Trop de choses à écouter en ce moment, pas le temps de tout chroniquer va falloir vous démerder un peu. Pivot devenu PVT sort chez Warp Church with no magic, un album intéressant mais inégal. Si vous n'accrochez pas sur ce titre, passez votre chemin, c'est le meilleur.
Après la décongélation catastrophique des B-52's (Funplex), c'est au tour de Devo de faire son retour pathétique. Mark Mothersbaugh était pourtant resté au top avec des instrus de haut niveau sur les BO des films de Wes Anderson (surtout La vie aquatique), allez je n'y résiste pas.
Something for everybody ? Celui de Devo ou celui d'Elvis ? Ah bin non, passez votre chemin, ya rien à voir. Instrus dance pourries, vocoder, plus d'énergie rock, ridicule, lamentable. Je sais pas quoi dire. Écoutez plutôt.
Mon feedback ? c'est d'la daube. Et encore vous avez pas entendu No place like home... On est loin de Q: Are We Not Men? A: We Are Devo! La Devolution est arrivée à son terme... On pourra pas nous reprocher d'encenser tous les groupes sur lesquels on poste.
(Disclaimer : ceci n'est pas une chronique de concert, j'ai aucune idée de ce qu'a pu faire Ozzy depuis Black Sabbath, et la dernière fois que j'ai vu Korn sur scène c'est pour la tournée de Life is Peachy)
Voir les affiches de la tournée d'Ozzy en ville, c'est assez drôle. Et quand un pote m'appelle pour me proposer deux places assises pour mes vieux os, je rapplique. Voir une légende vivante sur scène, ça se refuse pas. Quatre jours avant on voit fleurir une rumeur sur le net, le concert serait annulé suite à une séance d'UV désastreuse. Ozzy se serait endormi dans la machine avec le potentiomètre sur 11, et en serait ressorti cramoisi une heure après. Hoax bien sûr, si c'est pas malheureux de voir son altesse ainsi foulée au pied.
Bon alors ça commence par Korn, ou plutôt par Danko Jones que j'ai pas vu et que je ne connais pas, c'est autant de temps gagné pour le post. Korn donc, bon dieu, c'est quoi ce Jonathan Davis tout bouffi ? Bon, gros son, set rodé, me poussez pas trop je vais finir par être cynique et vous dire que ce sont de bons fonctionnaires de la musique. Et puis il en manque en plus ! Comme je me fais passablement chier, je lis sur mon mobile une sombre histoire de conversion de Head au christianisme, sûrement due au excès de drogues et d'alcool à mon avis.
Bref, après ces gesticulations, voilà enfin le prince des ténèbres himself, dans sa redingote noire sous laquelle il porte un t-shirt noir avec de petites ailes d'ange dans le dos, faites avec de vrais faux diamants collés. C'est chou. Ozzy est assez chaleureux, la patate, faut quand même rappeler qu'il a survécu à 61 années mouvementées. Le bonhomme est assez touchant, on voit quand même que les articulations ne sont plus si souples, il est vouté, on se demande s'il est en pantoufles, mais la voix suit toujours pas trop mal. C'est quand même assez marrant de le voir faire ses allers-retours clopin clopan. Dès le second morceau, il gratifie le pit d'une bonne rasade de flotte issue d'une sorte de lance à incendie et de seaux d'eau, n'oubliant pas d'en s'en envoyer quelques uns dans la poire au passage. Niveau musique, bin c'est du bon vieux heavy metal, on se croirait dans Guitar Hero. Le grateux et le bassiste sortent d'une pub L'Oréal, ils ont chacun un gros ventilo dans un coin de la scène pour balancer le solo la tignasse au vent, en matière de clichés c'est l'artillerie lourde. La totale. Putain mais il dure 5 minutes ce solo !?
On se mare bien, c'est Spinal Tap en vrai, mais attention, chut, vla -t-y pas qu'il nous balance du Black Sabbath. C'est un peu pour ça que je suis venu tout de même, j'aurais été vexé qu'il n'en joue pas. Iron man, War pigs et deux ou trois autres, c'est quand même foutrement bon d'entendre ça sur scène.
En attendant une probable chronique du nouvel album d'Adrian Thaws, le Tricky kid des banlieues de Bristol à paraître le 27 septembre, voilà toujours la vidéo du single. Murder Weapon figurera donc sur Mixed Race, le neuvième album de l'ex Massive Attack avec lesquels il semble qu'il ait accepté le principe d'une collaboration à venir. On verra ce que ça donne. Quoi qu'il en soit j'ai pas l'impression que ce Mixed Race s'élève au dessus des trois dernières productions plutôt décevantes. Verdict le 27 septembre, quoi qu'il en soit ça fait une bonne occasion de le retrouver sur scène en novembre, un show à ne pas rater. Notre cher Bikini toulousain est sur la liste, les gars à vous de jouer.
16/11/10 France Lyon Transbordeur 20/11/10 France Strasbourg Laiterie 26/11/10 France Marseille Cabaret Aleatoire 27/11/10 France Bordeaux Rocher de Palmer 29/11/10 France Toulouse Bikini 30/11/10 France Paris Trianon
en cette année 2010 tout fou le camps, tous nos repères volent en éclats, la france gagne des médailles en athlétisme, les roms "quittent" le pays et johnny haliday évoque le souhait de refaire un album.
du grand n'importe quoi en somme et dans tout ça interpol sort un album présenté par banks lui même comme le retour aux sources. alors je ne vais pas tourner autour du pot pendant toute la chronique, mais ils auraient mieux fait de rien dire, car j'attendais beaucoup de cet opus.
je me suis amusé, après avoir acheté une place pour leur venue à toulouse, à faire ma playlist souhaitée et c'est peu de dire qu'il n'y a pas beaucoup d'élément des 2 derniers albums. je ne m'en étais pas forcement rendu compte, car j'ai une affection toute particulière pour ce groupe. je suis même un des seuls à ne pas avoir craché sur our love to admire, c'est dire, mais là je ne suis pas sûr de pouvoir rééditer l'exploit.
oui quand on sort deux albums (les deux premiers j'entends) où il n'y a quasi aucun déchet, on est en droit d'en attendre beaucoup plus.
alors oui on retrouve sur cet album éponyme le jeu d'antan de kessler, mais c'est à peu près tout et c'en est vraiment dommage.
pourtant on sent bien qu'ils ont essayé quelque chose, les titres sont tout en retenue, presque mystérieux, mais trop c'est trop, certains ne décollent pas et retombent tel un soufflé cuit trop vite dans un four pas assez chaud (oui j'ai décidé de faire main basse sur les fans de cuisine afin de renouveler un peu l'immense base de nos lecteurs, y a un filon à prendre je pense quand je vois toutes les émissions "culinaires" du paf).
bon voilà maintenant que j'ai bien taillé, voyons les titres qui resteront, car l'album n'est pas entièrement mauvais.
j'aime bien success#1, lights#4, always malaise#6 mais surtout barricade#5, voilà enfin un titre très bon qui tient la route, du interpol dans le texte. mais du coup je me pose la question, pourquoi n'ont ils pas travaillé sur cette base, on aurait eu un bel album.
bref je me console comme je peux et espère seulement avoir une setlist comprenant un maximum de antics et turn on the bright lights au bikini dans quelques semaines.
voilà le dernier interpol c'est un peu comme acheter l'ipad, prendre un forfait illimité vers tous les mobiles et se rendre après coup qu'on ne peut pas téléphoner avec (avec tous ces mots clés cet article va faire un tabac).
Ufomammut. Le nom annonce la couleur. avec un nom pareil, faut que ça soit lourd, et que ça vienne d'ailleurs. Ufomammut, c'est l'anti funk, le tueur de groove. Entendons nous bien, le groove c'est cool, mais pas là. C'est hors sujet. Il y a un temps pour tout, et ya pas écrit Infectious sur la pochette. Donc Ufomammut, c'est lourd, lent, long, répétitif, et c'est beau. Un exercice balisé dans lequel il est difficile de se réinventer, une contrainte qu'il doit être dur de s'infliger. Mais j'aime le principe. Le minimalisme appliqué au post hardcore (avec un pointe de sludge et de doom peut-être), le Cult of Luna sans les envolées lyriques et les fioritures. Je sais pas pourquoi, je pense aussi parfois aux côtés sombres de Melvins. On peut sombrer sans un soupçon de culpabilité, pas un seul plan too much à l'horizon. Son de guitare gras, grave, voix lointaine, abyssale. Il a quelque chose de monacal dans ce renoncement. Il y a 3 ans je n'aurais trouvé aucun intérêt à ces albums. Et là je suis en admiration devant les univers dans lesquels je me laisse entrainer. Des univers peints avec trois fois rien. Le voyageur imprudent devra se débarrasser au préalable de toute impatience. S'abandonner au temps. Tout comme CoL parfois, Ufomammut a le don de tout annihiler autour de lui et je traverse des périodes où je suis incapable d'écouter qui que ce soit d'autre. Leurs albums ont peu de titres, et il y a une raison. C'est que parfois un titre peut durer un bon moment. D'aucuns diront que si c'est pour répéter à l'infini un rift en infra basse, what's ze point ? Bin justement, la beauté du geste. J'éprouve un certain respect pour les compositeurs qui font preuve d'une telle retenue. Ajoutez à cela les splendides illustrations de Malleus qui ornent chacun des albums de ces italiens, ça donne une recette qui a tout pour (me) plaire. Ça s'écoute comme du Dead Can Dance, c'est psychédélique, hypnotique, voilà bien longtemps que j'étais pas tombé sur une perle pareille.
C'est par le haut qu'il faut plonger dans leur discographie en commençant par Eve, le petit dernier (2010) qui possède un charme hitchcockien avec une production assez facile d'accès. Part I commence par 3 "Proum" avec un "P" majuscule, comme pour annoncer le début de la séance avec un morceau de 14 minutes. Voilà Part III un peu plus bas. Chaque album précédant vous emporte un peu plus bas.
En 2008 est sorti Idolium, une autre perle noire. Un peu plus obsessionnel, plus épuré, un son de basse d'outre tombe, un disque propice à la contemplation de paysages désolés. On remarquera aussi quelques entorses à la lenteur et un peu de chant féminin (Ammonia) qui donne une tout autre dimension au trio.
La perle revient selon moi à l'album réalisé conjointement avec Lento en 2007 (Supernaturals: Record One), dont il faut que je me dépêche d'explorer la discographie. Ce disque est moins sombre, plus facile à écouter, c'est par là que j'ai abordé l'univers d'Ufomammut.
la descente aux enfers se poursuit avec Lucifer Songs en 2005, Snailking en 2004 et Godlike Snake en 2000.
Une expérience à ne pas rater, encore faut-il y être préparé. Sachez qu'ils passent en concert en France en octobre, et pas une date à Paris, c'est bien ma veine... 6th. GRROUND ZERO – Lyon 7th. LE BALOARD – Montpellier 9th. LE BAROUF – Cholet 10th. LE FERRAILLEUR – Nantes
sans trop de bruit est sorti mi août le dernier album du duo formé par mark lanegan et isobel campbell et nommé hawk.
au début j'ai pensé à des homonymes, car pour moi j'avais du mal à concevoir que l'un des pionniers du grunge se soit associé avec la chanteuse de belle and sebastien, un groupe avec peu d'intérêt.
mais si c'est bien lui l'homme des screaming trees et du début de QOTSA (il est sur les albums rated R, song for the deaf et lullabullies to paralyse), ami de pj harvey, de josh homme et de kurt cobain dans le temps (ses premiers albums étaient signés chez sub pop, comme nirvana quoi).
si j'ai un faible pour sa voix rauque, suave, une voix qui a vécu et qu'on écoute les yeux fermés, son cv me pousse a aller voir plus loin.
malheureusement (ou pas d'ailleurs, c'est quoi cet a priori de merde) c'est isobell qui a écrit l'album et qui en a fait les arrangements.
et passé le premier titre, je trouve cet album folk/country bien construit, bien écrit. du coup cet album a passé ces deux dernières semaines avec moi, bon faut quand même avouer qu'à force cet album se répète fortement, mais à petite dose cela reste bon pour les oreilles, mais depuis mon retour à la civilisation j'avoue l'avoir un peu de coté.
l'album en lui même ne révolutionne rien, c'est un bon album mais c'est tout, par contre avec la voix de mark, cet opus prend une toute autre dimension. d'ailleurs on peut parier que cet album a été écrit pour lui. je suis donc tombé sous le charme de ces mélodies merveilleusement chantées avec ce ton rauque, "rockaileux".
you won't let me down again #2 est tout a fait dans le ton, mieux qu'un long discours voici le titre.
voilà c'est court mais faut reprendre en douceur, je vous conseille donc cet album pour finir les vacances et tourner la page définitivement.