mercredi 19 août 2009

Micachu - Jewellery


Voilà un disque déroutant et étrangement agréable... Electro folk rock, sorte de foutoir désaccordé, compositions à tiroirs... Beaucoup de personnalité, un peu inégal, mais quelques coups de génie. J'ai pas aimé à le première écoute, il faut tendre l'oreille, explorer les recoins.





Micachu & The Shapes, ça pourrait être l'œuvre trendy d'une jeune branleuse qui a de la chance, mais c'est pas parce qu'elle est née en '87 qu'elle en est à son coup d'essai. Elle produit des groupes de hip hop, a composé pour l'Orchestre philharmonique de Londres et ce disque est produit par Matthew Herbert. Ah oui on se disait aussi... Pour faire un truc aussi chiadé, ça prend un génie (à prononcer avec l'accent québécois). Pour le reste des élucubrations de Mica Levi je vous laisse Gougeuliser.

Bref, c'est destiné à être destesté par beaucoup, à en interloquer certains, et à ranger sur l'étagère à côté de The Chap. Et c'est génial.

Tiens ya des trucs à download sur son Myspace.

arctic monkeys - humbug

rentrée des classes un peu prématurée des arctic monkeys, mais faut dire qu'ils ont bien travaillé cet été en camp de vacances du côté du désert de mojave aux états-unis.
vacances studieuses, puisque le directeur de colo n'était autre que josh homme (qotsa, eodm). cette nouvelle collaboration marque un pas dans la musique du groupe de matt helders et alex turner.
ce troisième album humbug est empreint de l'ambiance rock psychédélique américaine (ils ont du aller faire quelques bivouacs dans le désert et prendre des trucs pas très légaux), fini l'ambiance un peu glauque des deux premiers albums.
tu m'étonnes, quand tu grandis dans une cité du nord de l'angleterre touchée par la crise de son industrie dans les années 80, tes chansons sentent les pubs, le chômage, la pauvreté le tout sur un fond de villes sombres, pas très glamour.
renouveau donc dans l'ambiance générale, mais les arctic monkeys n'ont pas pour autant perdu leur musique et james ford leur producteur est toujours là, même si josh homme pour cette fois se montre plus présent, c'est le dirlo cette fois.
alors les fans des arctic se retrouveront dans entres autres crying lightning#2, potion approaching#5 et pretty visitors#9 et en vidéo le single de l'album.



un petit live en gourmandise avec pretty visitors#9, mis à part les courts temps de repos assez lancinant, on retrouve toute la fougue de nos post adolescent.



mais à côté de ça on trouve des titres beaucoup plus langoureux, un peu moins échaudés, tout en retenu, l'urgence n'est plus là, les titres sont plus enclins aux sentiments. ou alors c'est qu'ils voulaient faire des titres pour choper, désolé mais c'est ça aussi, les midinettes vont adorer.
ça sent un peu moins la poudre qu'avant, les esprits de nos jeunes anglais se sont un calmés, matt frappe moins brutalement dans sa batterie et alex chante de façon a envoûter son auditoire.
un petit truc que lui soufflé peut-être allison mosshart qui passait par là lors de l'enregistrement (à mon avis on devrait la voir bientôt en formation avec josh, on prend les paris?).
mais revenons à nos moutons, ces nouvelles sonorités donnent my propeller#1, fire and the thud#6 et cornerstone#7, les titres sont un brin plus tortueux, plus réfléchis, le punk d'autrefois devient un rock psyché, des plus entêtant (d'où l'apparition d'un synthé).



voilà bon troisième album de anglais, force et de constater qu'ils ne vont plus tarder à devenir des piliers du rock britannique.

samedi 15 août 2009

Boss Hog


Au rayon "comment j'ai pu passer à coté de ce disque", Boss Hog avec son album éponyme de 1995 chez Geffen. Du bon vieux rock n' roll qui sent l'huile de vidange et la pisse. Boss Hog présente aussi l'incomparable avantage d'avoir une belle brune au micro, ce qui ne gâche rien. Tiens, une vidéo qui me fait mentir, on y entend surtout son homme.



Son homme c'est Jon Spencer, du Jon Spencer Blues Explosion, mais c'est une autre histoire.
Boss Hog, vit aussi dans le comté de Hazzard et ça aussi c'est une autre histoire.











Vous cassez pas la tête à écouter ce qu'ils on fait après l'album éponyme, c'est de la vilaine soupe pop rock.
Ah oui encore une chose, Cristina Martinez est l'ancienne grateuse de Pussy Galore et a le bon goût de poser à moitié à oilpé sur ses pochettes, on l'en remercie.


On va la faire cette rubrique spéciale "à oilpé", on va la faire.

Fenshu

Encore un cocorico ! Anthony alias Fenshu est un jeune artiste plutôt complet, puisqu'en plus de faire de la musique il est aussi graphiste et webdesigner indépendant. Warp et Clark comptent parmi ses clients, c'est d'ailleurs lui qui a réalisé le site Flash pour la sortie de Boby Riddle qui n'est malheureusement plus hébergé.
Son registre oscille entre hardtek / dn'b / IDM, on sent bien qu'il a grandi bercé par Warp, ses compos sentent bon l'Aphex Twin avec une touche perso du meilleur effet. ça peut sembler un détail mais on connait des brouettes de musiciens qui font de l'IDM sans y mettre un brin de personalité, ça finit par être ridicule. Une mention spéciale pour le morceau Darwin sur Psychorock 2 qui est tout simplement une tuerie. Attention ce vynil est une pièce rare.

On va pas en parler beaucoup plus, juste vous diriger vers chez lui puisque Fenshu vous propose de télécharger gratos quelques unes de ses productions ! (ruibrique Sound design / Media download)
Rendez-vous aussi à cette adresse pour vous procurer le Sexless String EP, 5 morceaux plus un lice de 46 minutes. Enjoy !!
On attend ses prochaines productions avec impatience.

Hedwig and The Angry Inch


Un collègue a eu le bon goût de me prêter ce DVD la semaine dernière, et bon dieu si vous l'avez pas vu, démerdez vous pour le trouver. Hedwig and The Angry Inch est un musical de Broadway écrit et adapté au cinéma par John Cameron Mitchell (aussi réalisateur de Shortbus), d'ailleurs il tient aussi le rôle principal. C'est lui là sur l'affiche avec la perruque blonde.

Je vais pas vous raconter l'histoire, sachez juste que ça donne quelque chose entre The Rocky Horror Picture Show et Priscilla Folle du Desert avec du gros rock n' roll. Humour tordu et décadent, morceaux déjantés, j'ai réussi à surmonter ma phobie des comédies musicales, c'est dire.

Tiens, un extrait qui a d'ailleurs été repris par Type O Negative sur Life is killing me en 2003 :


Oh yeah baby !
Ah oui, les paroles ça compte.

jeudi 13 août 2009

l'homme puma - on remplace les yeux cassés

ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté un groupe français, et cela faisait encore plus longtemps que je n'avais pas écouté un groupe français de métal.
mais c'est fait, et me voilà reparti vers mes premières amours. l'homme puma est un groupe basique avec une ligne guitare basse batterie, mais avec en plus un peu d'électronique.. enfin parfois. de l'électronique racée, toute en apesanteur. l'album navigue d'ailleurs entre passages rudes et voluptueux, c'est en partie due au fait que l'album est entièrement instrumental.
seuls quelques textes tirés de films nous sortent de cette torpeur instrumentale, oui torpeur parce que sinon l'ambiance est un peu morose, mais qu'importe l'homme puma frappe juste et bien.
une chanson a écouter, catherine deneuve#6 on retrouve le combo gros son à base de batterie furieuse mais carrées, et moments calmes tout en retenu tout en montée qui ne demande qu'a exploser.
vous pouvez écouter 3 titres de leur nouvel album on remplace les yeux cassés sur leur myspace http://www.myspace.com/hommepuma
d'après ce que j'ai pu lire ici et là, leur ep de 10 titres de 2007 vaux vraiment d'y jeter une oreille. malheureusement je n'ai pas trouvé grand chose à vous mettre sous l'oreille.
en furetant mieux que moi vous pourrez en trouver ou peut-être même vous acheter l'album sur leur site, c'est par .

dimanche 9 août 2009

Talking Heads - Stop making sense


Pour ma génération, les années 80 sont comme une maladie honteuse. On a passé les 90's et les années suivantes dans le déni le plus total. Puis, marketing oblige, après nous avoir infligé le revival disco, ressorti les standards des 70's et resucé tous les groupes de rock dits "de la bonne époque" pour faire du neuf avec du vieux, l'industrie du disque a inscrit sur son business plan de nous faire revivre ces sombres années. Et là d'un coup, c'est plus la honte d'écouter AC/DC, Activision nous prépare un Guitar Hero Van Halen, les jeunes s'habillent en fluo (quoi ? c'est déjà plus la mode ?), et on a décongelé Guns 'n Roses.

Pour accompagner le mouvement, Arte et l'insupportable Philippe Manœuvre nous proposent un "Summer of the 80's" des plus intéressants. S'y croisent des reportages sur Micheal Jackson et Prince, le concert de Queen à Wembley, Celui de Tina Turner à Rio, un sujet sur Peter Gabriel, on aime ou on aime pas mais il y a là une mine d'images et d'infos super intéressantes. Dans cet esprit, j'ai découvert Stop making sense de Talking Heads, une vidéo du groupe sur scène qui mérite qu'on s'y attarde. Musicalement c'est génial, ça provoque sûrement des réactions extrêmes, mais ça laisse pas indifférent. Le jeu de scène est tordant, finalement ça pourrait me réconcilier avec les 80's.
Ça commence comme ça :



Voilà le trailer :


La vidéo peut être vue dans son intégralité ici.