J'en étais à me demander ce que les Chemical Brothers auraient pu avoir à dire en 2010 (ici), et bien voilà, j'ai trouvé. Panda Valium est basque, du côté français. Il nous sert un mélange de techno / dance / big beat / IDM / dub step qui remet au goût du jour les sonorités de la fin des nineties, avec quelques-uns des artifices récents. Il en ressort l'énergie dansante et positive des frères chimiques, la poésie d'un Plaid ou Boards of Canada, et les sons pointus et la basse que l'on aime dans le dub step. Qu'on ne vienne pas me parler de French Touch pitié. Il m'a fallu quelques écoutes avant de comprendre ce que ce disque avait à m'offrir, et il est évident que j'ai bien fait de persévérer. En fait j'y suis pour rien, il s'est imposé à moi tout seul. Aucun morceau n'est à jeter, ce Bubo c'est vraiment le Chemical Brothers de 2010. D'ailleurs si ce disque avait été signé par eux on aurait parlé d'un renouveau.
Je me posais la question l'autre jour à propos du nouvel album des Chemical Brothers : Further. Qu'ont les Chemical à dire en 2010 au vu de ce qu'ils ont déjà produit et de ce qu'est devenue entre temps la musique électronique. La réponse étant assez rapidement tombée : pas grand chose. le musicien electro est un animal adapté à son environnement sur une période assez courte vu la vitesse à laquelle celui-ci évolue.
Bien que de la génération suivante, la berlinoise à tout faire Ellen Allien commence déjà à avoir une bonne quinzaine d'années de service, et le fantastique Statkind date déjà de 2001. Berlinette (2003) et Thrills (2005) ont aussi fait leur effet, mais Sool (2008) avait surpris par son aspect très minimal et peu maitrisé. La faute peut-être à cette vie dispersée, le label Bpitch Control à faire tourner, plus pas mal d'activités annexe...
Alors qu'a Ellen Allien à dire en 2010 ? Ben pas grand chose, j'ai eu beau écouter ce disque en long et en large pour en tirer un jugement définitif, mais aucun morceau ne ressort vraiment à part Should we go home, un bijou de noirceur.
Dust n'est pas mauvais, il est même assez agréable. Le problème, c'est que rien ne ressort vraiment. On est toujours dans le son techno à la Bpitch, avec quelques apparitions de guitare. Une nouveauté qui la rapproche des Chemical Brothers même si elle n'en fait pas le même usage et qu'on est loin du big beat. Après un certain temps, il est nécessaire de s'évader des contraintes de la musique électronique ? Non, Dust n'est pas mauvais, mais il sonne comme un album de plus, produit parce qu'il faut. On sait que la grande prêtresse de la musique électronique allemande vaut mieux que ça.
Dust ne passera pas à la trappe comme Sool, mais ne restera pas non plus dans les anales. Moins minimal, mais il donne envie de réécouter Stadtkind ou le phénoménal Orchestra of Bubbles avec Modeselektor...
qu'est ce qu'on écoute aujourd'hui??? et bien le dernier album de here we go magic bien évidement et cette fois je suis l'actualité.
j'ai du écouter cet album deux fois et vérifier sur mon lecteur le nom du groupe que j'écoutais pour être sûr que c'était bien les mêmes gars qui avaient sorti l'année dernière leur premier album éponyme et ce pigeons aujourd'hui.
j'ai chroniqué l'album here we go magic il y a à peine 1 mois ici et c'est pour le moins d'écrire que pigeons est totalement différent de ce à quoi je m'attendais.
on prend les mêmes et on change totalement de style, fini les rythmes tribaux, au placard les guitares folk enregistraient sur un 4 pistes. laissons place à de la pop expérimentale.
c'est donc en ayant pas bien compris ce qui m'était arrivé après la première écoute de pigeons que j'ai vu la lumière, alors on vous dit de ne jamais suivre ce halo, c'est des conneries, quand vous êtes dans des limbes interminables et que vous voyez quelque chose, foncez ça en vaut la peine.
cet album est un peu comme ma dernière phrase, c'est flou on est pas sûr de comprendre mais au final on continue. le titre d'introduction hibernation#1 marque ce changement, il est complètement psychédélique à l'image de la pochette, les orgues sont hachées, à contre temps et désaccordées. pourtant avec un peu de recul c'est un des meilleurs titres de l'album.
je vous l'ai ajouté dans ma playlist. collector#2 le titre suivant est tout aussi épicé, on revient petit à petit à de la pop, mais tellement survitaminée que la consommation répétée de ce titre peut à force être dangereux pour votre santé.
c'est joué à fond les ballons sur une rythmique enlevée, c'est en même temps très cotonneux et cela doit être le titre préféré des bisounours quand ils ont pris un acide, ou deux!!
oui c'est même l'album préféré des bisounours en fait, car comme vous mais pas moi (je sais rester professionnel) quand on a pris un peu trop de vitamines on aime à écouter de la pop, ou en tout cas on a plus la force de zapper le titre. et casual#3 qui suit fait énormément penser à un titre de air, mais si air a fait de bonnes chansons sur son premier album, rappelez vous!
et bien là c'est pareil, c'est aérien et plus posé que les deux premiers titres.
l'effet des vitamines durant un temps, voilà qu'arrive la descente lente et inquiétante avec sa guitare qui crache un acide sous prozac. surprise#4 est en cela salvateur, enfin une petite pause à point nommé, juste à temps pour éviter de faire une overdose. après un léger break, alors que tout le monde est encore stone, grosse seringue (ou bisounours toxico si vous préférez) sonne le temps de la recharge accompagnée d'opiacé avec old world united#7 qui paraît parfais pour cela. c'est un titre haut en couleur une nouvelle fois. on sent l'apport de sons plus rock, bien que la guimauve soit encore présente, quant au reste de l'album, il oscille entre ambiant et rythmiques électroniques légères et maitrisées.
pigeons est un album plus abouti que son prédécesseur, là où here we go magic (l'album) se perdait avec ses titres instrumentaux sans grand intérêt, pigeons lui parait presque plus cohérent. il y parait juste, parce que sinon cet album part un peu dans tous les sens entre pop actuelle légèrement électronique, rock psyché et ovni venu des nuages.
les deux derniers titres sont étonnement plus dans le registre du premier album, c'est un peu étrange et au final je les écoute peu, tant pis pour eux, ils n'avaient pas qu'à se tromper d'album.
oh la bonne surprise, je naviguais sans grande conviction sur le net, quand tout d'un coup je suis tombé sur howtodestroyangels. quel nom incongru pour un groupe, mais quand on voit les membres du groupe on a plus qu'a se prosterner et écouter.
howtodestroyangels est le nouveau projet de trentreznor. il est accompagné de sa femme mariqueenmaandig qui a quitté son groupe westindie girl et de son ami atticusross (vu ce que le monsieur a fait dans sa carrière, je vous envoie directement sur la page wiki, ce serait trop long de tout écrire).
l'ep disponible gratuitement sur le site officiel du groupe, ici, est produit, tient une surprise, par alanmoulder que je ne présente pas, ce n'est pas la peine. ouais quand trent se déplace, tout le monde le suit, même rob sheridan qui signe une nouvelle fois l'art work du groupe.
je vous parlerais peu de l'album, je l'ai à peine écouté, mais disons que c'est un album de NIN avec une fille qui chante, cela vous donnera une bonne vision du résultat d'ensemble en attendant un lp.
mais du coup je me pose une question, pourquoi arrêter NIN si c'est pour faire la même chose avec un autre groupe et le même entourage. car à l'écoute des 6 titres, on est en droit de se demander quel est l'apport des deux autres membres du groupe.
bon en attendant les titres son corrects, on verra si je change d'avis plus tard mais comme on dit "in godwetrent", et de toute manière l'info est suffisamment importante pour que j'intervienne de suite.
j'ai entendu dire que le nouvel album de menomena sortait le mois prochain, quelle bonne nouvelle. c'est mon petit doigt qui me l'a dit, il m'a aussi confirmé que cet album allait être terrible.
quatrième album donc et toujours aussi peu de reconnaissance. mince mais que leur manquent ils?
ça fait 7 ans que brent knopf, justin harris et danny seim travaillent comme des fous. alors oui ils sont reconnus dans leur milieu, encore que, de toute manière cela ne suffit pas. mais que fait pitchfork? en tout cas pas bien son boulot c'est sûr.
car menomena ce n'est pas un groupe de plus à faire du rock indépendant, ils ont beaucoup de cordes à leur arc, bon du coup c'est pas pratique, mais ils s'en sortent fort bien.
je les ai découvert il y a 3 ans avec friend & foe, un rock mélodieux, racé, assez technique avec des soupçons d'expérimental, hum ça donne envie, et bien ne restez pas planté là filez vite écouter cet album, mines leur nouvel opus n'en sera que meilleur.
car mines est bel et bien un friend & foe PLUS. c'est la même recette, mais ils ont fait évoluer leur musique. c'est plus étoffé, plus complexe et pourtant plus orienté radio.
et cela fait qu'au final je préfère mines à son prédécesseur (enfin toute proportion gardée, puisque l'album n'est pas encore sorti bien évidement), et fin juillet j'irai donc acheter la galette pour compléter ma collection.
alors mines c'est quoi? c'est un piano léger, une rythmique en pointillée, une guitare noisie, des cuivres aux airs baroques, des brides d'électroniques légères, une voix somptueuse et une grande qualité dans l'évolution des titres. ces derniers ont du corps et se développent au fur et à mesure qu'ils avancent.
voici TOAS#2, ce titre est un vrai régal pour les oreilles, sous ses airs de pop électronisée, on sent tout le travail d'une orchestration montante pleine d'énergie et de savoir faire.
killemall#3 est un autre chef d'œuvre que compose cet album. comme quasiment tout l'album c'est un titre qui approche les cinq minutes, menomena laisse les ambiances se poser et les différents instruments se mélanger.
vous pouvez également télécharger gratuitement le titre five litte rooms#9 sur leur site officiel ici, comme c'est gentil tout ça.
voilà je pourrais vous en passer d'autres, mais à quoi bon, menomena signe une réelle progression dans l'écriture des titres, textes compris.
du bon en barre à tous les niveaux, si avec ça ce groupe ne prend pas plus d'ampleur, je ne comprendrai plus rien. ou plutôt si, mais cela ne fera que renforcer mes convictions comme quoi il faut coucher avec les radios et les tv plutôt que de faire des albums qui tiennent la route.
des nouvelles d'interpol et surtout de leur nouvel éponyme qui devrait sortir en septembre prochain.
le groupe a d'ores et déjà annoncé être revenu au style de leur début, cet album sera donc plus dans la lignée de turn on the bright lights que de our love to admire, une bonne nouvelle pour ceux qui était déçu par ce dernier opus paru en 2007.
en attendant pour vérifier tout ça, vous pouvez toujours aller télécharger le titre lights sur leur site officiel.
une dernière info, le groupe sera en tournée dans pas mal de ville française après la sortie de interpol, voici les dates.
en fin d'année dernière the willowz avait sorti son dernier album everyone, signé comme chautauqua chez dim mak racords (un label plutôt électronique), et je viens tout juste de m'en apercevoir.
je me suis un peu souffler dans les bronches quand mon manager s'est rendu compte de cet oubli. ce n'est pas tant l'oubli en lui même qui fait tâche, mais la qualité de l'album qui de ce fait aurait du être chroniqué il y a belle lurette.
donc voici la chronique après excuses de la rédaction
donc everyone est le digne petit frère de chautauqua, le rock y est toujours vivace entre post grunge et post punk. sauf que cette fois ci j'ai un peu l'impression d'entendre un album où jack white aurait légèrement fourré son nez. c'est un peu dommage, mais bon l'illusion ne se reflète que sur certains titres laissant le reste de l'album me convaincre.
les rifts sont tranchants, le rythme rapide, les willowz ne perdent pas de temps pour faire passer leur message.
j'ai déjà mis en écoute sur ma playlist le titre destruction#2, le meilleur selon moi, donc en voici un autre everyone#13.
voilà ils font ce que d'autres font, il n'y a rien de révolutionnaire dans everyone, mais ils sont restés du bon côté de la barrière, ils ont encore cet esprit underground qui fait que l'on trouve un intérêt à écouter cet album .