mercredi 4 août 2010

arcade fire - the suburbs


allez on continue avec le québec et aujourd'hui par l'intermédiaire d'arcade fire et de leur nouvel album the suburbs.

afin d'assurer la promotion de cet album, la bande à win a fait le buzz en mettant en ligne fin mai deux titres, mais s'est surtout faite remarqué lors de concerts annoncés au dernier moment, allant même jouer dans le parking d'un supermarché d'une banlieue de montréal (d'où le nom de l'album).



question marketing, ils savent où ils vont et caressent les fans dans le bon sens, car en plus du buzz sur le net, des concerts gratuits, depuis la sortie de la galette on sait qu'il y a neuf déclinaisons de pochettes plus ou moins différentes, il en vous reste plus qu'a choisir la votre pour vous démarquer un tout petit peu.

après un repos bien mérité (le groupe s'est en effet octroyé un long break à la fin de la tournée de neon bible qui avait enchaîné sur celle de funeral).

et ils reviennent avec un album de plus d'une heure, waaahhh!! c'est énorme, j'en salive déjà.

l'album est beaucoup plus apaisé que ses deux prédécesseurs, moins gothique également, peut-être dû au fait qu'ils ont pris leur temps pour l'écrire. du coup les fans transis risquent d'être déçu car ils ne vont retrouver que partiellement le son qui a fait la renommée du groupe.
les titres sont assez longs dans l'ensemble mais ce qui m'a choqué c'est la cohérence. il y a toutes sortes de titres, c'est incroyable, on en a des sans saveurs à se demander pourquoi ils n'ont pas été coupés au montage final et d'autres dans la lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre.
voilà la conclusion est dite, la messe également en référence à leur studio qu'ils avaient érigé dans une église pour l'enregistrement de neon bible.

voilà on a donc des titres en trop un peu déjà vu et trop entendu du coup et d'autres qui resteront et viendront grossir la liste des immanquables que l'on voudra absolument entendre en session live sous peine d'être foncièrement déçu. l'album semble également plus gaie, plus enclin à raconter de belles histoires sans problème. les vacances auraient elles pansées quelques plaies.

l'album marque tout de suite le pas avec the suburbs#1, le titre ne casse pas des briques, mais ce n'est que le début donc, j'attends de voir... et dès ready to start#2, on est dans le bain, c'est racé arcade fire, la montée se fait progressive sans jamais relâcher la moindre pression et ne retombe que d'un coup en toute fin de titre. cela en est presque enivrant.
modern man#3 est aussi fournie en émotion mais oscille entre moments calmes inquiétants et rythmique soutenue, c'est à la limite de la schizophrénie. ça envoie mais il y a trop de moments plats et ce n'est pas le seul titre atteint de cette maladie à l'instar du suivant rococo#3.
alors c'est bien mais c'est arcade fire qui joue, mince... j'en demande peut-être trop.
enfin empty room#4 surgit, c'est le premier titre sur lequel régine chante et apporte en même temps un petit air frais. ensuite c'est du très bon arcade fire dans le texte donc je ne m'épiloguerai pas, mais au moins il rehausse le ton de l'album qui avait tendance à s'essouffler alors qu'il ne faisait que débuter.
je tairai dignement les titres suivants faisant comme si ils n'existaient pas, car ils ne tirent pas vraiment l'album vers le haut (ho je suis gentil là) et pour ceux là il n'y aura pas de session de rattrapage, ils ont le don de faire passer le début pour un sans faute.

j'en viens directement à month of may#10, et là enfin on en a pour son argent si je puis dire. le titre est ravageur, sa guitare acérée, on est en plein dans l'urgence, les synthés sont en retrait mais jouent une mélodie inquiétante.
bon vous allez dire que je n'accorde de crédit qu'aux titres enjoués qui envoient du bois, mais pas du tout et deep blue#12 en est la preuve. c'est doux, c'est poétique et les martèlements aigus du piano ajoutent une ambiance un peu baroque.
le titre avance prend un peu de hauteur et reboucle toujours avec les ambiances précédentes, une vraie pause voluptueuse.

enfin et pour en finir avec ses seize titres, je parlerai de sprawl I#14 et sprawl II#15. après une intro (le I) folk toute en nostalgie, parfois un peu trop mielleuse, sprawl II coupe net et prend un virage des plus inattendu. on a l'impression d'être en boite dans les années 80, régine chante comme une égérie du disco quand les synthés deviennent l'instrument prédominant.
et quel jeu, ils sont et bien ils sont, euhhhh... ah oui ils sont de mauvais goût, complètement à contre courant et en fond un titre excellent. c'est peut-être le décalage avec le reste de l'album qui me donne cette impression, en tout c'est le titre du matin pour moi en ce moment.

voilà c'est avec un peu de déception que je me rends compte de cet album, mais il faut dire que j'étais habitué à des albums plus cohérents où les titres allaient tous dans la même direction.
cependant the suburbs restera c'est sûr, win lui même pense que cet album sous ses faux airs de virage musical se bonifiera avec le temps. alors je vais lui laisser le bénéfice du doute et me repentirai à l'occasion quand j'aurais enfin "compris" l'album dans son entier.
de toute manière cela n'enlève rien aux titres imparables, une fois de plus surpuissants qui sont égrainés dans cet album.

arcade fire reste un des groupes phares de ces dix dernières années et devrait continuer encore longtemps à marquer la musique de ses orchestrations géniales.

voici en bonus ready to start#2 et sprawl II#15 en live (nota : la chanson est super dure à chanter, il ne faut donc pas croire que régine chante faux, mais la chante est compliqué et surtout n'est pas patrick juvet qui veut)



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