que vers mirror mirror, on aurait même pu croire à un titre de transition s'il n'avait pas été placé au milieu de l'album.
en tout cas les sons & daughters n'ont rien perdu c'est sûr, ils ont justes mis leurs acquis de côté pour mieux se tourner vers autre chose.
et cet autre chose pourrait bien être incarné par ink free#6 et sa rythmique binaire, pour ne pas dire monotone. toutefois le titre avance et gagne en crédibilité tout du long, le duo de voix tout en gravité fonctionne bien même si il plombe un peu l'ambiance pas bien joviale pourtant.
voilà même si cet album se fait déchirer par les critiques, à peine plus de 5 sur pitchfork (va percer aux states toi avec une note pareille. j'aime cet album et je l'écoute pas mal au final, et oui c'est plus viscéral, brutal, moins normés charts, du coup ça plaît moins au plus nombreux, enfin c'est ce que je me dis.
samedi 25 juin 2011
arctic monkeys - suck it and see
Publié par
Anonyme
Libellés :
indie,
psychedelic,
rock
nouvel album et nouvelle tournée pour les singes de l'arctique en ce milieu d'année 2011. suck it and see est déjà le quatrième album du groupe de sheffiel en un peu moins de 10 ans.
arctic monkeys est à la base un groupe anglais faisant du rock indé et sorti au beau milieu du babyrock boom du début des années 2000, sauf que 10 ans plus tard ils sont encore là alors que presque tous les autres se sont fait oublier au fil du temps.
et même après un album plus que moyen, conféré humbug de 2009, le groupe a réussi à remettre la marche en avant pour nous offrir un album de très bonne qualité.
ils sont revenus un peu aux fondamentaux avec des titres très rock, très énergiques qui font penser à l'album de whatever people say i'm, that what i'm not et ses titres incisifs bruts de décoffrage.
cette fois-ci néanmoins l'album est léché et bien que certains titres soit agressifs il y a toujours nappage un brin plus calme mais intéressant, tout l'inverse de humbug en somme.
la basse également reprend un peu du poil de la bête et revient au niveau des guitares acérées. et toujours au sommet la batterie de matt helders assène de grands coups sur la tête qui portent les arctic toujours plus haut.
son duo vocal avec alex fonctionne toujours aussi bien soit dit en passant comme on peut l'entendre sur brick by brick#3.
une énergie retrouvée et des titres qui fonctionnent, que demander de plus.
suck it and see est un peu l'album que j'attendais il y a 2 ans, une expérience garage qui s'est transformée aux fils des lives pour devenir plus étoffée, plus sage aussi mais ça va toujours de pair.
mais au delà des comparaisons que l'on peut faire avec leurs premiers albums, alex turner et sa bande on également trouvé de nouveaux sons mélangeant rock psyché et néo métal gentillet (j'y vais un peu fort là), qu'ils n'ont pour ainsi dire piqué à personne.
the hellcat spangled shalalala#4 qui pourrait être très chiante trouve grâce à cela une toute autre saveur, c'est acide sans que ce soit vraiment violent, le titre est toute en retenue mais se suffit à lui même.
le titre qui représente le mieux cet album est library pictures#6, sorte de titre qui varie entre rock puissant, psychélisme et pop guillerette. un savant mélange finalement qui prouve que les jeunes britanniques ne se sont pas endormis sur leurs lauriers passés.
voilà tous les titres de l'album ne font pas l'unanimité, mais je me laisse le temps de les apprécier, surtout que le groupe est déjà parti en tournée ici en europe et qu'ils passent même à toulouse mardi 28 juin.
jeudi 9 juin 2011
pat jordache - future songs
vous ne vous remettez pas de la nouvelle ligne de conduite suivie par tv on the radio, et préférez écouter leurs premiers plutôt que les derniers.
dans ce cas je vous conseille vivement le nouvel album de patrick grégoire aka pat jordache.
cet album n'est pas aussi puissant que ceux de tvotr (faut dire que je place la barre super haut), mais il tend même à le devenir et mérite toute votre attention.
future songs et un album bidouillé en solo sur son laptop, auto produit, ce qui entre autre signifie qu'il sonne lo-fi, un son bien évidement voulu par l'artiste.
un son recyclé pour être plus précis dixit pat, d'où l'idée d'utiliser le patronyme jordache plutôt que le sien.
(ndlr : pat jordache est une marque de jeans des années 80).
cet album est brut comme enregistré sur l'instant, le son lo-fi aidant il est vrai à se démarquer des productions léchée de david sitek, car ce n'est pas par sa voix qu'il aurait pu le faire tant la comparaison avec tunde adebimpe est simple à faire.
certains titres sont assez compliqués à appréhender car les rythmiques sont saccadées, le chants est limite faux et il faut, pour les apprivoiser, plusieurs écoutes (song 4 arthur#6 ou the 2-step#7).
pour le reste future songs est fourni en pépites qui font mouche du premier coup à l'instar de get it (i know y'oure going to)#2, salt on the fields#3 ou encore phantom limb#4.
le montréalais sait y faire et nous plante avec des sons hachés mélangeants un peu tout et tout, à savoir des mélodies cristallines, des sons gras, des percussions tribales (il se présente d'ailleurs avec deux batteurs lors de ses sessions live).
en passant la batterie est le seul instrument de l'album qu'il n'a pas enregistré lui-même.
l'album est également teinté de folk simple mais juste qui se suffit à elle même comme sur gold bound#5.
voilà pat jordache dépoussière les classiques rock des années 80 à sa sauce. bon vu qu'il va assez loin dans l'expérimentation, il se peut que parfois vous soyez perdu, mais franchement écoutez l'album, voici son lien myspace.
voici deux titres dont je vous ai parlé, à savoir gold bound#5
et get it (i know y'oure going to)#2
j'écoute cet album de plus en plus souvent, il paraît se bonifier au fil du temps, une bien bonne surprise.
mercredi 25 mai 2011
yeasayer - live the devil and the deed
Publié par
Anonyme
Libellés :
indie
bonsoir, juste un petit post car je suis tombé sur cette vidéo de yeasayer (enfin anand wilder m'a envoyé un mail pour me prévenir).
le groupe a présenté lors d'un show tv une nouvelle chanson nommée the devil and the deed.
elle tellement décalée (voire futuriste, dans 20 ans voilà la musique dite classique que l'on écoutera) que je me demande si le monde est prêt. donc si vous n'êtes pas fan de yeasayer à la base, ne vous inquiétez pas si vous n'accrochez pas.
pour la petite histoire ils sont en tournée en ce moment et jouent sur certaines dates quelques nouveautés, ah ha!! yeasayer a un nouvel album prêt à être enregistré, ou juste ils sont super productifs et alors qu'ils sont en tournée pour leur dernier album odd blood ils ne résistent pas à l'envie de partager les dernières compositions.
voici donc le titre et surtout bonne écoute, moi de mon côté je me suis régalé et plus j'écoute ce groupe plus je suis fan. longue vie à yeasayer.
le groupe a présenté lors d'un show tv une nouvelle chanson nommée the devil and the deed.
elle tellement décalée (voire futuriste, dans 20 ans voilà la musique dite classique que l'on écoutera) que je me demande si le monde est prêt. donc si vous n'êtes pas fan de yeasayer à la base, ne vous inquiétez pas si vous n'accrochez pas.
pour la petite histoire ils sont en tournée en ce moment et jouent sur certaines dates quelques nouveautés, ah ha!! yeasayer a un nouvel album prêt à être enregistré, ou juste ils sont super productifs et alors qu'ils sont en tournée pour leur dernier album odd blood ils ne résistent pas à l'envie de partager les dernières compositions.
voici donc le titre et surtout bonne écoute, moi de mon côté je me suis régalé et plus j'écoute ce groupe plus je suis fan. longue vie à yeasayer.
dimanche 8 mai 2011
Résumé des épisodes précédents
Le temps passe, les albums aussi, et je n'ai pas eu le temps d'en parler ici. J'opte donc pour la manière expéditive avec ces brèves qui ne sont pas des chroniques de disques, mais autant d'invitation à les écouter ou les brûler. Certains seront d'ailleurs sûrement chroniqués par Arnok, vous en saurez donc plus.
Saul Williams - Volcanic sunlight
On commence avec du gros. Au rayon slam nous on a Grand Corps Malade, à New York ils ont Saul Williams. Le gars nous a déjà pas mal impressionné en trois albums énervés, inventifs, géniaux dont un produit par Trent Reznor et distribué en ligne. Là changement de décors, retour chez une major (Columbia/Sony), jaquette flashy, titres dansants frisant la niaiserie... Déception. Je retiendrai seulement Girls have more fun, bien rigolo.
Connan Mockasin - Forever dolphin love
Bonjour, je porte un nom de godasse et j'ai fusionné avec Smashing Pumpkins (moi aussi je parle du nez), David Bowie (je plane), et Beck (j'aime les 90's). J'aime pas tout l'album mais ce titre me plait beaucoup. à explorer.
Seun Kuti & Egypt 80 - From africa with fury rise
Ouais OK pas longtemps c'est promis. Juste pour signaler la sortie du second album du dernier fils de Fela Kuti, c'est toujours très bon, ça fait remuer son popotin et ça colle le smile. En voilà un qui ne sera pas chroniqué par Mr Whistlewolf ou Arnok ;)
Pantha du Prince - XI versions of black noise
Pas facile de s'attaquer à ce qui fut certainement le meilleur disque de sa catégorie en 2010... Black noise était un monument de délicatesse de finesse et d'unité, alors même s'il peut paraître tentant de le passer à la moulinette du remix, les 11 gaziers qui s'y sont frottés auraient mieux fait de se casser une jambe. Oui, toi aussi Four Tet, tu peux remballer ton barda et filer dans ta chambre. Même vous Animal Collective, il sert à rien ce morceau. Circulez, ya rien à voir.
The Kills - Blood pressures
Un des albums que je redoutais vues les trop nombreuses déceptions des dernières semaines. Arnok vous en dira sûrement plus mais pour ma part mes craintes sont dissipées. Blood pressures est moins brut, moins immédiat que ses prédécesseurs, comme si les choses à dire de but en blanc avaient déjà été dites. Ici le propos se fait plus nuancé dans les mélodies et il faut dire que The Kills prend ce virage avec talent.
Earth - Angels of darkness, demons of light I
Mine de rien j'aurais vraiment beaucoup écouté the bees made honey in the lion's skull. C'est donc avec grand intérêt que je me jette sur ce nouvel opus qui semble initier une série. Drone, post rock, morceaux entre 7:30 et plus de 20 minutes, mais aussi introduction du violoncelle. La recette est bonne, ceux qui comme moi aiment regarder le plafond y trouveront leur compte.
Bibio - Mind bokeh
Fallait en parler, ça me permettra de réaffirmer que je ne dis pas que du bien de ce qui sort chez Warp. L'enfant prodige s’apprête a réitérer l'exploit, tout le monde a les yeux rivés sur lui, il gravit les marches du plongeoir, s’élance, et prend un plat monumental. Une des plus belles bouses du label, c'est laid, ça pue le funk electro rose bonbon, ce disque donne des convulsions. à mort.
Voilà, comme vous le voyez je me suis laissé le temps d'une argumentation construite et objective, et je sais que c'est pour ça que vous êtes au moins deux à nous être fidèles.
Saul Williams - Volcanic sunlightOn commence avec du gros. Au rayon slam nous on a Grand Corps Malade, à New York ils ont Saul Williams. Le gars nous a déjà pas mal impressionné en trois albums énervés, inventifs, géniaux dont un produit par Trent Reznor et distribué en ligne. Là changement de décors, retour chez une major (Columbia/Sony), jaquette flashy, titres dansants frisant la niaiserie... Déception. Je retiendrai seulement Girls have more fun, bien rigolo.
Connan Mockasin - Forever dolphin loveBonjour, je porte un nom de godasse et j'ai fusionné avec Smashing Pumpkins (moi aussi je parle du nez), David Bowie (je plane), et Beck (j'aime les 90's). J'aime pas tout l'album mais ce titre me plait beaucoup. à explorer.
Seun Kuti & Egypt 80 - From africa with fury riseOuais OK pas longtemps c'est promis. Juste pour signaler la sortie du second album du dernier fils de Fela Kuti, c'est toujours très bon, ça fait remuer son popotin et ça colle le smile. En voilà un qui ne sera pas chroniqué par Mr Whistlewolf ou Arnok ;)
Pantha du Prince - XI versions of black noisePas facile de s'attaquer à ce qui fut certainement le meilleur disque de sa catégorie en 2010... Black noise était un monument de délicatesse de finesse et d'unité, alors même s'il peut paraître tentant de le passer à la moulinette du remix, les 11 gaziers qui s'y sont frottés auraient mieux fait de se casser une jambe. Oui, toi aussi Four Tet, tu peux remballer ton barda et filer dans ta chambre. Même vous Animal Collective, il sert à rien ce morceau. Circulez, ya rien à voir.
The Kills - Blood pressuresUn des albums que je redoutais vues les trop nombreuses déceptions des dernières semaines. Arnok vous en dira sûrement plus mais pour ma part mes craintes sont dissipées. Blood pressures est moins brut, moins immédiat que ses prédécesseurs, comme si les choses à dire de but en blanc avaient déjà été dites. Ici le propos se fait plus nuancé dans les mélodies et il faut dire que The Kills prend ce virage avec talent.
Earth - Angels of darkness, demons of light IMine de rien j'aurais vraiment beaucoup écouté the bees made honey in the lion's skull. C'est donc avec grand intérêt que je me jette sur ce nouvel opus qui semble initier une série. Drone, post rock, morceaux entre 7:30 et plus de 20 minutes, mais aussi introduction du violoncelle. La recette est bonne, ceux qui comme moi aiment regarder le plafond y trouveront leur compte.
Bibio - Mind bokehFallait en parler, ça me permettra de réaffirmer que je ne dis pas que du bien de ce qui sort chez Warp. L'enfant prodige s’apprête a réitérer l'exploit, tout le monde a les yeux rivés sur lui, il gravit les marches du plongeoir, s’élance, et prend un plat monumental. Une des plus belles bouses du label, c'est laid, ça pue le funk electro rose bonbon, ce disque donne des convulsions. à mort.
Voilà, comme vous le voyez je me suis laissé le temps d'une argumentation construite et objective, et je sais que c'est pour ça que vous êtes au moins deux à nous être fidèles.
vendredi 29 avril 2011
tv on the radio - nine types of light
alors le dernier tv on the radio??? vous en pensez quoi?
je sais que beaucoup ont quitté le navire après dear science, et je ne suis pas sûr que ce dernier opus puisse raisonner les divergences.
après un travail incroyablement long, presque de l'acharnement devant l'incompréhension de la première écoute, j'en viens finalement à me demander si cet album n'est pas meilleur que son prédécesseur.
j'étais pessimiste, très pessimiste, notamment après l'écoute, il y a quelques semaines, du titre will do#6.
un titre qui siérait mieux à un quelconque groupe venu jouer le top des hits parades et se mélanger à la faune et la flore musicale pour un seul titre. c'est plat, c'est déjà vu, ça ne sert à rien. et on peut presque en dire tout autant de la moitié de l'album.
de keep your heart#2 à will do#6, je n'ai rien entendu de vraiment bien qui sorte du lot, enfin de tv on the radiophonique. alors plus je les écoutent et mieux ils passent mais je préfère rester sur ma première impression les concernant.
et puis à côté de ça, j'ai appris à apprécier des titres comme caffeinated consciousness#11 ou second song#1 qui sont rapidement devenu imparables.
à fond dans mes écouteurs intra-auriculaires pour rendre les basses encore plus puissantes (la faim de basses justifiant les moyens), en tout cas la fin de l'album devient jouissive.
ce cinquième album est assez improbable, bon déjà il était un peu inattendu, sitek ayant déménager de l'autre côté des états-unis et tout comme adebimpe menant d'autre(s) projet(s) de front.
mais il est à 2 vitesses, new cannonball run#7 faisant resurgir des ambiances que l'on ne pensait plus entendre un jour de leur part.
oui c'est gras, autant pour les rythmiques que pour les lignes de basses qui déchirent. un son cher aux adorateurs de desperate youth, thirsty babes.
à côté de ça je recommande également repetition#8, c'est un titre plus dans le son actuel du groupe, il est nerveux, agressif, non franchement ils auraient calquer le début de l'album sur ce titre.
plus qu'un album, nine types of light est également un petit film regroupant les titres, leurs clips ou effets visuels associés, ainsi que des interviews de new-yorkais.
le tout sous la houlette de tunde adebimpe, c'est original, mais au final cela ne change pas l'impression que j'ai de l'album et je reste partagé, faut dire qu'il ne me reste presque qu'une moitié d'album.
vendredi 18 mars 2011
the dø - both ways open jaws
je n'aurais jamais pensé écrire sur ce couple fino français, mais bon j'ai lu ici une chronique de mogwai alors bon.
je n'ai pas aimé leur premier album de 2008, mais la même année je suis tombé sous leur charme lors d'un live magnifiquement exécuté.
c'est pourquoi j'ai porté une oreille sur leur second album both ways open jaws.
alors avant tout je vous informe que cette chronique ne sera pas dithyrambique, j'ai déjà épuisé mon stock de l'année avec radiohead et pj harvey.
cependant même si il est loin de me plaire en entier, j'ai vraiment apprécié cet album léger, bourré de pop délirante mais charmante.
de la pop un peu vibrante, c'est le credo de beaucoup de groupe, mais the dø y apporte sa petite touche personnelle en mélangeant toutes sortes d'influences.
même si ces dernières viennent des quatre coins du globe, elles sont vraiment très cohérentes et apportent une fraîcheur fort sympathique.
je suis tombé sous le charme des trompettes de too insitent#4, de l'électronique tribale de bwoj#8, des percussions du single slippery slope#9 et de the calendar#10 pour son côté folk.
both ways open jaws un album a écouté en cachette mais à voir sur scène pour redécouvrir tout ces sons bien particuliers, mais également la voix d'olivia merilahti.
ben quoi la bière du bikini est une des meilleures du coin, voilà les dates de la tournée ici.
voici slippery slope#9 suivi too insitent#4
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