mercredi 7 décembre 2011

cansei de ser sexy - la liberacion


dur dur de parler de cet album en hiver, car la liberacion sent bon le soleil, les fêtes et l’insouciance. dur d'en parler car il ne casse pas non plus trois pattes à un canard, non les css n'ont toujours pas retrouvé l'excellence de leur premier opus, bien que la liberacion soit bien meilleur que donkey de 2008.
c'est fou fou et on a souvent l'impression que c'est de la musique pour pré ado, surtout que parmi la multitude d'influences on entend souvent des beats de techno qui pourrait vous faire enchaîner, si vous ne prenez pas garde, quelques mouvements de tektonik.



voilà passer cette problématique quasi insurmontable, il n'y a plus qu'à poser son cerveau et écouter le tout avec un air béat.
bon je ne vous direz pas d'écouter le tout, mais bon il y a quelques titres pas mal qui méritent l'écoute en passant.

et notamment deux titres bien rentre dedans, city grrl#3 et la liberacion#6. le premier fleure bon le melting pot de synthé pop binaires et de cuivres qui doivent encore se demander ce qu'ils foutent là. quant au second il laisse tomber tous ses artifices et se concentre sur une guitare bien tranchante. dans les deux cas c'est la frénétique lovefoxx qui fait la différence.
en fait c'est surtout les textes qui ne sont pas au rendez vous, parce qu'il est vrai que l'on écoute pas cansei de ser sexy pour sa musique. et oui il manque des titres sur paris hilton ou toute autre bitch superficielle dont le groupe aurait pu nous raconter les péripéties.

voici le premier titre de l'album i love you#1, attention c'est un des meilleurs, alors si ça ne passe pas, arrêtez vous!

mardi 6 décembre 2011

beirut - the rip tide



et dire que j'ai failli passer à côté... beirut et son dernier album the rip tide frappe un grand coup dans mon petit monde de la folk.
je connaissais beirut avant cet album mais sans plus et le peu que j'en avais entendu ne me donner pas forcement l'envie d'aller plus loin, du coup si on ne me l'avait pas chaudement recommandé j'avoue que j'aurais fait l'impasse.
grossière erreur, car même si the rip tide est court (ce sera d'ailleurs le seul reproche), il reste magnifique de la première à la dernière note.



c'est fourni en instrumentation, les cuivres sont puissants les cordes racées et l'orchestration semble ne jamais toucher terre, incroyable de légèreté, elle n'en reste pas moins poignante.
la base de cet album est la folk, pas l'américaine comme on aurait pu s'y attendre (le leader venant de santa fe au nouveau mexique), mais plutôt l'européenne. il y a beaucoup de petites références balkaniques et autres ambiances tziganes, le groupe a d'ailleurs pas mal voyagé là-bas.

après c'est tout le génie de zach condon qui rend cet album plus qu'actuel. car on n'est jamais dans la caricature ni le plagia d'autres artistes, non tout est neuf et pourtant tous les sons sentent bon le vintage.
en plus il y en pour tout les goûts, on a droit à des titres simples et mélancoliques à l'instar de east harlem#3 et port of call#9, ou au contraire plein de vie, presque cacophonique et au combien jouissif tel vagabond#7 ou santa fe#2.
dans tous les cas ça sonne juste et on peu dire que beirut tire la musique folk vers le haut en proposant des titres un peu à contre courant de la folk moderne que l'on commence à entendre de plus en plus.

voilà il n'y a rien à ajouter, juste à écouter, donc voici vagabond#7.

samedi 26 novembre 2011

atlas sound - parallax



parallax comme un nouveau regard sur son travail, parallax comme une nouvelle identité, enfin nouvelle, c'est toujours la même mais vu sous un angle différent.
à l'instar de sa pochette, bradford cox sort de l'ombre et mène son projet solo d'atlas sound au niveau de deerhunter. après nous avoir donné l'année dernière quatre albums créer sur l'instant chez lui bien au chaud au fond de sa couette, cette fois-ci il revient avec un "vrai" album produit comme il se doit, et sur lequel il fait à peu près tout.



il se donne tout simplement l’opportunité de faire seul ce qu'il faut généralement avec son groupe dont il est la tête pensante quand même.
on retrouve tout son univers, des mélodies qui à la première impression semblent simples, mais qui en sont loin au final. parallax est fourni en divers sample et autres sons sortis d'on ne sait où. c'est tout le charme du monsieur d'ailleurs même si une fois de plus il nous pond un album assez compliqué à écouter.
c'est souvent nostalgique, voire même triste, psychédélique à certains moments, pourtant on voit par instant une lumière. pour les amateurs de peinture, on pourrait qualifier cet album de clair/obscur (bon ok c'était facile de trouver cette parallèle à la vue de la pochette).

dans tous les cas c'est un régal, et on découvre une nouvelle fois un univers assez vaste qui ne manque pas de se renouveler. bradford cox nous bercer avec terra incognita#10 et sa mélopée acoustique, comme il sait nous réveiller avec un gimmick noise de sa guitare torturée dans my angel is broken#9.



l'album commence avec the sakes#1, ce titre est puissant, le ton est donné et on peut dès lors apprécier la multitude de sons, on se retrouve d'ailleurs vite submergé d'émotions de différentes natures pour un résultat assez ambigu.
après il faut aimer, sans ça il y a peu de chance de comprendre ce qu'essaie de nous raconter bradford cox. il joue principalement de sa guitare acoustique et nappe ensuite le tout avec des brides d'électronique, d'effets sonores ou tout simplement d'autres instruments (saxophone, harmonica ou percussions).

et tout est maîtrisé, il y a un gros travail de programmation derrière comme sur te amo#3. le titre est tout en retenu et n'a rien à envier un four tet.



voilà c'est beau c'est neuf, ça se mange sans fin.
en bonus sur la version japonaise, il y a deux titres expérimentaux qui font penser aux essais de ses albums bedroom databank, on retrouve également une version studio de mona lisa#6 que l'on avait découvert justement avec les quatre albums gratuits.

jeudi 24 novembre 2011

st. vincent - strange mercy


 
annie clark, aka st. vincent vient de sortir strange mercy et c'est peu de dire que son univers est sombre et inquiétant.
il est d'ailleurs plus inquiétant que sombre, car même quand le rock et ses guitares acérées laissent place à de la pop, le ton est biaisé et on a l'impression qu'il va bientôt se passer quelque chose de terrible (conféré l'introduction de l'album avec chloe in the afternoon#1).





grâce à sa voix haut perchée, annie clark donne un air lyrique à son album. mais l'ancienne musicienne de sufjan stevens a d'autres ressources, notamment un vieux son bien pourri de synthé années 90 (ça sonne bancal et furieusement vintage en gros).
et comme pour sufjan steven, on peut se poser la question, à savoir sommes nous face à une faute de goût ou un véritable sens de l'écriture.
cheerleader#3 répond pour moi. ce titre plein de sensualité se distingue par son contraste entre moments calmes, et sa mélodie légère, et le refrain poussé par des basses grasses.









il ne faut pas passer à côté de northern lights#5 et sa guitare noise qui ne cesse de faire monter la pression pour un final grandiose, les amplis crachent leur acide, le tempo est de plus en plus rapide, les guitares de plus en présentes et on a même droit à un petit bidouillage de tût tût... que demande le peuple?



ensuite ce n'est pas la peine d'en parler mille ans, l'album est changeant, d'humeur et de style, donc vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer. l'album est quand même assez exigeant, il ne faudra pas l'écouter d'une oreille distraite à l'instar de hysterical strenght#10 qui sait se faire désirer.

l'album se termine avec une chanson plus conventionnelle, plus dans les références pop que l'on a l'habitude d'entendre et montre bien que st. vincent vit bien parmi nous. elle a beau faire de beaux voyages bien haut dans le ciel (cf les paroles dont je n'ai, pour la plus part, pas compris les histoires), elle n'oublie pas d'où elle vient (la terre).

en bonus voici cruel#2, le single de l'album.

mardi 8 novembre 2011

emika - emika


encore de l'électronique, et oui faut bien que quelqu'un s'en charge, éhéhhééé!!
bon alors une très bonne surprise, du lourd même, bon ok ce n'est pas une claque digne de celle reçu le jour où j'ai découvert fever ray mais une qui a laissé une bonne marque sur ma petite joue.
emika est une jeune britannique d’origine tchèque qui vit aujourd'hui à berlin. elle est forcement signée chez ninja tune, et pourrait bien faire prochainement de l'ombre aux grands noms du label.




entre électronique et dubstep, emika nous livre un album assez sombre, sans aller toutefois trop loin dans la noirceur. les ambiances alternent entre torpeur et légère rémission, légère!
emika mélange beaucoup d'influences l'album est au final assez éclectique, on retrouve notamment des sons de trip hop (elle a grandi à bristol, bastion de portishead, ceci explique peut-être cela) mais également beaucoup de tonalités expérimentales, sa voix est vocodée, robotisée, le tout fait qu'on en redemande. c'est tout en retenue et d'une grande précision, il n'y a pas de faute de goût, dès qu'elle s'attache à un son, elle en fait le tour et passe à autre chose.

de ce fait, et même si la mélancolie est présente tout du long, il n'y a rien de répétitif, l'album se renouvelle et démontre surtout toute la classe de l'artiste. on a même droit à un final à contre courant mais tout en finesse avec le piano de credit theme#12.

l'album se savoure d'un bloc, alors jetez vous vite sur cet album.

voici common exchange#2 et 3 hours#1, n'attendez pas pour découvrir le reste.







mercredi 2 novembre 2011

vivian girls - share the joy

ça fait longtemps que cet album traîne dans mon dossier "à écouter" et ça fait longtemps que je ne l'écoute pas. à tord d'ailleurs car pour ainsi dire cet album est vraiment bien. le troisième de vivan girls et pas le plus mauvais. nos girls ont délaissé le punk, ou plutôt le côté garage de leurs deux premiers opus.

elles ont fait évoluer leur son vers plus d'arrangements, vers plus de pop ou en tout cas dans un environnement plus travaillé, moins brut de décoffrage. le résultat pourrait être décevant, ça arrive souvent, et bien pas cette fois, ça à beau être plus "radiophonique" (ça ne l'est pas!) c'est toujours aussi percutant.


dix titres, avec les premier et dernier durant plus de six minutes, le reste étant plus conforme aux coutumes du groupe à savoir des titres rapides, concis, chocs compris entre deux et trois minutes.

le son a beau être presque léché, elles n'ont pourtant pas perdu leur énergie, la voie de cassie ramone (guitariste également) est toujours amplifiée ou plutôt modifiée avec un léger écho et on finit par se demander si ce n'est pas naturel.
la batterie gagne en complexité et pour ce nouvel album le groupe à encore changé de batteuse (la troisième fois en trois albums), les chœurs sont savoureux et remplacent un peu les cris.

non les vivian girls ont gagné en maturité musicale mais elles n'ont rien perdu de leur savoir faire ou plutôt de leur rage.
et puis les arrangements ont beau être plus travaillés on peut encore ressentir un faible écho de lo-fi, c'est rassurant de voir qu'elles n'oublient leur son.

et comme il n'y a rien de mieux qu'une bonne écoute voici i heard you say#2



et take it as it comes#7



voilà ne faites pas comme moi et jetez vous sur share the joy.

mardi 25 octobre 2011

björk - biophilia

bon tout a été plus ou moins dit sur cet album, biophilia est le huitième album de l'islandaise la plus connue au monde est se trouve être une fois de plus un album concept.
björk n'est plus intéressée que par la musique, la mélodie, elle va plus loin, tout du moins dans sa créativité. alors parfois on comprend d'autres moins (comme avec volta que je n'ai pas aimé ou drawing restraint 9 que je n'ai pas compris, voire même médulla qui est passé tout juste mais que j'écoute pour ainsi dire jamais).


biophilia est un album concept donc entre électronique et nature. moon#1 s'intéresse aux phases lunaires, crystalline#3 à la structure atomique du cristal, et tous les titres font références à quelque chose, que ce soit le système solaire, l'infini, les éléments ou même la musique et ses harmoniques.
conceptuel donc!

le début de l'album est intimiste avec moon#1 et thunderbolt#2, la voix de björk prend le dessus sur la mélodie. une légère harpe, une électronique douce, des chœurs, mais rien n'est plus haut que la nouvelle voix de björk. la nouvelle car depuis qu'elle a chopé un champignon en 2009 et pensait à changer de métier, au final tout va bien mais elle a quand même dû réapprendre à chanter. on se rend compte du changement surtout sur thunderbolt#2.
bien que conceptuel biophilia est nettement moins difficile d'accroche que ce à quoi on aurait pu s'attendre si elle avait poursuivi ses expérimentations dans la lignée de ses derniers albums.

ce n'est pas pop, ce n'est pas électronique, c'est plutôt minimaliste, elle fait avancer ses titres avec peu de sons. malheureusement parfois il en manque et d'autre fois il y en a trop (ou en tout cas ça ne colle pas vraiment à l'ambiance générale).
j'ai, à ce propos, pas bien compris ce que viennent faire les morceaux d'électronique breakcore distillés à la fin de crystalline#3 et mutual core#9, bien que pour le dernier j'avoue être tombé sur le cul et avoir fait un repeat direct, énorme oui et heureusement rare.

sinon l'album est en grande partie d'un calme sidéral, ce qui n’empêche pas aux ajustements d'être nickel, les basses sont maîtrisées et retravaillées électroniquement à grand coup itablette. on sent bien toute la maîtrise de la dame et ses 20 années d'expérience derrière elle.
dark matter#5 en porte tous les stigmates, c'est sombre, voluptueux et terriblement minimaliste. l'album joue beaucoup sur les sons et ses enchaînements (arpège, demi-ton, etc...) comme je l'ai déjà dit, c'est conceptuel quoi!

l'album serait un grand album s'il ne se perdait pas, car comme je disais il est intimiste, mais parfois, il l'est trop. on se sent presque de trop.

voilà l'album pour moi ne s'écoute qu'au casque et rien d'autre, c'est un peu dommage.

biophilia mérite en tout cas l'écoute, il a comme tous les albums de björk un univers propre à lui et enfin comme si il vous manquez encore une bonne raison de jeter une oreille sur cet album, les instruments ont été fait spécialement pour l'album.

 pour finir voici le single crystalline#3 avec à la baguette monsieur gondry.



bon ensuite voici mutual core#9, j'adore les changements de tempo et l'orgue et ses deux notes..