samedi 9 octobre 2010
interpol - le bikini à toulouse le 06/10/10
paul banks leader charismatique, daniel kessler excellent guitariste qui retrouve pour l'occasion le style de jeu qu'il avait aux débuts du groupe sont à toulouse, c'est exceptionnel, et ce n'est pas le départ de carlos dengler (qui a quand même participé à l'enregistrement du dernier album) qui va me miner.
alors même si les derniers albums ne sont pas aussi percutants que les deux premiers, je n'ai pas hésité une seconde à l'annonce de leur venue.
et au final j'aurais peut-être mieux fait. enfin non car maintenant je peux barrer interpol de ma liste des concerts à faire, mais je peux également l'ajouter sur ma liste des concerts à ne plus faire.
franchement je ne sais pas trop quoi penser, en fait je ne sais pas pourquoi ils sont venu, obligations??? non j'y crois, je veux bien que paris soit une ville sur laquelle on ne peut pas faire l'impasse mais toulouse non.
et vu comment paul banks et consort se sont fait chier sur scène, ils auraient mieux fait de prendre des vacances. en gros j'ai vu interpol sur scène jouer leurs cd, tempos pour tempos, notes pour notes. si il y avait eut des fautes d'accords sur les albums, elles auraient été reproduites à coup sûr.
c'était mou (bon ok les albums ne sont pas forcement plein de vie), sans saveur. et pourtant il y a beaucoup de titre que j'attendais.
mammoth, barricade, evil, narc, pda, not even jail et c'mere. de quoi passer une bonne soirée sur le papier, mais en sortant de là, dans ma voiture, j'ai écouté le dernier album de cloud cult afin d'entendre quelque chose de consistant.
le live était tellement scolaire que même les versions albums paraissent prendre plus de liberté. c'est dingue!!!
voilà je vais pas continuer plus, interpol c'est fait, je continuerai à écouter les albums, mais il ne faudra plus compter sur moi pour me déplacer sans une salle de concert pour les voir, merde 30 euros mal placés.
voici la playlist, vous pourrez toujours la faire tourner chez vous et de part la même occasion vivre un live du groupe tout en restant chez vous. génial interpol vient d'inventer les concerts à la maison.
success (interpol)
say hello to the angels (turn on the bright lights)
mammoth (our love to admire)
summer well (interpol)
rest my chemistry (our love to admire)
evil (antics)
barricade (interpol)
c'mere (antics)
lights (interpol)
narc (antics)
pda (turn on the bright lights)
memory serves (interpol)
encore
try it on (interpol)
not even jail (antics)
slow hands (antics)
mardi 5 octobre 2010
Hebdromadaire #16 (4010) - Le Mythe du "Trou de la Sécu"
135 pages
Editions Raison d'Agir
6€

Présentation de l'auteur:
Chargé de recherche au CNRS depuis octobre 2001, au Centre de recherche sur l'action politique en Europe (2001-2004) puis au Centre de sociologie européenne devenu (janvier 2010) équipe CSE du Centre Européen de sociologie et de science politique.
Présentation du livre par l'éditeur:
A en croire les médias et les débats politiques, la Sécurité sociale serait menacée de faillite par un déficit abyssal. Pour faire face à l'augmentation des dépenses et au vieillissement de la population, notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner "la garantie à chaque homme qu'en toutes circonstances il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge", serait condamné à se "réformer" sans cesse: déremboursements, réduction des prestations, hausse des cotisations, voire privatisation. Chercheur au CNRS, Julien Duval renverse les termes du problème: il n'y a pas de "déficit de la Sécu" mais "un besoin de financement" que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l'affaiblissement de la protection sociale découle non pas d'arbitrages techniques mais d'un choix politique: le transfert généralisé des " risques" du capital vers le travail.
Voilà une autre lecture que j'ai pu assouvir pendant ma semaine catalane, un livre dont m'avait parlé El Kash il y a quelques temps déjà et que je m'étais mis de côté. C'est un livre très technique pour un néophyte comme moi , édité chez Raisons d'agir, une collection créée par Pierre Bourdieu.
Comme d'habitude je ne prend jamais de notes pendant mes lectures, ce qui est bien dommage, et je vous livre plus une impression de "tête" avec mes ressentis plutôt qu'une fiche de lecture académique.
Noble cause que la sécurité sociale ainsi que les assurances retraite, "chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins".
Ou l'on apprend l'histoire de la sécurité sociale, comment elle a été mise en place avec le temps, au début surtout pour soigner des ouvriers usés et malades afin que leurs patrons n'y perdent pas trop au change, ca coute moins cher de réparer un bonhomme mal en point que d'en former un nouveau!
D'ailleurs la sécurité sociale n'est pas financée par l'impôt mais par les cotisations sociales, a la base elle fut donc destinée aux travailleurs uniquement, avant d'etre étendue au reste de la population.
La sécurité sociale un bel outil démocratique & universel, qui fut hélas saccagé par les différentes politiques successives, et ou l'on s'aperçoit au travers de l'ouvrage que le déficit de la sécurité sociale est artificiellement maintenu.
En effet il y a beaucoup de recettes qui lui sont destinées qui ne lui arrivent jamais, facile après ça de dire que la fille sécu a des trous dans la caisse!
Le traitement médiatique de ce dit trou est tout aussi ahurissant, les éditorialistes relayant a la une ces chiffres alarmants sans jamais non plus vérifier la véracité de leurs sources. L'auteur ici démontre brillamment ce dernier point avec moults exemples.
Le trou c'est l'état qui l'a causé en allégeant par exemples certaines charges chez les patrons et en ne financement pas la sécu comme il aurait dû le faire.
Une fois que le trou est là, pointons le honteusement du doigt tel le mauvais élève de la classe en expliquant que c'est pas bien ce que tu as fais élève Sécu, d'ailleurs puisque c'est ça je vais préparer le terrain pour les assurances privées qui vont se faire un plaisir de faire les poches des contribuables ...
L'auteur présente son ouvrage en MP3
Voici un extrait de l'ouvrage:
Depuis une vingtaine d’années, quelques idées très répandues structurent le débat public en matière de protection sociale : les difficultés financières de la Sécurité sociale, ses sombres perspectives d’avenir, les effets négatifs sur l’économie d’un trop haut niveau des prélèvements... Si ces idées, qui reposent en partie sur des faits avérés, peuvent présenter une certaine cohérence logique, on ne saurait les comparer à des propositions scientifiquement validées. Ce sont d’abord des lieux communs, nés des rapports de force au sein d’un « jeu politique » dont le fonctionnement a été analysé en sciences sociales [1]. Leur qualité première est de faire consensus parmi les groupes qui prennent le plus activement part au « débat public » : le pouvoir politique, les experts reconnus par celui-ci, les « partis de gouvernement », les journalistes des grands médias, les instituts de sondage. Les raisons qui incitent ces différents agents à promouvoir certaines « vérités » ne relèvent pas de la science pure. Les responsables politiques, par exemple, ne cherchent pas tant, dans leur discours, à livrer des descriptions rigoureuses de l’état du monde qu’à en donner des représentations qui justifient leur action. De plus, leurs conditions de travail sont marquées par l’urgence. Comme les journalistes, ils doivent régulièrement s’exprimer sur des « dossiers » qu’ils connaissent mal. Dans ces conditions, il est logique qu’ils soient tentés de s’en remettre aux idées reçues, celles qu’ils peuvent défendre sans risque, puisque tout le monde les a déjà admises.
Il n’est donc pas étonnant que la vision dominante en matière de protection sociale, soumise à un examen un tant soit peu rigoureux, se révèle très inconsistante. Des chiffres indiscutables donnent communément lieu à des interprétations ou des conclusions qui le sont beaucoup moins. Il n’est pas rare, non plus, que le débat public s’organise autour de propositions quasi indémontrables, ou accorde sans sourciller une validité générale à un raisonnement vérifié (au mieux) uniquement dans des conditions très particulières. Ainsi, des outsiders du jeu politique (par exemple certains syndicats, partis minoritaires ou intellectuels critiques) formulent régulièrement des objections très argumentées contre tel ou tel lieu commun sans jamais entamer de façon décisive le crédit collectif dont celui-ci bénéficie.
Ces remarques valent pour le « déficit de la Sécurité sociale ». Occupant une place de première importance dans la vision dominante, ce sujet est, à coup sûr, l’un des plus commentés. Les médias suivent attentivement son évolution et le propulsent « à la une » en maintes occasions. Ce qu’ils appellent le « déficit de la Sécurité sociale » correspond, en réalité, aux besoins de financement du régime général. Le chiffre officiel fait les gros titres quand le rapport semestriel de la commission des comptes de la Sécurité sociale est rendu public : parmi beaucoup d’autres informations, ce document comporte les prévisions relatives aux besoins de financement du régime général pour l’année en cours. Mais le célèbre chiffre retient parfois l’attention journalistique en d’autres circonstances : depuis 1995, la Cour des comptes publie un rapport sur la Sécurité sociale qui est remis au Parlement en prévision du vote à l’automne de la loi de financement de la Sécurité sociale. Et, en cours d’année, la presse titrera également sur des chiffres officieux annonçant un dépassement des prévisions officielles. [...]
De fait, c’est presque quotidiennement que les médias rappellent l’existence du « trou de la Sécu ». Rares sont les articles sur la Sécurité sociale qui ne s’y réfèrent pas, d’une façon ou d’une autre. Ainsi, le « trou » sert régulièrement d’accroche ou de chute quand les informations télévisées traitent des sujets tels que les escroqueries aux prestations sociales, la médecine, les hôpitaux... La tendance journalistique à assimiler la Sécurité sociale à son déficit est très visible aux anniversaires de la création de l’institution. Les commémorations inspirent alors des reportages évoquant largement, et parfois exclusivement, le « trou » : certains le considèrent comme aussi ancien que l’institution ; pour d’autres, c’est seulement dans les années 1970 qu’il se serait mis à « ronger le système ». Bref, lorsqu’un journaliste qualifie la Sécurité sociale de « système qui produit des déficits » [2], il exprime moins une opinion personnelle qu’une vision très répandue dans les médias.
Les journalistes ont certes de bonnes raisons de s’intéresser au « trou de la Sécu ». Longtemps, une raison technique l’a rendu préoccupant : les administrations de Sécurité sociale étaient dans une quasi-impossibilité matérielle d’emprunter pour couvrir leurs besoins de financement. Mais la focalisation médiatique semble d’abord tenir au montant du déficit : en 2005, 11,6 milliards d’euros. S’ils le qualifient souvent d’« énorme », les journalistes diagnostiquent aussi un état « chronique » et, à ce titre, inquiétant : depuis les années 1990, les besoins de financement du régime général viennent grossir la dette, gérée par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Outre un risque de « faillite », il arrive également aux médias d’envisager que l’institution soit un jour dans l’impossibilité de verser les prestations sociales.
Ces arguments, qui semblent justifier l’importance accordée au sujet, doivent être relativisés. Le montant absolu du déficit, auquel les médias s’en tiennent généralement, paraît colossal. Mais, rapporté aux sommes en jeu, il ne correspond pas à une part considérable de l’ensemble des recettes du régime général : même en 2005, où il atteint un niveau sans précédent, il n’en représente que 4,3 %. La même année, pour le budget de l’État, le rapport du solde aux recettes s’élève à 18 %. De même, on peut noter qu’en 2005 les besoins de financement de la Sécurité sociale ne constituent que 7,3 % de l’ensemble des besoins des administrations publiques [3].
Si l’importance accordée au chiffre du déficit paraît disproportionnée, on peut aussi discuter de la lecture qui en est régulièrement faite. L’expression « trou de la Sécu » est une sorte d’« obstacle verbal » qui « pousse à une pensée autonome » et tend à fournir « une fausse explication à l’aide d’un mot explicatif » [4]. Elle invite à penser les finances de la Sécurité sociale sur le modèle du budget d’un ménage. L’analogie est parfois explicite. Pour tel journaliste de télévision, par exemple, il s’agit de problèmes « tout simples » : « le budget d’un ménage, il est composé des revenus et puis on doit s’y tenir, tout simplement » [5]. L’expression « trou de la Sécu » ne fait pas que nommer un problème, elle renvoie implicitement au principe de l’économie ménagère selon lequel on ne peut pas durablement dépenser plus qu’on ne gagne. Elle renferme ainsi une explication : l’institution est en déficit parce qu’elle vit au-dessus de ses moyens ; et si elle vit au-dessus de ses moyens, c’est qu’elle gaspille ses ressources ou fait des dépenses inutiles.
Des sujets très médiatisés confortent cette thèse : les « abus » entourant le fonctionnement de la Sécurité sociale, ou les escroqueries aux assurances-maladie ou chômage, si souvent rapportées par les radios et les télévisions privées. Certains news magazines en proposent fréquemment des compilations sous la forme de « unes » et de dossiers dénonçant « la grande fraude sociale » ou « ceux qui creusent vraiment le trou de la Sécu ». Depuis 2002, les gouvernements de droite martèlent que le système actuel donnerait lieu à des « fraudes » de plus en plus nombreuses et que les assurés comme les médecins dépenseraient sans compter. Il fut ainsi beaucoup question ces derniers temps de « surconsommation de médicaments », de « nomadisme médical », d’« examens médicaux injustifiés », d’« arrêts de travail abusifs »... sans parler de la « bobologie » : « Les Français vont de plus en plus souvent à l’hôpital pour de petits traitements ou de simples bobos. On donne sa carte Vitale, on ne sait pas combien ça coûte » [6]. [...]
Julien Duval, Le Mythe du « trou de la Sécu », Éditions Raisons d’agir, 2007, pp. 17-19 et pp. 21-24.
cloud cult - light chasers
et puis mon autre moi, aussi appelé "compteur" sur mon winamp, m'a justement fait remarquer que j'écoutais au minimum deux fois l'album par jour.
rha les chiffres!!! ils sont inflexibles, light chasers durant de surcroît à peine moins d'une heure.
du coup tiraillé, j'ai un peu révisé mon jugement, mais soyons clair ma première impression n'en reste par moins vraie.
chronologiquement, ça donnait à peu près cela.
light chasers est un album de cloud cult auquel il manque le côté déluré si cher au groupe depuis advice from the happy hippopotamus (j'adore le titre de cet album) en 2005. c'est bien mais sans plus, ce nouvel album ne bouleversera pas ma playlist spécial cloud cult, longue vie à feel good ghosts (qui restera quoi qu'il en soit leur meilleur album pour moi).
oui mais voilà, les faits sont là et j'écoute trop cet album pour dire que c'est un album banal, sans saveur, un produit grande consommation.
j'ai donc essayé de faire abstraction des albums précédents, et j'ai finalement baissé le pavillon pour admettre que c'est un très bon album.
light chasers est tout simplement destiné à un public moins élitiste. la base des fans s'y retrouvera et ceux qui n'avaient pas bien compris les albums précédents pourront cette fois-ci prendre plus facilement le train en marche.
la recette n'a pas changé, sauf qu'aujourd'hui tout est connu, déjà expérimenté, ils sont resté beaucoup plus linéaire dans leur création, l'album ne propose plus des titres n'ayant rien à voir les uns avec les autres, il est plus cohérent, non il est tout simplement cohérent du début à la fin.
il y a quelques tentatives d'introductions plus ou moins absurdes, mais l'album revient vite sur terre.
vous qui aviez peur de cloud cult ne pourrez plus dire que c'est de la musique fait par des gens bizarres pour des gens qui le sont tout autant.
the departure - today we give ourselves to the fire#2 est un titre qui pourrait leur ouvrir les portes de la fm si ils voulaient. je vous rassure ils en sont loin, c'est ce qui me rassure d'ailleurs.
on retrouve toujours les voix et choeurs modifiés, les envolées au violon, les gros rifts de guitares ravageurs, le rock atmosphérique, leur son électronique un peu gras et bien évidement leurs belles balades champêtres à vous donner envie de courir nue dans la rosée du matin à l'instar de the arrival - there's so much energy in us#16.
je me suis surpris en train de chanter le titre avec conviction, la larme à l'œil sachant que l'album se terminait...
NON NE PARTEZ PAS... WE STILL HAVE ENERGY IN US... encore vite...
l'album passe d'un bloc sans que l'on ait le temps de sourciller, les orchestrations sont belles et font même oublier les titres "faibles". d'ailleurs il faut y revenir plusieurs fois afin de faire un tri.
le titre the battle - room full of people in your head#8 fait tout oublier, c'est un condensé de tout ce que sait faire le groupe, un titre qui souffle le chaud, le froid, ralenti, accélère, sombre souvent avant de s'élever de nouveau vers la lumière.
de véritables montagnes russes, mais avec cloud cult on est pas surpris. mis à part ce coup de coeur, il y a peu de titres qui se démarquent, c'est peut-être pour cela que j'étais déçu au début, il n'y a tout simplement pas d'ovni.
voilà je ne mets rien en partage car le seul titre que j'ai trouvé est running with the wolves#9 et il n'est pas un bon ambassadeur de l'album.
un album que vous devez vous procurer dès que possible, et le possible c'est demain.
et que vous ne devez pas juger trop vite non plus, j'ai failli tout gâcher.
mercredi 29 septembre 2010
La Table de Mendeleiev - Atalanta Fugiens
Allez, rapido, une petite trouvaille de votre serviteur.C'est l'histoire de quatre musiciens, plutôt jazz et musique improvisée, qui se sont posé une question tout à fait singulière : "Et si les éléments chimiques étaient des mélodies ?". En début de réponse à cette question, un groupe assez logiquement nommé "La Table de Mendeleiev", et un premier album, "Atalanta fugiens", qui essaie de nous faire entendre la musique de 15 éléments chimiques différents. Je vais vous éviter la recherche, "Atalanta fugiens" est une publication de Michael Maier, médecin et alchimiste allemand de la fin du 16e et du début du 17e siècle, traitant d'éléments alchimiques et contenant moult gravures, poèmes et partitions de musique les concernant. CQFD, l'homme moderne n'a décidément rien inventé.

Or donc, sur cet album, on trouve 15 ambiances toutes plus différentes les unes que les autres. Pour se repérer un peu mieux, le livret donne un petit descriptif, parfois drôle, souvent décalé, de "l'âme" de chaque élément. J'avoue que ces notes m'ont bien aidé à la première écoute. Les morceaux sont courts, un peu trop d'ailleurs pour certains, ce qui renforce un peu l'aspect expérimental et "collecte d'échantillons". On retrouve indéniablement dans de nombreux morceaux une trace des propriétés de l'élément chimique. J'imagine que c'était le but, il me semble atteint. Jetez donc une oreille sur le son de ces musiciens improvisés laborantins et peut-être y apprécierez-vous, comme moi, dans quelque tube à essai, le son rare et volatile d'un élément.
Mention très bien pour l'album téléchargeable gratuitement, avec jaquette, livret et illustration du CD tout prêts en PDF, s'il vous plaît.
Mention moins bien pour le contenu du livret écrit à la main comme sur un brouillon de cours de sciences physiques, pas toujours facile à déchiffrer.
Merci à Vincent Desplanche, illustrateur de talent, de m'avoir fait découvrir cet album, dont il a signé la fort sympathique jaquette.
Le site web, un vrai dossier de presse, vous en dira bien plus que moi.
http://www.arbre-canapas.com/la-table-de-mendeleiev/

Mendeleiev (oui, le beau barbu) vous remercie de votre attention, la leçon est terminée, vous pouvez nettoyer vos paillasses
dimanche 26 septembre 2010
Hebdromadaire #15 (3810) - My Shit Life So Far

My Shit Life So Far
Frankie Boyle
Genre: Autobiographie
Langue: Anglais
HarperCollins Publishers Ltd
304 pages
Presentation de l'auteur:
Frankie's outrageous, laugh-out loud, cynical rant on life as he knows it is presented here in all its outrageous glory. From growing up in Pollockshaws, Glasgow—“it was an aching cement void, a slap in the face to childhood, and for the family it was a step up”—to his rampant teenage sex drive—“in those days if you glimpsed a nipple on T.V. it was like porn Christmas”—and first job working in a mental hospital, nothing is out of bounds.
Outspoken, cynical, and always outrageous, Frankie Boyle, the dark heart of Mock the Week, says the unsayable as only he can. From the TV programs he would like to see made (“Celebrities On Acid On Ice—just like Celebrities Dancing On Ice, but with an opening sequence where Graham Norton hoses the celebrities down with liquid LSD”), to his native Scotland and the Mayor of London, nothing and no one is safe from Frankie's fearless, sharp-tongued assault. Sharply observed and full of taboo-busting, we-really-shouldn't-be-laughing-at-this humor, My Shit Life So Far shows why Frankie Boyle really is the blackest man in show business.
4eme de couv:
'If you like Harry Potter and the Da Vinci Code, why are you even looking at this, you retard?' Jimmy Carr
'My Shit Life So Far, showcases that cruel and unusual comedy that's become Frankie's trademark, and should probably be enjoyed far away from hot liquids... bizarre, intelligent and abusively hilarious.' **** The List
'Quite triumphantly, this is the most abusive, obscene, insulting memoir yet published...Many, many funny lines here. A difficult book to read sedately in public.' The Evening Standard
'Fans of Boyle's dark style will hope this book provides laughs-a-plenty and an antidote to the play-it-safe, sickly sweet autobiographies of other so-called celebrities. They will not be disappointed.' Dave TV
Voilà un cadeau que ma soeur m'a offert pour mon anniv il y a 3 semaines, je ne connaissais absolument pas ce personnage, elle m'a dit "tiens ce gars devrait te plaire", du coup je me suis renseigné sur cet Écossais qui fait du stand-up, y'a pas a dire il y a du niveau!
Déja un site en BD, c'est toujours amusant
Un extrait de notre homme sur scène:
On a un phénomène, qui serait surement interdit d'antenne en France "Israël , l'autre pays de l'Apartheid". Instigateur de finesses scandaleuses inénarrables comme "La reine est tellement vieille que sa chatte doit être hantée" le voilà qui décide d'ecrire son autobiographie. Évidemment on a pas une vocation de devenir artiste de stand-up dès le plus jeune âge, on le devient par une succession d'évènements plus ou moins tordus et tordants.
Le livre se lit facilement pour qui lit l'anglais couramment bien sur, on découvre ses histoires d'enfance, son parcours scolaire moyen, ses études ratées de prof "Vous trouvez normal de confier l'éducation des enfants a des gens qui mangent dans des tupperware tous les midis?"
Ses bitures, ses délires perché sous acide, ses virées avec ses copains, le début de la scène dans une petite salle miteuse d'Édimbourg, les premières tournées etc.
Un parcours atypique et un bouquin qui file la patate, c'est con j'ai pas noté toutes les excellentes punchlines , je me souviens de celle ci ou il campe le rôle d'un professeur fou dans une emission télé: "J'ai fait des expériences médicales sur 38 personnes! 37 sont mortes tuées par un crabe géant, c'est la dernière fois que je fais des expériences médicales sur L'ILE DU CRABE GÉANT "
Frankie Boyle sur Michael Jackson:
Earlier this year I had to quit my job at the Daily Record over a moral disagreement. We disagreed over whether it was okay to make jokes about a dead child molester. It's not that I wasn't a fan of Michael Jackson - I was a big fan when I was 8. I didn't know at the time, but I was his 'type'. For his London concerts Michael Jackson advertised for children in wheelchairs or with missing legs. What parent would agree to that? Look what happened to the kids who could run away! Those tickets sold out in minutes. An interesting attitude we have to paedophiles in this country: 'We don't want paedophiles round here...unless they've really worked on their choreography'.
maximum balloon - maximum balloon
nouvelle vie, donc nouvel album mais cette fois-ci sans les tvotr puisque le groupe fait une pause. cependant ses amis l'ont suivi, il n'est pas tout seul sur la côte ouest, ne vous inquiétez pas.
karen o (YYYs) kyp malone et thune abebimpe (tvotr) apparaissent sur l'album maximum balloon éponyme de la formation.
l'album est assez éclectique, david s'est laissé vagabonder au grès de ses humeurs, de ses envies, des idées qu'il avait en tête.
ce n'est pas si éloigné des tvotr, car l'on retrouve de l'indie rock, de l'électronique et surtout des bons rifts de guitares sur-amplifiées comme on les aime. mais la différence s'opère par un je ne sais quoi de frais.
c'est sûrement l'apparition d'un clavier qui distille des sons de dance qui doit y faire. c'est limite kitch, mais c'est ça être dans le coup, sentir (re)venir les tendances, et dans ce domaine, monsieur sitek a toujours une petite longueur d'avance.
cet album est groovy, il a des allures de dear science, on n'est jamais loin des tvotr, cependant maximum balloon n'apparaît pas comme un album à part entière, mais plutôt comme un side project qu'il est, vu qu'à chaque titre il y a un featuring différent.
ça donne un côté fourre tout et une idée de ce qu'aurait pu être le prochain album des tvotr si david avait été seul à le faire.
il n'y a pas vraiment de ligne conductrice ou d'exploration d'univers encore inconnus, non c'est un peu comme l'album solo de tom yorke avec the eraser, soit tourner la page définitivement avant de partir vers d'autres contrées.
donc en attendant de voir la future direction du monsieur, vous pouvez toujours déguster ses 10 titres. voici le single tiger (feat. aku arrraca-tetteh)#7.
Colour Haze

(Attention là ya du gros)
En 15 ans, le trio a exploré à peu près toutes les possibilités offertes par le stoner. Des débuts proches de Black Sabbath, du stoner cérébral (l'anti Fu Manchu quoi), du rock psychédélique 70's (Santana), du krautrock, du jazz rock, du pur blues, du post-rock et parfois des tempêtes sludge à faire trembler les murs. Chacun de leurs 9 albums piochent dans ces ingrédients en différentes proportions pour un résultat toujours édifiant.
Ce post sur Color Haze, ça fait un moment qu'il est sur ma to do list et que je sais pas comment m'y prendre. Déjà, faut savoir qu'ils sont loin de Sky Valley, temple du stoner. Color Haze est un groupe munichois, après les italiens d'Ufomammut ça fait deux gros coups de cœur européens à la suite. Ensuite, faut pas avoir peur de la voix parfois très 70s et des morceaux de 10 minutes. Certains s'en tiennent à 4 minutes 30, mais on trouve tout de même un Peace, brothers & sisters ! qui fait 22 minutes sur le fantastique album éponyme de 2004.
Allez on se met Love du même album, un bon aperçu de ce qu'ils proposent :
Oh yeah baby :)
Voilà leur disco, faites moi plaisir d'écouter au moins les 4 derniers albums, moi ça a changé ma vie.
Colour Haze - 1995 - chopping machine

Colour Haze - 1998 - seven

Colour Haze - 1999 - periscope
Colour Haze - 2000 - CO2

Colour Haze - 2001 - ewige blumenkraft
Colour Haze - 2002 - los sounds de krauts
Colour Haze - 2004 - colour haze
Colour Haze - 2006 - tempel
Colour Haze - 2008 - all
Après ça les autres groupes stoner font bien fades, j'en trouve pas un pour tenir la comparaison. Ya tout ce que je cherche là dedans. Quel son de guitare gras ! Quelle délicatesse à la batterie ! Et ces longs morceaux instrumentaux où c'est la guitare qui chante, des moments de calme suivis de grosses montées, une pure merveille. Voilà c'est avec Color Haze que cesse ma recherche du groupe de stoner absolu, je vais m'arrêter là un moment, profiter de la vue, planer un peu en regardant le plafond et ouvrir une bière. La vie est simple parfois.


