velociraptor! quel nom pour un album, après the west rider lunatic asylum de 2009, kasabian fait fort.
j'ai pas mal écouté cet album depuis une semaine, et la principale caractéristique qui me vient est que cet opus me fait penser à un genre de best-of à mi chemin entre the west rider lunatic asylum et kasabian leur premier album de 2004. on retrouve l'ambiance générale de l'avant dernier avec des teintes d'électroniques chères au premier. christopher karloff (le co-auteur de kasabian parti pour des divergences musicales lors de l'écriture de empire en 2006) n'est cependant pas revenu, et l'on doit une nouvelle fois l'écriture de ce petit dernier au torturé sergio pizzorno.
cet album est plus sombre que le précédent, ceci est dû essentiellement à l'électronique distillée par le synthé de pizzorno, il y a dans switchblade smiles#10 des airs de club foot, on est cependant loin du génie du premier album.
le titre n'en reste pas moins excellent, et se permet même d'aller titiller l'expérimental, mais dans l'ensemble c'est un cran en dessous.
sinon pour le reste on reste dans la lignée de the west rider lunatic asylum, l'album joue sur les changements de rythme, quand vélociraptor!#5 accroche et écorche l'oreille, la fee verte#4 fait dans la simplicité avec sa petite balade à l'anglaise.
on a à faire une nouvelle fois à une ribambelle de titres imparables comme kasabian sait si bien le faire. re-wired#8 en est le parfait exemple, un titre assez simple mais au combien ravageur, les foules devraient sauter assez vite lors des sessions live.
du coup le revers de la médaille c'est bien le calibrage radio qui saute aux yeux, les protégés d'oasis n'avait pourtant pas besoin de ça, enfin il faut ce qu'il faut pour un jour être l'égal de leurs illustres.
mardi 20 septembre 2011
mardi 6 septembre 2011
tom vek - leisure seizure
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Anonyme
Libellés :
electronica,
pop,
rock
tom vek, le multi instrumentaliste, l'anglais bourré de talent qui n'a pas profité de la réussite de son premier opus, tom vek mon premier concert gratuit sous la pluie.
terrible quoi, tom vek est vivant et revient dans le monde de l'industrie du disque pour nous proposer son deuxième album 6 ans après we have sound, qui avait laissé présager un bel avenir au jeune homme.
bref il a mis du temps mais parfois il vaut mieux, et surtout au vu de la qualité de ce qu'il nous présente aujourd'hui.
j'ai dû réécouter we have sound et son rock lo-fi passe partout pour me rendre compte du virage entrepris. enfin virage, en 6 ans tu m'étonnes, le contraire aurait été surprenant.
la seule constante est que les albums sont dansants et informels, et non formatés pour la vente à tout prix, non que du bon!
et donc à la surprise générale, sans crier "gare", voilà que tom revient avec un album électro pop fringant, distillant au passage des sons tous plus kitsch les uns que les autres.
des sons de vieux synthé mal accordé (en même temps va accorder un synthé!), des sons que même vos grands-mères n'auraient voulu pour écrire leur album.
non il a ajouté des sons que seul la techno des années 90 à bien voulu prendre, conféré les albums euh les singles! de docteur alban et autre ace base (çà c'est de la référence).
et bien dans cet album, ces petites touches ringardes passent toutes seules, on pourrait presque crier au génie, le tout sans les 2 grammes d'alcool dans le sang (ben oui pour connaître ace of base et consort il faut être allé en boîte, et pour me traîner en boîte... bref!)
l'album attaque avec 2 accords répétés tout le long de l'intro, la pression monte, et la pop se transforme en hype bien contrôlée. les arrangements sont subtiles, tout est parfaitement calibré, tom s'est vraiment appliqué.
que ce soit aroused#2 ou a chore#3, le tempo ne ralenti pas, la hype ne retombe quasi pas non plus, leisure seizure est lancé, il ne fera pas de pause avant world of doubt#5, ici la hype est mise de côté et laisse le champ libre à des guitares un peu moins discrètes.
ce titre me fait même penser à du cake, il y a du larsen, ça sonne faux c'est souvent lugubre et le chant est scandé plus que chanté, mais au final j'adore, comme d'hab ok.
on repart ensuite de plus belle avec seizemic#6, A.P.O.L.O.G.Y.#7 et someone loves you#7, ces titres sont bourrés d'influences éclectiques, mais restent facilement écoutables.
les titres d'ailleurs paraissent fleurter avec l'expérimental, mais au final cela reste du rock électronique que papi pourrait écouter s'il n'était pas sourd, enfin quoique!!!
la fin est digne du début on n’atterrit jamais vraiment, les enchaînements sont encore distillés à vive allure et l'électronique prend le dessus sur la hype et le rock, ça a pour effet d'éviter l'overdose et de permettre de réécouter l'album en mode repeat.
terrible quoi, tom vek est vivant et revient dans le monde de l'industrie du disque pour nous proposer son deuxième album 6 ans après we have sound, qui avait laissé présager un bel avenir au jeune homme.
bref il a mis du temps mais parfois il vaut mieux, et surtout au vu de la qualité de ce qu'il nous présente aujourd'hui.
j'ai dû réécouter we have sound et son rock lo-fi passe partout pour me rendre compte du virage entrepris. enfin virage, en 6 ans tu m'étonnes, le contraire aurait été surprenant.
la seule constante est que les albums sont dansants et informels, et non formatés pour la vente à tout prix, non que du bon!
et donc à la surprise générale, sans crier "gare", voilà que tom revient avec un album électro pop fringant, distillant au passage des sons tous plus kitsch les uns que les autres.
des sons de vieux synthé mal accordé (en même temps va accorder un synthé!), des sons que même vos grands-mères n'auraient voulu pour écrire leur album.
non il a ajouté des sons que seul la techno des années 90 à bien voulu prendre, conféré les albums euh les singles! de docteur alban et autre ace base (çà c'est de la référence).
et bien dans cet album, ces petites touches ringardes passent toutes seules, on pourrait presque crier au génie, le tout sans les 2 grammes d'alcool dans le sang (ben oui pour connaître ace of base et consort il faut être allé en boîte, et pour me traîner en boîte... bref!)
l'album attaque avec 2 accords répétés tout le long de l'intro, la pression monte, et la pop se transforme en hype bien contrôlée. les arrangements sont subtiles, tout est parfaitement calibré, tom s'est vraiment appliqué.
que ce soit aroused#2 ou a chore#3, le tempo ne ralenti pas, la hype ne retombe quasi pas non plus, leisure seizure est lancé, il ne fera pas de pause avant world of doubt#5, ici la hype est mise de côté et laisse le champ libre à des guitares un peu moins discrètes.
ce titre me fait même penser à du cake, il y a du larsen, ça sonne faux c'est souvent lugubre et le chant est scandé plus que chanté, mais au final j'adore, comme d'hab ok.
on repart ensuite de plus belle avec seizemic#6, A.P.O.L.O.G.Y.#7 et someone loves you#7, ces titres sont bourrés d'influences éclectiques, mais restent facilement écoutables.
les titres d'ailleurs paraissent fleurter avec l'expérimental, mais au final cela reste du rock électronique que papi pourrait écouter s'il n'était pas sourd, enfin quoique!!!
la fin est digne du début on n’atterrit jamais vraiment, les enchaînements sont encore distillés à vive allure et l'électronique prend le dessus sur la hype et le rock, ça a pour effet d'éviter l'overdose et de permettre de réécouter l'album en mode repeat.
mardi 30 août 2011
okkervil river - i am very far
le disque de cet été est pour moi i am very far d'okkervil river. véritable petit bijou folk à mi chemin entre midlake et arcade fire.
c'est leur sixième album, il est une fois de plus signé chez jagjaguwar, et c'est encore une vraie réussite. will sheff a une fois de plus était très inspiré. l'album alterne entre folk maîtrisée qui donne envie de voyager et envolées lyriques d'indie rock qui n'ont rien à envier à leur voisin québécois.
c'est simple il n'y a pas vraiment de déchet, je ne vais pas dire que tous les titres sont exceptionnels, mais franchement l'album s'avale d'une traite et certains peuvent déjà briguer la place de meilleur titre du groupe.
c'est d'ailleurs tellement bon que je me demande comment ce groupe n'est pas plus connu, du moins en europe. en tout cas avec cet album, qui s'éloigne encore un peu plus de la folk que ses prédécesseurs, ils devraient trouver une reconnaissance qui ne serait que méritée.
l'album est vraiment racé, un véritable univers riche en harmoniques de différents horizons, c'est torturé et pourtant très facile d'écoute, pas besoin d'en faire trop i am very far touche de suite son auditoire. c'est également mélodieux, juste, avec okkervil river la musique semble facile.
les titres sont soit intimistes à l'instar de lay of the last survivor#4 et we need a myth#6 avec leurs mélodies douces agrémentées de flûte ou de violon légers, soit nerveux comme le très accrocheur rider#3. et toujours la voix de will qui prend au corps.
voilà je ne saurais trop que vous conseiller ce petit album aux oignons et voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche avec white shadow waltz#5 en live. je vous laisse découvrir le reste seul, ce morceau se suffit à lui-même et donne envie de ré(écouter) toute leur discographie.
mardi 16 août 2011
sons & daughters - mirror mirror
bon ben là on peut dire que les vacances sont terminées, pourtant je les ai faites durer un maximum.
bon je reviens avec quelques galettes et la première sera mirror mirror, le nouvel album des sons & daughters.
à chaque album les écossais modifient leur musique, cette fois ça vient des profondeurs, des mêmes profondeurs dont sont sortis les kills il y a peu.
mirror mirror est un album sale orienté sur les basses grésillantes et leurs percussions venues un peu d'outre tombe, le premier titre silver spell#1 annonce direct la couleur.
l'album est minimaliste au possible, quelques titres sortent plus de trois accords, mais la majorité avance à l'unisson (voire au monosson plutôt).
de plus contrairement aux autres opus, scott paterson, le guitariste, passe au premier plan et chante sur quasi tous l'album, devenant même le lead vocal sur certains titres auxquels adele bethel mêle magnifiquement sa voix hypnotique.
le duo fonctionne très bien et apporte une fraicheur qui n'est pas pour me déplaire. mais revenons aux fondamentaux, la musique.
du revival punk ils sont passé à de la cold vawe, ressortant par la même occasion leurs vieux cartons poussiéreux d'anciens sons. on est bien dans une cave, les larsens sont omniprésents ce qui confère une ambiance psychédélique.
très sombre, il n'y a que peu de place à la pop, tant mieux, cependant la guitare est beaucoup moins intense, incisive qu'autrefois, dommage.
voici un petit aperçu de leur virage avec breaking fun#3, bon ok c'est un léger virage, ils ne se sont pas mis non plus à faire de la variété ou de l'électronique, mais quand même.
le titre comme la majorité de l'album s'articule donc autour de quelques rifts de guitare bien aiguisée, mais c'est tout en retenu, et on n'entend jamais vraiment d'explosions sonores.
rose red#7 un des titres les plus enjoués, plus tourné vers le punk de this gift de 2008, que vers mirror mirror, on aurait même pu croire à un titre de transition s'il n'avait pas été placé au milieu de l'album.
en tout cas les sons & daughters n'ont rien perdu c'est sûr, ils ont justes mis leurs acquis de côté pour mieux se tourner vers autre chose.
et cet autre chose pourrait bien être incarné par ink free#6 et sa rythmique binaire, pour ne pas dire monotone. toutefois le titre avance et gagne en crédibilité tout du long, le duo de voix tout en gravité fonctionne bien même si il plombe un peu l'ambiance pas bien joviale pourtant.
voilà même si cet album se fait déchirer par les critiques, à peine plus de 5 sur pitchfork (va percer aux states toi avec une note pareille. j'aime cet album et je l'écoute pas mal au final, et oui c'est plus viscéral, brutal, moins normés charts, du coup ça plaît moins au plus nombreux, enfin c'est ce que je me dis.
bon je reviens avec quelques galettes et la première sera mirror mirror, le nouvel album des sons & daughters.
à chaque album les écossais modifient leur musique, cette fois ça vient des profondeurs, des mêmes profondeurs dont sont sortis les kills il y a peu.
mirror mirror est un album sale orienté sur les basses grésillantes et leurs percussions venues un peu d'outre tombe, le premier titre silver spell#1 annonce direct la couleur.
l'album est minimaliste au possible, quelques titres sortent plus de trois accords, mais la majorité avance à l'unisson (voire au monosson plutôt).
de plus contrairement aux autres opus, scott paterson, le guitariste, passe au premier plan et chante sur quasi tous l'album, devenant même le lead vocal sur certains titres auxquels adele bethel mêle magnifiquement sa voix hypnotique.
le duo fonctionne très bien et apporte une fraicheur qui n'est pas pour me déplaire. mais revenons aux fondamentaux, la musique.
du revival punk ils sont passé à de la cold vawe, ressortant par la même occasion leurs vieux cartons poussiéreux d'anciens sons. on est bien dans une cave, les larsens sont omniprésents ce qui confère une ambiance psychédélique.
très sombre, il n'y a que peu de place à la pop, tant mieux, cependant la guitare est beaucoup moins intense, incisive qu'autrefois, dommage.
voici un petit aperçu de leur virage avec breaking fun#3, bon ok c'est un léger virage, ils ne se sont pas mis non plus à faire de la variété ou de l'électronique, mais quand même.
le titre comme la majorité de l'album s'articule donc autour de quelques rifts de guitare bien aiguisée, mais c'est tout en retenu, et on n'entend jamais vraiment d'explosions sonores.
rose red#7 un des titres les plus enjoués, plus tourné vers le punk de this gift de 2008, que vers mirror mirror, on aurait même pu croire à un titre de transition s'il n'avait pas été placé au milieu de l'album.
en tout cas les sons & daughters n'ont rien perdu c'est sûr, ils ont justes mis leurs acquis de côté pour mieux se tourner vers autre chose.
et cet autre chose pourrait bien être incarné par ink free#6 et sa rythmique binaire, pour ne pas dire monotone. toutefois le titre avance et gagne en crédibilité tout du long, le duo de voix tout en gravité fonctionne bien même si il plombe un peu l'ambiance pas bien joviale pourtant.
voilà même si cet album se fait déchirer par les critiques, à peine plus de 5 sur pitchfork (va percer aux states toi avec une note pareille. j'aime cet album et je l'écoute pas mal au final, et oui c'est plus viscéral, brutal, moins normés charts, du coup ça plaît moins au plus nombreux, enfin c'est ce que je me dis.
jeudi 21 juillet 2011
fink - perfect darkness
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Anonyme
Libellés :
folk
fink est revenu, vous pouvez le chanter, le louer, cet album est encore une fois une réussite.
perfect darkness en ferait presque oublier sort of revolution de 2009.
fin greenall a encore une fois signé son album chez ninja tune et nous a encore réservé un album folk teinté de sons vibrants.
sa guitare pincée est accompagnée de percussions précises et de temps à autre d'un piano assez discret et d'un nappage d'électronique quand ce ne sont pas des violons qui terminent les titres tout en puissance.
c'est mesuré, soupesé, tout en retenu et pourtant les titres arrivent à faire éclore une énergie qui fait chavirer parfois l'album sur du rock fin des années 2000.
l'ancien dj britannique (il est toujours anglais) nous livre une fois de plus un album poignant en toute simplicité. tantôt grave, tantôt satiné, perfect darkness est bien plus chaleureux que ne laisse entendre son titre.
voilà je ne vais pas épiloguer des heures, je rentre tout juste de vacances et je n'ai pour ainsi dire écouté que cet album.
tout l'album est superbe il m'a été difficile de faire un choix, mais voici who says#8 (que je cherche encore) et save it for somebody else#7.
samedi 25 juin 2011
arctic monkeys - suck it and see
Publié par
Anonyme
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indie,
psychedelic,
rock
nouvel album et nouvelle tournée pour les singes de l'arctique en ce milieu d'année 2011. suck it and see est déjà le quatrième album du groupe de sheffiel en un peu moins de 10 ans.
arctic monkeys est à la base un groupe anglais faisant du rock indé et sorti au beau milieu du babyrock boom du début des années 2000, sauf que 10 ans plus tard ils sont encore là alors que presque tous les autres se sont fait oublier au fil du temps.
et même après un album plus que moyen, conféré humbug de 2009, le groupe a réussi à remettre la marche en avant pour nous offrir un album de très bonne qualité.
ils sont revenus un peu aux fondamentaux avec des titres très rock, très énergiques qui font penser à l'album de whatever people say i'm, that what i'm not et ses titres incisifs bruts de décoffrage.
cette fois-ci néanmoins l'album est léché et bien que certains titres soit agressifs il y a toujours nappage un brin plus calme mais intéressant, tout l'inverse de humbug en somme.
la basse également reprend un peu du poil de la bête et revient au niveau des guitares acérées. et toujours au sommet la batterie de matt helders assène de grands coups sur la tête qui portent les arctic toujours plus haut.
son duo vocal avec alex fonctionne toujours aussi bien soit dit en passant comme on peut l'entendre sur brick by brick#3.
une énergie retrouvée et des titres qui fonctionnent, que demander de plus.
suck it and see est un peu l'album que j'attendais il y a 2 ans, une expérience garage qui s'est transformée aux fils des lives pour devenir plus étoffée, plus sage aussi mais ça va toujours de pair.
mais au delà des comparaisons que l'on peut faire avec leurs premiers albums, alex turner et sa bande on également trouvé de nouveaux sons mélangeant rock psyché et néo métal gentillet (j'y vais un peu fort là), qu'ils n'ont pour ainsi dire piqué à personne.
the hellcat spangled shalalala#4 qui pourrait être très chiante trouve grâce à cela une toute autre saveur, c'est acide sans que ce soit vraiment violent, le titre est toute en retenue mais se suffit à lui même.
le titre qui représente le mieux cet album est library pictures#6, sorte de titre qui varie entre rock puissant, psychélisme et pop guillerette. un savant mélange finalement qui prouve que les jeunes britanniques ne se sont pas endormis sur leurs lauriers passés.
voilà tous les titres de l'album ne font pas l'unanimité, mais je me laisse le temps de les apprécier, surtout que le groupe est déjà parti en tournée ici en europe et qu'ils passent même à toulouse mardi 28 juin.
jeudi 9 juin 2011
pat jordache - future songs
vous ne vous remettez pas de la nouvelle ligne de conduite suivie par tv on the radio, et préférez écouter leurs premiers plutôt que les derniers.
dans ce cas je vous conseille vivement le nouvel album de patrick grégoire aka pat jordache.
cet album n'est pas aussi puissant que ceux de tvotr (faut dire que je place la barre super haut), mais il tend même à le devenir et mérite toute votre attention.
future songs et un album bidouillé en solo sur son laptop, auto produit, ce qui entre autre signifie qu'il sonne lo-fi, un son bien évidement voulu par l'artiste.
un son recyclé pour être plus précis dixit pat, d'où l'idée d'utiliser le patronyme jordache plutôt que le sien.
(ndlr : pat jordache est une marque de jeans des années 80).
cet album est brut comme enregistré sur l'instant, le son lo-fi aidant il est vrai à se démarquer des productions léchée de david sitek, car ce n'est pas par sa voix qu'il aurait pu le faire tant la comparaison avec tunde adebimpe est simple à faire.
certains titres sont assez compliqués à appréhender car les rythmiques sont saccadées, le chants est limite faux et il faut, pour les apprivoiser, plusieurs écoutes (song 4 arthur#6 ou the 2-step#7).
pour le reste future songs est fourni en pépites qui font mouche du premier coup à l'instar de get it (i know y'oure going to)#2, salt on the fields#3 ou encore phantom limb#4.
le montréalais sait y faire et nous plante avec des sons hachés mélangeants un peu tout et tout, à savoir des mélodies cristallines, des sons gras, des percussions tribales (il se présente d'ailleurs avec deux batteurs lors de ses sessions live).
en passant la batterie est le seul instrument de l'album qu'il n'a pas enregistré lui-même.
l'album est également teinté de folk simple mais juste qui se suffit à elle même comme sur gold bound#5.
voilà pat jordache dépoussière les classiques rock des années 80 à sa sauce. bon vu qu'il va assez loin dans l'expérimentation, il se peut que parfois vous soyez perdu, mais franchement écoutez l'album, voici son lien myspace.
voici deux titres dont je vous ai parlé, à savoir gold bound#5
et get it (i know y'oure going to)#2
j'écoute cet album de plus en plus souvent, il paraît se bonifier au fil du temps, une bien bonne surprise.
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