dimanche 21 novembre 2010

Eskmo - Eskmo


Belle prise de guerre pour Ninja Tune. Remarqué sur divers EP, remix de Bibio (chez Warp) et collaborations avec Amon Tobin, Eskmo rejoint l'écurie Ninja pour un album éponyme dont on pourra dire qu'il était attendu. Pour la refaire dans l'ordre ça donne ça :

Eskmo - hypercolor ep (2009)


Bibio - Dwrcan (Eskmo Remix)


Eskamon = Eskmo + Amon Tobin :


Dans une niche qu'on pourrait appeler Intelligent Dubstep, Eskmo utilise les sons ronds et les ficelles d'un genre dansant pour servir de plus sombres desseins. Tout ça est intégré dans un rythme à trois pattes et quelques sons organiques pour un univers assez inédit. Disons le tout de suite, ce disque marquant le vrai départ de Brendan Angelides dans les affaires peut dérouter tant on y trouve ce qu'on attendait et ce qu'on redoutait. Comme ponctuellement, du génie comme avec The melody :

Peut-être la crainte de devoir tenir tout un LP sur ce registre, Eskmo a jugé nécessaire d'ajouter des voix sur certains titres. C'est là que ça se gâte, plus ou moins selon les morceaux (titres 2,3 et 7). C'est drôle cette peur du vide... Notez aussi l'utilisation judicieuse du piano à la Ryuichi Sakamoto sur Siblings, finalement ce disque méritera pas mal d'écoutes avant que je puisse trancher entre réussite ou gâchis. Certains titres rejoindront ma playlist mais Eskmo aurait pu faire mieux, me livrer un chef d'œuvre qui s'écoute d'une traite avant de me faire appuyer sur repeat, il en a le potentiel.

mardi 16 novembre 2010

deerhunter - halcyon digest

avec une telle pochette vous l'aurez compris on ne va pas beaucoup rigoler, pourtant il ne faudrait pas passer à côté d'halcyon digest le dernier album de deerhunter.
l'album tourne autour de bradford cox qui danse une fois de plus avec la mort, avec sa mort, l'album est spectral et ne vous redonnera en aucun cas la joie de vivre.

on retrouve une fois de plus de belles envolées appuyées de shoegazing, de l'électronique douce et plaignante euh pardon planante et enfin la voix de bradford qui elle pour le coup est vraiment plaignante.

les morceaux sont très pointus et l'accroche se fait difficilement, cependant comment ne pas tomber sous le charme d'halcyon digest, l'album le plus complet du très énigmatique bradford.
earthquake#1 vous plonge directement dans son univers sombre, ce titre est lancinant, les sons s'ajoutent par strates, pour aboutir à une mélodie très maîtrisée.
l'album connaît par la suite des titres un peu plus enjoués, revival#3 est pour sa part beaucoup plus pop, une mélodie un peu folk qui laisse à la voix prendre le dessus, d'ailleurs l'album entier se construit autour.
halcyon digest semble très personnel, comme un testament laissé en guise de départ. on sent bien toute la détresse du monsieur, ses craintes, ses changements d'humeur comme avec l'électronique toute douce d'helicopter#8 qui laisse entrevoir une lumière, blafarde ok mais c'est un début.
desire lines#6, est un des meilleurs titres, un des plus étoffés également. les guitares punk rock contrastent et répondent à la voix, elles n'accompagnent plus bradford mais le guide plutôt et fond avancer le titre.



l'album est léché et au combien maîtrisé, tous les sons s'emmêlent se mélangent et il en ressort un univers assez inquiétant, mais totalement paisible. voilà un album très attachant qui se démarque pas mal du reste.

jeudi 4 novembre 2010

clinic - bubblegum


clinic a sorti en octobre son dernier et sixième album bubblegum. alors j'ai mis du temps à chroniquer cet album car ces derniers temps je suis très binaire, j'écoute uniquement son of dave et quand je n'écoute pas le fabuleux bluesman, je passe mon temps à écouter pvt. et puis toutes les trente six rotations je m'octroie un passage de bubblegum. alors voilà le décor est posé et vous l'aurez compris cet album est une semi déception. je m'attendais à mieux.

l'album poursuit ce qui avait été entrevu sur do it! sans pour autant trop s'en éloigner, il régresse même on pourrait dire. bubblegum est plus recentré sur la voix d'ade blackburn, la pop vintage une peu acidulée a quasi disparue pour faire place à de la pop so british conventionnée. c'est un peu dommage et d'ailleurs les seuls titres qui tirent leur épingle du jeu sont ceux qui ressemblent le plus à ce que clinic faisait il y a encore 2 ans.
donc malheureusement cet album ne s'adresse qu'aux personnes connaissant un minimum le groupe car sinon il est d'un moindre intérêt pour ne pas dire pire.

allez voici le clip de i'm aware#1, c'est léger, tout mignon (je vous mets au défit de ne pas trouver la marionnette dessous toute mignonne), mais ça va un temps et comme l'album ne varie pas à la longue ce que est une bonne chose pour ce clip ne vaut pas pour l'album dans son intégralité.

jeudi 21 octobre 2010

the go! team - T.O.R.N.A.D.O single





en attendant le dernier jour de janvier et le prochain album du groupe intitulé rolling blackouts, la bande de ian parton vous offre T.O.R.N.A.D.O, ça sent déjà bon et cela vous réchauffera maintenant que les températures baissent.


Hebdromadaire #17 (4210) - Kcraze par Hey! Tonal



Dédicace a la saucisse!

Si ce groupe vous intéresse, vous pouvez en avoir plus là:

http://www.myspace.com/heytonal

mercredi 20 octobre 2010

the social network soundtrack

personne ne la chronique donc je m'y colle, on va quand même pas passer un album du maître sous silence.
the social network, le dernier film de david fincher (mais dans quoi il est allé se fourrer celui-là) propose une bande originale co-signée par atticus ross et trent reznor.(nine inch nails et how to destroy angel)
pas la peine de se le cacher plus longtemps, ça sent le nine inch nails a plein nez, et en même temps comment pourrait il en être autrement.

une bande originale c'est pas évident à monter, ni à écouter d'ailleurs, cela peut devenir vite chiant.
mais trent est en terrain connu puisqu'il a entre autre déjà pratiqué sur lost highway et natural born killers et seven ou il a rencontré fincher à l'époque, mis à part que là il signe la b.o. en entier. du coup cela apparaît comme un album en soit.

l'album part sur de l'électronique, un peu dans l'état dans lequel on avait laissé NIN, et puis petit à petit on retrouve de vieilles ambiances.
notamment le piano de l'album the fragile sur pas mal de titre dont a familiar taste#3 et it catches up with you#4, d'ailleurs ce titre aurait facilement trouvé sa place sur le double album.

tout l'album est instrumental, cela est sûrement du au fait qu'il s'agisse d'une b.o. encore que. quoi qu'il en soit l'album alterne entre petite ambiance toute légère au piano et gros son d'électronique crade au relief un brin inquiétant.
je ne sais pas ce que cela donne au final avec le film et je ne le saurais pas avant longtemps, car je compte ne pas aller voir ce film, et ce n'est pas le prix très attractif des supermarchés du cinéma qui me fait hésiter.

voilà donc amateur de nine inch nails, vas y, tu es en terrain connu, il y a de bonnes compositions, il n'y a pas de titre qui se démarque mais ce n'est pas un album non plus, il n'y a pas de nouveauté non plus bien au contraire, mais de toute manière cela ne se refuse pas, surtout que vous pouvez télécharger gratuitement cinq titres ici voire même acheter l'album pour 5 euros dans sa version digitale, on va pas non plus mettre plus.

depuis qu'il est à la retraite trent n'a plus une minute à lui. j'espère que je vais travailler jusqu'à 67 ans du coup! je flippe un peu là.

vendredi 15 octobre 2010

misteur valaire - le bikini à toulouse le 08/10/10

ah misteur valaire à toulouse pour la modique somme de 5 euros merci le bikini.

après avoir découvert ce petit groupe de québécois cette année pour la sortie de golden bombay et m'être rendu compte qu'ils passaient dans le sud de la france, je n'avais qu'une envie, les voir.
loué par tout le monde (enfin le petit groupe grandissant des gens qui les connaissent) pour leurs shows et leur présence scénique, je confirme, ils envoient du gros.
ils ont mis le feu dans la salle qui était venue pour le groupe suivant we have band.

groupe dont je ne parlerai pas, puisque je suis parti, il était 11h30, la grande et la petite aiguilles allaient se rencontrer, je devais du haut de mon grand âge aller me coucher.
bon ok je suis pas super fan du groupe et puis deux concerts en trois jours.... que d'émotions j'étais vidé.

bref après avoir manqué le premier groupe, je suis arrivé tout juste pour le chapelier fou. un monsieur tout seul avec sa guitare, son violon et sa table de mixage.
le set était assez étonnant, alternait entre électronique et trip hop. le chapelier fou fait une musique a base de boucles savamment orchestrées, c'était bien ficelé, il faudra que je m'y intéresse.

20 minutes plus tard le quintet entre en scène vêtu de sweats à capuche et de casquettes tellement amidonnées qu'il faut prendre 2 tailles au dessus pour pouvoir les mettre.
la grande classe et un réel effort vestimentaire donc.

le set commence avec gumshoes, chacun de son côté focalisé sur son instrument. le calme avant la tempête.
et le ton est donné d'entrée, le show ce soir sera électronique. lillehammer qui suit appui ce sentiment.
à partir de là ils commencent à danser, bouger dans tous les sens sans oublier d'haranguer la foule, il commence à faire de plus en plus chaud.
leur set est tourné vers leur dernier album très groovy, majoritairement instrumental et électronique donc.
pourtant ils joueront quelques titres de leur second à savoir friterday night qui pour sa part est bien plus jazzy.
mais bon vu qu'ils ont choisi de prendre les titres les plus électroniques, la différence ne s'est pas faite sentir.

sur le mur du fond sont projetées des images, des vieilles vidéos lues d'en avant en arrière, le résultat est sympa et colle encore plus à la folie du live.
car ces jeunes sont fous, font beaucoup de second degré notamment à la fin quand ils entament une chorégraphie très rétro, habillés en chemise costard qu'ils avaient dissimulés sous leurs gros vêtements.

une grosse ambiance, un set qui tarde à finir et dépasse l'heure impartie, j'ai même eu l'impression qu'ils avaient intercalé un titre dans leur programmation, le tout très naturellement.
c'était un concert en toute simplicité avec des mecs vraiment contents d'être au bikini pour leur première venue dans la ville rose.

un seul hic, leur nouveau titre qui avait des allures de titres déjà connus mixés entre eux et arrangés de temps à autre pour brouiller les pistes.

une mention spéciale au saxo de DRouin et à la trompette de Roboto qui ont soufflé une fraicheur bienvenue sur ce set très électronique.

voici la playlist de mémoire, donc !!!

gumshoe (golden bombay)
lillehammer (golden bombay)
ave mucho (golden bombay)
brandon marlow (golden bombay)
dan dan (golden bombay)
it's all good (friterday night)
et si c'était un veau (friterday night)
cass hole (friterday night)
nouveau titre mix entre shaving (part 1&2) et press 2(friterday night)
sweet charlemagne (golden bombay)
mama donte (golden bombay)