dimanche 26 septembre 2010

Gonjasufi - The caliph's tea party


Parfois quand tu dis quelque chose d'intelligent, vaut mieux la boucler un moment des fois que tu sortes une ânerie juste derrière. Là c'est un peu pareil. A sufi & a killer a fait un super effet à pas mal de monde mais là, avec cet album de remixes, il est gentil le sufi mais il repart s'asseoir tout au fond de la salle. Puni. Un peu à la façon de Bibio qui avait assez bien réussi l'exercice, Gonjasufi a fait passer ses titres à la moulinette par quelques artistes : Shlomo, Bibio, Mark Pritchard, etc. Le résultat n'est pas convaincant, les titres perdent tout leur charme original pour n'en gagner aucun. Seul Shlomo s'en sort pas trop mal avec un titre qui est plus une création qu'un remix...

samedi 25 septembre 2010

klaxons - surfing the void

au début je croyais juste que c'était une blague. une info erronée comme il y en a tant sur le net.
mais non après moultes recherches et recoupages, j'ai bien du y croire.

ross robinson himself produit le dernier album des klaxons surfing the void.

alors d'un côté on a les klaxons dont le premier album myths of the near future en 2007 a propulsé le groupe en haut des charts britannique avec sa musique neu-rave.

la neu-rave est un mélange d'électronique, de new-wave et de rock que le groupe rehausse pour sa part de post punk sur-vitaminé.

de l'autre on a juste le mec qui produit une multitude d'albums que j'écoutais il y a 15 ans.
ce monsieur, en gros, a sa place à côté de steve albini au panthéon des producteurs émérites des années 90.

donc entres autres il a produit quelques korn, adrenaline de deftones, roots de sépultura (il est même co-batteur sur l'incroyable ratamahatta), the burning red de machine head, e-lux de human waste project, slipknot et j'en passe. et cela jusqu'à ce que nos routes se séparent dans les années 2000, pour se retrouver aujourd'hui avec les klaxons, un groupe de jeune anglais propres sur eux à des années lumières du métal post 2000.

leur premier album était explosif, haut en couleur, fourre tout, un peu trop par moment. avec ce nouvel opus, il y a une véritable avancée dans leur musique, et ross ne doit pas être étranger.
un vrai bol d'air frais, j'aurais été déçu de retrouver un album similaire au premier. bien que part moment et notamment avec surfing the void#3 on entend des similitudes avec myths of the near future et pour le cas présent atlantis to interzone.
surfing the void reste très marqué klaxons donc, on sent bien l'influence de son grand frère, la côté fourre tout avec une multitude de samples additionnés pas toujours sur le même tempo. cette fois-ci l'électronique est beaucoup moins présente, ils ont enregistré cet album à l'ancienne, avec de vrais instruments.
du coup ce titre (je parle encore de surfing the void#3) ressemble à s'y méprendre, et c'est flagrant sur l'intro, à un titre des arctic monkeys et ce n'est pas pour me déplaire d'entendre ce son que les singes ont laissé tomber sur leur dernier album.
pour résumé, au revoir la hype, le bidouillage et les effets électroniques, bonjour le son gras, plus noisi, voire métaleux.

les meilleurs titres se trouvent à la fin, donc il va vous falloir écouter cet album en entier. voici cypherspeed#10, comme ça si vous n'accrochez pas, vous pourrez passer à autre chose directement.

PVT - Church with no magic


Trop de choses à écouter en ce moment, pas le temps de tout chroniquer va falloir vous démerder un peu. Pivot devenu PVT sort chez Warp Church with no magic, un album intéressant mais inégal. Si vous n'accrochez pas sur ce titre, passez votre chemin, c'est le meilleur.

Devo - Something for everybody


Après la décongélation catastrophique des B-52's (Funplex), c'est au tour de Devo de faire son retour pathétique. Mark Mothersbaugh était pourtant resté au top avec des instrus de haut niveau sur les BO des films de Wes Anderson (surtout La vie aquatique), allez je n'y résiste pas.


Something for everybody ? Celui de Devo ou celui d'Elvis ? Ah bin non, passez votre chemin, ya rien à voir. Instrus dance pourries, vocoder, plus d'énergie rock, ridicule, lamentable. Je sais pas quoi dire. Écoutez plutôt.



Mon feedback ? c'est d'la daube. Et encore vous avez pas entendu No place like home...
On est loin de Q: Are We Not Men? A: We Are Devo!
La Devolution est arrivée à son terme... On pourra pas nous reprocher d'encenser tous les groupes sur lesquels on poste.

mardi 21 septembre 2010

Ozzy Osbourne - Korn - Paris Bercy 2010


(Disclaimer : ceci n'est pas une chronique de concert, j'ai aucune idée de ce qu'a pu faire Ozzy depuis Black Sabbath, et la dernière fois que j'ai vu Korn sur scène c'est pour la tournée de Life is Peachy)

Voir les affiches de la tournée d'Ozzy en ville, c'est assez drôle. Et quand un pote m'appelle pour me proposer deux places assises pour mes vieux os, je rapplique. Voir une légende vivante sur scène, ça se refuse pas.
Quatre jours avant on voit fleurir une rumeur sur le net, le concert serait annulé suite à une séance d'UV désastreuse. Ozzy se serait endormi dans la machine avec le potentiomètre sur 11, et en serait ressorti cramoisi une heure après. Hoax bien sûr, si c'est pas malheureux de voir son altesse ainsi foulée au pied.

Bon alors ça commence par Korn, ou plutôt par Danko Jones que j'ai pas vu et que je ne connais pas, c'est autant de temps gagné pour le post. Korn donc, bon dieu, c'est quoi ce Jonathan Davis tout bouffi ? Bon, gros son, set rodé, me poussez pas trop je vais finir par être cynique et vous dire que ce sont de bons fonctionnaires de la musique. Et puis il en manque en plus ! Comme je me fais passablement chier, je lis sur mon mobile une sombre histoire de conversion de Head au christianisme, sûrement due au excès de drogues et d'alcool à mon avis.

Bref, après ces gesticulations, voilà enfin le prince des ténèbres himself, dans sa redingote noire sous laquelle il porte un t-shirt noir avec de petites ailes d'ange dans le dos, faites avec de vrais faux diamants collés. C'est chou. Ozzy est assez chaleureux, la patate, faut quand même rappeler qu'il a survécu à 61 années mouvementées.
Le bonhomme est assez touchant, on voit quand même que les articulations ne sont plus si souples, il est vouté, on se demande s'il est en pantoufles, mais la voix suit toujours pas trop mal. C'est quand même assez marrant de le voir faire ses allers-retours clopin clopan. Dès le second morceau, il gratifie le pit d'une bonne rasade de flotte issue d'une sorte de lance à incendie et de seaux d'eau, n'oubliant pas d'en s'en envoyer quelques uns dans la poire au passage. Niveau musique, bin c'est du bon vieux heavy metal, on se croirait dans Guitar Hero. Le grateux et le bassiste sortent d'une pub L'Oréal, ils ont chacun un gros ventilo dans un coin de la scène pour balancer le solo la tignasse au vent, en matière de clichés c'est l'artillerie lourde. La totale. Putain mais il dure 5 minutes ce solo !?

On se mare bien, c'est Spinal Tap en vrai, mais attention, chut, vla -t-y pas qu'il nous balance du Black Sabbath. C'est un peu pour ça que je suis venu tout de même, j'aurais été vexé qu'il n'en joue pas. Iron man, War pigs et deux ou trois autres, c'est quand même foutrement bon d'entendre ça sur scène.

Merci Ozzy, longue vie à toi.

dimanche 19 septembre 2010

Tricky - Murder Weapon

En attendant une probable chronique du nouvel album d'Adrian Thaws, le Tricky kid des banlieues de Bristol à paraître le 27 septembre, voilà toujours la vidéo du single. Murder Weapon figurera donc sur Mixed Race, le neuvième album de l'ex Massive Attack avec lesquels il semble qu'il ait accepté le principe d'une collaboration à venir. On verra ce que ça donne. Quoi qu'il en soit j'ai pas l'impression que ce Mixed Race s'élève au dessus des trois dernières productions plutôt décevantes. Verdict le 27 septembre, quoi qu'il en soit ça fait une bonne occasion de le retrouver sur scène en novembre, un show à ne pas rater. Notre cher Bikini toulousain est sur la liste, les gars à vous de jouer.

16/11/10 France Lyon Transbordeur
20/11/10 France Strasbourg Laiterie
26/11/10 France Marseille Cabaret Aleatoire
27/11/10 France Bordeaux Rocher de Palmer
29/11/10 France Toulouse Bikini
30/11/10 France Paris Trianon

mercredi 15 septembre 2010

interpol - interpol

en cette année 2010 tout fou le camps, tous nos repères volent en éclats, la france gagne des médailles en athlétisme, les roms "quittent" le pays et johnny haliday évoque le souhait de refaire un album.
du grand n'importe quoi en somme et dans tout ça interpol sort un album présenté par banks lui même comme le retour aux sources. alors je ne vais pas tourner autour du pot pendant toute la chronique, mais ils auraient mieux fait de rien dire, car j'attendais beaucoup de cet opus.

je me suis amusé, après avoir acheté une place pour leur venue à toulouse, à faire ma playlist souhaitée et c'est peu de dire qu'il n'y a pas beaucoup d'élément des 2 derniers albums. je ne m'en étais pas forcement rendu compte, car j'ai une affection toute particulière pour ce groupe. je suis même un des seuls à ne pas avoir craché sur our love to admire, c'est dire, mais là je ne suis pas sûr de pouvoir rééditer l'exploit.
oui quand on sort deux albums (les deux premiers j'entends) où il n'y a quasi aucun déchet, on est en droit d'en attendre beaucoup plus.
alors oui on retrouve sur cet album éponyme le jeu d'antan de kessler, mais c'est à peu près tout et c'en est vraiment dommage.

pourtant on sent bien qu'ils ont essayé quelque chose, les titres sont tout en retenue, presque mystérieux, mais trop c'est trop, certains ne décollent pas et retombent tel un soufflé cuit trop vite dans un four pas assez chaud (oui j'ai décidé de faire main basse sur les fans de cuisine afin de renouveler un peu l'immense base de nos lecteurs, y a un filon à prendre je pense quand je vois toutes les émissions "culinaires" du paf).


bon voilà maintenant que j'ai bien taillé, voyons les titres qui resteront, car l'album n'est pas entièrement mauvais.
j'aime bien success#1, lights#4, always malaise#6 mais surtout barricade#5, voilà enfin un titre très bon qui tient la route, du interpol dans le texte. mais du coup je me pose la question, pourquoi n'ont ils pas travaillé sur cette base, on aurait eu un bel album.
bref je me console comme je peux et espère seulement avoir une setlist comprenant un maximum de antics et turn on the bright lights au bikini dans quelques semaines.



voilà le dernier interpol c'est un peu comme acheter l'ipad, prendre un forfait illimité vers tous les mobiles et se rendre après coup qu'on ne peut pas téléphoner avec (avec tous ces mots clés cet article va faire un tabac).