Merde alors, c'est ce soir et c'est complet... Voilà un truc que je serais bien allé voir... Et c'est une affiche de Derek Hess ou je ne m'y connais pas.
J'ai hésité à poster un avis sur le nouveau Brendan Benson. Suis-je dans la cible ? Et merde, vu le nombre de fois que je me suis envoyé le formidable One Mississippi, j'ai bien le droit de dire ce que j'en pense. Ce que j'en pense ? Et bin c'est de la merde en boite. Ah oui je sais c'est pas très construit comme argumentation, pas très mature, mais c'est la vie, ici c'est les Arnok. On est bien loin de l'énergie de One Mississippi, le songwriter sait toujours songwriter, mais il a oublié pourquoi il le fait. Il en résulte une soupe convenue qui a part quelques rares surprises (feel like taking you home) provoque un ennui profond (You make a fool out of me) ou des vomissements (Garbage day). Blurp.
Encore une perle pour la rubrique "comment j'ai pu passer à côté de ce disque" : The Jon Spencer Blues Explosion - Now I Got Worry. Je suis dingue de ce truc. Il se prend pour Elvis (sous ecstasy), Il vit sur la même planète que The Cramps, il est complètement possédé. Une tuerie, ça tourne en boucle chez moi ! Voilà un drôle de clip et une émission de TV qui tourne à l'hystérie.
Les gars de Clutch en sont à une bonne dizaine d'albums maintenant, toujours dans le rock blues bien épais, teinté de metal. Je me souviens de les avoir vus sur scène en première partie de Sepultura il y a plus de 10 ans lors une tournée pour défendre l'album éponyme (il me semble) qui avait dû être assez difficile vu que les fans beuglaient "Seeeepulturaaaah" pendant tout leur set. Clutch ? on était pas venus pour ça. D'ailleurs ça n'a pas grand chose à voir.
Moi Clutch j'adore, surtout l'album The Elephant Riders, Pure rock fury et Pitchfork & Lost needles. Pour Strange cousins from the west, pas de surprise, la recette est la même avec une guitare un peu moins lourde et on peu plus bluesy. La voix est toujours parfaite.
Un disque tout récent qui peut manquer de conviction par moments, mais qui donne tout de même envie de réécouter Clutch dans l'ensemble.
Voilà une tournée à ne pas manquer. En France on est un peu la cinquième roue de la charrette rock 'n'roll, il n'y aura donc qu'une date, celle de Paris à l'Elysée Montmartre le 6 septembre. Les autres pourront toujours s'exiler au Luxembourg, en Belgique ou trouver une des nombreuses dates en Allemagne (ici). Bien dommage. Pour réserver vos places, c'est par ici.
Voilà un disque déroutant et étrangement agréable... Electro folk rock, sorte de foutoir désaccordé, compositions à tiroirs... Beaucoup de personnalité, un peu inégal, mais quelques coups de génie. J'ai pas aimé à le première écoute, il faut tendre l'oreille, explorer les recoins.
Micachu & The Shapes, ça pourrait être l'œuvre trendy d'une jeune branleuse qui a de la chance, mais c'est pas parce qu'elle est née en '87 qu'elle en est à son coup d'essai. Elle produit des groupes de hip hop, a composé pour l'Orchestre philharmonique de Londres et ce disque est produit par Matthew Herbert. Ah oui on se disait aussi... Pour faire un truc aussi chiadé, ça prend un génie (à prononcer avec l'accent québécois). Pour le reste des élucubrations de Mica Levi je vous laisse Gougeuliser.
Bref, c'est destiné à être destesté par beaucoup, à en interloquer certains, et à ranger sur l'étagère à côté de The Chap. Et c'est génial.
rentrée des classes un peu prématurée des arctic monkeys, mais faut dire qu'ils ont bien travaillé cet été en camp de vacances du côté du désert de mojave aux états-unis.
vacances studieuses, puisque le directeur de colo n'était autre que josh homme (qotsa, eodm). cette nouvelle collaboration marque un pas dans la musique du groupe de matt helders et alex turner.
ce troisième album humbug est empreint de l'ambiance rock psychédélique américaine (ils ont du aller faire quelques bivouacs dans le désert et prendre des trucs pas très légaux), fini l'ambiance un peu glauque des deux premiers albums.
tu m'étonnes, quand tu grandis dans une cité du nord de l'angleterre touchée par la crise de son industrie dans les années 80, tes chansons sentent les pubs, le chômage, la pauvreté le tout sur un fond de villes sombres, pas très glamour.
renouveau donc dans l'ambiance générale, mais les arctic monkeys n'ont pas pour autant perdu leur musique et james ford leur producteur est toujours là, même si josh homme pour cette fois se montre plus présent, c'est le dirlo cette fois.
alors les fans des arctic se retrouveront dans entres autres crying lightning#2, potion approaching#5 et pretty visitors#9 et en vidéo le single de l'album.
un petit live en gourmandise avec pretty visitors#9, mis à part les courts temps de repos assez lancinant, on retrouve toute la fougue de nos post adolescent.
mais à côté de ça on trouve des titres beaucoup plus langoureux, un peu moins échaudés, tout en retenu, l'urgence n'est plus là, les titres sont plus enclins aux sentiments. ou alors c'est qu'ils voulaient faire des titres pour choper, désolé mais c'est ça aussi, les midinettes vont adorer.
ça sent un peu moins la poudre qu'avant, les esprits de nos jeunes anglais se sont un calmés, matt frappe moins brutalement dans sa batterie et alex chante de façon a envoûter son auditoire.
un petit truc que lui soufflé peut-être allison mosshart qui passait par là lors de l'enregistrement (à mon avis on devrait la voir bientôt en formation avec josh, on prend les paris?).
mais revenons à nos moutons, ces nouvelles sonorités donnent my propeller#1, fire and the thud#6 et cornerstone#7, les titres sont un brin plus tortueux, plus réfléchis, le punk d'autrefois devient un rock psyché, des plus entêtant (d'où l'apparition d'un synthé).
voilà bon troisième album de anglais, force et de constater qu'ils ne vont plus tarder à devenir des piliers du rock britannique.