à peine la tournée pour leur premier album terminée, jack a eu un dimanche de libre, du coup il se faisait un peu chier dans sa maison studio dans le tennessee. mais que pourrait il bien faire??? meg est occupée ou malade ou les deux, ses 2 autres pots des raconteurs travaillent de leur côté, merde... sa femme karen elson est en tournée, putain vraiment rien de rien... du coup il a rappelé ses amis des dead weather et hop ni une ni deux, voilà qu'il leur propose d'enregistrer un nouvel album avec des titres qu'ils ont travaillé pendant la tournée de horehound.
et voilà comment sea of cowards est né. une fois de plus l'album est écrit quasi sur le pouce, et enregistré dans la foulée, maintenant c'est sûr on peu dire que les dead weather travaillent dans leurs moments creux. sauf que cette fois ci les titres sont un peu plus travaillés que sur leur précédent album. et l'album s'en trouve de suite meilleur, autant j'avais bien aimé horehound sans qu'il ne tourne vraiment sur mes playlists, autant cette fois ci je vois apparaître quelques ajouts.
après les deux premiers titres calqués sur horehound, sea of cowards décolle vraiment et se démarque de son grand frère.
enfin!!!!
on peut s'en apercevoir dès the difference between us#3 et i'm mad#4. la patte jack white est laissée un peu de côté et on sent bien l'apport d'alison mosshart, on la retrouve telle une tigresse, telle qu'on la connaissait avec the kills. du grand alison et ça fait toute la différence.
les titres ont une énergie brute, très underground, la guitare de dean fertita (qotsa) crache de l'acide, jack est en retrait avec sa batterie, l'intérêt s'est déporté sur le devant de la scène.
d'ailleurs si jack ne chantait pas par ci par là, c'est à peine si on aurait deviné qu'il faisait parti du groupe. ça fait plaisir de le voir en retrait, il produit l'album, faut pas déconner non plus mais bon c'est un peu comme des vacances finalement pour lui.
la fin de l'album est vraiment très bonne, je suis fan. no horse#8 et jawbreaker#10 sont de vrais petits bijoux de rock alternatif limite stoner par moment (non pas de "s" y en a qu'un), y a un truc qui a changé je vous dis!
et donc pour fêter cela, voici quelques titres de cet album, tout d'abord die by the drop#5 et son clip officiel.
ou encore no horse#8 et ses rift endiablés.
mardi 8 juin 2010
lundi 7 juin 2010
foals - total life forever
Publié par
Anonyme
Libellés :
electronica,
indie,
rock
foals revient au bout de deux ans avec un nouvel album total life forever. un nouvel album qui se trouve être la suite logique du premier. on les avait donc quitter en 2008 avec antidotes un album rock électro, très hype, très brut le tout produit par david sitek (tv on the radio). ils avaient laissé entendre qu'ils n'étaient pas satisfait de leur premier opus, du coup cette fois ci exit david, exit la hype, exit l'urgence, ils reviennent avec plus de maîtrise dans un registre beaucoup plus réfléchi.
du coup pour changer de méthode ils ont enregistré leur album confiné dans une cave à l'abri de toute influence extérieure. et c'est payant, l'album a vraiment du caractère, un peu feutré à la première écoute, les titres se mettent en place petit à petit et s'enrichissent au fur et à mesure qu'ils avancent.
il faut donc être patient, car l'album n'est pas accrocheur, mais à force de patience on touche au but, une fois acquis le fait que ce n'est pas un album que l'on écoute pour sortir, mais plutôt pour poser une ambiance lorsque que l'on reste tranquillement à la maison, la magie opère.
on sent bien que l'écriture est beaucoup plus posée et cela s'entend même jusque dans la voix, un vrai virage, le virage de l'expérience on dira
voici le résultat, avec le clip de miami#2, les fans de culturisme et de street fight seront comblés.
dans un registre un peu différent, avec des réminiscences plus directes du premier album voici after glow#8
cet album se déguste, les structures même de chaque titres sont riches de diverses sons qui se bonifient avec le temps.
de plus vous aurez remarqué le petit clin d'œil à nevermind.
dimanche 6 juin 2010
Battles - The Line
Publié par
dataichi
Libellés :
business,
film / musical,
math rock
Une façon bien désagréable pour Battles de faire monter la sauce avant la venue de leur prochain album... The Line est un titre plutôt sympa figurant sur la bande originale de Twilght Eclipse, troisième volet du truc à minettes qui cartonne. Entre deux mièvreries en vogue (Muse, Metric, Vampire Weekend), on trouvera aussi quelques bons titres de The Black Keys, The Dead Weather (dont le dernier opus est bon, étonnamment), UNKLE, Beck & Bat for Lashes. Notez au passage la piètre prestation de Band of Horses. Warp communique sur ce titre exclusif via notamment son Facebook, à leur place je jouerais plutôt profil bas. Pas sûr que le public de Battles soit enchanté par cette politique opportuniste...
De mon temps les BO mythiques allaient avec des films plus ou moins réussis mais toujours proche de la culture alternative : Tales From the Crypt, The Crow, Strange Days, Natural Born Killers, Escape from LA, Judgement Night, Spawn... Tout fout le camp, je parie que c'est encore un coup de BP et Goldman Sachs.
Cette façon qu'a l'industrie de récupérer l'underground, ça me rappelle quand j'étais gosse. Je voyais un beau caillou dans le torrent, il fallait absolument que je le ramène chez moi. Mais chez moi il ne brillait plus, il était sec et terne, sans intérêt. J'aurais aussi bien fait de laisser ces cailloux briller dans le torrent...
vendredi 4 juin 2010
Jaga Jazzist - One-armed bandit
Publié par
dataichi
Libellés :
Jazzy

Une jolie pochette pour ce quatrième album des scandinaves de Jaga Jazzist chez Ninja Tune et Smalltown Supersound. La dizaine de musiciens offre toujours un jazz moderne et inspiré, puisant ses influences dans le post rock, le krautrock, les BO des 60's (Lalo Schifrin pointe parfois son nez), utilisant les moyens modernes de l'electro aussi bien que les instruments classiques. Le titre éponyme à découvrir plus bas en live est une construction des plus habiles.
Ces neufs titres se déclinent dans un format plutôt long, un format nécessaire pour que s'expriment les mélodies ambitieuses imaginées par Jagga. Toccata est une pièce à part, manifestement un hommage à Steve Reich et Philip Glass. La structure répétitive se déploie et se décline à l'infini, invite un batteur jazz qui est le seul à se permettre de subtiles fioritures. On se retrouve avec un morceau où les rôles sont inversés pour un résultat envoutant. Prognissekongen puise dans l'afro beat, Book of Glass et Music ! Dance ! Drama ! font dans le spectaculaire... Ce One-arm bandit dispense une musique exigeante mais qui n'oublie pas de récompenser l'auditeur. On est loin de l'ego trip, c'est un univers cohérent où coexistent plusieurs générations de pionniers.
A ne pas manquer.
Hebdromadaire #11 (2110) Pourquoi les pauvres votent à droite
Publié par
Mr Whistlewolf
Libellés :
Hebdromadaire,
livre
Pourquoi les pauvres votent a droite ?
Par Thomas Franck
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton
Préface de Serge Halimi
364 pages
24€
Présentation de l'éditeur
Depuis des décennies, les Américains assistent a une révolte qui ne profite qu’a ceux qu’elle est censée renverser.
Les travailleurs en furie, forts de leur nombre, se soulèvent irrésistiblement contre l’arrogance des puissants.
Ils brandissent leur poing au nez des fils du privilège.
Ils se gaussent des affectations délicates des dandys démocrates.
Ils se massent aux portes des beaux quartiers et, tandis que les millionnaires tremblent dans leurs demeures, ils crient leur terrible revendication : "Laissez-nous réduire vos impôts !"

Biographie de l'auteur
(extrait de son site off)
Thomas Frank grew up on the wild plains of Kansas. He pulled himself up by his bootstraps and learned to read, write, and cipher. He likes big steaks, BBQ, and most other meat dishes.
J'ai toujours été nul en fiches de lecture, peut-être suis-je trop fainéant ou simplement pas assez méthodique, mais alors que je viens de dévorer ce livre je me devais de vous offrir une petite chronique.
Une chronique une fois l'an, l'hebdromadaire n'a jamais aussi bien porté son nom.
Voici un bouquin qui narre l'histoire politique du Kansas, un état du midwest, mère patrie de Pizza Hut, célèbre pour ses tornades et ses terres arables, 50eme état le plus visité des USA (sur 50 états ça en dit long sur le développement touristique)
Un état fermier qui en quelques années est devenu un des symboles de cette Amérique républicaine.
Cette Amérique qui va voir des courses de stock-car, est à cheval sur le port d'arme (alors que les Texans eux portent les armes à cheval), dévouée au créationnisme et engagée dans la lutte contre l'avortement.
Souvenez-vous de la carte politique des USA après chaque élection depuis quelques années, les deux côtes Est et Ouest sont bleues (Démocrates aka les ânes) et entre les deux c'est tout rouge (les Républicains aka les éléphants.)
Dans ce bouquin Franck raconte comment un état qui avait des industries (Boeing à Wichita), des conserveries de viandes, des fermiers syndiqués a pris en pleine poire la mondialisation et ses effets pervers.
On pourrait croire que les quelques acquis sociaux encore en place et ceux amenés a disparaître feraient le jeu des Démocrates locaux qui pourraient se faire élire et réélire haut la main en défendant ces acquis, terrible erreur.
Alors que les démocrates locaux essaient comme ils peuvent de séduire l'électorat libéral local, les petits patrons et autre CSP++, les "ânes" se sont plantés en beauté.
Évidemment les gens qui ont un peu de pognon ne vont pas se laisser convaincre aussi facilement et vont voter selon leurs intérêts.
Côté républicain, on ne jure que par le marché, par exemple Boeing lance un ultimatum a la ville de Wichita pour qu'elle baisse ses taxes professionnelles sinon elle ira délocaliser ses usines.
La municipalité s'exécuta les yeux fermés et 3 ans après avoir bénéficié des largesses des contribuables locaux Boeing délocalisa quand même ses usines, monde d'escrocs me direz vous.
C'est peu de le dire.
On pourrait penser que les gens s'insurgent, mais hell yeah la propagande républicaine est là, c'est vrai le marché est présent et il dicte sa loi, c'est la volonté de Dieu, tant pis pour les fermetures d'usines par contre le mariage homosexuel envisagé dans certains états démocrates côtiers, c'est ça le vrai problème, le vrai danger qui risque de corrompre le Kansas!
Le propos le plus délirant de ce bouquin est de voir que la cheville ouvrière de cet état s'engouffre dans cette lutte démago des républicains en les soutenant massivement au nom d'une Amérique des valeurs à sauver, à défendre, une Amérique que la plupart n'ont jamais connu d'ailleurs.
Une lutte démago perdue d'avance (non le créationnisme ne deviendra pas une matière officielle à l'école malgré les tentatives de lobbying)
Bref j'ai pris mon pied a lire ce bouquin, très bien documenté et qui rappelle inexorablement les scores de l'UMP dans les classes ouvrières, ou l'on s'aperçoit que les recettes de là-bas sont comme souvent adaptées et appliquées ici, pour le meilleur des fois et pour le pire tout le temps.
En faisant des recherches sur l'auteur et son bouquin, j'apprends qu'un documentaire a été tiré du bouquin, voici la bande annonce que je découvre en même temps que vous:
Par Thomas Franck
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton
Préface de Serge Halimi
364 pages
24€
Présentation de l'éditeur
Depuis des décennies, les Américains assistent a une révolte qui ne profite qu’a ceux qu’elle est censée renverser.
Les travailleurs en furie, forts de leur nombre, se soulèvent irrésistiblement contre l’arrogance des puissants.
Ils brandissent leur poing au nez des fils du privilège.
Ils se gaussent des affectations délicates des dandys démocrates.
Ils se massent aux portes des beaux quartiers et, tandis que les millionnaires tremblent dans leurs demeures, ils crient leur terrible revendication : "Laissez-nous réduire vos impôts !"
Biographie de l'auteur
(extrait de son site off)
Thomas Frank grew up on the wild plains of Kansas. He pulled himself up by his bootstraps and learned to read, write, and cipher. He likes big steaks, BBQ, and most other meat dishes.
J'ai toujours été nul en fiches de lecture, peut-être suis-je trop fainéant ou simplement pas assez méthodique, mais alors que je viens de dévorer ce livre je me devais de vous offrir une petite chronique.
Une chronique une fois l'an, l'hebdromadaire n'a jamais aussi bien porté son nom.
Voici un bouquin qui narre l'histoire politique du Kansas, un état du midwest, mère patrie de Pizza Hut, célèbre pour ses tornades et ses terres arables, 50eme état le plus visité des USA (sur 50 états ça en dit long sur le développement touristique)
Un état fermier qui en quelques années est devenu un des symboles de cette Amérique républicaine.
Cette Amérique qui va voir des courses de stock-car, est à cheval sur le port d'arme (alors que les Texans eux portent les armes à cheval), dévouée au créationnisme et engagée dans la lutte contre l'avortement.
Souvenez-vous de la carte politique des USA après chaque élection depuis quelques années, les deux côtes Est et Ouest sont bleues (Démocrates aka les ânes) et entre les deux c'est tout rouge (les Républicains aka les éléphants.)
Dans ce bouquin Franck raconte comment un état qui avait des industries (Boeing à Wichita), des conserveries de viandes, des fermiers syndiqués a pris en pleine poire la mondialisation et ses effets pervers.
On pourrait croire que les quelques acquis sociaux encore en place et ceux amenés a disparaître feraient le jeu des Démocrates locaux qui pourraient se faire élire et réélire haut la main en défendant ces acquis, terrible erreur.
Alors que les démocrates locaux essaient comme ils peuvent de séduire l'électorat libéral local, les petits patrons et autre CSP++, les "ânes" se sont plantés en beauté.
Évidemment les gens qui ont un peu de pognon ne vont pas se laisser convaincre aussi facilement et vont voter selon leurs intérêts.
Côté républicain, on ne jure que par le marché, par exemple Boeing lance un ultimatum a la ville de Wichita pour qu'elle baisse ses taxes professionnelles sinon elle ira délocaliser ses usines.
La municipalité s'exécuta les yeux fermés et 3 ans après avoir bénéficié des largesses des contribuables locaux Boeing délocalisa quand même ses usines, monde d'escrocs me direz vous.
C'est peu de le dire.
On pourrait penser que les gens s'insurgent, mais hell yeah la propagande républicaine est là, c'est vrai le marché est présent et il dicte sa loi, c'est la volonté de Dieu, tant pis pour les fermetures d'usines par contre le mariage homosexuel envisagé dans certains états démocrates côtiers, c'est ça le vrai problème, le vrai danger qui risque de corrompre le Kansas!
Le propos le plus délirant de ce bouquin est de voir que la cheville ouvrière de cet état s'engouffre dans cette lutte démago des républicains en les soutenant massivement au nom d'une Amérique des valeurs à sauver, à défendre, une Amérique que la plupart n'ont jamais connu d'ailleurs.
Une lutte démago perdue d'avance (non le créationnisme ne deviendra pas une matière officielle à l'école malgré les tentatives de lobbying)
Bref j'ai pris mon pied a lire ce bouquin, très bien documenté et qui rappelle inexorablement les scores de l'UMP dans les classes ouvrières, ou l'on s'aperçoit que les recettes de là-bas sont comme souvent adaptées et appliquées ici, pour le meilleur des fois et pour le pire tout le temps.
En faisant des recherches sur l'auteur et son bouquin, j'apprends qu'un documentaire a été tiré du bouquin, voici la bande annonce que je découvre en même temps que vous:
jeudi 3 juin 2010
Solex vs. Cristina Martinez and Jon Spencer - Amsterdam throwdown king street showdown
Publié par
dataichi
Libellés :
alternatif,
blues,
indie,
rock

Cristina Martinez, compagne de Jon Spencer du Blues Explosion, connue pour ses méfaits avec Boss Hog et Pussy Galore, fait équipe avec sa moitié pour un disque qui a un nom à rallonge. On ne peut pas dire que les dernières offrandes de Boss Hog aient été à à la hauteur, mais l'album éponyme squatte toujours mon Winamp. Solex quant à elle fait de l'electro à Amsterdam mais j'avoue ne pas en savoir beaucoup plus.
Une belle surprise que cet album. Les deux énervés du blues rock psyché ont mi de l'eau dans leur vin, et si le plus souvent ça rime avec daube fumante, ici ça n'est pas le cas. Une pincée de soul, une ambiance retro, un zeste d'electro, le tout sans dénaturer la recette de base. Le résultat se situe quelque part entre les productions respectives des deux protagonistes, et me rappelle un peu les excellentes Cibo Matto.
Un disque parfait pour partir sur les routes, je me ferais bien quelques vacances moi.
mercredi 2 juin 2010
Eleven Tigers - Clouds are mountains
Publié par
dataichi
Libellés :
ambient,
electronica

Eleven Tigers aka Jokubas Dargis, lituanien de naissance et londonien d'adoption. Clouds are mountains commence par une vision éthérée, basée sur le rythme en kaléidoscope et d'une grande douceur. Les morceaux s'enchainent sans aucun blanc, renforçant cette ambiance atmosphérique. L'expérience est agréable et indolore jusqu'au troisième titre (Songs for you) où une voix féminine à peine distordue fait son apparition. Une mélopée exquise accompagnée d'une musique trip hop sublime. C'est là qu'on jauge le potentiel de ce disque, le voyage sera exceptionnel. Mélange de ce qui se fait en electro depuis 15 ans, puisant dans le meilleur de chaque mouvance, aux limites du minimal parfois, puis plus sombre et rythmé, un titre dub, tout ça subtilement enchaîné. Parfois on pense aux belles heures de Kruder & Dorfmeister. Un beau voyage.
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